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Nom MARCEL PETIOT
Surnom : Le Docteur PETIOT
Né le : 17.01.1897 à Auxerre dans l’Yonne
Mort le : 26 Mai 1946 (Guillotiné à Paris)
Tueur en série Français
 
PREAMBULE
 
Médecin Français qui fut accusé de meurtres après la découverte à son domicile parisien des restes de vingt-six personnes au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.
 
Les liens vidéo
Aucune
 
Eléments majeurs de sa vie
 
Père
Fils d’un fonctionnaire des Postes. Son oncle Gaston PETIOT est professeur de philosophie au collège d’Auxerre.
Enfance
Dès son enfance, il manifeste des signes de violence, allant jusqu'à étrangler un chat après lui avoir plongé les pattes dans l'eau bouillante ou tirant au revolver sur des chats.
Vie maritale
1927 : Il épouse Georgette Lablais, fille d'un commerçant notable de la ville.
Service Militaire
Il est blessé pendant la Première Guerre mondiale d'un éclat de grenade au pied et il est réformé début 1918 pour troubles mentaux et neurasthénie
Vie étudiante
Avec la facilité d'accès pour les anciens combattants, il finit ses études de médecine en 1921 avec la mention très bien.
Vie professionnelle
En 1922, il ouvre un cabinet médical à Villeneuve-sur-Yonne où il devient rapidement populaire auprès des gens (notamment grâce à des consultations gratuites offertes aux indigents ainsi que des vaccinations gratuites) mais se fait remarquer par ses tendances à la cleptomanie.
Vie politique
Il est élu Maire en 1927 puis en 1931 Conseiller Général. Rapidement, il est cité devant les tribunaux pour plusieurs délits : fausses déclarations d'assurance maladie, détournements de fonds, vol d'électricité. Il est finalement révoqué de ses fonctions de maire en 1933 et doit quitter Villeneuve-sur-Yonne.
 
L’homme
 
En 1933, il s'installe à Paris, où il ouvre une clinique au 66, rue Caumartin
 
En 1936, il est arrêté pour vol à l'étalage à la librairie Gibert, au quartier latin ; il échappe à la prison en se faisant reconnaître aliéné mental. Il est alors interné à la Maison de santé d'Ivry.
 
En mai 1941, il fait l'acquisition d'un hôtel particulier, situé au 21 rue Le Sueur. Il y réalisera d'importants travaux : il fait surélever le mur mitoyen, afin de barrer la vue de la cour et transformer les communs en cabinet médical. Lors de fouilles, la police découvrira une cave complètement aménagée, des doubles-portes, une chambre à gaz dont la porte était équipée d'un judas pour regarder l'agonie de ses victimes, ainsi qu'un puits rempli de chaux vive.
 
 
Les victimes
 
À partir de 1943, il propose à des personnes menacées de poursuites par la Gestapo de les faire passer clandestinement en Argentine; ces personnes sont convoquées de nuit, rue Le Sueur, avec une valise contenant bijoux, numéraires, argenterie ... sous le nom de « docteur Eugène » il organise ainsi un réseau et recrute des rabatteurs. Les services allemands ayant découvert son réseau, Petiot est arrêté et torturé. Libéré, il se réfugie dans l'Yonne.
 
Le 9 mars 1944, les pompiers sont alertés par des voisins incommodés depuis plusieurs jours par les odeurs s'échappant d'une cheminée de l'immeuble de la rue Le Sueur. Après avoir appelé Petiot chez lui et vainement attendu son arrivée, ils fracturent une fenêtre et pénètrent dans l'immeuble. Ils sont vite alertés par l'odeur et le ronflement d'une chaudière et, descendant dans la cave, découvrent des corps humains dépecés, prêts à être incinérés dans la chaudière.
 
Dans le fourneau de la cuisine, la police découvre les restes calcinés de 24 personnes puis près de 50 valises portant les noms des juifs et près de 2 000 objets ou vêtements ( 650Kg).
 
Petiot réussi à s’enfuir, et s'engage dans les Forces Françaises de l'Intérieur sous le nom de "Valéry" ; devenu capitaine, il est affecté à la caserne de Reuilly.
 
La Libération et l’épuration au sein de la police entraînent sa perte, son mandat d’arrêt est réactivé. Il est arrêté le 31.10.1944.
 
Décembre 1944 : Il est arrêté et jugé pour 27 assassinats bien qu’il en revendique 63. Les victimes, d’après ses déclarations, collaborent avec les Nazis.
 
L’enquête établit que ces quatre années d’assassinats lui ont apporté 10 millions de nouveaux francs.
 
La condamnation
 
Défendu par Maître René Floriot, avocat, il est jugé du 18 mars au 4 avril 1946; malgré une très longue plaidoirie (qui dura six heures) de son avocat, il est condamné à mort et Guillotiné le 25 mai 1946 à la prison de la Santé à Paris
 
Citation
 
À l'avocat général qui venait de le réveiller pour l'exécution, Petiot lui rétorqua « Tu me fais chier ». Puis plus tard devant la guillotine « Ça ne va pas être beau ». Au magistrat qui lui demanda, au moment de monter à l'échafaud, s'il avait quelque chose à déclarer, il répondra : « Je suis un voyageur qui emporte ses bagages. ».
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