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11 avril 2008 5 11 /04 /avril /2008 14:52

Nom Guy GEORGES
Surnom : LE TUEUR DE L’EST PARISIEN
Né le : 15.10.1962 Mort le : encore en prison
Tueur en série Français
 
PREAMBULE
 
Guy Georges est un tueur en série ayant sévi durant les années 90 en France. Il a été impliqué dans 20 affaires criminelles dont 7 meurtres. L'affaire du « tueur de l'Est parisien » a affolé l'opinion et, en raison des différents errements auxquels a donné lieu l'enquête, a finalement abouti au principe du fichage ADN en France.
 
 La vie de Guy GEORGES
15.10.1962
Fils adultérin d'un soldat américain de passage en France (George Cartwright), Guy Rampillon nait le 15 octobre 1962 à Vitry-le-François
24.11.1962
Il a 1 mois. Il est confié à une nourrice Mme Rousseau mais sa mère qui s’en désintéresse complètement ne paye pas les frais relatifs à sa garde
02.01.1963
Mme Rosin contacte la DDASS car la mère de Guy ne la paye pas, elle refuse donc de garder plus longtemps l’enfant.
09 Mai 1963
Guy est confié à la DDASS.
1966
Pour faciliter son adoption, on lui attribue le nom de Georges à l'âge de 6 ans.
04 Juin 1966
Il est remis à une famille d’accueil : M. et Mme Morin. Il révèle très tôt un caractère solitaire au sein d'une famille nombreuse (13 enfants adoptés)
 
Mars 1978
il est accueilli au Foyer de l’Enfance à Angers
Début 1979
Sur décision de Justice, il est transféré au foyer de La Marmitière spécialisé pour les jeunes en difficulté
10 Février 1981
Après avoir été condamné à une peine de neuf mois de prison, il décide de s’installer à Paris. Dans le quartier de Pigalle, il fréquente les dealers, travestis et les prostitués. Il a besoin d’argent et décide de se lancer dans la prostitution
02 Février au 29 mai 1982
Il est incarcéré à la prison de Fleury Mérogis pour vol et tentative de vol.
 
Le 10 février 1983
il est renvoyé devant le tribunal correctionnel de Paris pour « attentat à la pudeur commis avec violence et surprise sous la menace d’une arme ».
05 Juillet 1984
Condamnation par la cour d’assises de Meurthe et Moselle à 10 ans de réclusion criminelle pour viol sous la menace d’une arme.
02 Novembre 1985
Il est transféré au centre de détention de Fresnes.
2 7 Octobre 1986
 
Il est à nouveau transféré dans un nouveau centre de détention à Caen. Son comportement irréprochable lui permet d’obtenir de l’administration pénitentiaire quelques assouplissements dans son régime de détention.
08 Janvier 1991
Il obtient un régime de semi-liberté.
18 Janvier 1991
 
Il prend un train pour rejoindre Paris. Même s’il a conscience qu’il sera considéré comme évadé, il prend le risque. A Paris, Guy contacte son frère Dominique, lui indique qu’il a été libéré et lui demande s’il n’aurait pas de travail à lui fournir. Le patron de l’hôtel, où Guy Georges réside, sait que Guy s’est échappé de la prison de Caen, il arrive à lui faire comprendre qu’il est préférable de se rendre aux forces de l’ordre et de terminer de purger sa peine.
17 Février 1991
il se constitue prisonnier au commissariat et regagne Caen sans qu’aucun policier ne vérifie si des crimes sexuels ont eu lieu dans la Capitale durant la période où il s’était évadé
14 Mai 1991
Le tribunal correctionnel de Caen inflige huit mois de prison supplémentaire
pour l’évasion.
04 Décembre 1992
il est libéré, grâce à la remise de peine, après huit ans d’incarcération
14 Octobre 1992
Le tribunal correctionnel de Paris le condamne à 5 ans d’emprisonnement pour « attentat à la pudeur avec arme » et obtient 3 ans de sursis.
05 Novembre 1996
Il est libéré 6 mois avant le terme de sa peine. Il retourne à Paris et rentre à nouveau dans la prostitution, il fait la connaissance de Frédéric F un homosexuel.
09 Septembre 1995
 
Le tribunal correctionnel de Paris le condamne à 30 mois d’emprisonnement pour « violence avec usage ou menace d’une arme suivie d’une ITT inférieure à 8 jours en état de récidive ». Mais la cour oublie de révoquer les 3 ans de sursis infligés en 1992.
 
Les victimes
 
 
Automne 1976
A 14 ans , Guy G. tente d’étrangler Roseline D, attardée mentale légère, qui habite également chez les Morin (sa famille d’accueil). La famille décide de ne pas infliger une sanction trop importante à l’enfant et espère que cet acte est impulsif mais sans conséquence
31 mars 1978
Guy attaque Christiane la soeur de Roseline. M. et Mme Morin ne peuvent cautionner cette deuxième attaque . Ils demandent à Guy de quitter le domicile familial.
06 Février 1979
Il agresse Pascale C puis tente de l’étrangler. La justice demande une prise
en charge médicale.
05 Mai 1980
Jocelyne S. Il suit une jeune femme dans la rue et pénètre sournoisement dans son
immeuble. Il essaye de faire main basse sur son sac à main. Mais elle se défend alors il l’assène de coup de poing au visage puis prend la fuite
16 Mai 1980
il poursuit Roselyne C jusque dans son immeuble et brandit son canif pour la blesser à la joue. Un témoin permet de l’identifier et de l’interpeller le lendemain puis il est déferré devant un juge d’Angers.
16 Novembre 1981
: Il suit Nathalie L.dans la rue puis il rentre dans l’immeuble de la jeune femme. Il entaille la jeune femme de deux coups de couteaux dans la poitrine, puis la traîne
sous les escaliers. Il exige d’elle une fellation, elle n’a pas d’autre choix que s’exécuter. Mais il n’est pas satisfait puis la poignarde au ventre. Il déchire sa robe au niveau du buste avec son couteau. Il arrache l’armature du soutien-gorge, relève la robe et coupe le slip. Le violeur ne parvient pas à éjaculer puis prend la fuite. L’affaire est négligée par les services de police et sera qualifiée d’agression sexuelle. Nathalie L ne comprend qu’en 1998 que son agresseur est Guy Georges. Malheureusement la prescription est dépassée, l’affaire ne pourra jamais être jugée.
07 Juin 1982
Violette K. rentre chez elle lorsque Guy Georges la menace avec un couteau. Il l’amène sous un porche un peu sombre. La jeune femme appelle à l’aide et un voisin se précipite. Le chien du voisin prend en chasse l’agresseur et lui arrache son sac. Les policiers y trouvent des photos, un bon de sortie de la prison de Fleury Mérogis au nom de Guy Georges.
27 Février 1984
Pascale Escarfail. Alors qu’il tente de voler une voiture dans un parking , il entend les pas d’une jeune femme. Une fois assise au volant de son véhicule, il la pousse vers le siège passager et brandit son couteau, mais la jeune femme résiste alors il la blesse. Il l’assène de coups à la gorge et tente de la pénétrer sans succès. Il la viole et exige une fellation.
Au passage d’une voiture, il s’enfuit. Vers 22h00, il est arrêté, avoue le viol mais pas le coup de couteau.
24 Janvier 1991
A 22h00 : Il aperçoit Pascale E (19 ans) qui regagne son domicile, devant la porte de l’immeuble, elle compose le code d’entrée et pénètre dans le hall de l’immeuble .Guy arrive à se faufiler derrière la jeune femme et la menace pour qu’elle ouvre son appartement. Il ligote la jeune femme et lui applique un sparadrap sur sa bouche pour éviter qu’elle appelle à l’aide. Il tente de violer la jeune femme sous la menace d’un couteau mais sans succès et lui. Il décide de dépouiller la victime de ses objets de valeur, c’est pourquoi il l’a frappe afin qu’elle lui avoue où ces derniers sont cachés. Pascale essaie de l’assommer pendant qu’il fouille l’ensemble de l’appartement. Furieux, de cette tentative de fuite de la jeune femme il l’égorge. Aucune empreinte digitale n’est relevée. Une information judiciaire est confiée au juge Bernard.
Le 22 avril 1992
Eléonore P sonne à la porte d’un immeuble. Après qu’on lui ait ouvert, Guy Georges se glisse derrière elle lui glisse son couteau sous la gorge. Il exige qu’elle lui fasse une fellation. Eléonore résiste car elle se doute que son petit ami sortira de son appartement s’il ne la voit pas arriver au bout de quelques minutes. La lumière s’éteint, Eléonore appelle au secours. Guy Georges s’enfuit. A 01h30 : La police est prevenue, le lendemain matin, il est arrêté.
06 Janvier 1994
Il agresse Catherine Rocher. ( 27 ans) alors qu’elle vient de se garer sa voiture dans le parking de sa résidence. Il exige qu’elle lui communique sa carte bleue et le code. Il ligote et frappe violemment la jeune femme.
13 Février 1994
Avec le même mode opératoire, il contraint Annie L à une fellation mais il demande un préservatif. Pourtant, gêné par son blouson, il le dépose sur les marches de l’escalier, la victime en profite pour s’enfuir et atteindre son appartement
8 Novembre 1994
Il viole et tue Elsa Benady , 22 ans (dans sa voiture) mais ne l’avoue que lors de son procès en mars 2001. La CRIM fait le lien entre ce meurtre et celui de Catherine car les modes opératoires sont similaires. Malheureusement une goutte de sang est découverte sur un prospectus dans le véhicule. Les enquêteurs pensent que le sang est celui du tueur, cette erreur les orientera vers de mauvaises pistes.
09 Décembre 1994
Agnès Nijkamp, architecte hollandaise (33 ans) rentre chez elle, Guy écoute derrière la porte la discussion qu’elle tient au téléphone. Très vite ce dernier comprend que la jeune femme doit ressortir de son appartement. Quand Agnès s’apprête a sortir sur le pallier, Guy la bouscule pour qu’elle retourne dans l’appartement et referme la porte. Il ligote, viole et éjacule dans le corps de la victime avant de l’assassiner. Malgré les points communs entre ces dossiers, personne ne pense à les joindre. Le sperme retrouvé sur Agnès permet d’identifier l’ADN du meurtrier.
15 Juin 1995 :
Elisabeth O est un témoin capital. Alors qu’elle s’apprête à ouvrir la porte de son domicile, elle entend des pas derrière elle. Elle voit un homme qui la menace d’un couteau. Il installe la jeune femme dans sa chambre et échange quelques paroles avec elle. Il fume une cigarette, se sent en confiance et lui dit qu’il s’appelle Flo. Il remarque qu’une ampoule est restée allumée dans une pièce avoisinante et se lève pour aller l’éteindre. Elisabeth en profite pour s’échapper, Guy Georges tente de la rattraper mais sans succès. Un clochard est témoin de la scène, fait une description de l’agresseur aux services chargés de l’enquête mais ne sera pas exploitée. La Brigade Criminelle fait le lien avec le meurtre d’Agnès N. La cigarette fumée par le meurtrier est prélevée et soumise à des tests ADN.
03 Juillet 1995
Hélène Frinking (27 ans) pénètre dans son immeuble, il place le couteau sous la gorge de la jeune femme et pénètre dans l’appartement. Il oublie de prendre toutes ses précautions et du sperme est retrouvé sur la victime.
25 Août 1995
Mélanie B est agressée par un individu sur le pallier de son appartement. Mais Valery son concubin de la victime vient l’accueillir dans l’entrée. En voyant cet homme, Guy Georges prend peur et pendant qu’il prend la fuite il perd son portefeuille. Les policiers de quartier ne font pas le lien avec le portrait robot. Ils décident de convoquer Guy au commissariat pour qu’il vienne chercher son portefeuille. 08 Septembre 1995 : Mélanie reconnaît formellement Guy Georges et son couteau.
02 Juillet 1997
Il pousse Estelle F et l’assène de plusieurs coups de couteau. Elle parvient à s’enfuir, une voisine intervient. La Brigade Criminelle n’est pas informée par les policiers de quartier.
23 Septembre 1997
Magalie Sirotti (19 ans) ntre de force en compagnie du meurtrier dans son appartement. Il l’attache avec des lacets et déchire sa robe. Elle lui précise l’endroit où sont rangés les préservatifs. Il l’a viole puis il lui ligote les pieds, et lui pose un oreiller sur la tête et la frappe.
28 Octobre 1997
alors que Valérie L arrive devant la porte de son appartement, elle est menacée par un couteau. Elle décide de résister à son agresseur et de ne pas fléchir. L’agresseur décide de prendre la fuite car cette attaque est bien trop risquée pour lui.
16 Novembre 1997
Estelle Magd (25 ans) entre chez elle, Guy menace sur le palier et réitère son rituel meurtrier. La victime est ligotée et les vêtements sont en lambeau. Elle lui demande de mettre un préservatif. Il la viole et la frappe violemment avec son couteau à tel point que le coup est transperce la nuque de la victime. Guy tente d’essayer les traces de son crime de ses vêtements mais il oublie son sweat à côté de l’évier.
 
L’enquête et La condamnation
 
18 Janvier 1994 : Le parquet de Paris ouvre une information judiciaire et la confie au Juge DRAI
 
16.06.1995 : Les enquêteurs connaissent l’ empreinte génétique et décident de dresser un portrait robot avec l’aide d’Elisabeth. Malheureusement cette dernière décrit Guy G comme étant de type nord africain. Elle émet des doutes quant au portrait élaboré par les services de police car il ne ressemble pas vraiment à l’homme qui l’a agressé. le portrait ne ressemble pas vraiment au tueur de l’est parisien.
 
11 Juillet 1995 : Le Parquet de Paris ouvre une information pour « viol et assassinat ». Le juge THIEL récupère le dossier.
 
28 Juillet 1995 : Le Docteur Pascal (médecin autopsie) est convaincu que l’ADN retrouvé sur le cadavre d’Hélène est identique à celui retrouvé chez Elisabeth et Agnès. Le médecin appelle l’empreinte SK ( serial killer), les trois dossiers vont être étudiés ensemble. Le Juge THIEL propose de reprendre de dossier de Catherine et Elsa.
 
Après le meurtre d'Estelle, en cette fin d'année 1997, c'est la panique dans l'opinion : les enquêteurs sont définitivement parvenus à faire le lien entre les différents crimes, et l'existence d'un tueur en série dans la capitale est donc avérée. Conscient de l'enquête sans précédent qui est en train d'être menée (notamment une enquête scientifique inédite de comparaison d'ADN menée à l'échelle nationale), Georges quitte temporairement Paris. Il y revient cependant quelques mois plus tard. C'est à ce moment-la que l'enquête scientifique porte enfin ses fruits et qu'un laboratoire nantais parvient à identifier et à recouper les traces d'ADN laissées sur les scènes de crimes comme étant celui de Guy Georges, agresseur sexuel multi-récidiviste.
 
De nombreuses équipes de policiers sont alors mobilisées pour arrêter celui qui terrorise la France. Après une surveillance de tous les lieux que Georges a l'habitude de fréquenter, le psychopathe, malgré une ultime et retentissante nouvelle bavure (la presse annonce son identité sur les ondes le matin même du jour qui va être celui de son arrestation, alors qu'il est recherché par toutes les polices et ne sait pas qu'il a été identifié !!!), est interpellé en douceur à la sortie d'une bouche de métro (Métro Blanche) le 26 mars 1998.
 
En décembre 2000, quelques semaines avant son procès, Guy Georges tente de s'évader en compagnie de 3 autres détenus en sciant les barreaux de sa cellule. Ils seront repris de justesse par leurs geôliers.
 
Lors de son procès qui débute le 19 mars 2001, il commence par nier tous les meurtres, puis finit par avouer. Il est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité avec une période de sûreté de 22 ans.
 
Le plus
 
Après cette affaire, Élisabeth Guigou, Ministre de la Justice obtient la mise en place d'un fichier regroupant les empreintes génétiques des déséquilibrés sexuels et personnes liées à des affaires de mœurs. En effet, Guy Georges aurait sans doute pu être mis hors d'état de nuire beaucoup plus tôt (vraisemblablement dès le 5ème meurtre) si, sans parler des incroyables concours de circonstances dont il a bénéficié, ce fichier avait existé lors de l'enquête. L'affaire du "tueur de l'Est parisien" aura par ailleurs permis à la France de découvrir que les tueurs en série ne sont pas l'apanage des seuls États-Unis...
 

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commentaires

Police 27/01/2012 12:51


C'est un fdp se chien si je l'attrapez je le baise son daron il pourra plus partir on prison j'ai un 9 MN