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3 septembre 2007 1 03 /09 /septembre /2007 10:27
 ted-bundy-dead.jpg
Nom Theodore Robert Cowell, puis Theodore Nelson, puis Theodore Bundy
Surnom : « The Lady Killer »
Né le : 24 Novembre 1946 à Burlington dans le Vermont (près de Philadelphie – Floride)
Mort le : 24 Janvier 1989 (chaise électrique à la prison de Starke (Floride)
Tueur en série Américain
 
Enquête et condamnation
1972 : Meg Anders commence à se méfier de lui. Il la menace souvent de lui briser le cou, si elle raconte qu’il est un voleur. Elle le surprend un soir en train de sortir un pied de biche de sous un radiateur de leur appartement. Elle trouve également dans l’une de ses poches des gants de chirurgien.
 
1974 :Au moment des disparitions, Meg Anders vit Bundy moins souvent. Un soir, il l’invita à dîner. Ils revinrent ensuite chez elle et là, Bundy insista pour enlever son porte-ski du toit de sa Coccinelle pour le remettre sur la voiture de Meg.La police qui enquête sur les meurtres et disparitions d’étudiantes constate que toutes les jeunes femmes disparues étaient toutes blanches, minces, célibataires, portaient un pantalon au moment de leur disparition, avaient des cheveux longs séparés par une raie au milieu, et avaient toutes disparues en fin d’après-midi ou le soir. La police interrogea des étudiant(e)s du campus de l’université de Washington qui parlèrent d’un "jeune homme étrange" qu’ils avaient vu, portant un plâtre soit au bras soit à la jambe. Il semblait avoir du mal à porter ses livres et demandait aux jeunes femmes de l’aider. D’autres témoins, interrogés dans le parc du lac Sammamish, parlèrent d’un "jeune homme étrange" portant lui aussi un plâtre et qui avait demandé de l’aide pour attacher sa planche à voile sur le toit de sa voiture, une Coccinelle.
 
Des témoins avaient vu un beau jeune homme brun à l’endroit où quasiment toutes les jeunes femmes avaient disparu et permirent d’établir un portrait-robot de celui qui se faisait appeler "Ted". Ses collègues du comité républicain plaisantèrent au sujet de Bundy, le taquinant sur le fait qu’il ressemblait au portrait-robot et possédait une Volkswagen. Quelques jours plus tard, Bundy fit ses bagages et partit pour Salt Lake City, dans l’Utah.
 
Lorsque Lynn Banks, une amie de Meg Anders, lut des articles sur le meurtre de Melissa Smith et vit le portrait-robot du suspect des meurtres précédents, elle pensa que Bundy devait être le tueur. Non seulement elle n’appréciait pas du tout Ted Bundy et ne lui faisait pas confiance, mais il ressemblait vraiment au portrait-robot du journal. Meg Anders reconnut que le portrait ressemblait beaucoup à Ted, mais elle refusa de croire que l’homme qu’elle aimait et avec qui elle vivait ait pu commettre des meurtres aussi horribles. Mais elle se posait de plus en plus de questions sur lui. Elle avait découvert une hachette sous le siège passager de sa voiture. Un jour, elle avait fouillé sa chambre sans qu’il le sache et avait trouvé une petite boîte remplie de clés. Et il avait coupé ses cheveux bouclés après la parution du portrait-robot, ce qui avait totalement changé son apparence.
 
Fin automne 1974 : Meg contacta la police sur le conseil de son amie Lynn. Quatre autres personnes (dont Ann Rule) avaient déjà appelé les enquêteurs pour leur parler de Bundy. Le témoignage de Meg, comme les quatre autres, fut enregistré, classé et... oublié durant plusieurs années. La police était submergée d’appels et lorsqu’on leur parla de Bundy, un jeune homme "bien sous tout rapport", les enquêteurs préférèrent s’occuper de suspects plus inquiétants.
 
Novembre 1974 : des spécialistes parvinrent à retrouver du sang de l’agresseur sur le manteau de Carol DaRonch, qui avait dû l’éclabousser lorsqu’elle l’avait griffé. Le sang est de groupe O+ comme celui de Ted Bundy.
 
Eté 1975 : le crâne d’une autre jeune femme fut découvert dans la montagne Taylor du parc d’état du lac Sammamish, à 15km de l’endroit où les corps de Denise Naslund et Janice Ott avaient été trouvés. C’était Brenda Ball, l’une des sept femmes qui avaient disparu durant l’été 1974. Elle avait été frappée à la tête avec un objet pointu.
 
La police procéda alors à des battues dans la montagne Taylor. Un autre crâne fut découvert, celui de Susan Rancourt, qui avait elle aussi disparu durant l’été. Deux autres crânes furent découverts dans les semaines qui suivirent, ceux de Roberta Parks et Lynda Ann Healy. Elles avaient toutes été frappées à la tête avec un objet pointu, peut-être un pied-de-biche. Les corps de Donna Gail Manson et Georgann Hawkins ne furent jamais retrouvés.
 
16.08.1975 :  un policier de l’Utah, Bob Hayward, patrouillait au volant de son véhicule dans un quartier juste en dehors du comté de Salt Lake, lorsqu’il remarqua une Coccinelle roulant doucement dans la nuit. Hayward connaissait tout le monde dans le voisinage et personne ne conduisait de Coccinelle. Lorsqu’il alluma ses phares afin de lire la plaque d’immatriculation de la voiture, le conducteur éteignit les siens et partit sur les chapeaux de roues. Hayward prit immédiatement le véhicule en chasse. Ce dernier grilla deux stops, mais finit par s’arrêter à une station essence. Bob Hayward se gara derrière lui et posa la main sur son arme lorsque l’occupant de la voiture sortit et s’approcha de lui. C’était un jeune homme brun tout ce qu’il y avait de normal. Hayward lui demanda son permis de conduire et apprit qu’il se nommait Theodore Robert Bundy.Bundy lui expliqua qu’il était en train de fumer un joint et que, apeuré, il avait fui par peur d’être arrêté, mais s’était ravisé en constatant sa bêtise. Un délit mineur...
 
Deux autres policiers qui passaient par là se garèrent devant la Coccinelle. Hayward s’avança pour les saluer et, ce faisant, il remarqua que la voiture de Bundy n’avait pas de banquette passager. Il commença à se poser des questions et, avec l’aide de ses deux collègues, il fouilla le véhicule. Dans un grand sac, ils découvrirent un pied-de-biche, une cagoule de ski, un masque taillé dans un bas, une corde, des menottes et du fil de fer Bundy fut arrêté car soupçonné de... cambriolage. La détention d’outils pouvant servir à un cambriolage étant un délit mineur, Bundy fut rapidement relâché. Il savait qu’il n’encourait qu’une punition symbolique et rentra chez lui l’esprit libre.
 
Mais peu après son arrestation, la police découvrit des liens entre lui et l’homme qui avait agressé Carol DaRonch. Les menottes trouvées dans son coffre étaient de la même marque que celles utilisées sur la jeune femme et la voiture que Carol avait décrite était une Coccinelle "couleur bronze". Et le pied-de-biche était l’arme que l’agresseur de Carol avait utilisée pour la menacer. Il fut placé sous surveillance et le remarqua. Il repeignit sa Volkswagen.
 
21.08.1975 : Il fut de nouveau arrêté pour être interrogé. Il fit preuve de beaucoup de sang-froid et d’une assurance arrogante. Il déclara qu’il utilisait la cagoule pour se protéger du froid lorsqu’il skiait et affirma avoir trouvé les menottes dans une poubelle. Le pied-de-biche était, selon lui, un outil pour sa voiture. Il accepta que les policiers fouillent son appartement, mais il avait eu le temps de "faire le ménage " et la police ne trouva pas grand-chose. Un enquêteur, Jerry Thompson, mit malgré tout la main sur des brochures touristiques du Colorado, mais Bundy expliqua qu’il n’était jamais allé au Colorado et que la brochure avait été oubliée là par un ami. L’enquêteur découvrit également des reçus de cartes de crédit et les prit sans le dire à Bundy.
 
De retour à son bureau, Thompson appela la police du Colorado et expliqua que son suspect avait coché l’hôtel Wildwood, à Snowmass, sur une brochure du Colorado. C’est à cet endroit que Caryn Campbell avait disparu. Les reçus de cartes de crédit dérobés par Thompson avaient servi à payer de l’essence à Glenwood Springs, dans le Colorado, le 12 janvier 1975, jour de la disparition de Caryn Campbell. Bundy avait donc menti.Les policiers commencèrent à soupçonner Bundy du meurtre de Caryn Campbell et de l’enlèvement de Melissa Smith, Laura Aime et Debby Kent. Il existait trop de points communs entre les affaires pour que la police les ignore.
 
16.09.1975 : les enquêteurs de l’état de Washington firent venir Meg Anders dans l’Unité de police des Crimes Majeurs du comté de King et lui demandèrent des informations sur BundyMeg était nerveuse mais voulait véritablement aider les enquêteurs. Elle expliqua que les nuits des meurtres, Bundy n’avait pas été avec elle. Il lui arrivait souvent de dormir le jour et de sortir la nuit, elle ne savait pas où. Son intérêt sexuel envers elle avait décliné cette année, et lorsqu’il avait envie, il voulait absolument qu’elle soit attachée. Lorsqu’elle avait dit à Bundy qu’elle ne voulait plus se laisser faire, cela l’avait mis en colère.Meg Anders apprit aux policiers que Bundy possédait des sachets de plâtre dans sa chambre. Elle avait également remarqué qu’il avait une hachette dans sa voiture. Elle se souvenait surtout que Ted avait été au parc du lac Sammamish en juillet, soi-disant pour faire de la planche à voile, à l’époque où Janice Ott et Denise Naslund avaient disparu.
 
les enquêteurs décidèrent d’interroger Stéphanie Brooks. Celle-ci leur expliqua sa rupture brutale avec Bundy qui était soudainement devenu cruel et insensible.Les policiers apprirent que Bundy était sorti avec Meg Anders et Stéphanie Brooks en même temps, sans que l’une ne soit au courant de l’existence de l’autre. Il avait vécu une double vie, remplie de mensonges et de trahisons.
 
02.10.1975 : Carol DaRonch, Jean Graham (qui s’occupait de la pièce de théâtre des lycéens) et une amie de Debby Kent vinrent au poste de police afin d’identifier Bundy parmi 6 autres hommes. A la surprise des policiers, il avait rasé sa moustache, coupé ses cheveux et les avait coiffés différemment. Pourtant, Carol DaRonch le reconnut immédiatement. Jean Graham et l’amie de Debby Kent prirent leur temps et désignèrent Bundy comme l’homme qu’elles avaient vu rôder dans l’auditorium le soir où Debby Kent avait disparu.Bundy eut beau jurer de son innocence, les policiers étaient persuadés qu’ils avaient leur assassin.
 
Le 23 février 1976 : Bundy fut jugé pour sa tentative d’enlèvement sur Carol DaRonch.
 
Le 30 juin 1976 Bundy fut condamné à "1 à 15 ans de prison". Il pouvait être libéré sur parole au bout de 15 mois d’emprisonnement. lors que Bundy était incarcéré à la prison d’État de l’Utah, les enquêteurs commencèrent à chercher des preuves qui le relieraient aux meurtres de Caryn Campbell et Melissa Smith. Ils découvrirent des cheveux dans la Coccinelle de Bundy et les envoyèrent aux laboratoires du FBI. Ceux-ci déclarèrent qu’ils étaient "très semblables" à ceux de Caryn Campbell et Melissa Smith. Un examen approfondi du corps de Caryn Campbell montra que les "marques" de lésions sur son crâne avaient été faites par un objet pointu, et que ces "marques" correspondaient au pied-de-biche découvert dans le véhicule de Bundy.
 
22.10.1976 : Bundy fut officiellement inculpé du meurtre de Caryn Campbell.
 
Avril 1977 : Bundy fut transféré au pénitencier du comté de Garfield, au Colorado, pour participer à son procès. Durant la préparation du procès, il se querella souvent avec son avocat. Il le trouvait idiot et incapable, et finit par le congédier. Comme il avait étudié le droit, il pensa qu’il pourrait très bien se défendre seul et décida de se représenter lui-même. Il pensait qu’il pourrait gagner son procès, prévu pour le 14 novembre 1977.
 
Il avait beaucoup de travail et prenait sa défense à cœur. Comme il se conduisait de manière charmante et qu’il semblait sérieux, on l’autorisa à quitter sa cellule sans être menotté et à utiliser la bibliothèque du tribunal d’Aspen afin de procéder à des recherches.
 
07.06.1977 : Il se rend à la bibliothèque, comme à son habitude, au deuxième étage. Il parvint à sauter d’une fenêtre ouverte et bien qu’il se tordit la cheville, il se mit à courir. Le temps que les gardiens réalisent son absence, il était déjà loin. Il ne portait pas de menottes aux chevilles ni aux poignets, et se fondit rapidement dans la population d’Aspen.La police dressa immédiatement des barrages tout autour de la ville, publia un avis de recherche, organisa des battues dans la campagne environnante, utilisa des chiens et accueillit 150 volontaires. Bundy réussit à se nourrir en volant de la nourriture dans les chalets locaux, dormant parfois dans l’un d’eux s’il était abandonné. Mais il savait que cela ne pourrait durer longtemps et qu’il avait besoin d’une voiture. Il eut un coup de chance lorsqu’il découvrit une voiture vide dont les clés pendaient sur le tableau de bord. Mais il fut remarqué par des policiers peu avant un barrage routier et arrêté, six jours après son évasion.
 
À partir de ce moment-là, on lui laissa les menottes aux poignets et aux chevilles dès qu’il sortait de cellule, et des gardiens restèrent avec lui dans la librairie. Il recommença à préparer sa défense, avec l’aide de conseillers nommés par la cour. Il travailla beaucoup et parvint à faire exclure le témoignage de Carol DaRonch pour son futur procès.
 
30 décembre 1977, il découpa le plafond de sa cellule, rampa sur le plafond du pénitencier et parvint à trouver une autre ouverture dans le plafond qui donnait sur un placard, dans l’appartement d’un gardien. Bundy se cacha dans le placard et attendit que l’appartement soit vide puis sortit tranquillement par la porte d’entrée. On ne découvrit sa disparition que l’après-midi, 15 heures après son évasion. Le temps que la police soit prévenue, Bundy était déjà en route pour Chicago, l’une des étapes sur la route qui allait le mener en Floride, en passant par Ann Arbor.
 
Du 01.01.1978 au 14.01.1978, il s’installa à Tallahassee, en Floride, non loin de l’université d’état. Il arrive même à louer un appartement avec de faux papiers, et aménage son intérieur avec des objets qu’il vole.
 
14.01.1978 au soir : Il se rend de nouveau au campus.
15.01.1978 3h du matin : Nita Neary fut raccompagnée par son petit ami devant la porte du bâtiment.Elle fut étonnée de trouver la porte grande ouverte. Elle entra et entendit du bruit, comme si quelqu’un courait dans les chambres à l’étage. Les bruits de pas se rapprochèrent brusquement des escaliers devant elle. Instinctivement, Nita Neary se cacha derrière un mur, hors de vue. Elle vit un homme portant un bonnet de laine bleu passer devant elle, des vêtements féminins dans les mains, et sortir précipitamment de la maison. Nita pensa d’abord à un cambrioleur. Elle courut immédiatement à l’étage pour prévenir sa compagne de chambre, Nancy Dowdy. Elle la réveilla et lui parla de l’homme au bonnet. Ne sachant que faire, elles décidèrent de s’adresser à l’intendante.
 
Alors qu’elles se dirigeaient vers sa chambre, elles virent une autre fille, Karen Chandler, titubant dans le hall, le visage couvert de sang. Alors que Nancy aidait Karen à s’asseoir, Nita réveilla l’intendante et les deux femmes décidèrent d’éveiller toutes les filles qui étaient restées dans la maison. Elles découvrirent Kathy Klein vivante dans sa chambre, mais couverte de sang, le crâne fracassé. Terrifiée, Nancy Dowdy appela la police.Les policiers trouvèrent deux autres étudiantes ensanglantées dans leur lit, mortes. Lisa Levy et Margaret Bowman
 
A moins d’un kilomètre de la maison des "Chi Omega", peu de temps après, Debbie Ciccarelli fut réveillée par des bruits de coups venant de l’appartement à côté de chez elle. Elle se demanda ce que son amie Cheryl Thomas faisait à cette heure de la nuit. Comme les bruits continuaient, Debbie commença à s’inquiéter et réveilla sa compagne de chambre, Nancy Young. Apeurées, elles appelèrent Cheryl au téléphone, mais celle-ci ne répondit pas. Elles entendirent la porte de l’appartement de Cheryl grincer et se refermer. Elles prévinrent alors la police.
 
Les policiers arrivèrent rapidement sur les lieux : ils venaient de la maison des "Chi Omega". Ils trouvèrent Cheryl Thomas allongée sur son lit. Elle était à demi consciente et presque dénudée, son visage était couvert de sang, son crâne était fracturé, son épaule gauche était disloquée, sa mâchoire était brisée... mais elle était vivante. Les policiers découvrirent une cagoule de ski au pied de son lit, semblable à celle qui avait été trouvée dans la voiture de Bundy en août 1975.
 
Les experts de la police firent un excellent travail. Ils purent prélever des échantillons de sang de l’assassin, du sperme et des empreintes digitales. Malheureusement, la plupart de ces preuves se révélèrent peu utiles, car pas assez précises ou imparfaites. Les seules preuves réellement sérieuses que les enquêteurs purent obtenir furent quelques cheveux trouvés sur la cagoule, une empreinte dentaire grâce à la marque de morsure sur la fesse de Lisa Levy et le témoignage de Nita Neary. Ils n’avaient aucun suspect. Le FBI n’avait pas encore fait publier un avis de recherche concernant Ted Bundy et à 2000 km du Colorado, personne ne le connaissait.
 
Peu de temps avant le 09.02.1978 (jour de l’assassinat de Kimberly Leach), un homme dans un van blanc s’était approché d’une adolescente de 14 ans, Leslie Parmenter, alors qu’elle attendait son frère. L’homme avait affirmé travailler pour les pompiers et lui avait demandé si elle allait à l’école dans le quartier. Leslie avait trouvé étrange qu’un pompier porte un pantalon écossais et un gilet de marin. Elle ne lui avait pas répondu et avait commencé à s’inquiéter : son père, détective de la police de Jacksonville, lui avait souvent répété de ne jamais parler aux étrangers. À son grand soulagement, son frère arriva au même moment et l’homme s’en alla. Méfiant, le frère de Leslie le suivit un moment et releva le numéro de sa plaque minéralogique qu’il donna à leur père.
 
Celui-ci, James Parmenter, décida de vérifier à qui appartenait ce van et découvrit que le propriétaire était un certain Randall Ragen. Il alla lui rendre visite. Ragen lui expliqua qu’on lui avait volé ses plaques et qu’’il en avait maintenant de nouvelles. Parmenter apprit par la suite que le van avait lui aussi été volé. Sur une intuition, Parmenter amena sa fille et son fils au poste de police afin de leur montrer des photos de criminels arrêtés. Parmi ces photos, il glissa celle de l’avis de recherche de Ted Bundy. Ses deux enfants reconnurent Bundy comme le chauffeur du van.Mais Bundy s’était déjà débarrassé du van pour voler un autre véhicule, une Coccinelle, et se rendit à Pensacola.
 
10 février 1978 Ted Bundy fut placé sur la liste des dix criminels les plus recherchés par le FBI. son portrait fut envoyé à toutes les polices du pays. Le texte de l’avis de recherche le décrivait comme un "évadé" du Colorado
soupçonné de 36 viols et meurtres depuis 1969.
 
15 février 1978 : le policier David Lee patrouillait à l’ouest de Pensacola lorsqu’il vit une Coccinelle orange rouler doucement dans les rues. Il connaissait bien le quartier et savait qu’aucun habitant ne possédait de Coccinelle orange. Suspicieux, il vérifia les plaques d’immatriculation grâce à sa radio et apprit qu’elles avaient été volées. Il alluma ses phares et se mit à suivre la voiture.
 
Tout comme il l’avait fait dans l’Utah en août 1975, Bundy prit la fuite puis s’arrêta brusquement. David Lee, la main sur son arme, lui ordonna de sortir de sa voiture et de s’allonger sur le sol. Bundy s’exécuta, mais lorsque Lee tenta de lui mettre les menottes, il roula sur le côté et le frappa. Il parvint à se libérer et se mit à courir. Lee lui tira dessus et Bundy tomba sur le sol. Lee s’approcha de lui pour vérifier s’il était blessé et Bundy se jeta de nouveau sur lui. Mais cette fois, Lee parvint à le menotter. Il le conduisit au poste de police et fut abasourdi de le reconnaître sur l’avis de recherche du FBI.
 
Le 31 juillet 1978, Bundy fut inculpé du viol et du meurtre de Kimberly Leach. Peu après, il fut également inculpé du carnage de la maison des "Chi Omega". En Floride, il risquait la peine de mort. Il nia tous les crimes dont il était accusé.
 
25.06.1979 : Premier procès celui des meurtres des "Chi Omega", à Miami. Durant le premier procès, Bundy décida d’être son propre avocat. Très sûr de lui et de ses faux alibis, il pensait pouvoir convaincre les 12 jurés, pour la plupart afro-américains, de son innocence. Pourtant, ces derniers ne se laissèrent pas embobiner par son charme et ses sourires. Le témoignage de Nita Neary fut accablant et elle le reconnut comme étant "l’homme au bonnet bleu" qu’elle avait vu partir avec des vêtements dans les mains.
Mais c’est surtout un odontologiste, le docteur Richard Souvrion, qui scella le destin de Bundy. Il décrivit les marques de morsures relevées sur le corps de Lisa Levy en présentant de grandes photos couleur qui avaient été prises la nuit des meurtres. Il fit remarquer que la dentition reconstituée à partir des traces de dents laissées sur la victime correspondait parfaitement à celles de Bundy... D’autres experts, nommés par la défense, vinrent expliquer que l’odontologie était une science qui manquait d’exactitude, mais les jurés furent plus convaincus par la démonstration du docteur Souvrion.Le 23 juillet 1979, les jurés délibérèrent durant 7 heures avant de rendre leur verdict. Bundy, impassible, fut déclaré coupable des meurtres de Lisa Levy et Margaret Bowman.Le 31 juillet 1979, il fut condamné à mourir sur la chaise électrique.
 
Septembre 1979 : second procès celui des agressions des "Chi Omega", à Miami.il fut déclaré coupable des agressions sur Kathy Kleiner et Karen Chandler.
 
07 Janvier 1980 : troisième procès : il fut jugé pour le meurtre de Kimberly Leach. De nouveau déclaré coupable.
 
A la fin de son procès, en plein tribunal, il épousa Carole Boone, l’amie qu’il s’était faite au comité républicain. Elle était persuadée de son innocence. Un mois plus tard, il fut de nouveau condamné à la peine capitale. Bundy ne fut jamais jugé pour ses autres meurtres dans l’état de Washington, l’Oregon, l’Utah ou le Colorado.
 
Carole Boone-Bundy et Ted Bundy parvinrent à avoir une fille.
 
1988-1989
Peu avant son exécution, Bundy avoua de nombreux meurtres, espérant ainsi surseoir au châtiment. Il tenta de marchander ses aveux : pour chaque corps qu’il permettrait de découvrir, le gouverneur de Floride devait lui donner 1 an de plus à vivre. Il aurait eu un pouvoir immense sur les policiers et sur les familles des victimes. Le gouverneur refusa.
 
24.01.1989 : Il fut exécuté sur la chaise électrique au pénitencier de Starke en Floride.
 
Lecture
Un tueur si proche è Anne Rule (une de ses amies)
 
Le Plus
Dans le couloir de la mort, Bundy reçut des centaines de lettres, la plupart écrites par des femmes : des nonnes, des malades mentaux, des femmes au foyer, des avocates, des groupies... Aucune ne le connaissait personnellement. Elles lui proposaient le salut de son âme, du sexe, de l’argent, de l’amitié, le pardon ou la damnation...
 
Dernière interwiew de Ted Bundy
 
Dix-sept heures avant son exécution, Bundy a accepté de répondre, dans une interview exclusive, aux questions du Dr James Dobson, président de "Focus on the Family' (USA). Le compte rendu de cette interview a circulé durant la nuit de l'exécution de Bundy et pendant les jours qui ont suivi. Cependant, les médias nationaux ont ignoré, ou essayé de discréditer un élément-clef de I'interview: I'aveu de Bundy d'après lequel la pornographie a nourri sa folie sexuelle meurtrière. Le texte qui suit est une copie de l'interview qui a duré une heure. Une vidéo est disponible. Les mots de Bundy constituent par eux-mêmes une confirmation de ce que le Dr Dobson et d'autres avaient dit sur la nature accrochante, progressive et destructrice de la pornographie dure.
 
Q :           è Pour résumer, vous êtes accusé d'avoir tué de nombreuses femmes et jeunes filles
T.B :        è Oui, oui
 
Q :           è Ted, comment cela est-il arrivé? Vous avez été élevé dans ce que vous considérez avoir été un foyer sain. Vous n'avez pas été maltraité physiquement, ni sexuellement, ni psychologiquement. Quels ont été les éléments de votre comportement qui a entraîné tant de chagrin pour tant de personnes?
T.B          è J'ai grandi dans un foyer merveilleux avec deux parents chrétiens attentionnés et aimants. Nous allions régulièrement à I'église et il n'y avait à la maison ni jeu, ni tabac, ni alcool, ni bagarres. Mais, à l'âge de 12 ou 13 ans, j'ai rencontré la pornographie douce hors de la maison, dans les rayons d'une épicerie locale et d'un drugstore. De temps à autre, je touchais, au moyen d'un livre pornographique trouvé dans quelques poubelles, à ce qui était plus dur, plus descriptif, plus explicité. La plus pernicieuse sorte de pornographie implique la violence sexuelle. Le mariage de ces deux forces, tel que je ne le connais que trop bien, amène à une conduite qui est vraiment trop horrible à décrire.
 
Q :           è Maintenant, parlez-moi de ce processus. Qu'est-ce qui s'est passé dans votre esprit à cette époque?
T.B :        è Cela est arrivé par étapes, graduellement. D'abord je suis devenu un fervent de la pornographie et je l'ai considérée comme une sorte de pente, je voulais voir des sortes de matériels toujours plus violents, plus explicites, plus descriptifs. Comme une drogue, vous conservez une excitation insatiable jusqu'à ce que vous atteigniez le point où la pornographie ne peut aller plus loin. Vous atteignez ce point où l'on saute le pas, quand vous vous demandez si le fait de passer à l'acte à ce moment-là, vous apportera plus de plaisir que seulement de le lire et de le regarder.
 
Q :           è Combien de temps êtes-vous resté à ce stade?
T.B          è Je peux dire deux ans environ. Je luttais contre un comportement criminel et violent à cause de fortes inhibitions pour lesquelles j'avais été conditionné dans mon entourage, dans ma paroisse, dans mon école. Les barrières étaient constamment mises à l'épreuve et assaillies par une imagination qui était grandement nourrie par la pornographie.
 
Q :           è Vous rappelez-vous ce qui vous a poussé à franchir ces barrières? Vous souvenez-vous de votre décision de le faire?
T.B :        è Je ne peux pas prétendre que je suis une victime sans défense. Nous sommes en train de parler d'un maillon indispensable dans l'enchaînement d'une conduite qui a conduit aux meurtres. C'est comme si quelque chose s'était cassée net, que je savais ne plus pouvoir le contrôler plus longtemps, que ces barrières que j'avais apprises étant enfant ne suffisaient plus pour me retenir.
 
:           è Ted, après avoir commis votre premier meurtre, quel a été son effet émotionnel sur vous?
T.B :        è J'étais comme sortant d'une sorte de transe horrible, ou de rêve. Je ne voulais pas trop le dramatiser, mais je me réveillais le matin, et, avec un esprit clair et tout mon fond moral et ma sensibilité éthique intacts à ce moment-là, j'étais horrifié d'avoir été capable d'une telle chose
 
Q :           è Vous n'aviez vraiment pas connu cela avant?
T.B. :       è Au fond, j'étais une personne normale. J'avais de bons amis, je vivais une vie normale, sauf pour cette seule part, petite, mais très puissante, très destructrice, que je gardais très, très secrète. Il faut que les gens réalisent que je n'étais pas une brute, je n'étais pas un pilier de bars. Les personnes comme moi ne sont pas des sortes de monstres nés. Nous sommes vos fils, et nous sommes vos maris, et nous avons grandi dans des familles régulières. La pornographie peut atteindre et saisir brusquement un gosse de n'importe quelle famille aujourd'hui. Aussi attentifs que mes parents aient été, elle m'a arraché à ma famille il y a trente ans.
 
Q :           è Vous croyez vraiment que la pornographie dure, et le chemin qui y mène, la pornographie douce, cause des ravages dont on ne parle pas à d'autres personnes et entraîne le viol et le meurtre d'autres femmes par le processus que vous avez décrit?
T.B :        è Je ne suis pas un expert en sciences sociales et je n'ai pas fait d'études, mais j'ai vécu dans une prison maintenant depuis longtemps et j'ai rencontré un bon nombre d'hommes qui étaient poussés à commettre des violences exactement comme moi. Et, sauf exception, chacun d'eux avait été profondément influencé et conditionné par une accoutumance à la pornographie. Il n 'y a pas de doute sur ce point. L'étude même du FBI sur les homicides en série montre que le trait commun de ces meurtriers en série est la pornographie.
 
Q :           è Méritez-vous la punition que I'Etat va vous infliger?
T.B :        è Je ne tiens pas à bluffer avec vous. Je ne veux pas mourir. Mais je mérite certainement la plus grande punition dont la société dispose, et la société mérite d'être protégée de moi et des autres qui sont comme moi. D'un autre côté, des gens aux bonnes manières, très convenables, ont condamné la conduite d'un Ted Bundy, cependant ils se promènent devant des rayons de magasins pleins de ces mêmes choses qui envoient de jeunes gosses sur la pente qui est celle de Ted Bundy. Ce qui me fait peur et même m'épouvante, docteur Dobson, c'est ce que je vois à la télévision. Les saletés qui entrent dans les foyers aujourd'hui n'auraient pas été montrées dans les spectacles pour adultes sous la mention "X" il y a vingt ans.
 
 

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commentaires

severina 28/04/2015 03:16

Ben voilà qui montre les défaillances de la JUSTICE.Meg anders avait témoigné contre Bundy qui était violent et voulait lui briser le cou donc la tuer..et le témoignage a été classé sans suite..et oublié..c'est bien la preuve que la justice Américaine de l'époque etait trop laxiste et a pas fait son boulot! J'aurais reçu un tel témoignage appuyé par quatre autres j'aurais arrêté desuite le mec et l'aurais mis en examen et en taule! Ca aurait évité bien des meurtres..C'est grave!!