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1 février 2009 7 01 /02 /février /2009 12:06

Nom Jeanne WEBER
Surnom : L'ogresse
Née le :
Morte le : 1918
Tueur en série Française

PREAMBULE

Il aura fallu 3 procès, pour que la justice admette que Jeanne WEBER était bien une grande criminelle, et non une femme dont la malchance faisait qu'à chaque fois, qu'elle était proche d'enfants, ces derniers mourraient.

La vie familiale de Jeanne WEBER

Enfants

Elle a eu 3 enfants (1 fils et deux filles). Ses deux filles sont décédées prématurément. (??= Meurtres)

Vie de quartier

Elle était bien connue du quartier pour l’affection qu’elle portait aux enfants, les mères du quartier avaient l’habitude de les lui confier.



1905 : une jeune femme portant dans ses bras un enfant au visage couvert de traces bleuâtres se présente à l'hôpital Bretonneau. L'interne de service, le docteur Saillant, constate que le petit Maurice souffre de suffocation et porte autour du cou un curieux sillon rouge. Sa mère, ayant confié son bébé à sa belle soeur Jeanne Weber, a trouvé en rentrant chez elle, Maurice râlant, le visage violacé. Jeanne est assise près de lui, en train de comprimer de toutes ses forces la poitrine de l'enfant. Le docteur Saillant informe le commissariat de la Goutte d'Or, qui procède aussitôt à l'arrestation de Jeanne.

La police découvre que, depuis mars 1905, trois des nièces de Jeanne WEBER (Georgette 18 mois) (Suzanne 3 ans) et (Germaine 7 mois) ainsi que son propre fils sont morts à quelques jours d'intervalle. En remontant le temps, on découvre que deux autres enfants de l'entourage de Jeanne sont également décédés subitement alors qu'ils sont sous sa garde. Le juge d'instruction Leydet est également fort troublé par cette coïncidence. Le juge demande à l'école de médecine légale d'autopsier les corps. Le rapport de l'expert est catégorique: les enfants sont tous décédés de mort naturelle.

Début du 1er procès : 29 Janvier 1906 aux Assises de Paris « D'un coté, il y a le public, les femmes surtout qui réclament sa mort, de l'autre les médecins qui affirment son innocence. »
Jeanne WEBER est acquittée.

1907, retirée à Chambon, près de Châteauroux, dans l'Indre, sous le nom de Mme Glaize, Jeanne Weber y fait la connaissance d'un veuf compatissant Monsieur BAVOUZET, un agriculteur. Celui-ci, comme l'ensemble des Français à l'époque, la considère comme la victime d'une erreur judiciaire et l'accueille chez lui.

Quelques temps plus tard, son fils, Eugène, âgé de neuf ans, meurt lui aussi subitement.

Le 19 avril 1907, se présente à la gendarmerie de Villedieu la fille ainée de BAVOUZET « Germaine » une infirme défigurée par un bec de lièvre, qui vient de lire dans un vieux numéro du Petit Parisien, lequel traînait dans la maison, l'histoire de Jeanne MOULINET, femme WEBER, accusé en 1906 d'avoir étranglé 3 de ses nièces et d'avoir cherché à étrangler un de ses neveux.

Germaine BAVOUZET déclare que c'est cette femme WEBER qui est chez son père, qu'elle a étranglé son père et qu'elle a peur d'être étranglé aussi.

L'affaire change de physionomie. Un juge d'instruction, Monsieur BELLEAU est commis et une exhumation du cadavre est ordonnée.

L'autopsie judiciaire pratiquée par les docteurs BRUNEAU, ancien interne des hôpitaux de Paris et AUDIAT de Chateauroux démontra la présence de traces manifestes de violences autour du cou du jeune garçon.

Jeanne WEBER est aussitôt arrêtée et redemande à Maître Henri ROBERT de la défendre de nouveau. Celui-ci accepte et immédiatement réclame l'adjonction aux deux experts provinciaux des docteurs THOINOT et SOCQUET (experts médicaux du premier procès) et demande une « contre -autopsie ».Ces deux experts s'adjoignent volontairement le Professeur LACASSAGNE de Lyon.

Tous 3 concluent qu'on ne trouve pas dans la description des experts provinciaux la preuve d'une action criminelle et malmènent assez durement les docteurs BRUNEAU et AUDIAT, dont ils proclament hautement l'incompétence absolue.

Après avoir effectué la seconde autopsie, les experts « parisiens » déclarent que l'enfant est mort d'une fièvre typhoïde ambulatoire.

Début du 2nd procès

La chambre d'accusation conclut à un non lieu, et pour la seconde fois, elle est déclarée innocente.

La société de médecine légale fut saisie le 13.01.1908 par Me ROBERT lui même du cas de Jeanne WEBER et elle fut priée de conclure à l'indignité de « ces petits experts de Province » qui avaient failli faire condamner une innocente.

Le 21.01.1908, les professeurs THOINOT et LACASSAGNE soumettent à l'Académie de Médecine la question de l'expertise en matière criminelle.

L'Académie adopte à l'unanimité , le 28.01.1908, le vœu suivant :
« Que des dispositions soient prises au plus tôt dans la législation pour donner toute garantie de la compétence des experts au criminel et toutes garanties au corps médical dans les questions de responsabilité médicale.

Quelques temps plus tard, à Commercy ,Jeanne est prise sur le fait, alors qu'elle étranglait un petit garçon de douze ans, le fils du tenancier de l'hôtel où elle était en pension. Pour éviter tout scandale, le président de la société de protection des enfants se contente de la congédier.

A partir de ce moment, Jeanne mène une vie d'errance. Elle se met en ménage avec un vagabond et ils s'installent dans une auberge. Son compagnon travaille la nuit, alors prétextant qu'elle ne peut pas dormir seule, elle demande aux patrons de l'auberge si elle peut dormir avec leur fils.

Une nuit, les parents entendent un hurlement et découvrent le petit étouffé, couvert de sang et portant des meurtrissures autour du cou. On a aucune peine à prouver qu'il s'agit de Jeanne Weber.

Le juge d'instruction décide de s'adresser à un autre médecin légiste qui conclut à la mort par strangulation effectuée avec un mouchoir.

3eme procès

En 1908, arrêtée et ayant avoué, elle est jugée et reconnue irresponsable de ses actes.

Jeanne Weber est enfermée à l'asile d'aliénés de Mareville, puis celui de Bar-le-Duc où elle meurt en 1918 au cours d'une crise de folie.

 

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