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Sujets Parmi Tant D'autres Sur Ce Blog..

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    Des meurtres et disparitions d'enfants, perpétrés sur une période de treize ans, demeurent non élucidés en Isère encore à ce jour en 2021 Pour tout contact avec la cellule des enquêteurs, un numéro vert est mis à la disposition: 0800 002 032 » ou utiliser...
  • Karl DENKE - Le cannibale polonais
    Nom Karl DENKE Surnom Né le :12.08.1870 à Ziebice en Pologne Mort le :22.12.1924 Tueur en série FAITS: Responsable d'actes de cannibalisme, entre 1921 et 1924, dans une région de l'actuelle Pologne. Denke invitait des vagabonds dans sa pension pour faire...
  • Albert FISH "Le vampire de Brooklin"
    Nom ALBERT FISH Surnom : Le Vampire de Brooklin ou l’ogre de Wisteria Né le : 19 MAI 1870 Mort le : 16 JANVIER 1936 (exécuté) Tueur en série Américain PREAMBULE Sa vie a été entièrement dévouée aux perversions sexuelles sous toutes ses formes. Pornographie...
  • LES DISPARUS DE LA REGION DE MULHOUSE ==> APPEL A TEMOINS
    ENVIRONNEMENT GEOGRAPHIQUE DE TOUS LES MEURTRES PREAMBULE La police a établi des liens probables entre 18 meurtres commis entre 1980 et 2002, principalement contre des homosexuels. Les victimes ont été tuées de violents coups à la tête, suivis d'une multitude...
  • ULRICH MUENSTERMANN ==> APPEL A TEMOINS SUR DEUX MEURTRES NON ELUCIDES
    Nom Ulrich Muenstermann Surnom : Né le :.1958 Mort le : encore en vie Tueur en série Allemand PREAMBULE Les policiers de cinq pays européens se penchent aujourd'hui à Lyon sur le cas d'Ulrich Muenstermann, le meurtrier allemand confondu en France pour...
  • Ronald Janssen, le sociable qui cachait bien son jeu
    Nom Ronald JANSSEN Surnom Né le : 6 février 1971 Mort le :Encore en vie Tueur en série Belge PREAMBULE Cet enseignant de 49 ans actuellement , a été arrêté pour un double meurtre de Shana Appeltans, sa voisine, et de son fiancé Kevin Paulus, avec qui...
  • MAHIN - TUEUSE EN SERIE PASSIONNEE AGATHA CHRISTIE
    Nom MAHIN Surnom Née le : vers 1977 (elle a 43 ans actuellement) Morte le :encore en vie Tueuse en série Iranienne PREAMBULE Mai 2009 Une jeune femme Iranienne de 32 ans, qui tuait des dames d'un certain âge pour les dépouiller a avoué puiser ses stratagèmes...
  • TATIANA ANDUJAR  LA VERITE UN JOUR ?
    Lieu de sa disparition è PERPIGNAN – Faisait du Stop pour rentrer chez ses parents à LLUPIA. Le Boulou est l’endroit où l’on a retrouvé un crâne mais dont l’ADN extrait était trop partiel pour déterminer à qui il appartenait. Depuis, plus rien. Tatiana...
  • DISPARUES DE SEINE ET MARNE ==> APPEL A TEMOINS
    Dans cet article, les victimes sont regroupées par zones de découverte de leur corps. 05 Mai 1987 Virginie DELMAS (10 ans) département 93 ++> Retrouvée dans un verger de Mareuil les Meaux Ce jour là, Virginie va jouer avec une copine au pied de son immeuble...
  • DISPARUES SAONE ET LOIRE ==> TOUJOURS EN RECHERCHE
    TOUTE INFORMATION SUSCEPTIBLE D’AIDER A RESOUDRE CES ENIGMES EST BIENVENUE Depuis des dizaines d’années, des familles se battent pour connaître la vérité sur le meurtre de leur enfant. Tous les cas recensés ici, n’ont toujours pas été élucidés. Un appel...
15 octobre 2008 3 15 /10 /octobre /2008 15:53

Nom Vlado Taneski
Né le :1952
Mort le :22.06.2008 noyade dans sa cellule.
Tueur en série Macédonien

PREAMBULE

Un journaliste qui couvrait depuis des années... ses propres crimes a été arrêté en Macédoine. Il s'est suicidé le 22.06.2008 dans sa cellule en plongeant sa tête dans un seau d'eau..

Vie de Vlado Taneski

Il Vivait à Kicevo, une petite bourgade située à 130 kilomètres au sud-ouest de Skopje. Il était employé par l'un des plus vieux quotidiens de Macédoine, Nova Makedonija.

Soupçonné d'avoir assassiné au moins trois femmes... Des meurtres dont il rendait compte lui-même dans ses articles. « Ces écrits comportaient une multitude de détails sur l'enquête en cours, raconte un policier dans les colonnes d'un journal local. Parfois même des détails que nous-même n'avions pas. C'est ce qui nous a fait nous intéresser à lui... »

Des horreurs relatées par le journaliste tueur en ces termes : « Les victimes ont été tuées avec un acharnement monstrueux [... ] Celui qui a fait ça est un pervers [... ] Il brise les crânes de ses victimes après leur avoir inséré des objets dans les organes génitaux... »





Ses victimes

Ses victimes, choisies en fonction de leur âge avancé, étaient violées puis torturées avant d'être étranglées avec un câble téléphonique. Leurs corps étaient ensuite découpés avant d'être enveloppés dans de grands sacs en plastique disséminés dans les décharges de la région.

Enquête et condamnation

Les enquêteurs ont vite trouvé des indices. Des traces de sperme d'abord. Les analyses ont mis au jour un même ADN. Ne manquait plus qu'a trouver son « propriétaire ». Il s'est trahi tout seul.

En mai 2008, le corps de Zhivana, 65 ans, a été retrouvé dans une décharge de Kicevo.
Taneski a fait son job et s'est présenté chez la famille de la victime pour obtenir des informations. Le hic, c'est qu'il a frappé à leur porte... au moment même ou les policiers faisaient la macabre découverte.

Interpellé mi juin 2008, Taneski s'est muré dans le silence. Avant de se suicider et d'emporter avec lui ses scoops...

Sources :

Edition France Soir du mardi 24 juin 2008 n°19831 page 11

 

 

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30 août 2008 6 30 /08 /août /2008 10:55


Nom Jürgen Bartsch
Surnom
Né le :06 Novembre 1946 à Essen
Mort le :28 avril 1976 à Eickelborn
Tueur en série Allemand




PREAMBULE


Assassin juvénile de 4 enfants qu'il aura démembré.


Vie familiale de Jürgen Bartsch


Karlheinz Sadrozinski est né en 1946 en tant qu'enfant illégitime à Essen. Sa mère est morte de la tuberculose juste après sa naissance, et il a passé les premiers mois de sa vie entretenu par des infirmières, jusqu'à ce qu'à 11 mois il ait été adopté par un boucher et son épouse. Dès lors il s'est appelé Jürgen Bartsch.

La mère adoptive de Bartsch, qui souffrait de désordre obsessionnel, était maniaque sur la propreté. Il n'a pas été autorisé à jouer avec d'autres enfants, de peur qu'il soit revenu sale. Ceci a même continué quand il été adulte ; sa mère l'a personnellement baigné jusqu'à ses 19 ans.

À l'âge de 10 ans, Bartsch est entré à l'école. Puisque, selon ses parents, ce n'était pas suffisamment strict, il a été déplacé dans un internat catholique, où, quand il a était coincé au lit avec de la fièvre, il a été molesté par le chef de chœur, Pater Pütz.


Ses victimes

Bartsch a commencé à tuer pendant l'adolescence.

Il a persuadé toutes ses victimes de l'accompagner dans un abri abandonné de raid aérien, où il les a forcées à se déshabiller et les a agressé sexuellement.

Il a démembré ses quatre premières victimes.

La cinquième victime, 11 ans, Peter Freese, s'est échappé après avoir brûlé ses cordes avec une bougie que Bartsch avait laissé se consumer après être sorti de l'abri.


Enquête et condamnation

Bartsch a été arrêté en 1966.

Lors de l'arrestation, Bartsch a ouvertement avoué ses crimes. Il a été condamné à perpétuité le 15 décembre 1967, par le tribunal régional de Wuppertal Au début, la sentence a été confirmée à l'appel.

Cependant, en 1971, la Cour de Justice fédérale d'Allemagne, a renvoyé le cas Bartsch pour un nouvel examen judiciaire de son dossier. la sentence a été ramenée alors à 10 ans de détention juvénile et à un placement de Bartsch sous soins psychiatriques à Eickelborn.


Le final

Il se maria avec Gisela Deike, son infirmière en soins psychiatriques en 1974.
Les psychiatres ont proposé divers concepts de thérapie : psychothérapie, castration et même psychochirurgie. Bartsch a, au début, refusé n'importe laquelle de ces chirurgie mais était finalement d'accord sur la castration volontaire en 1976 afin d'éviter l'incarcération à vie dans un hôpital.

Les médecins de l'hôpital d'État d'Eickelborn ont choisi une méthodologie de castration qui a accidentellement eu comme conséquence la mort de Bartsch.

Une autopsie et une recherche officielles ont déterminé que Bartsch avait été enivré avec un surdosage de Halothane (facteur 10) par une infirmière insuffisamment qualifiée.


Film

Le film Ein Leben lang kurze Hosen tragen de 2002(sorti aux États-Unis en 2004, sous le titre de The Child I Never Was) dépeint la vie et les crimes de Bartsch.

Livre : Analyse Alice Miller ("C'est pour ton bien", Aubier ed.)

Dans ce livre, Alice Miller analyse l'incidence d'une maltraitance éducative sur enfants et le déclenchement d'une activité criminelle. Elle analyse les cas de 3 personnages sans point commun dans leur criminalité (Christian F. 13 ans prostituée, Adolf Hitler et Jurgen Bartsch.

Tous les trois ont été maltraités et humiliés, tous les trois ont été contraints à l'obéissance, tous les trois ont dû refouler leur haine et leur révolte jusqu'au jour où ils ont pu se venger.

Mais au lieu de s'en prendre à ses parents, Jürgen Bartsch s'en est pris à des enfants représentant celui qu'il avait été.

Voici l'analyse d'Alice Miller reproduite comme telle.

"Le 6 novembre 1946, Karl-Heinz Sadrozinski, le futur Jürgen Bartsch, fils naturel d'une veuve de guerre et d'un travailleur saisonnier hollandais, fut abandonné par sa mère à l'hôpital qu'elle quitta subrepticement avant la date prévue.

"Quelque mois plus tard, Gertrud Bartsch, femme d'un riche boucher d'Essen, fut hospitalisée dans le même établissement pour y subir un"opération totale". Elle décida avec son mari de prendre l'enfant chez elle, malgré les réticences des responsables des adoptions aux services de l'enfance, réticences si fortes que la véritable adoption ne se fit que sept ans plus tard.

"Les nouveaux parents étaient très sévères, et isolèrent complètement leur fils adoptif des autres enfants sous prétexte qu'il ne devait pas apprendre qu'il avait été adopté.

"Lorsque le père acheta une seconde boucherie (afin que Jürgen eut le plus tôt possible son propre magasin) et que Madame Bartsch dut la prendre en charge, ce fut d'abord la grand mère, puis toute un série de bonnes, qui s'occupèrent de l'enfant.

A l'âge de dix ans, Jürgen Bartsch fut placé dans une institution d'enfants de Rheinbach qui comptait une vingtaine de pensionnaires. De cette atmosphère relativement agréable, l'enfant passa à douze ans dans un établissement catholique où trois cents enfants, parmi lesquels un certain nombre de cas déjà considérés comme difficiles, étaient soumis à la discipline militaire la plus rigoureuse.

Jürgen Bartsch a tué de 1962 à 1966, quatre petits garçons, et il estime lui-même qu'il a fait dans la même période plus d'une centaine de tentatives qui n'ont pas abouti. Chaque meurtre présentait de légères variantes, mais correspondait en gros au même schéma, il tuait l'enfant en l'étranglant ou en l'assommant, coupait le corps en morceaux et enterrait les restes.

Dans les récits extrêmement détaillés que Jürgen Bartsch fit lui-même au cours de l'instruction et du procès, il soulignait qu'il atteignait le comble de l'excitation sexuel en découpant le corps.

Lors de son quatrième et dernier meurtre, il réussit ce qui lui était toujours apparu comme l'objectif suprême : ayant attaché sa victime à un poteau, il découpa l'enfant qui hurlait sans l'avoir préalablement tué.

Alice Miller souligne qu'à l'époque, on s'était étonné qu'un adolescent aimable, intelligent, élevé dans une famille bourgeoise classique, ait commis des crimes aussi horribles. Beaucoup de gens pouvaient se dire : nous n'avons pas été élevés autrement, et si l'éducation jouait un rôle dans cette affaire, nous devrions tous devenir criminels... Il fallait donc que cet enfant fût"né anormal", on ne voyait pas d'autre explication.
Nous avons donc une fois de plus, comme dans le cas d'Adolf Hitler, le tableau de parents corrects et inoffensifs à qui, pour d'incompréhensibles raisons, le Bon Dieu ou le diable ont envoyé un monstre dans leur berceau".

Même si on ne"croit"pas à la théorie d'Alice Miller, il est difficile de ne pas frémir en découvrant les péripéties dramatiques de l'enfance de Jürgen Bartsch (décrites de façon détaillée par l'écrivain Paul Moor, qui lui a consacré un livre), et de ne pas admettre l'évidence du lien entre l'éducation et les crimes.
Le bébé abandonné commence par passer onze mois dans la crèche de la maternité. Madame BART SCH a payé spécialement pour qu'on l'y garde, en attendant que son origine douteuse (mère morte de tuberculose peu après la naissance, père inconnu) soit éclaircie.

"Je me souviens encore des yeux rayonnants qu'avait cet enfant, a déclaré une puéricultrice à Paul Moor. Il avait commencé à sourire très tôt, il suivait du regard, levait la tête, tout cela très tôt. Il n'avait aucune difficulté alimentaire. C'était un enfant parfaitement normal, épanoui agréable."Résultat de sa précocité et des méthodes alors en vigueur, l'enfant était déjà propre à onze mois.

"Tous ceux qui connaissent assez bien Madame Bartsch, écrit Paul Moor, savent que c'est une"obsédée de propreté". Peu après la sortie de l'hôpital, l'enfant régressa par rapport à son anormale précocité et redevint sale. Madame Bartsch en était dégoûtée.

"Les amis et connaissances des Bartsch virent bien que le bébé avait toujours des traces de blessures. Madame Batsch avait toujours de nouvelles explications pour ces bleus, mais elles n'étaient guère convaincantes. Au moins une fois au cours de cette période, le père, éprouvé, confessa à un ami qu'il songeait au divorce :"Elle bat le petit d'une telle façon que je ne peux tout simplement plus le supporter".

Plus tard, Jürgen subit une épreuve terrible : sa mère refuse qu'il fréquente d'autres enfants."Jusqu'à l'entrée à l'école, raconte-t-il a Paul Moor, je suis presque toujours resté enfermé dans la vieille prison avec les fenêtres à barreaux et la lumière artificielle toute la journée.

Interdiction de sortir autrement qu'en donnant la main à ma grand mère. Interdiction de jouer avec les autres enfants. Six années durant. J'aurais risqué de me salir ; en plus :"un tel et un tel ne sont pas les gens qu'il te faut !". On reste donc docilement à la maison, mais là, on gêne, et on vous bouscule d'un coin à un autre, on reçoit des coups alors qu'on ne les mérite pas et on n'en reçoit pas lorsqu'on en mériterait.
"Papa et maman n'ont pas le temps. Papa, on en a peur, parce qu'il se met tout de suite à crier, et maman, elle était déjà complètement hystérique (...) Lorsque ma mère revenait comme un dragon de la boutique en balayant tout sur son passage, si je me trouvais sur son chemin, vlim, vlam, je prenais une paire de claques. Uniquement parce que j'étais sur son passage. Quelques minutes après j'étais de nouveau le gentil petit garçon qu'il fallait prendre dans ses bras et embrasser. Alors elles s'étonnaient que je m'en défende et que j'aie peur. Tout petit déjà, j'avais peur de cette femme.

"J'ai pris pas mal de coups. Elle a cassé des porte-manteaux sur mon dos, quand par exemple je ne faisais pas bien mes devoirs ou pas assez vite (...). Je ne pleurais pas, j'aurais trouvé ça"lâche", je ne laissais rien paraître".

Alice Miller remarque qu'il réprime sa souffrance parce qu'il n'a personne qui puisse la comprendre. Adulte, il séquestrera des petits garçons dans un bunker, reproduisant sa propre séquestration. Sa mère adoptive était tout de même un peu plus étrange que la moyenne des mères, même adoptives. Elle le menace constamment de le renvoyer à l'Assistance publique. Elle finit par lui lancer un grand couteau de boucher, qu'il évite de justesse ; lui même a déjà assassiné trois enfants. Par ailleurs, elle le lave entièrement dans son bain jusqu'à l'âge de dix neuf ans.

Mais ce que les parents de Jürgen Bartsch ont peut être fait de pire, c'est de l'envoyer dans le pensionnat catholique de Marienhausen, où la"pédagogie noire"se teinte de reflets nettement concentrationnaires.
Marienhausen était l'enfer, raconte Jürgen Bartsch à Paul Moor. Je me souviens des coups distribués en permanence par ces hommes en soutane, que ce soit pendant les heures de classe, à la chorale, et même, ça ne les gênait pas, à l'église. Les punitions complètement sadiques (rester debout en pyjama, tous en rond dans la cour, jusqu'à ce que le premier s'effondre), le travail par grosse chaleur dans les champs-en théorie interdit pour des enfants (retourner le foin, ramasser les pommes de terre, les betteraves, et les coups de bâton pour ceux qui allaient trop lentement) le silence complètement antinaturel à table...

"Lorsque Papu (le directeur) voulait arriver à savoir quelque chose, qui avait fait telle ou telle chose, il nous faisait faire le tour de la cour en courant sans arrêt, jusqu'à ce que les premiers suffoquent et s'effondrent.
"Il parlait souvent (plus que souvent) dans tous les détails des horribles pratiques d'extermination des juifs sous le troisième Reich, il nous en montrait des photographies. Et on avait l'impression qu'il en parlait sans déplaisir.

"A la chorale, papu aimait à frapper au hasard, le premier qu'il attrapait, et il en avait l'écume aux lèvres. Souvent il cassait le bâton sur le dos de celui qu'il frappait, et là aussi il avait cette fureur incompréhensible et l'écume aux coins de la bouche (...)

"Papu a dit : Si jamais nous en attrapons deux ensemble... Et quand c'est arrivé, il y eu d'abord la volée de coups habituelle, simplement encore pire qu'à l'habitude, et ce n'est pas peu dire. Ensuite, évidemment, le lendemain, le renvoi. Mon Dieu, en fait on avait moins peur de ce renvoi que des coups. Et enfin les discours habituels à ce sujet, comment on reconnaissait les garçons de cette espèce, etc.... du genre : un garçon qui a les mains moites est homosexuel et fait des cochonneries est déjà un criminel. On nous disait que ces saletés criminelles viennent immédiatement après le meurtre, même très exactement en ces termes : immédiatement après le meurtre.

"Papu en parlait presque tous les jours, et il ne fallait pas croire que la tentation ne pût pas l'atteindre lui aussi. Il disait que c'était en soi quelque chose de naturel que, pour reprendre sa propre expression,"la sève montait"...J'ai toujours trouvé cette expression épouvantable... Mais il n'avait jamais succombé à Satan, et il en était fier".

Pourtant, Papu fait des avances à Jürgen Bartsch, l'invite même dans son lit. Comment l'enfant peut-il confier ses angoisses ?

"Les contacts personnels, les amitiés étaient interdite. Qu'un élève joue trop souvent avec l'un de ses camarades, c'était interdit. Ils considéraient que toute amitié en tant que telle était suspecte, parce qu'ils pensaient que si on se faisait un ami, on lui mettrait forcément la main à la braguette.

La brutalité de Marienhausen est telle que Jürgen Bartsch finit par s'enfuir. Il sait que s'il rentre chez lui, ses parents le renverront au pensionnat ; il s'approche de sa maison et se cache dans une forêt du voisinage, où quelqu'un l'aperçoit et prévient sa mère. Elle téléphone aussitôt à Marienhausen pour qu'on le reprenne.

Dans son analyse détaillée du cas Jürgen Bartsch, Alice Miller démontre clairement que les sévices qu'il infligeait à ses victimes n'avaient pas grande chose à voir avec un"instinct sexuel"incontrôlé. Il voulait humilier comme il avait lui-même été humilié par sa mère et par les prêtes de pensionnat, enfermer, rendre l'autre totalement dépendant de lui-même, et enfin inspirer à l'opinion publique un dégoût comparable à celui qu'avait ressenti sa mère découvrant que le bébé qu'elle venait d'adopter n'était pas propre.

Voici un exemple sinistre de la façon dont Papu humiliait un élève :

"Papu décida qu'on allait le"pendre". Ce devait être un jeu ; très amusant. Mais Herbert (l'enfant le plus petit de la classe, souffre-douleur des professeurs) n'en savait rien car personne ne lui avait dit. On le traîna au fond de la forêt, on le ficela, on le bâillonna, on le mit dans un sac de couchage et on le laissa là. Il y resta jusqu'à minuit. Ce qu'il a dû ressentir, je ne saurais le dire. Après minuit, il eut droit aux moqueries et aux gros rires ; c'était un jeu, très amusant".

Alice Miller montre que non seulement Jürgen Bartsch ne souffrait pas d'instinct sexuel incontrôlé, mais que c'est justement parce qu'il contrôlait trop bien ses instincts qu'il avait accepté sagement d'être enfermé dans une cave pendant six ans, d'être battu sans raison en arrivant à ne pas pleurer, de rester pendant des années chez les pères sadiques de Marienhaussen.

Mais la psychiatrie institutionnelle allemande émit un autre jugement que celui d'Alice Miller : elle décida qu'une opération de castration aiderait Jürgen Bartsch à dominer ses prétendus instincts. Il mourut des suites de l'opération, en 1976

Nous sommes en présence d'une extrême destructivité. Chez Jürgen Bartsch elle est dirigée contre les petits garçons en qui il cherche toujours à s'anéantir lui-même tout en détruisant la vie d'autres enfants.

Cette destructivité m'apparaît comme la décharge de la haine accumulée et refoulée dans l'enfance et comme son transfert sur un autre objet ou au soi.

Analyse commune des 3 personnages cités supra :

Les trois sujets en question ont été maltraités et profondément humiliés dans leur enfance, et de façon continue. Ils ont vécu dès leur plus jeune âge dans un climat de cruauté et ils y ont grandi.

La réaction saine et normale à ce type de traitement serait, chez un enfant, sain et normal, une fureur de forte intensité. Mais dans le système d'éducation autoritaire de ces trois familles, cette réaction était la plus sévèrement réprimée.

De toute leur enfance et de toute leur jeunesse, ces êtres n'ont jamais eu une personne adulte à qui ils auraient pu confier leurs sentiments et plus particulièrement leurs sentiments de haine.

Chez ces trois personnes, il y avait le même besoin pulsionnel de communiquer au monde l'expérience de la souffrance endurée, de s'exprimer. Les trois ont d'ailleurs un certain don de l'expression verbale.

Etant donné que la voie d'une communication verbale simple et sans risque leur était interdite, ils ne pouvaient communiquer leur expérience au monde que sous la forme de mises en scène inconscientes.

Toutes ces mises en scène suscitent dans le monde extérieur un sentiment d'horreur et de répulsion, qui ne s'éveille qu'au dernier acte du drame et non pas à la nouvelle des mauvais traitements infligés à un enfant.

Ces trois êtres n'ont connu de tendresse qu'en tant qu'objets, en tant que propriété de leurs parents, jamais pour ce qu'ils étaient. C'est le besoin de tendresse, associé à l'émergence de pulsions destructrices de l'enfance, qui les conduit au moment de la puberté et de l'adolescence à ces mises en scène dramatiques.

"Les trois cas que nous avons présentés ne sont pas seulement des individus mais aussi des représentants de groupes caractéristiques. On parvient mieux à comprendre ces groupes (toxicomanes, délinquants ; suicidaires, terroristes et même un certain type d'hommes politiques), si l'on essaie de retracer l'histoire d'un cas individuel depuis le drame caché de son enfance. Toutes les mises en scène de ces êtres hurlent en fait avec des variantes diverses, leur besoin de compréhension, mais elles le font sous une forme telle qu'elles suscitent toutes les réactions dans l'opinion publique sauf la compréhension".

 

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30 août 2008 6 30 /08 /août /2008 03:04


Nom Mohinder Singh
Surnom
Né le : 1940
Mort le : Toujours en vie
Tueur en série Indien arrêté avec son domestique le 29.12.2006





PREAMBULE


A Nithari, dans la banlieue misérable de New Delhi, un homme d'affaires et son domestique ont enlevé, violé, tué des enfants et de jeunes adultes sans que, pendant deux ans, la police réagisse. Un monstrueux fait divers qui raconte aussi une terrible histoire d'injustice et de pauvreté.


Surendra Koli, son domestique, a raconté aux enquêteurs que Mohinder Singh s'effrayait de vieillir, et que cette peur ne faisait qu'accroître ses désirs sexuels. Il avait d'ailleurs régulièrement recours aux services de prostituées.

Surendra Koli est suspecté d'avoir été l'exécuteur des basses œuvres de son maître. Cet homme de 30 ans, père de deux enfants, dont un nouveau-né, se chargeait d'étrangler les victimes et de les découper en morceaux.

Une femme, prénommée Maya, est également l'objet de poursuites. Mohinder Singh l'employait comme servante occasionnelle lors de ses séjours à Delhi. Elle habitait au cœur du bidonville de Nithari, à côté des enfants disparus.
C'est d'ailleurs Vikran Singh, un ancien responsable élu de ce quartier, qui l'a dénoncée à la police. «Quelques jours avant les arrestations de son patron et du domestique, raconte-t-il, elle était venue me dire que plusieurs familles ne reverraient plus leurs enfants. Elle savait qu'ils avaient été tués.»
Maya est, en fait, soupçonnée d'avoir attiré plusieurs victimes dans la maison de Mohinder Singh, et fermé les yeux sur les agissements du maître et du valet.

Son parcours


Mohinder Singh Pandher, appartient à une riche famille du Pendjab (Nord-Ouest).

De 1974 à 1977, Mohinder Singh avait fréquenté la plus prestigieuse université de Delhi, le St. Stephen's College, où étudient tous les fils de la haute société. Certains de ses amis le présentent comme «très intelligent et doté d'un bon sens de l'humour».

il dirigeait une entreprise florissante spécialisée dans la fabrication de pièces détachées pour des bulldozers et des engins de construction

Il entretenait en outre des relations suivies avec des élus du parti du Congrès, la formation actuellement au pouvoir.

Vie familiale de Mohinder Singh

Marié, père d'un fils étudiant au Canada

Il ne résidait qu'une partie de l'année dans la banlieue de Delhi. Le reste du temps, il vivait avec son épouse à Chandigarh, au Pendjab. Il voyageait aussi beaucoup dans le monde entier. Son passeport fait état de séjours en Suisse, aux Etats-Unis, au Canada, à Dubaï et en Chine.


On le voyait peu; il n'occupait pas toute l'année sa belle maison blanche, en lisière du bidonville, à 100 mètres du domicile de Pinky, une de ses victimes.



Ses victimes


Pendant deux ans, ils ont enlevé, violé, tué, découpé en morceaux au moins 6 garçons et 11 fillettes ou jeunes femmes de Nithari, quartier pauvre de la banlieue de Delhi. Et ce bilan pourrait être revu à la hausse: au total, ce sont en effet 38 enfants ou jeunes adultes de Nithari âgés de 4 à 25 ans qui ont disparu entre décembre 2004 et décembre 2006. A l'automne 2006, le nombre des disparitions s'élève à une trentaine.

Il circulait dans une confortable voiture et ne parlait jamais à ces voisins dont il ignorait les noms et, parfois, les visages. Mais il attirait leurs enfants avec des bonbons, des chocolats ou des promesses d'argent. Une fois prisonnières, les victimes subissaient l'enfer. Puis Koli, le serviteur, se débarrassait des corps démembrés en les jetant dans le caniveau.

Selon les premiers résultats, Pandher aurait chargé son domestique de lui fournir des femmes. S'il n'en trouvait pas, il rabattait des enfants, des filles de préférence. Faute de mieux, les petits garçons faisaient l'affaire. Après les orgies, le serviteur aurait tué les « invités », puis il aurait découpé les corps. Non sans s'être, auparavant, adonné à des actes sexuels sur les cadavres.

l'un d'eux aurait reconnu à la police avoir tenté de manger certaines de ses victimes après les avoir violées et assassinées. Les restes des victimes ont été retrouvés enterrés dans le jardin d'une maison dans la banlieue de New Dehli, la capitale, fin décembre 2006.

C'est l'employé, Surender Koli, qui a assuré aux enquêteurs qu'il avait tenté de manger des restes humains mais les avait vomis, selon le journal Hindustan Times.

Enquête et condamnation


On soupçonne fortement la police locale de ne pas avoir pris en compte les dépôts de plainte des parents pour disparition de leurs enfants. En effet, ces derniers sont tellement pauvres qu'ils n'ont jamais été pris au sérieux.

La police aurait ainsi délaisser l'enquête, pire, certains policiers auraient même été vus sortir de la maison de Mohinder Singh en état fort d'ébriété.

Le final

Le dénouement de l'affaire prend Nithari par surprise. Le père de la dernière victime - une jeune fille - s'est montré si insistant auprès des policiers qu'ils ont fini par enquêter. Une riche habitante du quartier, émue par la détresse des familles, a appuyé sa démarche. Sans le savoir, le domestique de Mohinder Singh a mis la police sur sa piste en utilisant le mobile de l'adolescente après l'avoir assassinée.

Le Plus

Chaque année, entre 45 000 et 50 000 mineurs disparaissent en Inde. Mais, devant l'émotion suscitée par les «massacres de Nithari», la classe politique s'est mobilisée. Sonia Gandhi, veuve du Premier ministre assassiné en 1991 et présidente du parti du Congrès, la principale formation politique du pays, a rendu visite aux familles des victimes. Elle en a profité pour stigmatiser l'Etat de l'Uttar Pradesh, auquel appartient le bidonville de Nithari, comme «un Etat sans loi». Plusieurs élus locaux sont aussi venus manifester leur solidarité aux habitants. Le gouvernement fédéral a, pour sa part, annoncé la mise en chantier d'une loi contre la pédophilie et le travail des enfants.




Au lendemain de l'arrestation, le scandale éclate. L'inaction des policiers suscite la colère. Les médias nationaux dénoncent ce tragique épisode de la lutte des pauvres contre le riche. Les autorités locales allouent 500 000 roupies (moins de 10 000 euros) aux familles des 17 victimes identifiées, ainsi qu'un petit terrain de quelques mètres carrés.

Mais, pour les parents, impossible d'oublier. La mère d'Anjeli veut retourner au village. «Il n'y a que là que l'on peut élever tranquillement les filles», dit-elle. Elle n'a pas osé dire à son petit-fils qu'il était orphelin. Gopal et Sonu reviendront aussi au Bengale, pour une cérémonie funéraire prévue en mémoire de leurs morts. Ils regagneront ensuite le bidonville, persuadés que leur avenir est ici, dans cette banlieue de Delhi où la vie a déjà repris son cours, où les petits jouent à nouveau, près des flaques d'eau croupissante. Comme avant.


Confessions des tueurs lors de leurs interrogatoires

'I molested several boys and girls, then got koli to kill them'

Tehelka unearths Moninder Singh Pandher’s chilling confession to the police

Accused Moninder Singh, S/O Sampuran Singh, R/O 1012, Sector 27 Chandigarh, present address D-5, Sector 31, Noida, District Gautam Budh Nagar, while confessing to his crime told us, “I am around 50 years old. I have several JCB repairing workshops, one of which is in Noida. I also have farm lands in Punjab. My family lives in Punjab. I live alone in this house and my servant Surendra, alias Satish, stays here to take care of the house. I get call-girls for fulfilling my physical needs. Miss Payal, alias Deepika, was a call-girl and she charged me Rs 2,500 for one night. Deepika had spent several nights with me and so she started blackmailing me. To save myself from her, I hatched a plan along with my servant Surendra and made Surendra kill Payal and dispose of her body.”

During another round of interrogation about the other missing children, he told us, “When I could not get a girl at night, I could not sleep. Then I would ask Surendra to make some arrangement. Then he would lure any boy or girl he found near the house. In this way, I raped several small girls and boys during the last one or one-and-a-half (1-1½) years, for which I apologise. Whoever I raped, I got killed by my servant Surendra according to the plan, so that the secret was never exposed. Forgive me.”

Moninder Singh Pandher’s confession on December 29, 2006,
as recorded by DSP Dinesh Yadav, Noida Police

 

“First my employer Moninder Singh raped them and then he handed them over to me. After raping them, I would kill them. I would then behead the corpses and throw the heads behind the house”

Surendra Koli’s statement to the Noida Police, recorded by DSP Dinesh Yadav on December 29, 2006

During interrogation Surendra told us, “I reside in D-5, Sector 31 (Nithari) which is owned by Moninder Singh Pandher, s/o Sampuran Singh. He is from Chandigarh but lives here now. I have been his servant for the last three years and I take care of the house. Sometimes my employer used to call Payal, alias Deepika, to sleep with him. She charged Rs 2,500 for one night. One day, my employer told me “Deepika has now started to blackmail me, so kill her. I will bear all the expenses.” After telling me this, my employer left for Chandigarh on May 5. The next day, on May 6, 2006, I called Deepika on her mobile number, 9891115404, from an std booth near the house and told her that I had to introduce her to a new customer. The next day, at around 4 or 5 on the evening of May 7, she came to the house. I was alone in the house (D-5) at that time. I asked her to sit and gave her water. Payal then asked me who the customer was. I said, “Do it for me today. How much will you charge for that?” Deepika asked for Rs 3,000. When I said I would give her Rs 500-600, she refused and got up to leave. I then switched on the TV and asked her to have some tea. She sat on the sofa and was watching TV, when I came up behind and strangled her with her chunni. When she fell unconscious, I raped her. After that, I beheaded her with a knife and put her body inside a plastic sack. I then cleaned the house. At night, I dumped Deepika’s torso in the drain in front of the house and then I threw her head and slippers behind the house after wrapping them in a polythene sheet. I can get these things recovered.”

When I [Dinesh Yadav] expressed my suspicion that it is he who is responsible for all the children missing from Nithari, he fell at my feet and started crying. “Saheb, forgive me,” he said. “I have made a mistake. Every day, my employer brought some girl or the other. On days when he did not find a girl, he would ask me to make arrangements. Then whoever — maidservant (kaamwali), laundrywoman (dhobin) or any boy or girl I could find near the gate of the house — I would coax into coming inside. Then, first my employer Moninder Singh would rape them and then he would hand them over to me. After raping them, I would kill them. I would then behead the corpses and throw the heads behind the house. I would stuff the rest of the bodies in sacks and either throw them into the drain or behind the house. I can get everything recovered. My employer is also at the house. You can also ask him.

 



 

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28 août 2008 4 28 /08 /août /2008 18:29

 

Nom William Fyfe

Surnom

Né le :1955 à Barrie (Ontario)

Mort le :Toujours en vie

Tueur en série Canadien




 

PREAMBULE 

Il a avoué avoir tué et mutilé neuf femmes, toutes au Québec, entre 1979 et 1999, à Montréal, Pointe-Claire, Baie d'Urfé, Senneville, Laval, Sainte-Agathe, Piedmont, ville Mont-Royal et Sainte-Adèle.

 

Son profil 

Il a été élevé au Québec par sa tante, Frances Fyfe Kanarak 

«C'était le bon gars du village, les gens se sentaient en confiance en sa présence »

«Il a berné tout le monde : ses conjointes, ses collègues et même ses amis policiers avec qui il jouait au volleyball» Il prenait d'ailleurs régulièrement un café avec eux... au poste de police !

Ses victimes 

William Fyfe battait, agressait et tranchait parfois ses victimes du pubis aux seins. Toutes ces femmes vivaient seules et étaient financièrement à l’aise. 

17.10.1979

Suzanne Bernier 55 ans

tuée dans sa résidence du quartier Nouveau-Bordeaux de Montréal

14.11.1979

Nicole Raymond 26 ans

tuée dans sa résidence de la rue Lakeshore à Beaconsfield

25.03.1981

Hazel Scatolon 53 ans

violée, puis tuée à coups de couteau dans sa résidence de Mont-Royal

24.09.1987

Louise Blanc Poupart 40 ans

violée puis tuée de 17 coups de couteau dans sa résidence de Sainte-Adèle

06.06.1989

Pauline Laplante 44 ans

violée, puis tuée de 37 coups de couteau dans sa résidence de Piedmont

14.10.1999

Anna Yarnold, 59 ans

violée, puis tuée à coups de couteau dans sa résidence de Senneville

28.10.1999

Monique Gaudreau 45 ans

Infirmière violée, puis tuée à coups de couteau dans sa résidence de Sainte-Agathe-des-Monts

19.11.1999

Teresa Liszac Shanahan, 55 ans

violée, puis tuée à coups de couteau dans sa résidence de Laval

15.12.1999

Mary Elizabeth Glen, 53 ans*

Graphiste. Battue à coups de poings et à l’aide d’une barre de fer. la barre de fer lui a brisé les dents, la mâchoire et l’os du front .Inerte elle est violée, puis tuée à coups de couteau dans sa résidence de Baie-d'Urfée

 

Des empreintes digitales sur le cadrage extérieur de la porte d'entrée de la résidence de Mary Elizabeth Glen permettent à la police de l'identifier puisqu'il était fiché pour plusieurs délits perpétrés entre 1973 et 1988 

On s’aperçoit ici qu’il tua :  

-          2 fois en 1979

-          1 fois en 1981

-          1 fois en 1987

-          1 fois en 1989

-          4 fois en 1999 sur une période de 2 mois.

 

Hormis deux meurtres, il tua volontiers plutôt sur le dernier trimestre de chaque année. 

Fyfe a toujours refusé d’expliquer aux policiers les raisons de ses crimes affreux. «Vous ne saurez jamais pourquoi!», leur a-t-il répété, baveux, durant ses interrogatoires.

 

Enquête et condamnation 

il est appréhendé le 22 décembre 1999 au domicile de sa mère en Ontario et il est formellement accusé du meurtre d'Elizabeth Glen; sa photo publiée dans les journaux à la suite de son arrestation est vue par le fils de Hazel Scatolon qui reconnait celui avec qui il jouait au hockey à l'époque du meurtre de sa mère ; des tests d'ADN le relient à ce meurtre, puis à ceux d'Anna Yarnold, Monique Gaudreau et Teresa Liszac Shanahan. Le 6 novembre 2000, il subit son enquête préliminaire relativement aux meurtres de Hazel Scatolon, Anna Yarnold, Monique Gaudreau, Teresa Liszac Shanahan et Mary Elizabeth Glen.

Le 21 septembre 2001, alors que son procès doit débuter, il s'avoue coupable des 5 meurtres et est condamné à l'emprisonnement à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant d'avoir purgé 25 ans de sa peine.

Le 21 novembre 2001, après avoir obtenu d'être transféré dans un pénitencier de Saskatoon (Saskatchewan), il avoue avoir tué Suzanne Bernier, Nicole Raymond, Louise Blanc Poupart et Pauline Laplante; lorsqu'il a tué Suzanne Bernier en 1979, Fyfe était en liberté d'une journée alors qu'il purgeait une peine de 10 mois de prison pour un crime mineur. Vu son modus operandum, la police croit qu'il pourrait être l'auteur de 5 autres meurtres de femmes dont le ou les auteurs ne sont pas encore identifiés.
 

Le final

Fyfe n’a pas subi de procès et a plaidé coupable juste après les événements du 11 septembre 2001.

Il a été condamné à la prison à vie pour le meurtre de cinq femmes, en septembre 2001, et a avoué quatre autres meurtres en échange de certaines conditions. Il a du coup obtenu son transfert dans une prison anglophone de l'ouest du Canada. 

Le Plus 


1-Livre publié au printemps 2003
è "William Fyfe, tueur en série; Autopsie d'une enquête policière", chez Lanctôt Éditeur, sous la plume de l'auteur Marc Pigeon, alors journaliste au Journal de Montréal. 

2- Certains soupçonnent celui que l’on surnommait "Bill l'Anglais" d'avoir commis jusqu'à 25 assassinats.

3- La police est aussi convaincue qu'il est le Plombier du poste 25, ce violeur en série qui a semé la terreur dans le centre-ville de Montréal au milieu des années 1980.

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23 avril 2008 3 23 /04 /avril /2008 08:11

 

 
 
Nom BONIN WILLIAM
Surnom : "The Freeway Killer" ("le tueur de l'autoroute")
Né le :. 8 janvier 1947 en Californie (USA)
Mort le : 23 février 1996, exécuté à la prison de San Quentin, Californie (USA)
Tueur en série Américain



PREAMBULE
  

William Bonin était un pervers sadique qui a violé et étranglé des dizaines d'adolescents en Californie du Sud. Sans remords et sans pitié, il a profité des opportunités que lui procuraient les autoroutes de cet état, ce qui lui valut son surnom de "Freeway Killer". Chose rare pour un tueur en série, il a souvent tué avec des complices différents, qui avaient l'âge de ses victimes. Il a été reconnu coupable de 14 meurtres, mais aurait fait au moins de dix à vingt victimes de plus.

Vie familiale de William BONIN

Son père Vétéran de l'armée est un homme  alcoolique et  violent. Il adorait le jeu. Il est mort  d'une cirrhose du foie alors que William B. est encore très jeune.
Sa mère l'abandonnait très souvent avec son frère à la garde de son propre père, qui, était reconnu comme un pédophile notoire. Elle adorait le jeu. Son grand père pédophile notoire. A violé sa propre fille (mère de William BONIN, lorsqu'elle n'était encore qu'une enfant).

William et son frère étaient reconnus par leur voisinage comme étant des enfants très souvent abandonnés de leurs parents, sales, affamés et souvent mal vêtus.

A 8 ans, William BONIN fugue de chez lui , et ne sera arrêté que dans le connecticut après avoir volé des plaques d'immatriculation. Il est envoyé en maison de correction. Il y sera violé par de jeunes garçons plus âgés que lui.


Pour le Dr Jonathan Pincus, neurologue à l'hôpital de l'Université de Georgetown, qui examina Bonin durant son incarcération après les meurtres, cet incident en dit beaucoup sur l'enfance de Bonin. Le fait que ce garçon de 8 ans avait des connaissances sexuelles et demanda d'être attaché - et donc contraint - conduisit Pincus à penser qu'il avait déjà été violé auparavant. « Il est presque certain qu'il avait été abusé sexuellement, ligoté et forcé par un ou des adultes antérieurement ».


18 ans
                   Il se marie quelques mois seulement.
19 ans                   Il s'engage dans l'armée et est envoyé comme soldat au Vietnam. Ses états de service sont bons.
1968-1969           Il revient vivre chez sa mère à Downey et trouve un emploi de conducteur de poids lourd.
1969                      Incarcéré pour 5 ans pour le viol de 5 jeunes garçons.
1969-1974           Il est envoyé à l'hôpital d'Atascadero. Il y est examiné par des psychiatres. Bonin ne se souvenait pas avoir été violé durant son enfance. Les docteurs pensèrent qu'il refoulait ses souvenirs : « Il existe de nombreuses données indiquant que Bonin a été sévèrement abusé sexuellement, avec récurrence, lorsqu'il était enfant »

Ils découvrirent chez Bonin des altérations physiques et psychiques : des dommages au cerveau, dans la zone qui est censée modérer les pulsions violentes ; des troubles bipolaires (maniaco-dépressif) ; et plusieurs cicatrices sur sa tête et ses fesses. Bonin ne parvenait pas à expliquer d'où venaient ses cicatrices.

Mai 1974                  Il est libéré sur parole et mis sous contrôle judiciaire.


Ses victimes

Août 1975 David McVicker, 14 ans,
Il faisait de l'auto-stop pour se rendre à Huntington Beach. Bonin l'invita à monter dans son van.
Selon l'adolescent, « il était totalement normal, il n'y avait rien du tout d'étrange en lui ». Bonin lui proposa d'avoir des relations sexuelles et David McVicker lui demanda d'arrêter son véhicule pour descendre. Bonin sortit alors un pistolet, conduisit jusqu'à un endroit isolé et viola l'adolescent. Puis, il commença à l'étrangler avec son t-shirt. McVicker suffoquait et se mit à pleurer. À son grand étonnement, Bonin relâcha sa prise et lui demanda pardon pour avoir tenté de l'étrangler. Il le laissa ensuite partir.

Cette agression fut la dernière à l'issue de laquelle Bonin ne tua pas sa victime. Ce fut également la dernière fois qu'il exprima des regrets pour ses actes.

1975-octobre 1978 Prison pour conduite lascive et obscène

mi-1979
 Surpris en flagrant délit d'agression sexuelle par un policier. Mais une erreur administrative annulera la procédure pénale, et Bonin est libéré de nouveau.

05 Août 1979 Marcus Grabs 17 ans 
Grabs parcourait les États-Unis à pied, en faisant du camping.

Selon ce que la police apprit par la suite, entre 18h et 22h, Bonin et un de ses jeunes amis, Vernon Butts, 21 ans, enlevèrent Marcus Grabs qui faisait du stop sur l'autoroute de la Côte Pacifique, le violèrent, le frappèrent violemment et le poignardèrent.
Ils abandonnèrent son corps nu sur Malibu Canyon. Il avait été poignardé 77 fois. Une corde de nylon orange était encore enroulée autour de son cou et du fil électrique à l'une de ses chevilles.
Vernon Butts était un employé de magasin qui possédait un long casier judiciaire pour des délits mineurs et avait passé de nombreuses années dans différentes prisons.

31 août 1979Donald Hyden, 15 ans
 Son corps fut découvert dans une benne à ordure près de la Ventura Freeway. Il avait été vu pour la dernière fois au centre de la Communauté Gay de Los Angeles. Il avait été violé et étranglé. Sa gorge avait également été tranchée et le tueur avait tenté de le castrer.

12 septembre 1979 David Murillo, 17 ans
Son corps fut trouvé près de la Ventura Freeway. Il avait disparu trois jours plus tôt alors qu'il se rendait au cinéma en vélo. Son crâne avait été fracassé par un démonte-pneu, il avait été sodomisé et étranglé.

Décembre 1979 Dennis Frank Fox, 17 ans
Son corps fut découvert nu près de la Ortega Highway (Hi-74) et de l'autoroute n°5 .

03 février 1980 Charles Miranda 15 ans
Bonin et Gregory Matthew Miley, 19 ans, pervers sexuel lui aussi, aperçurent Charles M. qui marchait dans West Hollywood. Ils lui proposèrent de le prendre en stop dans le van mais se garèrent quelques pâtés de maisons plus loin, dans un endroit isolé.
Bonin sodomisa l'adolescent et ordonna à Miley de le faire lui aussi mais Miley, selon les rapports officiels, « ne pouvait pas maintenir une érection ». Frustré par son impuissance, Miley viola Charles Miranda avec un objet pointu.
Puis Bonin recommença. Ensuite, ils attachèrent ensemble les pieds et les mains de l'adolescent. Bonin saisit le t-shirt de l'adolescent et déclara à Miley qu'il allait lui montrer « comment faire ». Il passa le t-shirt autour du cou de Charles Miranda et utilisa un démonte-pneu pour former un garrot avec lequel il l'étrangla lentement. Son corps fut découvert nu dans une allée de Los Angeles.

05 février 1980 James McCabe, 12 ans
Bonin et son complice Gregory Matthew Miley invitèrent le garçon à monter dans le van alors qu'il attendait à un arrêt de bus. Ils discutèrent un peu avec lui, puis le firent finalement monter de force. Alors que Miley conduisait, Bonin viola James McCabe.
Ils le frappèrent et Bonin l'étrangla en utilisant son t-shirt et le démonte-pneu.
Le corps du garçon fut trouvé le 8 février près d'une benne à ordures à Walnut City. Bonin et Miley utilisèrent les 6 dollars qu'ils avaient trouvés dans son porte-monnaie pour s'acheter à manger.

14 mars 1980 Ronald Gatlin, 19 ans
disparu de North Hollywood. Il fut frappé, violé et étranglé. Son corps fut découvert le lendemain, à Duarte, à la jonction des autoroutes 210 et 605.

20 mars 1980 Harry Todd Turner, 14 ans
disparu de Hollywood. Il fut violé et étranglé, et son corps fut découvert 5 jours plus tard, près de l'autoroute de Santa Monica

22 mars 1980 Glen Norman Barker 14 ans
disparu de Huntington Beach. Il fut violé et étranglé, et son corps fut découvert le 22 mars, au bord de l'Ortega Highway.
Russell Duane Rugh, 15 ans, disparu alors qu'il attendait le bus qui le conduisait au fast-food où il travaillait. Il fut violé et étranglé, et son corps fut découvert le 22 mars, au bord de l'Ortega Highway, près de celui de Glen Barker.

10 avril 1980 Steven Wood, 16 ans
fut aperçu pour la dernière fois le 10 avril 1980, alors qu'il se rendait au lycée. Il fut violé et étranglé, et son corps fut découvert le lendemain près de la Pacific Coast Highway.

10 avril 1980 Lawrence Eugene Sharp, 17 ans,
Fut aperçu pour la dernière fois le 10 avril. Il fut violé et étranglé, et son corps fut découvert le 18 mai dans une benne à ordure, près d'une station service de Westminster.

29 avril 1980 Darin Lee Kendrick, 19 ans
disparu du parking du magasin de Stanton où il travaillait. Il fut violé et étranglé, mais Bonin le força également à ingérer de l'hydrate de chloral qui provoqua des brûlures chimiques sur sa bouche, son menton, son torse et dans son estomac. Lorsque son corps fut découvert, le lendemain, près de l'Artesia Freeway, il avait également un pic à glace planté dans l'oreille droite, qui avait provoqué une blessure fatale au cerveau.

2 Juin 1980 Steven Jay Wells18 ans,.
Bonin et un autre complice, un chauffeur mentalement retardé de 19 ans du nom de James Munro, prirent en stop Steven W.
Selon le témoignage de Munro, Steven Wells accepta d'accompagner les deux hommes jusqu'à l'appartement qu'ils partageaient, pour y avoir des relations sexuelles.
Bonin affirma que Munro l'avait aidé à tuer Wells mais Munro expliqua avoir été dans une autre pièce lorsque Bonin étrangla le jeune homme. D'une manière ou d'une autre, Wells n'avait rien fait pour l'en empêcher.
Bonin et Munro mirent le corps de Steven Wells dans le van et le conduisirent jusqu'à la maison de Vernon Butts. Celui-ci parut heureux que Bonin en ait « eu un autre ». Bonin lui demanda s'il voulait venir avec eux ou s'il préférait rester chez lui. Butts répondit qu'il allait regarder les informations et qu'ils devaient « aller jeter ça quelque part ».
Le lendemain, le corps de Steven Wells fut découvert derrière la benne à ordure d'une station service proche d'Huntington Beach.
La nuit du meurtre de Steven Wells, Bonin avait fait comprendre à Munro qu'il avait intérêt à ne parler de rien, sinon il le tuerait. Terrifié, Munro était reparti dans son Michigan natal.


Enquête et condamnation

En premier lieu, les crimes n'intéressèrent personne puisqu'ils s'agissaient très souvent de jeunes garçons homosexuels. Cette communauté, considérée à cette époque, par la police, et l'opinion publique comme étant une communauté à risques, ne méritait pas d'égards quelconques. Quelques journaux parlèrent des crimes, mais le mot « Serial Killer » ne fut pas prononcé.

Finalement, la fréquence des crimes était telle, que la police finit par admettre l'existence d'un tueur en série.Elle détacha une de ses équipes sur ce sujet. Tous les documents relatifs aux meurtres furent ainsi regroupés et étudiés.

Un journaliste intéressé depuis le début à ses meurtres put obtenir une liste « secrète » des victimes du Freeway Killer, avec une description précise des crimes. Cette liste, nommée « Le(s) Étrangleur (s) de la Californie du Sud », révélait que la police savait depuis le début de l'année 1978 qu'un tueur en série œuvrait dans la région et, après l'arrestation de Bonin, dissimula le fait qu'un autre tueur en série de jeunes gens était encore en liberté. Ce tueur, Randy Kraft, encore plus sadique que Bonin, allait être arrêté en mai 1983.

En mai 1980, la police par un contrôle de routine arrête William Pugh dont on se souvient qu'il a participé au crime de Harry Turner. Apeuré et voulant sauver sa peau, Pugh expliqua aux policiers qu'il avait « fait un bout de chemin » avec un certain William Bonin, qui s'était vanté d'être le « Freeway Killer

En échange de son témoignage contre Bonin, on lui proposa de ne passer que six ans derrière les barreaux pour le meurtre de Harry Turner. Pugh accepta sans hésiter. Se basant sur les allégations de Pugh, les policiers commencèrent à enquêter sur Bonin. Ils prirent connaissance de son casier judiciaire d'agresseur sexuel violent et décidèrent de le faire suivre.

Le 11 Juin 1980, Bonin, qui n'avait pas remarqué la surveillance dont il faisait l'objet, chercha une nouvelle victime. Les policiers qui suivaient son van le virent aborder cinq jeunes hommes différents. Un adolescent de 15 ans, Harold T., monta finalement dans son véhicule. Bonin conduisit jusqu'au parking désert d'une plage. Lorsqu'ils ouvrirent la porte du van, Bonin était en train de sodomiser l'adolescent. Il fut arrêté en flagrant délit.

Une corde et de l'autocollant similaires à ceux utilisés pour attacher ses victimes furent découverts dans le van. Les policiers mirent également la main sur des couteaux et un album dans lequel étaient collés des articles relatifs aux meurtres du « Freeway Killer », agrémentés d'annotations de la main de Bonin. La police scientifique préleva également des fibres qui furent comparées, avec succès, à ceux retrouvés sur certaines des victimes.
Vernon Butts fut arrêté un mois plus tard.

26 et le 29 juillet 1980
Bonin fut inculpé de 14 meurtres, de vols et de viols par les Comtés de Los Angeles et d'Orange .
Butts, inculpé de 6 meurtres et de 3 vols par le comté de Los Angeles, commença à livrer les autres complices de Bonin, dans l'espoir de voir sa peine adoucie.

31 juillet 1980
James Munro fut appréhendé par la police du Michigan le 31 juillet 1980 et inculpé du meurtre de Steven Wells.

22 août 1980
Gregory Miley fut arrêté au Texas et inculpé des meurtres de Charles Miranda et James McCabe, ainsi que de 2 vols et d'un viol.

29 octobre 1980
le Comté d'Orange inculpa à son tour Vernon Butts des meurtres de Mark Shelton, Robert Wirostek et Darin Kendrick ainsi que de conspiration, d'enlèvement, de vol, de sodomie et de perversion sexuelle.
Gregory Miley fut également inculpé de meurtre par le Comté d'Orange, ainsi que de vol et de viol.

Le final

 


11 janvier 1981



Vernon Butts se pendit dans sa cellule - après 5 tentatives de suicide depuis son arrestation.

04 novembre 1981
Premier procès de Bonin à Los Angeles.
05 janvier 1981
les jurés le reconnurent coupable de dix meurtres et de dix vols commis dans le Comté de Los Angeles.
1983
il fut jugé pour quatre meurtres commis dans le Comté d'Orange et de nouveau déclaré coupable. Il fut condamné à mort à chaque fois.

Bonin fut également suspecté d'au moins 20 meurtres supplémentaires de jeunes gens, dont les corps furent retrouvés non loin d'autoroutes dans les comtés voisins de Kern, Riverside, San Diego et San Bernardino.



Gregory Miley fut condamné à la perpétuité, avec une période de sécurité de 25 ans, pour sa participation aux meurtres de Charles Miranda et James McCabe.





James Munro fut condamné à la perpétuité avec une période de 15 ans pour sa participation au meurtre de Steven Wells.



Le Plus

Bonin fit évidemment appel de sa condamnation à mort, plusieurs fois, par tous les moyens légaux possibles et imaginables. Il tenta aussi de passer un marché avec la justice, affirmant qu'il pourrait avouer des meurtres irrésolus, mais les autorités judiciaires refusèrent. Selon les gardiens de la prison de San Quentin, il passa tranquillement ses journées à jouer aux cartes avec d'autres tueurs en série Californiens : Randy Kraft, Lawrence Bittaker et Douglas Clark. Rien n'y fit.

Bonin a eu le temps de publier un recueil de nouvelles, ses peintures abstraites ont été exposées dans une galerie de Seattle et il correspondait avec les familles de certaines de ses victimes. La mère d'un adolescent lui avait écrit et il lui avait répondu que son fils avait été « son préféré » parce qu'il « criait si bien ». Il ne s'excusa jamais de quoi que ce soit et ne demanda pas à être pardonné.

 

Le 23 février 1996, il fut exécuté par injection mortelle à la prison d'État de San Quentin.
Pour sa dernière déclaration, il n'exprima aucun remords, mais affirma que la peine de mort était injuste.
Aucun de ses parents ne fut présent lors de son exécution et personne ne réclama son corps. Il fut incinéré et ses cendres furent jetées dans l'Océan Pacifique.

Gregory Miley et James Munro sont toujours en prison, en Californie.

 

 

 

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15 avril 2008 2 15 /04 /avril /2008 18:51

 

 Nom Richard BIEGENWALD

Surnom : The Trill Killer (Celui qui tue pour le frisson)

Né le :.1940 à Charleston – Etats Unis

Mort le : 12 Mars 2008 à 67 ans d’une insuffisance rénale et respiratoire à la prison de Trenton.

Tueur en série Américain



 

PREAMBULE 

Tueur pour le frisson, il fut condamné deux fois à mort , mais fut gracié à chaque fois.

Il a passé les ¾ de sa vie en prison. 

L’homme 

Richard BIENGENWALD est un enfant battu dès son plus jeune âge par un père alcoolique. Sa mère est inexistante quant à l’éducation ou la protection de son enfant.

 

Année

Age

Faits

1945

5ans

Met le feu à la maison familiale et est placé dans un centre psychiatrique.

1948

8ans

Est considéré comme alcoolique. Est replacé en observations.

1949

9 ans

Subit un traitement expérimental à base d’électrochocs à l’Hôpital Bellevue de New York.

1951

11 ans

Lors d’une visite chez ses parents, il vole de l’argent à sa mère.

Il tente la même année de se suicider en s’immolant par le feu.

Il passe ainsi son adolescence de maison de correction en maison de correction, tente vainement de rattraper son retard scolaire, et à l’âge de 17 ans, tout juste libéré de la maison de correction, il vole une voiture et tente de dévaliser une supérette (ville de Bayonne dans le New Jersey). Il tue le propriétaire de la supérette et sera arrêté quelque temps plus tard pour ce crime. 

Il sera condamné à la prison à vie pour ce meurtre……mais finira après 17 ans de prison par être libéré pour bonne conduite en 1975. Il a alors 34 ans. 

Il errera de petits boulots en petits boulots, fera de nouveau de la prison pour viol, mais ne sera pas identifié clairement par sa victime, ce qui lui donnera l’opportunité d’être de nouveau libéré. 

Il épouse sa compagne de 16 ans plus jeune que lui, lorsqu’il purgera sa peine pour viol. 

Il s’installe avec son épouse à Asbury Park, dans le New Jersey, et trouve un emploi d’agent d’entretien. 

Ils hébergent de juin à octobre 1982, une amie de DIANE, THERESA SMITH, avec laquelle il partagera ses pulsions meurtrières. 

Les victimes 

Année

Victimes

Faits

1957

Stephen Sladowski

Tue ce propriétaire de supérette alors qu’il tente de dévaliser le magasin. Richard Biengewald a tout juste 17 ans.

14.01.1983

Anna Olesiewicz.

18 ans

tuée de quatre balles dans la tête Le corps portrait encore ses vêtements, mais une bague en or lui avait été volée. C’est cette bague que Richard BIENGENWALD a offert à l’amie de son épouse, Thérésa. Lisant l’article dans la presse locale, THERESA ira trouver la police pour dénoncer Richard.

 

 

A cette époque, Biegenwald avait invité dans son appartement un ancien détenu dénommé Dherran Fitzgerald, avec son épouse et leur bébé. Le 22 janvier, la police perquisitionna l’habitation et découvrit du hashish, des pistolets, une mitrailleuse, des munitions, une matraque, du LSD et une énorme vipère. Les officiers arrêtèrent immédiatement les deux amis.

Durant l’interrogatoire, Fitzgerald expliqua avoir aidé Biegenwlad à porter le corps d’Anna jusqu’au terrain vague, mais aussi à enterrer le corps d’une autre jeune femme dans le jardin boisé de la mère de Biegenwald, à Staten Island.


Année

Victimes

Faits

Xx

Maria Ciallella (17 ans)

 

Tuée de plusieurs balles dans la tête.Son corps était enterré dans le jardin de la mère de Biegenwald avec celui de Deborah Osborne. Elle était démembrée.

Xx

Deborah Osborne (18 ans)

 

Tuée de plusieurs balles dans la tête.Son corps était enterré dans le jardin de la mère de Biegenwald avec celui de Maria Ciallella.Elle était démembrée.

1982

William WARD

34 ans

enterré à Neptune City, près d’Asbury Park, avec cinq balles dans la tête. Biegenwald l’avait abattu le 21 septembre 1982, à la suite d’une dispute concernant un "contrat" que Fitzgerald devait remplir. Les trois hommes s’étaient battus et Biegenwald avait sorti son Beretta

20.11.1982

Betsy BACON

17 ans

A plaidé coupable en …1993 du meurtre de Betsy Bacon, fille d’un mafieux, qui offrit 100 000 $ à quiconque tuerait Biegenwald. Betsy Bacon avait été vue vivante pour la dernière fois le 20 novembre 1982, alors qu’elle allait chercher des cigarettes. Son corps fut exhumé le 15 avril 1983, à Tinton Falls, dans le New Jersey, alors que Biegenwald était déjà emprisonné.

 

Reconnu coupable de cinq meurtres, il fut condamné à mort par injection. Mais, après deux appels auprès de la Cour Suprême, sa peine fut convertie en prison à vie.

Le Plus
Richard Biengenwald est décédé le 12 mars 2008 à 09h15 au Centre Médical St. Francis de la prison de Trenton, d’insuffisance rénale et respiratoire, à l’âge de 67 ans.
Biengenwald était atteint d’un cancer au poumon, a eu un poumon enlevé, amis a tout de même continué à fumer.Il n'avait pas ni visiteurs ni famille à son chevet, et son corps ne fut pas réclamé à la morgue du comté de Mercer.Il est donc enterré ou incinéré avec d'autres personnes non réclamées.

 

 

 

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11 avril 2008 5 11 /04 /avril /2008 14:52

Nom Guy GEORGES
Surnom : LE TUEUR DE L’EST PARISIEN
Né le : 15.10.1962 Mort le : encore en prison
Tueur en série Français
 
PREAMBULE
 
Guy Georges est un tueur en série ayant sévi durant les années 90 en France. Il a été impliqué dans 20 affaires criminelles dont 7 meurtres. L'affaire du « tueur de l'Est parisien » a affolé l'opinion et, en raison des différents errements auxquels a donné lieu l'enquête, a finalement abouti au principe du fichage ADN en France.
 
 La vie de Guy GEORGES
15.10.1962
Fils adultérin d'un soldat américain de passage en France (George Cartwright), Guy Rampillon nait le 15 octobre 1962 à Vitry-le-François
24.11.1962
Il a 1 mois. Il est confié à une nourrice Mme Rousseau mais sa mère qui s’en désintéresse complètement ne paye pas les frais relatifs à sa garde
02.01.1963
Mme Rosin contacte la DDASS car la mère de Guy ne la paye pas, elle refuse donc de garder plus longtemps l’enfant.
09 Mai 1963
Guy est confié à la DDASS.
1966
Pour faciliter son adoption, on lui attribue le nom de Georges à l'âge de 6 ans.
04 Juin 1966
Il est remis à une famille d’accueil : M. et Mme Morin. Il révèle très tôt un caractère solitaire au sein d'une famille nombreuse (13 enfants adoptés)
 
Mars 1978
il est accueilli au Foyer de l’Enfance à Angers
Début 1979
Sur décision de Justice, il est transféré au foyer de La Marmitière spécialisé pour les jeunes en difficulté
10 Février 1981
Après avoir été condamné à une peine de neuf mois de prison, il décide de s’installer à Paris. Dans le quartier de Pigalle, il fréquente les dealers, travestis et les prostitués. Il a besoin d’argent et décide de se lancer dans la prostitution
02 Février au 29 mai 1982
Il est incarcéré à la prison de Fleury Mérogis pour vol et tentative de vol.
 
Le 10 février 1983
il est renvoyé devant le tribunal correctionnel de Paris pour « attentat à la pudeur commis avec violence et surprise sous la menace d’une arme ».
05 Juillet 1984
Condamnation par la cour d’assises de Meurthe et Moselle à 10 ans de réclusion criminelle pour viol sous la menace d’une arme.
02 Novembre 1985
Il est transféré au centre de détention de Fresnes.
2 7 Octobre 1986
 
Il est à nouveau transféré dans un nouveau centre de détention à Caen. Son comportement irréprochable lui permet d’obtenir de l’administration pénitentiaire quelques assouplissements dans son régime de détention.
08 Janvier 1991
Il obtient un régime de semi-liberté.
18 Janvier 1991
 
Il prend un train pour rejoindre Paris. Même s’il a conscience qu’il sera considéré comme évadé, il prend le risque. A Paris, Guy contacte son frère Dominique, lui indique qu’il a été libéré et lui demande s’il n’aurait pas de travail à lui fournir. Le patron de l’hôtel, où Guy Georges réside, sait que Guy s’est échappé de la prison de Caen, il arrive à lui faire comprendre qu’il est préférable de se rendre aux forces de l’ordre et de terminer de purger sa peine.
17 Février 1991
il se constitue prisonnier au commissariat et regagne Caen sans qu’aucun policier ne vérifie si des crimes sexuels ont eu lieu dans la Capitale durant la période où il s’était évadé
14 Mai 1991
Le tribunal correctionnel de Caen inflige huit mois de prison supplémentaire
pour l’évasion.
04 Décembre 1992
il est libéré, grâce à la remise de peine, après huit ans d’incarcération
14 Octobre 1992
Le tribunal correctionnel de Paris le condamne à 5 ans d’emprisonnement pour « attentat à la pudeur avec arme » et obtient 3 ans de sursis.
05 Novembre 1996
Il est libéré 6 mois avant le terme de sa peine. Il retourne à Paris et rentre à nouveau dans la prostitution, il fait la connaissance de Frédéric F un homosexuel.
09 Septembre 1995
 
Le tribunal correctionnel de Paris le condamne à 30 mois d’emprisonnement pour « violence avec usage ou menace d’une arme suivie d’une ITT inférieure à 8 jours en état de récidive ». Mais la cour oublie de révoquer les 3 ans de sursis infligés en 1992.
 
Les victimes
 
 
Automne 1976
A 14 ans , Guy G. tente d’étrangler Roseline D, attardée mentale légère, qui habite également chez les Morin (sa famille d’accueil). La famille décide de ne pas infliger une sanction trop importante à l’enfant et espère que cet acte est impulsif mais sans conséquence
31 mars 1978
Guy attaque Christiane la soeur de Roseline. M. et Mme Morin ne peuvent cautionner cette deuxième attaque . Ils demandent à Guy de quitter le domicile familial.
06 Février 1979
Il agresse Pascale C puis tente de l’étrangler. La justice demande une prise
en charge médicale.
05 Mai 1980
Jocelyne S. Il suit une jeune femme dans la rue et pénètre sournoisement dans son
immeuble. Il essaye de faire main basse sur son sac à main. Mais elle se défend alors il l’assène de coup de poing au visage puis prend la fuite
16 Mai 1980
il poursuit Roselyne C jusque dans son immeuble et brandit son canif pour la blesser à la joue. Un témoin permet de l’identifier et de l’interpeller le lendemain puis il est déferré devant un juge d’Angers.
16 Novembre 1981
: Il suit Nathalie L.dans la rue puis il rentre dans l’immeuble de la jeune femme. Il entaille la jeune femme de deux coups de couteaux dans la poitrine, puis la traîne
sous les escaliers. Il exige d’elle une fellation, elle n’a pas d’autre choix que s’exécuter. Mais il n’est pas satisfait puis la poignarde au ventre. Il déchire sa robe au niveau du buste avec son couteau. Il arrache l’armature du soutien-gorge, relève la robe et coupe le slip. Le violeur ne parvient pas à éjaculer puis prend la fuite. L’affaire est négligée par les services de police et sera qualifiée d’agression sexuelle. Nathalie L ne comprend qu’en 1998 que son agresseur est Guy Georges. Malheureusement la prescription est dépassée, l’affaire ne pourra jamais être jugée.
07 Juin 1982
Violette K. rentre chez elle lorsque Guy Georges la menace avec un couteau. Il l’amène sous un porche un peu sombre. La jeune femme appelle à l’aide et un voisin se précipite. Le chien du voisin prend en chasse l’agresseur et lui arrache son sac. Les policiers y trouvent des photos, un bon de sortie de la prison de Fleury Mérogis au nom de Guy Georges.
27 Février 1984
Pascale Escarfail. Alors qu’il tente de voler une voiture dans un parking , il entend les pas d’une jeune femme. Une fois assise au volant de son véhicule, il la pousse vers le siège passager et brandit son couteau, mais la jeune femme résiste alors il la blesse. Il l’assène de coups à la gorge et tente de la pénétrer sans succès. Il la viole et exige une fellation.
Au passage d’une voiture, il s’enfuit. Vers 22h00, il est arrêté, avoue le viol mais pas le coup de couteau.
24 Janvier 1991
A 22h00 : Il aperçoit Pascale E (19 ans) qui regagne son domicile, devant la porte de l’immeuble, elle compose le code d’entrée et pénètre dans le hall de l’immeuble .Guy arrive à se faufiler derrière la jeune femme et la menace pour qu’elle ouvre son appartement. Il ligote la jeune femme et lui applique un sparadrap sur sa bouche pour éviter qu’elle appelle à l’aide. Il tente de violer la jeune femme sous la menace d’un couteau mais sans succès et lui. Il décide de dépouiller la victime de ses objets de valeur, c’est pourquoi il l’a frappe afin qu’elle lui avoue où ces derniers sont cachés. Pascale essaie de l’assommer pendant qu’il fouille l’ensemble de l’appartement. Furieux, de cette tentative de fuite de la jeune femme il l’égorge. Aucune empreinte digitale n’est relevée. Une information judiciaire est confiée au juge Bernard.
Le 22 avril 1992
Eléonore P sonne à la porte d’un immeuble. Après qu’on lui ait ouvert, Guy Georges se glisse derrière elle lui glisse son couteau sous la gorge. Il exige qu’elle lui fasse une fellation. Eléonore résiste car elle se doute que son petit ami sortira de son appartement s’il ne la voit pas arriver au bout de quelques minutes. La lumière s’éteint, Eléonore appelle au secours. Guy Georges s’enfuit. A 01h30 : La police est prevenue, le lendemain matin, il est arrêté.
06 Janvier 1994
Il agresse Catherine Rocher. ( 27 ans) alors qu’elle vient de se garer sa voiture dans le parking de sa résidence. Il exige qu’elle lui communique sa carte bleue et le code. Il ligote et frappe violemment la jeune femme.
13 Février 1994
Avec le même mode opératoire, il contraint Annie L à une fellation mais il demande un préservatif. Pourtant, gêné par son blouson, il le dépose sur les marches de l’escalier, la victime en profite pour s’enfuir et atteindre son appartement
8 Novembre 1994
Il viole et tue Elsa Benady , 22 ans (dans sa voiture) mais ne l’avoue que lors de son procès en mars 2001. La CRIM fait le lien entre ce meurtre et celui de Catherine car les modes opératoires sont similaires. Malheureusement une goutte de sang est découverte sur un prospectus dans le véhicule. Les enquêteurs pensent que le sang est celui du tueur, cette erreur les orientera vers de mauvaises pistes.
09 Décembre 1994
Agnès Nijkamp, architecte hollandaise (33 ans) rentre chez elle, Guy écoute derrière la porte la discussion qu’elle tient au téléphone. Très vite ce dernier comprend que la jeune femme doit ressortir de son appartement. Quand Agnès s’apprête a sortir sur le pallier, Guy la bouscule pour qu’elle retourne dans l’appartement et referme la porte. Il ligote, viole et éjacule dans le corps de la victime avant de l’assassiner. Malgré les points communs entre ces dossiers, personne ne pense à les joindre. Le sperme retrouvé sur Agnès permet d’identifier l’ADN du meurtrier.
15 Juin 1995 :
Elisabeth O est un témoin capital. Alors qu’elle s’apprête à ouvrir la porte de son domicile, elle entend des pas derrière elle. Elle voit un homme qui la menace d’un couteau. Il installe la jeune femme dans sa chambre et échange quelques paroles avec elle. Il fume une cigarette, se sent en confiance et lui dit qu’il s’appelle Flo. Il remarque qu’une ampoule est restée allumée dans une pièce avoisinante et se lève pour aller l’éteindre. Elisabeth en profite pour s’échapper, Guy Georges tente de la rattraper mais sans succès. Un clochard est témoin de la scène, fait une description de l’agresseur aux services chargés de l’enquête mais ne sera pas exploitée. La Brigade Criminelle fait le lien avec le meurtre d’Agnès N. La cigarette fumée par le meurtrier est prélevée et soumise à des tests ADN.
03 Juillet 1995
Hélène Frinking (27 ans) pénètre dans son immeuble, il place le couteau sous la gorge de la jeune femme et pénètre dans l’appartement. Il oublie de prendre toutes ses précautions et du sperme est retrouvé sur la victime.
25 Août 1995
Mélanie B est agressée par un individu sur le pallier de son appartement. Mais Valery son concubin de la victime vient l’accueillir dans l’entrée. En voyant cet homme, Guy Georges prend peur et pendant qu’il prend la fuite il perd son portefeuille. Les policiers de quartier ne font pas le lien avec le portrait robot. Ils décident de convoquer Guy au commissariat pour qu’il vienne chercher son portefeuille. 08 Septembre 1995 : Mélanie reconnaît formellement Guy Georges et son couteau.
02 Juillet 1997
Il pousse Estelle F et l’assène de plusieurs coups de couteau. Elle parvient à s’enfuir, une voisine intervient. La Brigade Criminelle n’est pas informée par les policiers de quartier.
23 Septembre 1997
Magalie Sirotti (19 ans) ntre de force en compagnie du meurtrier dans son appartement. Il l’attache avec des lacets et déchire sa robe. Elle lui précise l’endroit où sont rangés les préservatifs. Il l’a viole puis il lui ligote les pieds, et lui pose un oreiller sur la tête et la frappe.
28 Octobre 1997
alors que Valérie L arrive devant la porte de son appartement, elle est menacée par un couteau. Elle décide de résister à son agresseur et de ne pas fléchir. L’agresseur décide de prendre la fuite car cette attaque est bien trop risquée pour lui.
16 Novembre 1997
Estelle Magd (25 ans) entre chez elle, Guy menace sur le palier et réitère son rituel meurtrier. La victime est ligotée et les vêtements sont en lambeau. Elle lui demande de mettre un préservatif. Il la viole et la frappe violemment avec son couteau à tel point que le coup est transperce la nuque de la victime. Guy tente d’essayer les traces de son crime de ses vêtements mais il oublie son sweat à côté de l’évier.
 
L’enquête et La condamnation
 
18 Janvier 1994 : Le parquet de Paris ouvre une information judiciaire et la confie au Juge DRAI
 
16.06.1995 : Les enquêteurs connaissent l’ empreinte génétique et décident de dresser un portrait robot avec l’aide d’Elisabeth. Malheureusement cette dernière décrit Guy G comme étant de type nord africain. Elle émet des doutes quant au portrait élaboré par les services de police car il ne ressemble pas vraiment à l’homme qui l’a agressé. le portrait ne ressemble pas vraiment au tueur de l’est parisien.
 
11 Juillet 1995 : Le Parquet de Paris ouvre une information pour « viol et assassinat ». Le juge THIEL récupère le dossier.
 
28 Juillet 1995 : Le Docteur Pascal (médecin autopsie) est convaincu que l’ADN retrouvé sur le cadavre d’Hélène est identique à celui retrouvé chez Elisabeth et Agnès. Le médecin appelle l’empreinte SK ( serial killer), les trois dossiers vont être étudiés ensemble. Le Juge THIEL propose de reprendre de dossier de Catherine et Elsa.
 
Après le meurtre d'Estelle, en cette fin d'année 1997, c'est la panique dans l'opinion : les enquêteurs sont définitivement parvenus à faire le lien entre les différents crimes, et l'existence d'un tueur en série dans la capitale est donc avérée. Conscient de l'enquête sans précédent qui est en train d'être menée (notamment une enquête scientifique inédite de comparaison d'ADN menée à l'échelle nationale), Georges quitte temporairement Paris. Il y revient cependant quelques mois plus tard. C'est à ce moment-la que l'enquête scientifique porte enfin ses fruits et qu'un laboratoire nantais parvient à identifier et à recouper les traces d'ADN laissées sur les scènes de crimes comme étant celui de Guy Georges, agresseur sexuel multi-récidiviste.
 
De nombreuses équipes de policiers sont alors mobilisées pour arrêter celui qui terrorise la France. Après une surveillance de tous les lieux que Georges a l'habitude de fréquenter, le psychopathe, malgré une ultime et retentissante nouvelle bavure (la presse annonce son identité sur les ondes le matin même du jour qui va être celui de son arrestation, alors qu'il est recherché par toutes les polices et ne sait pas qu'il a été identifié !!!), est interpellé en douceur à la sortie d'une bouche de métro (Métro Blanche) le 26 mars 1998.
 
En décembre 2000, quelques semaines avant son procès, Guy Georges tente de s'évader en compagnie de 3 autres détenus en sciant les barreaux de sa cellule. Ils seront repris de justesse par leurs geôliers.
 
Lors de son procès qui débute le 19 mars 2001, il commence par nier tous les meurtres, puis finit par avouer. Il est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité avec une période de sûreté de 22 ans.
 
Le plus
 
Après cette affaire, Élisabeth Guigou, Ministre de la Justice obtient la mise en place d'un fichier regroupant les empreintes génétiques des déséquilibrés sexuels et personnes liées à des affaires de mœurs. En effet, Guy Georges aurait sans doute pu être mis hors d'état de nuire beaucoup plus tôt (vraisemblablement dès le 5ème meurtre) si, sans parler des incroyables concours de circonstances dont il a bénéficié, ce fichier avait existé lors de l'enquête. L'affaire du "tueur de l'Est parisien" aura par ailleurs permis à la France de découvrir que les tueurs en série ne sont pas l'apanage des seuls États-Unis...
 
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11 avril 2008 5 11 /04 /avril /2008 14:20

 

Nom : Ricardo (puis Richard) Leyva Munoz Ramirez

Surnom : "The Night Stalker" (le traqueur de la nuit)
Né le : 28 février 1960 , à El Paso (Texas) - Etats Unis
Mort le : Toujours vivant. Emprisonné au pénitentier de San Quentin, Californie
 

 
Le fameux "Night Stalker" a terrorisé les nuits des habitants de Los Angeles et de San Francisco durant des mois. Il pénétrait dans des maisons par effraction, puis il tuait, cambriolait, frappait, menaçait, violait... Il laissait également des symboles sataniques sur certains lieux de ses crimes. Fan d’occultisme et de heavy metal, il se prenait pour le "traqueur de la nuit", un être malfaisant et tout puissant.
Mais sa trop grande confiance en lui la perdu et il a laissé des empreintes un peu partout. La police l’a identifié et a publié sa photo dans les journaux. Reconnu par les habitants de son propre quartier, il a failli être lynché... et a été sauvé par des policiers.
  
L’Homme
 
Ricardo Ramirez est né dans le quartier hispanique d’El Paso au Texas. Sa famille était pauvre et, dès l’enfance, il commença à voler. Son père, Julian, un immigré clandestin qui travaillait pour la société des chemins de fer, et sa mère, Mercedes, eurent sept enfants en tout. Ricardo était le plus jeune, le petit dernier.
 
Catholique, Mercedes Ramirez tenta d’élever ses enfants de son mieux et de les guider afin qu’ils suivent "le chemin du Seigneur". Elle y parvint avec tous sauf Richard. Les instituteurs de l’école primaire expliquèrent qu’il aurait pu être un bon élève s’il s’était intéressé aux études. Il redoubla plusieurs classes, passant plus de temps sur les jeux vidéos d’arcade qu’à l’école. Tout jeune, il fut arrêté plusieurs fois alors qu’il cambriolait des maisons ou volait dans des magasins. A chaque fois, il fut condamné à des travaux d’intérêts généraux, mais fut finalement envoyé dans une maison de redressement.
 
Adolescent, il n’avait que trois intérêts dans la vie : les arts martiaux, la marijuana et le heavy metal. Selon un ami, il adorait Black Sabbath et Judas Priest. Peu à peu, il s’intéressa également aux pratiques occultes. Il semblait préoccupé par le satanisme et les histoires de magie noire, de démons et de dragons.
 
Sa mère l’envoya au catéchisme, espérant qu’il adopterait la manière de vivre d’un "bon chrétien", mais il apprit ses leçons à l’envers... Après le catéchisme, il allait à la bibliothèque et lisait des ouvrages sur Satan et les anges déchus : les personnages que son professeur critiquait pour louer Jésus et ses Apôtres.
 
Richard fut de nouveau suspecté de vol mais la police ne put rien prouver. Sa première arrestation en tant qu’adulte fut pour possession d’une petite dose de marijuana, la seconde pour la même raison et la troisième pour conduite dangereuse. Il échappa à la prison en acceptant des travaux d’intérêt général et trois années de mise à l’épreuve. A 20 ans, il quitta El Paso et partit pour la Californie.
 
Entre le moment où il quitta sa ville natale, en 1980, et celui où il commença à tuer, en 1984, Ramirez fut arrêté pour des délits mineurs. Il passa son temps à boire dans les bars en parlant de Satan, et à fumer des joints. Il dormait parfois dehors, portait des vêtements sales et ne se nourrissait quasiment que de nourriture de fast-food. Il n’avait pas de travail mais il avait toujours de l’argent. Il se vanta auprès d’amis de posséder un "pass" qui lui permettait d’entrer dans les voitures. Il cambriolait souvent les maisons pour voler l’électroménager et les bijoux, qu’il revendait pour s’acheter de la cocaïne.
 
 Les Victimes
DATE
Victimes
Données
Moyens
Faits particuliers
14-05-1984
Harold et Jean WU
66 et 63 ans
Balle dans la tête pour Monsieur et viol pour Madame laissée vivante
Maison
30-05-1984
Ruth Wilson
41 ans
Violée et laissée en vie
Maison-vol-eloge à satan pendant le viol
01-06-1984
Malvia Keller
83 ans
Ecrasée par une lourde table
Maison-Sœur de Banche Wolfe-pentagramme d’un culte satanique déssiné sur 1 mur de chambre
01-06-1984
Blanche Wolfe
79 ans
Violée et laissée mourante
Maison-Soeur de Malvia Keller
Pentagramme d’un culte satanique dessiné sur 1 mur de chambre
28-06-1984
Jennie Vincow
79 ans
Violée-poignardée-presque décapitée
Maison
01-02-1985
Christina et Mary Caldwell
58 et 70 ans
Poignardées et mutiliées
Maison
17-03-1985
Maria Hernandez
xx
Tentative d’assasinat revolver
voiture
17-03-1985
Dayle Okazaki
33 ans
Balle dans la tête
Maison- Co-locataire de Maria Hernandez
18-03-1985
Tsai Lian Yu
Xx
Balle dans la tête
Voiture - insultes
28-03-1985
Vincent et Maxime Zazzara

Balle dans la tête pour Monsieur et Mutilations au couteau pour Madame
Maison
Tueur parti avec les yeux de Madame
02-06-1985
Edward Wildgans et Nacy Brien
29 ans et xx
Balle dans la tempe Monsieur
Viole et laisse Madame en vie
Maison
27-06-1985
Patty Higgins
32 ans
Gorge tranchée
Maison
02-07-1985
Mary Louise Cannon
75 ans
Gorge Tranchée
Maison
xx-07-1985
Diedre Palmer
16 ans
Battue avec tuyau acier. laissée en vie
Maison
07-07-1985
Joyce Lucielle Nelson
61 ans
Battue à mort et mutilée
Maison
07-07-1985
Linda Fortuna
63 ans
Violée et laissée en vie
Maison
20-07-1985
Maxon et Lela Kneiding
66 et 64 ans
Assassinés au revolver et mutilés (presque décapités)
Maison
 
20-07-1985
Famille Assawahem
32 ans-29 ans et 8 ans
Mari tué balle dans la tête. femme et enfant violés et laissés en vie
Maison- Eloge à Satan
05-08-1985
Christopher et Virginia Petersen
38 et 27 ans
Défigurés par une balle de revolver mais ont survécu
Maison
08-08-1985
Ahmed et Suu Kya
35 et 28 ans
Homme tué balle dans la tête. Femme violée. Fils 3 ans agressé
Maison
17-08-1985
Peter et Alberta Pan
xx
Balle dans la tête à tous les deux.
Monsieur décéda.
Madame survécut
Vivaient à 550 kms des autres victimes.Le tueur a pris peur par l’ampleur des forces de poilce et s’est eloigné.-Pentogrammes sataniques, insultes et messages (type jack le couteau)
25-08-1985
William Carns et Renata Gunther
xx
Balle dans la tempe Monsieur
Viole et laisse Madame en vie
Maison- Eloges à Satan
 

Le 20 septembre 1989, Richard Ramirez fut déclaré coupable de tous les crimes dont il était accusé, et condamné à mort.

En octobre 1996, Ramirez a épousé l’une de ses nombreuses "fans" avec qui il correspondait depuis 1987, Doreen Lioy, une éditrice. Cette dernière semble vivre sur une autre planète car elle considère que Ramirez est "gentil, charmant et attentionné", elle est persuadée qu’il est innocent et elle s’inquiète de savoir s’il est bien traité en prison...

En l’an 2000, voyant que ses possibilités d’appels diminuaient les unes après les autres et que son execution approchait, Ramirez a décidé d’affirmer qu’il était fou et donc non responsable de ses actes... Il espérait que sa sentence serait annulée mais ça n’a évidement pas été le cas.

Richard Ramirez est toujours en vie. Il est emprisonné dans le couloir de la mort du pénitencier de San Quentin et a fait appel de nombreuses fois pour éviter d’être exécuté... alors qu’il prétend ne pas craindre la mort car il veut "rejoindre Satan".

Il n’a toujours pas été jugé pour les meurtres qu’il a commis à San Francisco et dans le Comté d’Orange. En effet, les autorités du Comté de Los Angeles ont craint que de nouveaux procès soient très onéreux, repoussent la date de l’exécution de Ramirez et soient utilisés par ses avocats pour tenter de trouver des éléments contradictoires. Le meurtre de M. Pan et le viol de son épouse sont toujours considérés comme "non classés"... En attendant, il dessine..

 
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22 mars 2008 6 22 /03 /mars /2008 16:00

Nom
Theodore Robert Cowell, puis Theodore Nelson, puis Theodore Bundy
Surnom : « The Lady Killer »
Né le : 24 Novembre 1946 à Burlington dans le Vermont (près de Philadelphie – Floride)
Mort le : 24 Janvier 1989 (chaise électrique à la prison de Starke (Floride)
Tueur en série Américain
 
PREAMBULE
Ted Bundy, homme beau, intelligent, cultivé, ayant fait des études d’avocat et ayant travaillé notamment pour le ministère de la justice,la radio et ayant fait campagne d’un candidat républicain proche des mormons, est un des serial killer les plus connus.Il a violé et assassiné "officiellement" 32 jeunes femmes dans tout le pays, trouvées dans des campus, à l'université ou bien prises en auto-stop. Ses victimes sont toutes de jolies jeunes femmes, la plupart étudiantes, se laissant séduire ou se faisant surprendre par le meurtrier. Bundy est soupçonné d'avoir tué non moins d'une centaine de femmes en tout.
Le cas de Ted Bundy fut un véritable choc pour l'Amérique, qui jusque là considérait les tueurs en série comme des fous vivant exclus du monde : Or Ted Bundy était exactement le contraire, un homme qui avait tout pour réussir et dont personne ne se doutait qu'il eût pu être un monstre.
   
La vie familiale de TED BUNDY
Père : Inconnu – Ted Bundy ne le verra jamais.
Mère Eleanor Cowell, : modeste employée dans un magasin, passa les derniers mois de sa grossesse dans une «  maison pour mères non mariées «  du Vermont.
Elle avait 22 ans mais ses parents, très croyants, voulaient éviter le scandale et les critiques et les ennuis liés à la naissance d’un « bâtard ».
Grands Parents : Pour éviter le scandale, ils se sont fait passer pour les véritables parents de Ted Bundy. Le grand père / Père est un homme très autoritaire et violent
Frères et Sœurs : 4 issus du mariage de Eleanor/Louise avec John Bundy.
Scolarité : Les résultats scolaires de Ted Bundy sont dans la norme. Il a été un enfant timide. Il a été longtemps le souffre douleurs de ses copains de classe et subissait fréquemment des humiliations. Il obtint son bac avec une moyenne juste assez correcte pour être admis à l’université de Puget Sound.
Religion : Il a pendant des années été à l’église tous les dimanches.
Association :Etait vice-président de l’amicale des jeunes méthodistes
Attitude psychologique : Enfant très timide. S’est tourné vers la solitude,était considéré comme un associal, et ne s’est jamais lié pendant ses études à un quelconque groupe d’amis .A toujours méprisé le statut modeste de sa propre famille. 
 
Autres faits marquants
Déménagement en 1950 : Sa mère déménage avec lui à Tacoma lorsqu’il a 4 ans et s’installe chez son oncle, Sa mère et lui change de nom et deviennent respectivement Théodore Robert Nelson et Louise Nelson
Mariage de sa mère/sœur en 1951 : Elle se marie avec John Bundy ==> deuxième changement de nom pour Ted. Il n’aimera jamais son beau-père.
Connaissance de sa véritable origine : A appris très tardivement que sa « sœur » était en fait sa mère. Bundy dit qu’il a découvert sa véritable origine en fouillant dans les papiers de sa sœur/mère. Il serait alors tombé sur son certificat de naissance. Il en sortira très affecté et très amer de se savoir « bâtard ».Il arrêtera à partir de ce moment d’appeler « papa » son « beau-père » et se moquera de lui ouvertement.
Eté 1966 : Rencontre Stephanie Brooks. Elle vient d’un milieu social beaucoup plus élevé que lui. Il devient fou amoureux. Elle ne lui rend que beaucoup d’affection.
Eté 1967 Stéphanie Brooks rompt avec Ted Bundy
1967-début 1968 : Ted Bundy abandonne ses études de chinois entreprises pour séduire Stéphanie et s’inscrit en architecture pour tenter de séduire de nouveau Stéphanie Brooks…qui avait admiré le rôle d’un architecte dans un film…Toute la puérilité de Ted Bundy que Stephanie Brooks a toujours détesté. Il abandonne là aussi très vite ses études..
Printemps 1968  Il trouve un appartement et un travail de manutentionnaire. Il n’arrive pas à admettre sa rupture avec Stéphanie Brooks. Il rencontre un petit voyou « Richard » avec lequel il commet aisément ses premiers larcins .Par « chance », il rencontre à cette époque un ancien copain de lycée qui lui propose de travailler pour « Art Fletcher », un conseiller municipal républicain qui visait le statut de gouverneur. Ted Bundy abandonne alors son emploi et travaille à temps plein sur la campagne d’Art Fletcher ».
Automne 1968 Il devient le chauffeur personnel d’Art Fletcher.
Novembre 1968 Art Fletcher arrive second des élections et Ted Bundy déçu dut reprendre la « petite » vie qu’il exècre.
Nov1968-Eté1969 : Il retourne à Philadelphie s’installer chez ses grands parents, reprend puis abandonne des études d’urbanisme, de théatre. Il apprend par contre à ce moment là à modeler son visage et sa coiffure, et à devenir complètement anonyme . Il change alors tout le temps d’apparence (barbe, moustache, coiffure…)
Eté 1969 Il revient à Seattle.Il prend une chambre d’étudiant chez Ernst et Frieda Roger.Il y fut tout de suite apprécié et aidait autant l’un au bricolage que l’autre à faire des courses. La chambre d’étudiant n’est pas très loin d’un bar où beaucoup d’étudiants s’y retrouvent. Il fait la connaissance de Meg Anders (24 ans). Elle a été amenée par des amis pour se changer les idées. Elle est secrétaire médicale et fraîchement divorcée. Il lui fit alors croire qu’il était étudiant en droit et qu’il écrivait un livre sur le vietnam.
Octobre 1969 Ils commencent à parler mariage. Ted Bundy lui avoue ses mensonges. Elle le pardonne. Il devient cruel avec elle, elle y répond par de la douceur. Il commence à devenir un adepte de la filmographie « pornographie violente ». Meg Anders n’en saura jamais rien
1er semestre 1970 Avec l’aide de Meg Anders, il s’inscrit de nouveau à un cycle d’études sur la psychologie à l’université de Washington .Il se plonge intensément dans ses études et écrit un article sur la schizophrénie qui lui vaut les félicitations de ses professeurs.Il trouve un emploi dans le programme d’études d’une « clinique de crise ». C’est là qu’il rencontre Ann Rule (une ex-flic qui écrira par la suite un livre sur lui).
Une nuit par semaine, il écoute des gens déprimées, suicidaires ou désespérés. Il acquiert à ce moment là ; le timbre de voix calme et rassurant qui lui permettra par la suite d’attirer ses victimes
Printemps 1972 Il obtient son diplôme de Psychologie. Mais son rêve était de devenir avocat .Malgré toutes ses tentatives, il ne fut jamais accepté dans ce cycle universitaire ayant toujours raté les tests préalables d’aptitude et étant médiocre en grammaire. Il en fut humilié
Mai 1972 Il abandonne son emploi à la clinique de crise. Il est embauché à l’hôpital psychiatrique de Harborview . Il y soigne alors les patients qui restent chez eux. Il a à ce moment là une aventure avec une collègue qui le décrira comme froid et presque abusif avec ses patients. Son métier ne lui plait pas davantage, et il en tire rapidement la conclusion que la psychologie ne sert à rien.
1972 : Nouvelle année électorale. Il retrouve des amis de campagne d’Art Fletcher et par leur intermédiaire prend part activement à la tentative de réelection du gouverneur républicain en place Dan Evans. Fort bien habillé, beau parleur, il a à ce moment là moults aventures avec plusieurs collègues. Il est par ailleurs fort apprécié par les « hommes » qui le considèrent comme fort dévoué et ayant une forte compréhension politique. Dan Evans est réelu.Il tente cette même année de nouveau une inscription en école de droit qu’il réussit cette fois-ci, grâce à une lettre d’appui du gouverneur nouvellement élu.
Rentrée 1973 : Il entre à l’université de droit de l’Utah et avec l’aide d’amis républicains, il trouve un emploi au département judiciaire du comté de King. Il devait étudier la récidive parmi les personnes reconnues coupables de délits mineurs dans les cours de justice du comté. Il eut accès à tous les dossiers, les rapports de police, les décisions des juges. Durant des semaines, il lut des milliers et des milliers de rapports d’arrestations, notant avec intérêt à quel point était mauvaise la coopération et la coordination entre les différentes polices et les diverses juridictions judiciaires
Mai 1973 : Il part travailler à Olympia pour Ross Davis le nouveau dirigeant du comité central républicain de l’état du Washington
Eté 1973 : Il rencontre Marlin et Sheila Vortman, qui avaient participé à la campagne d’Art Flecher. Marlin étudiait le droit et persuada Bundy de s’inscrire à la nouvelle école de Droit de l’université de Puget Sound afin de rester dans l’état du Washington. Selon Marlin, cette école lui permettrait de rencontrer des hommes de loi locaux et conviendrait mieux à un homme ayant des ambitions politiques. Bundy passa le concours et fut accepté à l’école de droit où il s’inscrivit pour les cours du soir. Plutôt que de faire savoir à l’université de l’Utah qu’il avait changé d’avis, il inventa une histoire d’accident de voiture.
Juillet 1973 Lors d’un voyage d’affaires à San Francisco avec des membres du parti républicain, il tombe par hasard sur « Stéphanie Brooks » son premier amour. Elle le trouve alors complètement métamorphosé.
Décembre 1973 :Très déçu de l’université dans laquelle il se trouve et qu’il considère comme étant de seconde zone, il se réinscrit secrètement à l’université de l’Utah..
Noël 1973 Meg Anders s’absente voir sa famille. Il téléphone à Stéphanie Brooks qui accepte de passer une semaine de congés avec lui. Ils se « remettent »ensemble. Mais cette fois ci c’est Ted Bundy qui a le dessus psychologique.
Février 1974 : Stéphanie Brooks téléphone en colère à Ted Bundy en demandant pourquoi il ne l'a jamais rappelé. Il lui répond qu’il ne veut plus la revoir. Il s’est vengé. Stéphanie Brooks ne revit jamais plus Ted Bundy.
1974 Alors que Ted Bundy est toujours avec Meg Anders, il rencontre Carole Boone avec qui il débute une relation amicale. Elle travaillait elle aussi pour le comité central républicain de Washington, venait de divorcer, élevait seule son fils et avait une relation difficile avec un homme désagréable. C’était une femme intelligente et dynamique qui avait du caractère. Elle trouva Bundy timide, digne et modéré. Ils sortirent ensemble, mais leur relation fut tout de suite amicale plus qu’amoureuse. Carole remarqua que la santé de Bundy se détériorait. En août, il perdit plusieurs kilos. Elle attribua cela à un excès de travail et de stress. Elle remarqua également que Meg Anders l’appelait souvent et qu’ils se disputaient.
 
Les victimes
04.01.1974 Joni LENZ ( ou Sharon CLARKE)
Retrouvée allongée dans son lit et recouverte de sang. Elle a été violemment frappée. Un des barreaux du lit a été arraché et enfoncé profondément en elle provoquant une hémorragie interne. Elle est restée 1 semaine dans le coma et souffre aujourd’hui de graves lésions cérébrales et internes. Elle n’a pu donné le moindre indices aux enquêteurs.
31.01.1974 Lynda Ann Healy, 21 ans
Suite à l’appel des parents inquiets, la police alla fouiller sa chambre étudiante. Ils trouvèrent le matelas était imbibé de sang. Ils découvrirent également une chemise de nuit tachée de sang, accrochée dans la penderie .Mais ils ne la trouvèrent pas


12.03.1974 Donna Gail Manson, 19 ans
excellente flûtiste quelque peu dépressive, disparut le 12 mars 1974 sur le campus d’Evergreen. Comme ses amis savaient qu’il lui arrivait de partir sans prévenir lors de ses phases de dépression, six jours passèrent avant que la police ne soit alertée.

17.04.1974 Susan Rancourt, 18 ans
, étudiante en biologie. Elle s’était rendue à un entretien d’embauche et allait retrouver des amis au cinéma. Elle n’y arriva jamais



06.05.1974 Robertha Kathleen Parks, 22 ans
étudiante en théologie. déprimée. Elle venait de se séparer de son petit ami et son père avait eu une crise cardiaque. elle allait rejoindre des amis de l’université de l’Oregon pour se changer les idées

01.06.1974 Brenda Ball, 22 ans
Elle aimait la musique et s’était rendue au bar de l’aéroport de Seattle, le 1er juin 1974 pour y écouter un groupe. Elle disparut après avoir discuté avec un jeune homme qui avait un bras dans un plâtre. Comme il lui arrivait de voyager sur un coup de tête, ses amis ne s’inquiétèrent que 19 jours après sa disparition.


10.06.1974 Georgann Hawkins, 18 ans
était sortie s’amuser avec des amies. En revenant à son dortoir, elle voulut souhaiter une bonne nuit à son petit ami. Elle disparut le 10 juin 1974, sur le chemin entre les deux résidences.



14.07.1974 (disparue) 06.09.1974 (retrouvée morte) Janice Ott, 23 ans
officier de probation pour le service des mineurs du comté de King. Elle était mariée depuis 1 an et demi, mais son mari vivait en Californie. Il lui manquait et, pour se changer les idées, elle était allée se promener dans le parc du lac Sammamish le 14 juillet 1974. Elle disparut après avoir parlé à un jeune homme portant un plâtre. Les dernières personnes qui avaient vu Janice Ott, un couple qui pique-niquait non loin d’elle, se rappelèrent d’un beau jeune homme portant un plâtre qui lui avait parlé. D’après ce qu’ils avaient compris, son nom était Ted et il avait du mal à attacher sa planche à voile sur le toit de sa voiture à cause de son bras cassé. Il avait demandé à Janice de l’aider et elle avait accepté.

14.07.1974 Denise Naslund, 19 ans
étudiante en informatique, s’était elle aussi rendue au parc du lac Sammamish le 14 juillet 1974 pour y manger des hot-dogs avec son petit ami. Elle alla aux toilettes et ne revint jamais. Ce jour-là, un beau jeune homme portant un plâtre avait demandé de l’aide à plusieurs jeunes femmes.


06.09.1974
les corps de certaines des jeunes femmes disparues furent découverts à 3km à l’est du parc d’état du lac Sammamish, dans l’état de Washington. Les corps étaient en très mauvais état mais la police parvint à en identifier deux, ceux de Janice Ott et Denise Naslund

02.10.1974 Nancy Wilcox (16 ans)
s’était disputée avec ses parents et avait décidé de fuguer. Elle disparut alors qu’elle faisait du stop. On ne retrouva jamais son corps



18.10.1974 Melissa Smith (17 ans)
fille du shérif de Midvale (Utah) disparut alors qu’elle faisait elle aussi du stop pour se rendre à une soirée entre amis. Son corps fut découvert 9 jours plus tard dans le parc Summit. Elle avait été violée, étranglée et si violemment battue que son père ne put reconnaître son visage



31.10.1974 Laura Aime, 17 ans,
Elle venait de quitter une soirée et rentrait chez elle en faisant du stop. Son corps fut retrouvé un mois plus tard, le 27 novembre, dans les montagnes Wasatch, près d’une rivière. Elle avait été frappée à la tête avec un pied-de-biche, puis violée. Les enquêteurs pensèrent qu’elle avait été tuée ailleurs, car il y avait très peu de sang à l’endroit où elle fut trouvée. Il n’y avait malheureusement aucun autre indice

08.11.1974 Carol DaRonch, 18 ans
Un jeune homme moustachu s’approcha de Carol DaRonch, 18 ans, dans la librairie du centre commercial de Murray, dans l’Utah. Il lui expliqua que quelqu’un avait tenté de voler sa voiture et qu’elle devait venir avec lui afin de vérifier que rien n’avait été volé à l’intérieur. Carol pensa que l’homme devait être un agent de sécurité du centre commercial car il semblait très sûr de lui.Lorsqu’ils arrivèrent à sa voiture, elle jeta un œil et informa le jeune homme que tout allait bien. L’homme, qui s’était présenté comme "l’officier Roseland" ne fut pourtant pas satisfait et voulu l’escorter jusqu’au commissariat. Il voulait qu’elle porte plainte et proposait de la conduire. Mais lorsque Carol DaRonch réalisa que sa voiture de service était une Volkswagen Coccinelle, elle devint méfiante et lui demanda de lui montrer sa plaque. Il présenta rapidement un badge doré puis la fit monter dans sa voiture.Il conduisit dans la direction opposée au commissariat et, après un moment, il arrêta la voiture. Il saisit brusquement Carol DaRonch, terrorisée, et tenta de lui mettre des menottes. Mais dans sa précipitation, il se trompa et referma les deux menottes sur le même poignet. Carol se mit à crier, à le griffer et à appeler à l’aide. Il sortit un pistolet et menaça de la tuer si elle n’arrêtait pas.
Elle saisit la poignée de la portière, qui s’ouvrit brusquement, et tomba hors de la voiture. Mais l’homme sortit lui aussi du véhicule, le contourna très rapidement et s’avança vers elle, un pied-de-biche à la main. Terrifiée, Carol DaRonch eut pourtant le réflexe de le frapper aux parties. Il se plia en deux et elle se mit à courir dans la rue. Elle attira l’attention d’un couple en voiture qui s’arrêta devant elle. Carol sauta dans leur véhicule et leur cria qu’un homme essayait de la tuer. Le couple la conduisit immédiatement au poste de police.
En larmes, les menottes encore accrochées à son poignet, elle expliqua aux policiers ce que "l’agent de sécurité" avait fait. Les policiers savaient qu’aucun homme portant le nom de Roseland ne travaillait là. Des patrouilles furent envoyées à l’endroit où l’homme avait failli tuer la jeune femme, mais il était déjà parti. Carol DaRonch fut toutefois capable de fournir une description de l’homme et de son véhicule. Quelques jours plus tard, des spécialistes parvinrent à retrouver du sang de l’agresseur sur le manteau de Carol, qui avait dû l’éclabousser lorsqu’elle l’avait griffé.
08.11.1974 au soir Debbie Kent (17 ans)
Jean Graham s’occupait d’une pièce de théâtre donnée par les élèves du lycée de Viewmont. Dans les coulisses, un beau jeune homme moustachu s’approcha d’elle pour lui demander si elle pouvait identifier un véhicule. Mais elle était trop absorbée par sa tâche et refusa. Il revint un peu plus tard et réitéra sa demande, mais elle refusa de nouveau. Il y avait quelque chose d’étrange dans ce jeune homme et, lorsqu’elle le vit de nouveau dans la salle, elle se demanda ce qu’il voulait vraiment.
Debby Kent, 17 ans, qui était venue avec ses parents, quitta l’auditorium avant la fin du spectacle pour aller chercher son frère au bowling. Elle expliqua à ses parents qu’elle retournerait les chercher, mais ils ne la virent pas revenir. Inquiets, ils sortirent sur le parking et réalisèrent que leur voiture était toujours là. Ils appelèrent la police et les enquêteurs trouvèrent une petite clé de menottes près du véhicule.
Lorsque les policiers tentèrent par la suite d’ouvrir les menottes de Carol DaRonch avec cette clé, ils y parvinrent facilement. Un mois plus tard, un homme appela la police pour signaler qu’il avait vu une Coccinelle couleur bronze sortir du parking du lycée et foncer dans la nuit, le soir de la disparition de Debby Kent.
12.01.1975 Caryn Campbell
Jeune infirmière de 23 ans, son fiancé le Docteur Raymond Gadowski et ses deux enfants, faisaient une excursion au Colorado. Gadowski suivait un séminaire et Caryn Campbell l’avait accompagné pour profiter de la montagne et passer du temps avec les enfants. Un soir, alors que la petite famille se détendait dans le salon de leur hôtel, elle réalisa qu’elle avait oublié un magazine dans leur chambre et monta pour le chercher. Elle ne revint pas. Raymond Gadowski savait qu’elle se sentait un peu mal ce soir-là et monta pour voir si elle avait besoin d’aide. Mais elle n’était pas dans la chambre.
Au milieu de la nuit, après avoir cherché partout, bouleversé, Gadowski appela la police. Les enquêteurs fouillèrent toutes les chambres de l’hôtel, mais ne trouvèrent aucune trace de Caryn.Un mois plus tard, à quelques kilomètres de là, on trouva son corps nu figé dans la neige, non loin d’une route. Elle avait été violemment frappée à la tête et avait été tuée peu de temps après sa disparition. Il y avait peu d’indices.

15.03.1975 Julie Cunningham
une jolie monitrice de ski de 26 ans, disparut à Golden, dans le Colorado, alors qu’elle se rendait dans un bar pour y noyer un chagrin d’amour

06.04.1975 Denise Oliverson, 25 ans
s’était disputée avec son mari et avait enfourché son vélo pour se rendre chez ses parents, à Grand Junction, dans le Colorado.Lorsqu’elle ne revint pas, le soir, son époux téléphona chez ses parents, qui lui apprirent qu’elle n’était jamais arrivée chez eux. La police découvrit son vélo et l’une de ses chaussures sous un viaduc, non loin de la route qu’elle avait prise

15.01.1978 Lisa Levy et Margaret Bowman
Attaquées durant leur sommeil et n’avaient pas eu le temps de réagir. Lisa avait été frappée à la tête avec une bûche, violée et étranglée. Plus tard, le médecin légiste découvrit des marques de morsures sur ses fesses et l’un de ses seins. En fait, son mamelon avait été mordu si sauvagement qu’il était presque coupé. Margaret avait été tuée de la même manière, mais n’avait pas été violée ni mordue. Elle avait été étranglée avec une paire de collants qui furent trouvés sur le sol.La police fit (de force) un moulage des dents de Bundy (lorsqu’il fut arrêté) afin de vérifier si elles correspondaient aux marques de morsures sur le corps de Lisa Levy.
15.01.1978 Cheryl Thomas
Elle était à demi consciente et presque dénudée, son visage était couvert de sang, son crâne était fracturé, son épaule gauche était disloquée, sa mâchoire était brisée... mais elle était vivante. Les policiers découvrirent une cagoule de ski au pied de son lit, semblable à celle qui avait été trouvée dans la voiture de Bundy en août 1975

09.02.1978 Kimberly Leach, 12 ans
Alors qu’elle était au cours de gym, elle s’est rendu compte qu’elle avait oublié son porte-monnaie en classe et est sortie pour aller le chercher. Elle disparu à ce moment là. La police organisa des recherches dans tout le comté afin de trouver la fillette qui s’était évaporée non loin de son école. Les enquêteurs découvrirent que l’amie de Kimberly, Priscilla Blakney, l’avait vue monter dans "la grosse voiture" d’un étranger. Malheureusement, elle ne se rappelait ni la couleur ni la marque du véhicule et encore moins l’apparence du conducteur. Le 7 avril 1978, le corps en décomposition de Kimberly Leach fut découvert dans une vieille cabane située dans un parc du comté de Suwannee, en Floride. Elle avait été violée et égorgée.
Trois personnes vinrent témoigner du fait qu’elles l’avaient vu conduire ce van autour de l’école de Kimberly, l’après-midi de sa disparition. Des examens dans le van finalement retrouvé permirent de prélever des fibres appartenant aux vêtements de Bundy. D’autres examens révélèrent du sang appartenant au même groupe sanguin que celui de Kimberly à l’arrière du van, et du sperme et du sang de Bundy sur les sous-vêtements de Kimberly, découvert près de son corps. On trouva également une empreinte de chaussure de Bundy dans la terre, à côté du corps
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21 mars 2008 5 21 /03 /mars /2008 11:40
Nom Patrick MACKAY
Surnom :
Né le :.25 Septembre 1952
Mort le : encore en vie
Tueur en série Britannique

Son parcours


Patrick MACKAY a grandi au sein d'une famille perturbée. Il a deux sœurs.
Son père, Harold, était un homme alcoolique et violent, qui battait régulièrement sa femme, et par la suite son fils.
Comptable de profession, son père est un ancien vétéran de la seconde guerre mondiale. La situation économique est fragile, car il doit, seul nourrir la famille, car sa femme ne travaille pas.



Son père décède des suites de complications alcooliques alors que Patrick n'a que 10 ans.
Malgré la brutalité de son père, Patrick MACKAY vivra mal le décès, que l'on explique notamment par le fait qu'il n'a pu le voir décédé, et qu'on l'a empêché d'assister à l'enterrement. Le deuil n'a ainsi jamais été fait.

Sa mère a ce moment là , n'est pas plus présente, dépressive, elle est hospitalisée 4 mois, ce qui n'a pu que développer son sentiment d'abandon et de solitude.

Patrick MACKAY a ainsi passé une bonne partie de son enfance à masquer le décès de son père à ses camarades, le disant toujours en vie et conservant sur lui constamment une photo de lui et de son père réunis.

Les psychiatres qui l'ont étudié par la suite, ont expliqué qu'il a certainement ressenti une grande culpabilité, se trouvant presque responsable de sa mort, après l'avoir maudit tant de nuits.

La colère grandit, et Patrick devient menteur et fauteur de troubles à l'école.

Sa violence s'exprime à travers des actes de torture contre les animaux, dont la tortue de famille qu'il brûlera vive.Il brûlera également des églises.

Il développe en même temps une certaine attirance pour la mort, que les psychiatres attribuent à son père qui prenait plaisir à raconter la manière dont ses camarades de guerre étaient abattus. Patrick aurait alors développé des fantasmes autour du process de la mort, qui serait devenu presque érotique pour lui.

Psychologiquement fragile, Patrick est placé en institution par sa mère . Pleine de remords, elle le récupère et s'en va vivre en Guyane avec ses trois enfants.

Cet interlude sera de courte durée, et ils rentrèrent très vite à Londres. Les frères et sœurs ne s'entendaient pas, et la famille devint vite le centre de bagarres. Une de ses sœurs, Marion, déménagea à Gravesend, et Patrick obtint deux emplois successifs qu'il ne sut conserver, à cause de ses actes violents.

Un psychologue déclara qu'il fallait impérativement retirer Patrick MACKAY de sa famille, mais d'autres experts pensaient le contraire. Il resta donc dans sa famille, et peu de temps après, il tenta d'étrangler sa mère avant de se suicider, ce qu'il ne réussit pas.

Lors de son interrogatoire, il prétendit vivre avec son père, et être entouré de serpents. On le garda pas plus en observations, et relâché, il tenta très vite de tuer un jeune garçon. Il déclarera par la suite, qu'il serait aller jusqu'au bout s'il n'avait été retenu.

Il est finalement interné dans la première unité psychiatrique, où le psychiatre « docteur LEONARD » le décrit comme un tueur psychopathe froid. Patrick n'a alors que 15 ans.

En octobre 1968, il est diagnostiqué par le Moss Side Hospital de Liverpool comme psychopathe. Il dort à ce moment là avec une poupée qu'il tient serrée dans bras, ce qui dans l'analyse des experts psychiatres, démontre l'incompétence maternelle qui tendra certainement à ce qu'il devienne un assassin de femmes.



Cependant, il n'est pas considéré comme psychotique. (voir article sur ce blog intitulé XXXXXXXXXX)

Il sera interné de longues années, mais sera finalement libéré à l'âge de 20 ans, en 1972,malgré la crainte des experts psychiatres quant à sa dangerosité.

C'est à cette période qu'il s'intéresse maladivement à la période nazi , admire Hitler et surtout Himmler , dont un poster géant est placé dans sa chambre. Il se confectionnera même une réplique du costume nazi qu'il portera chez lui.

Il quitte le domicile familial et emménage chez des amis à Londres. Mais sa violence et son enthousiasme profond à l'alcoolisme font que très vite, il quittera là aussi ce foyer pour se retrouver errant de foyer en foyer.



Cette période d'errance se solde de nouveau par des cambriloages, qui le mèneront jusqu'à la résidence du père Mac Crean, religieux, vivant près d'un couvent de carmélites s'occupant de personnes agées.

Il décide de s'occuper de lui. Ils se rencontrent régulièrement, mais les pulsions naturelles de Patrick MACKAY ressortent et il tente de dérober un chèque de 30£ au père Mac CREAN. Mac CREAN porte plainte contre lui, mais renonce à ester en justice.

Patrick MACKAY est condamné à le rembourser. N'ayant pas d'argent, cette somme est considérable pour lui, et cette obligation de remboursement deviendra un clivage entre eux.

MACKAY se « sépare » de son ami, et s'installe de nouveau à Londres, où il trouvera quelques emplois successifs qu'il ne saura garder.

Ses psychiatres disent qu'il est fortement probable qu'à ce moment là, il est déjà tué par cinq fois.

Il recommence le processus des cambriolages, et rencontre à ce moment là, une dame agée de 84 ans, Isabella Griffiths, qu'il aurait rencontré dans la rue chargée de sacs de commission. Il lui aurait alors proposé de l'aide, et pour le remercier, elle l'aurait invité à entrrer dans son appartement. Ils seraient devenus ainsi « amis ».

A cette période, il tente de nouveau de se suicider, est de nouveau hospitalisé, mais de nouveau libéré le 14 février 1974,, avec obligation de rencontrer réulièrement un observateur qu'on lui désigne.

Dès sa sortie, il se rend directement à l'appartement de Isabella Griffiths.Mais, elle ne lui propose pas d'entrer, lui indiquant ne pas avoir besoin d'aide, ce qui le rend coléreux. Il la pousse à l'intérieur de cheza elle , la traîne dans la cuisine, y prend un couteau et la poignarde. Soulagé, il la laisse par terre, se prépare à manger et regarde quelque temps la télévision dans le salon.

Mais pris d'un remords, il enlève finalement le couteau du ventre de sa victime, installe le cadavre de manière plus confortable et couvre son corps d'une couverture. Il mit la vaisselle dans l'évier, fit couler de l'eau, prit le couteau avec lui et quitta l'appartement.

Il fallut aux voisins 15 jours pour s'apercevoir du décès de Isabella Griffiths. La police ne trouva pas d'indices, peu de personnes s'intéressaient du cas d'isabella griffiths, et le dossier fut rapidement classé sans suite.

Patrick MACKAY, durant une courte période aurait rencontré à ce moment là, un travailleur social, qui l'aurait hébergé avec lequel PATRICK MACKAY aurait parlé de ses pulsions meurtrières. Ce travailleur social lui aurait alors demandé de quitter le domicile. Il a souhaité conservé l'anonymat.

Vexé, il cambriole l'appartement du travailleur social. Il sera arrêté et fera 4 mois de détention.Il sera libéré le 24 Novembre 1974.

C'est durant cette période de prison, qu'il décide de s'en prendre aux personnes agées, riches et isolées, se souvenant de la facilité avec laquelle il avait tué Isabella Griffiths.

Le 10 Mars 1975, il frappe à la porte de Adele PRICE, 89 ans, qui lui ouvre. Il l'étrangle immédiatement. Il la laisse là aussi sur le sol, et s'allonge sur le divan du salon pour faire une sièste. Il sera réveillé par des coups frappés à la porte de madame PRICE, par sa petite fille venue lui rendre visite. Inquiète de ne pas avoir de réponse, elle se dirige vers un téléphone et sur son retour, elle croise MACKAY dans l'escalier.

Elle ne peut évidemment pas se douter qu'elle vient de croiser le meurtrier de sa grand-mère.

La police, ne trouvant pas d'indices, finira là aussi par clore le dossier.

Patrick MACKAY tente alors de se suicider, sans y parvenir.
5 jours après le décès d'Adèle PRICE, une moquerie de « camarades » autour d'une possible aventure homosexuelle avec le prêtre MAC CREAN, poussera Patrick MACKAY a décidé de le tuer.

Il prend le train, munis de couteaux, preuve de la préméditation. Une fois arrivé, et après que le père MAC CREAN est ouvert la porte et tenté de prnedre la fuite en l'apercevant, PATRICK MACKAY arrivera de sa force à le pousser jusque dans la salle de bains, à le renverser dans la baignoire et à le frapper à coups de couteau.

Il frappera à la tête et au cou. Le père MAC CREAN étant en poisition assise de défense, Patrick MACKAY vit qu'il ne réussirait pas à le tuer. Il retourna dans l'arrière boutique, trouva une hache et vint terminer son travail d'exécution en frappant sur le crâne avec la hache le père MAC CREAN.

Le cerveau fut quasi mis à nu, et c'est ce qui permis à MACKAY de le toucher avec ses doigts. Il dira de ce moment qu'il a trouvé ce moment très érotique.

Patrick MACKAY est ensuite normalement parti et est allé rendre visite à sa mère avec laquelle il dina du poulet.

Le père MAC CREAN sera découvert par une carmélite, qui appelera la police. L'analogie entre MAC CREAN et MACKAY est immédiate.

MACKAY sera arrêté très vite au domicile d'un ami, et en moins d'une demi-heure d'interrogatoire, il avouera 3 assassinats. Les deux femmes et MAC CREAN.

En cellule, MACKAY se vantera d'autres crimes auprès de ses co-détenus. Il sera de nouveau interrogé sur ces meurtres potentiels.



MACKAY avouera donc le meurtre de 11 personnes, sur une période de deux ans.Soumis à une évaluation psychiatrique, il fut déterminé que MACKAY était bien psychopathe. Il avait bien un trouble de la personnalité mais ne souffrait pas d'aliénation mentale. Il savait ce qu'il faisait, avait bien conscience de la notion du mal, mais n'en éprouvait aucun remords.

Il a ainsi été jugé sain d'esprit et donc apte à participer à son procès.
Le 21 Novembre 1975, il a été reconnu coupable des 3 meurtres. Il fut condamné à la prison à vie.

 

 

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