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20 novembre 2007 2 20 /11 /novembre /2007 08:11
Gary-Ridgway.jpg
Nom GARY RIDGWAY
Surnom : The Green River Killer" ("le tueur de la Green River").
Né le : 18 février 1949, à Salt Lake City (Utah) - Etats-Unis
Mort le : Toujours en vie. Incarcéré au pénitencier d’état de Walla Walla (état
du Washington).
Tueur en série Américain
 
PREAMBULE
 
Entre 1982 et 1985, des dizaines de jeunes femmes, pour la plupart des prostituées, disparurent dans le sud du Comté de King, dans l’état du Washington. Les premières victimes furent découvertes près de la rivière qui allait donner son surnom à leur meurtrier. Malgré des années d’enquête et des millions de dollars de dépenses, le tueur de la Green River ne fut pas appréhendé... jusqu’en 2001.
Grâce à l’ADN, la police identifia l’assassin comme étant Gary Ridgway, un homme qui figurait depuis 1983 sur la liste des suspects, mais que sa bonhomie avait permis de passer entre les mailles du filet. Sous une apparence banale et aimable, il s’avéra être une machine à tuer aussi glaciale qu’un iceberg.
 
La vie familiale de GARY RIDGWAY
 
Parents
Thomas et Mary Ridgway. Ses parents déménageait très souvent. Milieu familial modeste.
Père
Chauffeur de bus et conduisait souvent sur l’autoroute 99 (également appelée "Pacific Highway"). Il pestait souvent contre la présence de prostituées sur une partie de cette autoroute surnommée le « Strip ».
Mère
Travaillait comme vendeuse. C’était une femme populaire et
respectée. C’est elle qui dirigeait la maison car Thomas Ridgway était un homme
passif alors que Mary était très dominatrice et autoritaire. Elle avait beaucoup
d’influence sur son fils.
2 frères
Dont il ne fut jamais très proche
Enfance
Gary Ridgway était un fils gentil et aimant qui adorait sa mère. malheureusement pour lui, elle lui en demandait beaucoup alors que le jeune garçon était assez « lent » d’esprit. Sa mère n’était jamais satisfaite de lui. C’était un enfant timide qui avait des problèmes de mémoire, de nombreuses allergies et était dyslexique. Il eut beaucoup de mal à apprendre à lire. Il éprouvait de grandes difficultés en classe et dû redoubler plusieurs fois. Il avait l’impression d’être un imbécile et un incapable qui n’arriverait jamais à rien.Il était toutefois plutôt doué de ses mains et son père lui apprit à bricoler les voitures familiales avec ses deux frères.
Adolescence
Gary Ridgway souffrit d’énurésie (il urinait au lit) et cela dura jusqu’à l’adolescence. Lorsque cela lui arrivait, sa mère continuait de le laver elle-même, ce qui provoquait en lui un mélange pervers d’excitation sexuelle et de colère due à l’humiliation. Ridgway allait plus tard admettre qu’à cette époque, il rêvait de poignarder sa mère et de la mutiler.
1969
Il obtient son bac à 20 ans
Début professionnel
Après avoir obtenu son diplôme, il travailla pour la Kenworth Motor Truck Company mais décida brusquement de s’engager dans la Navy au mois d’août 1969.Son bâtiment navigua jusqu’aux Philippines où Ridgway se mit à fréquenter les prostituées avec assiduité, au point qu’il contracta une gonorrhée (infection sexuelle appelée familièrement "chaude pisse").
 Mariage
Epousa Claudia, sa petite amie du lycée, le 15 août 1970. Il l’emmena souvent dans des endroits boisés du comté de King, qu’il connaissait comme sa poche, pour y faire l’amour. Ils déménagèrent à San Diego quelques temps plus tard et Ridgway repartit en mission pour une durée de 6 mois. Il recommença à fréquenter les prostituées. Seule , perdue dans une ville qu’elle ne connaissait pas, Claudia s’installa avec la femme d’un autre marin parti en mer, et sortit avec d’autres hommes.
Divorce et suites
Gary Ridgway revint le 23 juillet 1971 et décida de quitter la Navy. Son mariage battait déjà de l’aile. Son épouse et lui déménagèrent pour s’installer chez la mère de Ridgway, mais Claudia ne supportait pas son caractère despotique. En août, elle quitta définitivement Ridgway pour retourner à San Diego. Ridgway demanda le divorce en septembre, qui devint effectif en janvier 1972. Se sentant trahi, il la traita de "pute" mais ne se montra pas violent envers elle.Il rencontra plusieurs femmes, avec qui il eut des relations éphémères, et commença à fréquenter assidument les prostituées du "Strip".
 
L’homme
 
Classiquement", Ridgway commit des actes communs à de nombreux tueurs en série. Au début de l’adolescence, il devint pyromane et mit le feu à des garages. Il ressentait beaucoup de colère et de frustration, et des pensées violentes commencèrent à le submerger peu à peu. Il aimait tuer les oiseaux dans les arbres et faire du mal aux animaux du voisinage. Il tua l’un des chats de ses parents en l’enfermant dans une glacière jusqu’à ce qu’il suffoque. Il s’en débarrassa rapidement, apeuré à l’idée que l’on découvre son acte. Il éprouva une grande satisfaction lorsqu’il comprit que personne ne le soupçonnait d’avoir tué le chat ni d’avoir mis le feu aux garages du voisinage. D’ailleurs, personne ne faisait jamais attention à lui. Ridgway se mit à voler à l’étalage et devint un voyeur qui espionnait ses voisines un peu plus âgées. Il appréciait particulièrement une adolescente de 17 ans et il lui arriva de se masturber devant sa fenêtre. Le sexe devint pour lui une obsession.
 
Son évolution vers son parcours meurtrier
 
Après son divorce en 1971, (il a alors 22 ans) Il tenta d’entrer dans la police de Seattle mais échoua aux tests de recrutement. Il retourna donc travailler dans la société Kenworth, où il peignait des carrosseries de camions. Il allait y rester durant 30 ans. L’énorme usine Kenworth était située à quelques kilomètres de la Pacific Highway, et Ridgway, qui travaillait de 6h à 15h, passait par le "Strip" tous les jours.
 
Ridgway était considéré comme un employé consciencieux en qui on pouvait avoir confiance, un homme gentil et amical.
 
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En juillet 1972, Ridgway rencontra Marcia Winslow, une jeune femme douce et très ronde. La plupart des hommes ne la regardaient même pas. Elle fut touchée par l’attention que lui témoigna Gary Ridgway. En retour, il apprécia qu’elle le considère comme un homme différent, meilleur que les autres. Son ego avait besoin de cette admiration.
 
En décembre 1973, ils se marièrent et eurent un fils en septembre 1975. Sa femme se mit après la naissance de son fils, à maigrir énormément, à devenir une femme attirante, ce qui rendit Gary RIDGWAY extrèmement jaloux.
 
Elle finit par demander le divorce en juillet 1980. Le divorce fut prononcé en mai 1981. Ridgway obtint la garde de Matthew les week-ends et dut verser une pension alimentaire à son ex-épouse, ce qui le rendit fou de rage.
 
En novembre 1981, Ridgway acheta une maison à quelques centaines de mètres du Strip, sur Military Road. Il allait y habiter seul jusqu’en 1985. Il ne l’entretenait pas, les volets étaient souvent clos et ses voisins ne le voyaient presque jamais.
 
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En mars 1985, il rencontra Judith Lynch, qui allait devenir sa troisième épouse, à l’association des parents célibataires. Un an auparavant, elle avait divorcé lorsque son époux lui avait avoué son homosexualité. Elle n’était pas très proche de sa fille et avait un grand besoin d’affection. Ils découvrirent qu’ils avaient beaucoup de points communs, notamment leur goût pour la nature et les vide-greniers. Elle appréciait sa gentillesse et sa force, son calme et son humour. Il aimait sa douceur, son admiration envers lui, son envie de plaire à son fils et son respect pour son envahissante mère.
 
En mai 1985, Judith Lynch vint habiter chez Ridgway sur Military Road. Elle commença à s’installer et à s’occuper de leur budget. Il accepta que la fille de Judith vienne s’installer avec eux durant un moment, avec son petit ami et leur bébé.
 
Le 12 juin 1988, Gary Ridgway se maria pour la troisième fois, avec Judith Lynch, de 5 ans son aîné
 
Les victimes
 
48 des nombreux corps de prostituées retrouvés sur une période de 3 ans près de la green river par des touristes et/ou policiers lors de l’enquête furent considérés après enquête comme étant des crimes attribués à Gary Ridgway.
 
L’enquête et La condamnation
 
Lors des premiers corps de prostitués découverts, il apparut très vite à la police, que l’enquête serait difficile et longue.
Le commandant Dick Kraske forma une force spéciale (une "Task Force") dès le 16 août 1982, composée de 25 enquêteurs du comté de King et des départements de police de Seattle, Tacoma et Kent.
 
Les enquêteurs du comté de King avaient interrogé près de 300 personnes, prostituées, témoins, familles et amis des victimes. Les filles du Strip, de plus en plus effrayées, commençaient à coopérer réellement avec la police, et leur rapportaient l’existence de tous les clients "bizarres" qu’elles pouvaient croiser. Ils étaient nombreux.
 
La Force Spéciale avait également demandé l’aide de l’Unité des Sciences du Comportement (le célèbre BSU) du FBI. Le profiler John Douglas avait créé un profil psychologique du tueur. Selon Douglas, le tueur de la Green River était un homme d’âge moyen, sûr de lui mais impulsif, qui revenait sûrement sur les lieux de ses crimes pour les "revivre" en pensée. Il était sûrement familier de la région et avait probablement de profondes convictions religieuses. Douglas pensait qu’il pouvait s’intéresser au travail de la police et tenter d’approcher les enquêteurs, voire de les aider. Dick Kraske, quant à lui, pensait que le tueur vivait probablement dans le sud du comté de King car il semblait bien connaître la Green River et les endroits reculés de la région
 
Si plusieurs corps avaient été découverts, il était toutefois évident qu’il en manquait encore beaucoup. Le tueur ne semblait pas, pourtant, avoir pris la peine d’enterrer ses victimes. Il avait juste couvertes certaines avec des branches. Il avait dû abandonner les autres dans des endroits reculés ou difficiles d’accès, afin qu’on ne les voit pas.
 
A la fin de l’année 1983, le shérif Vern Thomas demanda aux responsables politiques du comté de King d’augmenter le budget de la Force Spéciale. noyée sous une avalanche de "tuyaux", de témoignages et de suspicions, la Force Spéciale était incapable de coordonner l’afflux massif d’informations.
 
Les policiers acceptèrent donc l’aide de Robert Keppel, qui avait autrefois été enquêteur dans le comté de King, pour les aider à organiser leur montagne d’informations. Keppel avait dirigé l’enquête sur Ted Bundy et avait acquis une expérience qui serait sûrement profitable à la Force Spéciale. Il travaillait à présent pour la Division Criminelle du Bureau du Procureur de l’état de Washington. Il supervisait la création d’un programme appelé HITS (qui allait inspirer le futur VICAP) qui devrait "collecter, assembler et analyser les caractéristiques saillantes de tous les meurtres et les viols de l’état de Washington", afin de découvrir des points communs et donc de possibles agresseurs en série.
 
Keppel était un homme intelligent et organisé qui avait un don particulier pour trouver les liens entre les suspects, les dates et les endroits.Il passa trois semaines à examiner toutes les données disponibles concernant les meurtres attribués au tueur de la Green River. Lorsqu’il eut terminé son analyse, il envoya un rapport au shérif du comté de King, Vern Thomas. A la consternation de la Force Spéciale, ce rapport critiquait fortement leur enquête. Selon Keppel, si les enquêteurs voulaient trouver le tueur, ils allaient devoir changer leur manière d’agir. La majorité des informations, des preuves et indices, des dossiers et des témoignages connectés aux meurtres n’étaient absolument pas classés. Il fallait d’abord réorganiser complètement et catégoriser précisément chacune des informations. Ensuite, les similitudes et les différences entre les affaires devraient être identifiées afin de trouver des points communs qui relieraient sans le moindre doute possible les meurtres à un seul tueur.
 
Evidemment, une telle réorganisation allait coûter bien plus de temps et d’argent que ce que le comté avait prévu (2 millions de dollars). L’enquête était déjà la plus grande opération de l’histoire du pays. Mais il fallait absolument faire un effort considérable si l’on voulait arrêter le tueur.Au mois de décembre, Dick Kraske fut remplacé par le capitaine Frank Adamson, qui avait auparavant dirigé l’unité des affaires internes de la police. Kraske avait fait du bon travail, quoique les politiques en pensaient, mais on voulait « du sang neuf ».
 
Suivant les conseils de Robert Keppel, Adamson divisa les tâches et les assigna chacune à de petits groupes d’enquêteurs. Ainsi, une équipe de 8 personnes enquêta sur les crimes alors qu’une autre se consacrait uniquement à recueillir des informations sur les suspects. Trois enquêteurs furent assignés à une toute nouvelle "section d’analyse du crime", qui devait - entre autre - suivre les pistes et analyser les tendances possibles et les méthodes utilisées par le tueur. Vingt-deux enquêteurs durent développer de nouvelles stratégies pour surveiller l’activité des prostituées et les événements inhabituels sur le Strip.
 
Une nouvelle stratégie fut imposée par Robert Keppel, qui permit aux policiers d’éliminer rapidement des gens soupçonnés mais possédant un alibi et de se concentrer sur des suspects plus intéressants.
Le 20 février, Mike Barber, un journaliste du "Post-Intelligencer", qui avait écrit de nombreux articles sur le tueur de la Green River, reçut une enveloppe qui avait été postée à Seattle. La lettre, à l’intérieur, comportait une suite de phrases dont les mots n’étaient séparés par aucun espace. Au départ, Barber n’y comprit rien et pensa qu’il s’agissait d’un code. Mais il finit par comprendre qu’il lui fallait séparer chaque mot et que la lettre était bourrée de fautes d’orthographe et de grammaire. L’expéditeur n’avait pas été à l’école bien longtemps ou tentait de passer pour un analphabète.
 
La première phrase était : « whatyou eedtonoaboutthegreenriverman » = « ce que vous devez savoir au sujet de l’homme de la greenriver ». La lettre était signée « Appelez-moi Fred ». Elle proposait des mobiles aux meurtres, ce qui n’était pas bien original. Mais, Barber remarqua que l’auteur de la lettre décrivait des faits qui n’étaient connus que des enquêteurs et de quelques rares journalistes, et qui n’avaient PAS été rendus publics.Barber confia donc la lettre à Dave Reichert, qui la remit au laboratoire scientifique du bureau du shérif. On n’y découvrit qu’une seule empreinte utilisable, qui fut précieusement archivée. La lettre fut ensuite envoyée au FBI, qui identifia la machine à écrire utilisée comme une Olympia.
 
Sans que les policiers ne s’en rendent compte, le tueur de la Green River avait été interrogé par l’un des enquêteurs, Randy Mullinax, qui travaillait sur cette affaire depuis le début. De nouveau arrêté pour avoir sollicité les charmes d’une policière se faisant passer pour une prostituée, Gary Ridgway, calme et presque timide, avait répondu aux questions qu’on lui posait. Mullinax avait remarqué qu’on le voyait souvent sur le Strip et qu’il passait son temps à observer les "filles". Ridgway avait admis devant Mullinax qu’il aimait s’offrir les services des prostituées. Mais c’était un employé modèle, il n’avait jamais été arrêté pour aucun crime violent, il possédait sa propre maison et semblait être un homme tranquille. Mullinax l’avait laissé partir.
 
Un des meilleurs spécialistes dont la Force Spéciale puisse espérer le concours, Pierce Brooks, vint à Seattle pour évaluer l’enquête menée par les policiers locaux. Il était le pionnier de la recherche sur les tueurs en série et l’instigateur du VICAP (Violent Criminal Apprehension Program, semblable au HIT de Keppel) et travaillait avec le FBI dans leur centre de formation de Quantico.Il passa deux semaines à examiner le moindre détail et conclut que la Force Spéciale faisait du bon travail. Mais qu’il serait encore meilleur avec un ordinateur plus évolué et une équipe élargie, à 80 enquêteurs s’il le fallait.
 
Brooks dressa son propre profil du tueur, qui allait s’avérer saisissant d’exactitude. Selon Brooks, le tueur savait parfaitement où il allait abandonner les corps avant même de tuer ses victimes. Et il connaissait parfaitement ces endroits isolés. L’endroit où avaient été abandonnés les premiers corps, durant l’été 1982, étaient particulièrement familiers au tueur. Il devait vivre ou travailler tout prêt. Il fallait donc chercher qui vivait ou avait vécu ou travaillé dans ce coin précis.
 
Les quatre endroits où avaient été découverts des corps (au nord et au sud de l’aéroport, près de Star Lake et dans la Green River) étaient fortement boisés, isolés, en quelques sortes cachés. Brooks expliqua que le fait de cacher ses victimes n’était pas seulement utile au tueur pour ne pas être arrêté. Psychologiquement, cela lui était essentiel pour son sentiment de domination et de pouvoir : il se sentait particulièrement puissant car lui seul savait où étaient situés les corps.
 
La manière dont les corps étaient abandonnés dans la forêt, la maîtrise de l’environnement, la préparation minutieuse du tueur et sa manière rapide de tuer faisait que Brooks pensait que l’assassin était ou avait été un militaire. "Il est blanc... Il a des loisirs à l’extérieur, dans la nature... C’est un solitaire mais il n’est pas totalement introverti... Ce n’est pas le genre d’homme qui va facilement draguer dans les bars. Je crois que ce type est un peu anxieux de ce côté là, qu’il ne se sent pas à l’aise avec les femmes. Et c’est pour cela qu’il préfère les prostituées, qui sont pour lui les victimes les plus faciles".
 
Le 12 avril 1984, l’inspecteur Randy Mullinax interrogea plusieurs hommes qui avaient eu affaire aux prostitués du Strip et s’étaient faits remarquer. Parmi eux : Gary Ridgway. Ce dernier ne nia pas avoir connu deux des victimes (Keli Mcguiness et Kim Nelson) et admit avoir une obsession pour les prostituées. Il se montra ouvert, peu nerveux et sembla véritablement désireux d’aider l’enquêteur. Mullinax l’ayant déjà interrogé auparavant, il préféra le faire passer au "détecteur de mensonges" pour s’assurer de son innocence. Le 7 mai, Ridgway accepta et le spécialiste du polygraphe assura qu’il disait la vérité !
 
A la fin de l’été 1984, la Force Spéciale obtint enfin son ordinateur (à l’époque, il avait coûté 200 000 $) qui se révéla être d’une aide précieuse. Il allait indexer et ficher tous les indices et les noms. Grâce à sa base de données, il permettait par exemple de savoir combien de fois le nom d’un suspect apparaissait parmi les milliers de rapports écrits par les enquêteurs.
 
En février 1985, Ridgway fut interrogé au sujet de l’agression qu’il avait commise sur une prostituée en novembre 1982, Rebecca Quay, qui venait seulement de contacter la Force Spéciale. Il admit avoir tenté de l’étrangler mais expliqua qu’elle l’avait mordu lors d’une fellation. Comme la jeune femme ne
voulait pas porter plainte, aucune charge ne fut retenue contre lui.
 
A la fin de l’année 1986, l’équipe de la Force Spéciale fut diminuée de 25% et Adamson (qui devint shérif de la Maple Valley) fut remplacé par le capitaine James Pompey, un afro-américain qui travaillait dans la police depuis 1972 et avait commandé l’équipe SWAT du comté. Il réorganisa immédiatement l’équipe, ne gardant que les policiers qui enquêtaient sur le tueur depuis le début, 20 personnes en tout.
 
L’ordinateur doté du précieux programme conçu par Adamson, Keppel, Thomas et Revelle tournait à présent à plein régime et analysait les moindres connections existantes entre les victimes et les suspects.Un nom captura enfin l’attention des enquêteurs, celui d’un homme à l’air sympathique, qui conduisait un pick-up truck et fréquentait souvent le Strip. Un homme dont le nom apparaissait très souvent, parfois pour d’infimes détails, dans les très nombreux dossiers d’enquête que l’on avait informatisés.
 
Cet homme avait tenté d’étrangler une prostituée, près de l’aéroport SeaTac en juillet 1980, mais avait plaidé la légitime défense, affirmant que la jeune femme l’avait frappé pour le voler, et il avait été relâché. Il avait été interrogé par un policier du port de Seattle en 1982 alors qu’il était dans sa voiture avec une jolie jeune femme blonde du nom de Keli McGinness, l’une des victimes présumées du tueur. Randy Mullinax l’avait interrogé en février 1983. Jim Doyon lui avait parlé sur le Strip, près du carrefour où la majorité des victimes avait disparue, en 1984. Ralf McAllister l’avait interrogé en février 1985, après qu’une prostituée, Rebecca Quay, l’ait accusé d’avoir voulu l’étrangler.
 
Il vivait au sud de Military Road, dans une maison où le père et le petit ami de Marie Malvar avaient affirmé avoir vu l’homme qui l’avait enlevée.   L’homme conduisait des pick-up trucks dont les descriptions correspondaient à celles fournies par les témoins.
 
Toutefois, il ne correspondait pas au profil "type" du tueur en série. Il était fiancé et heureux, il possédait sa propre maison et avait un jeune fils. En mai 1985, il était passé au détecteur de mensonges et la machine avait indiqué qu’il ne mentait pas... Il était employé depuis des années dans la même entreprise et ses supérieurs le considéraient comme un homme de confiance. Ce n’était pas un solitaire ni un paumé. Ses parents n’avaient jamais divorcé et ne l’avaient jamais battu ou violé. Il avait grandi calmement dans le sud du comté de King.Cet homme se nommait Gary Leon Ridgway, 37 ans. Il avait divorcé deux fois et avait vécu seul durant les 3 années où le Tueur de la Green River avait fait le plus de victimes, entre 1982 et 1984.
 
Les enquêteurs décidèrent qu’il faisait un suspect intéressant et cherchèrent à en savoir plus sur lui. Ils se mirent à le surveiller mais Ridgway, bien qu’il fréquenta assez souvent le Strip, ne commit pas le moindre délit.
 
Matt HaneyL’un des enquêteurs de la Force Spéciale, Matt Haney, continuait pourtant de suspecter Ridgway et chercha à en savoir plus sur lui. Il interrogea l’ex-épouse du suspect, qui lui expliqua qu’il connaissait les endroits où la majorité des victimes avaient été découvertes et qu’il l’y avait souvent emmenée. Nombre de prostituées affirmèrent avoir vu régulièrement sur le Strip cet homme ou un homme lui ressemblant, entre 1982 et 1983. Ridgway passait en fait presque tous les jours sur cette avenue pour se rendre à son travail. Cerise sur le gâteau, Ridgway avait été absent de son travail ou en congé à chaque fois qu’une victime avait disparu.
 
Le 8 avril 1987, la police obtint un mandat de perquisition pour fouiller sa maison, son casier à la Kenworth Trucking et les trois véhicules qu’il utilisait (son pick-up truck, le pick-up de son père et la Dodge Dart de sa fiancée, Judith Lynch). Les experts découvrirent plusieurs cordes et des bâches, mais surtout d’innombrables éclats de peintures et des fibres de moquette : Ridgway travaillant comme peintre à la compagnie Kenworth, il n’y avait là rien de surprenant.
 
Ridgway fut stupéfait lorsque Matt Haney, Jim Doyon et d’autres policiers se présentèrent devant chez lui. Les enquêteurs agirent rapidement et les deux détectives emmenèrent Ridgway au quartier général de la Force Spéciale. Ils le photographièrent et lui prélevèrent des cheveux et des poils pubiens. Finalement, ils prélevèrent un peu de sa salive, qui fut congelée (Haney avait lu un article sur une enquête qui s’était déroulée en Angleterre et avait été résolue grâce à une découverte particulièrement prometteuse mais aussi terriblement coûteuse : l’ADN).
 
Quelques semaines plus tard, les résultats des analyses furent envoyés aux enquêteurs. Ils n’étaient pas concluants. Les preuves physiques n’étaient pas assez nombreuses pour que l’on puisse arrêter Ridgway. Le procureur du comté ne voulait pas prendre de risque : si Ridgway était jugé dans un tribunal et que le manque de preuve poussait un jury à le déclarer innocent, selon les lois américaines, il ne pourrait pas être jugé une seconde fois pour les mêmes crimes. Il ne serait donc jamais condamné ! Mieux valait donc tenter d’obtenir des preuves plus solides. En juin 1987, trois garçons découvrirent le squelette à moitié enterré d’une jeune femme, Cindy Ann Smith, 17 ans, dans un ravin proche du Green River Community College. Elle avait disparu près de 3 ans auparavant.
 
Près d’un an plus tard, le 30 mai 1988, des ouvriers qui creusaient le sol pour construire un complexe d’appartements dans le sud de Seattle découvrirent des ossements. Les enquêteurs du Comté de King furent rapidement sur les lieux. Ils trouvèrent quelques os, des vêtements décomposés et, surtout, un crâne qui possédait encore toute ses dents. Le médecin légiste remarqua également de petits éclats de peinture blanche sur le soutien-gorge et le pull de la victime.Le crâne appartenait à Debra Estes, 15 ans, qui avait disparu 5 ans et demi ans auparavant. La construction du complexe avait commencé en 1981 mais avait été arrêtée fin 1982 par manque de financement. Elle n’avait repris qu’en 1987. Un professeur Italien, spécialiste des sols, affirma après analyses que Debra Estes avait été enterrée là en 1982.
Les enquêteurs demandèrent à la société Skip Palenik, qui possédait un excellent laboratoire dans l’Illinois, d’analyser les éclats de peinture blanche trouvés sur ses vêtements. Le laboratoire affirma que la peinture, de grande qualité et d’un prix exorbitant, était de marque Imron. Elle était utilisée pour peindre les véhicules. La Kenworth Truck Company utilisait de la peinture de la marque Imron.
 
La Force Spéciale semblait incapable de trouver le tueur. En 1990, l’équipe fut à nouveau réduite et ses crédits diminués. Moins de vingt personnes travaillaient à présent dans la Force Spéciale et les politiques parlaient de la faire disparaître... 15 millions de dollars avaient été dépensés en vain. Dave
Reichert lui-même, l’un des enquêteurs qui faisait partie de la Force depuis les premiers jours, fut promu au rang de sergent et quitta l’équipe.En 1991, l’équipe fut réduite à... un seul enquêteur, Tom Jensen.
Après 9 ans d’enquête, la Force Spéciale n’avait pas arrêté le tueur de la Green River. L’enquête était devenue la plus grande affaire non résolue du pays. Et pourtant, les enquêteurs possédaient de nombreux indices physiques, des fibres à foison, le sperme de l’assassin, des particules de peinture de couleurs différentes, des cheveux du tueur, des descriptions de pick-up de couleur sombre...Mais plus aucune victime ne disparaissait et la plupart des gens pensait que le tueur de la Green River était mort ou avait été emprisonné pour un autre crime.Durant 10 ans, plus rien ne fut accompli pour tenter d’appréhender l’assassin.L’évolution des techniques et l’acharnement de plusieurs enquêteurs allaient pourtant permettre de rouvrir le dossier.
 
Presque 20 ans après le 1er meurtre connu du tueur, le détective Dave Reichert, devenu en 1997 le shérif du comté de King, décida de recommencer l’enquête. Il voulait absolument trouver le coupable et possédait à présent un atout technologique fabuleux : l’ADN.
 
Reichert forma une nouvelle Force Spéciale composée de 6 membres, parmi lesquels des experts en ADN et en sciences légales, ainsi que deux enquêteurs : Tom Jensen et Jim Doyon. Toutes les preuves prélevées lors des enquêtes furent réexaminées. Certains prélèvements furent même envoyés dans des laboratoires privés pour être re-analysés avec les techniques modernes.
 
Grâce à une méthode de test ADN développée peu auparavant pour analyser un "vieil" ADN, ces prélèvements permirent de dresser le profil ADN du tueur, qui fut comparé aux ADN prélevés sur les principaux suspects des années auparavant. Il fallut plusieurs semaines pour mener à bien tous ces examens car la nouvelle Force Spéciale n’était pas la seule à demander des analyses ADN. Le laboratoire de l’état était débordé...
 
En septembre 2001, Reichert reçut finalement les résultats du labo : l’ADN provenant du sperme prélevé sur les 3 victimes correspondait à celui de la salive de Gary Leon Ridgway, prélevée en 1987.Reichert « embaucha » alors beaucoup d’anciens enquêteurs-collègues et l’équipe comprit bientôt 30 membres. Ils tentèrent de rassembler le plus de preuves possibles contre Ridgway, afin de permettre à la justice de l’inculper de tous les meurtres dont il était responsable.
 
Le 16 novembre 2001, Ridgway, qui avait alors 52 ans, fut arrêté par une policière qui se faisait passer pour une prostituée. Ce n’était pas la première fois et Ridgway s’en tira avec une amende. Craignant qu’il ne soit sur le point de recommencer à tuer, la nouvelle Force Spéciale décida d’agir. Sue Peters et Jon Mattsen allèrent l’interroger chez Kenworth, au sujet de la disparition de Carol Christensen. Ridgway affirma l’avoir connue dans un bar et n’être jamais sorti avec elle (alors que son sperme avait été découvert sur elle). Ils discutèrent durant deux heures et Ridgway leur expliqua très calmement sa théorie sur le tueur de la Green River. Ils quittèrent la Kenworth sans que Ridgway ne se doute de quoi que ce soit.
 
Il fut donc abasourdi lorsque, le 30 novembre 2001 vers 15h, il fut arrêté par Randy Mullinax et Jim Doyon dans le parking de la Kenworth Company, et fut accusé de quatre "meurtres aggravés" : ceux d’Opal Mills, Marcia Chapman, Carol Christensen et Cynthia Hinds.
Il fut conduit au Centre Judiciaire Régional de Kent où on le photographia sous toutes les coutures avant de l’interroger. Sue Peters et Matt Haney rendirent visite à son épouse, Judith, pour lui annoncer son arrestation et lui poser quelques questions. Elle affirma que Ridgway était un bon mari, un excellent père, un homme doux, gentil, qui ne se mettait jamais en colère. Elle ne crut pas les enquêteurs lorsqu’ils lui annoncèrent que Ridgway avait été arrêté quelques jours plus tôt pour avoir sollicité une prostituée. "Ce n’est pas possible. Il ne ferait pas ça". Judith se révéla être une épouse incroyablement soumise, crédule et passive. Elle avait une confiance aveugle en son époux. Elle ne se souvenait même pas de la perquisition qui avait eu lieu chez eux en 1987 et ne s’en était jamais inquiétée.
 
Lorsque Peters et Haney lui annoncèrent que Ridgway avait été arrêté pour les crimes du tueur de la Green River, Judith se mit à pleurer, stupéfaite, en état de choc.Ridgway ne voulut répondre à aucune question et fut placé dans une cellule particulière, surveillée 24h/24. Sa photo faisait la une de tous les journaux du pays et quelqu’un pouvait en vouloir à sa vie.
 
 
Les avocats de Ridgway se rapprochèrent alors du procureur Norm Maleng pour tenter de passer un marché : Ridgway ne serait pas condamné à mort et, en échange, non seulement il plaiderait coupable pour tous les meurtres, mais il aiderait la Force Spéciale à retrouver les corps des victimes qui n’avaient pas encore été localisés.
 
Maleng pesa le pour et le contre, et décida que la vérité était plus importante - pour les familles comme pour la justice - qu’une peine de mort.Norm Maleng ajouta toutefois une close à leur marché : celui-ci ne couvrait que les crimes commis dans le comté de King. Il n’aurait donc plus de valeur si Ridgway "oubliait" une victime qu’il avait pu tuer dans un autre comté ou un autre état...
 
En juin 2003, le bureau du procureur et les avocats de Ridgway se mirent d’accord : Ridgway devrait admettre tous les meurtres et avouer s’il avait tué avant 1982 et après 1985. Durant l’été et l’automne 2003, des enquêteurs de la Force Spéciale et des équipes de "recherche et sauvetage" accompagnèrent Ridgway dans le comté de King, afin qu’il leur indique où il avait abandonné des corps. Ils ne le lâchèrent pas d’une semelle et il vécut avec eux, dans leur quartier général, durant quatre mois !
 
Ridgway "rempli" son contrat et pouvait donc être jugé sans craindre la peine capitale.
 
Le 5 novembre 2003, en présence des familles des victimes, il plaida coupable de 42 des 48 meurtres dont il était accusé, ainsi que de 6 meurtres qui n’étaient pas sur la "liste officielle".L’accusation lut patiemment les charges retenues contre Ridgway et les noms de toutes les victimes.
 
Sans montrer le moindre remord, Ridgway avoua d’une voix sans émotion qu’il avait tué 48 jeunes femmes et adolescentes vulnérables, de manière préméditée.Il avait continué à tuer après 1985, après avoir rencontré sa future épouse, Judith :
 
Aux enquêteurs de la Force Spéciale, Ridgway parla en tout de 71 meurtres, mais il ne donna que de vagues indices et décida de n’en avouer "que" 48.Le 18 décembre 2003, le juge Richard Jones condamna 48 fois Ridgway à la perpétuité, en présence de tous les enquêteurs qui avaient travaillé sur l’affaire depuis 1982.
 
Les familles des victimes furent invitées à parler à Ridgway durant une dizaine de minutes, chacune. Lors d’une audience exceptionnelle, chacune des familles, frères, sœurs, parents, petits amis, époux, enfants, tous purent s’adresser à Ridgway pour lui dire enfin ce qu’ils avaient sur le cœur. Les jeunes femmes qu’il considérait comme des "détritus", des "saletés" étaient des êtres humains qui avaient aimé et avaient été aimées. Leurs morts avaient provoqué une tristesse infinie, des cauchemars, des suicides, des dépressions...
 
Ensuite, vint son tour de lire un texte écrit par ses avocats. Il s’y excusait d’avoir tué toutes ces "ladies", un terme bien respectueux pour des femmes qu’il considérait comme des "déchets". Il ne regarda pas les familles des victimes en lisant, mais le juge Jones.Ce dernier répondit à Ridgway : "Ce qu’il a de remarquable en vous, ce sont vos émotions recouvertes de Teflon et votre absence complète de compassion réelle pour les jeunes femmes que vous avez tuées".
 
En janvier 2004, Ridgway fut transféré au pénitencier d’état de Walla Walla, où il est confiné dans une petite cellule, seul, surveillé 24h/24 pour sa propre sécurité.
 
 
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20 novembre 2007 2 20 /11 /novembre /2007 08:08
Peter-20Kurten.jpg
Nom
Peter KURTEN
Surnom : Le Vampire de Düsseldorf »
Né le : 26.05.1883 à Cologne
Mort le : 02.07.1931 à Cologne
Tueur en série Allemand
 
PREAMBULE
 
La période s’étendant de la fin de la première guerre mondiale à l’installation d’Hitler au pouvoir a été marquée en Allemagne par les exactions d’un certain nombre de tueurs en série, dont Peter KURTEN.
Sa particularité étant de boire le sang des victimes, le surnom de Vampire de Düsseldorf » lui fut ainsi attribué.
 
La vie familiale de Peter KURTEN
 
Frères et Sœurs
12 frères et Sœurs. Il est le troisième de la fratrie.
Domicile
Famille très pauvre qui vivait à 15 dans une seule pièce.
Père
Amoral , violent, Alcoolique notoire qui battait femme et enfants
 
L’homme
 
La brutalité de ses meurtres était atroce : Il n’hésitait pas à faire subir d’horribles mutilations à ses victimes, en leur tranchant les lèvres et les oreilles, ou en leur scalpant le cuir chevelu. Son obsession semblait se porter sur les tempes qu’il essayait de perforer pour s’abreuver du sang qui en coulait abondamment.
 
Sa maladie probable : La Porphyrie (ou syndrome de Renfield)
 
Cette maladie non transmissible cause de nombreux symptômes :
 
-          Teint livide (due au manque d’hémoglobine)
-          pilosité abondante si exposition au soleil ( hypertrichose )
-          déformation des dents ( érichrodontie, les dents ainsi que les lèvres deviennent pourpre due au dépôt de porphyrine, qui elle-même est due à la perte d'hémoglobine )
-          sensibilité accrue au soleil ( photodermatite), si le corps est exposé au soleil, la molécule de porphyrine capte l'énergie solaire et la converti en cellule toxique et/ou pilositère )
-          le décharnement des doigts et du nez
-          l'ail ( contenant un composant chimique et provocant des crises chez le malade )
-          les troubles neuropsychiatriques
-          une pigmentation pourpre des lèvres ainsi que de l’urine
 
Le syndrome de Renfield, maladie psychologique très grave, se décrit en 4 stades et peut mener à des crimes en série:
 
-          stade 1
 
Le premier stade se manifeste par un incident bénin, au cours de l'enfance où l'individu découvre qu'il peut être excitant de boire son sang. Mais il peut aussi se manifester chez l'adulte lors d'un accident grave. La personne se voit alors baigner dans beaucoup de sang et ressent l'envie d'y goûter.
 
-          second stade
 
Le second stade est l'auto vampirisme, l'individu du premier stade peut alors ressentir le besoin ou le plaisir de boire son propre sang.
 
-          troisième stade
 
Le troisième stade est la zoophagie qui mène à boire le sang des animaux non-humains.
 
-          quatrième stade
 
Le dernier stade est le stade le plus avancé dans le syndrome de Renfield, il mène au vampirisme clinique ( ou sanguinaire ) où l'homme boit le sang d'autres humains. Le vampire sanguinaire est conscient de ces actes, mais ne peut s'y résoudre, c'est une drogue.
 
Les victimes
 
1913 Christine KLEIN
Il étrangle lors d’un braquage une jeune fille. Il sera condamné à 8 ans de prison soit jusqu’en 1921.
08.02.1929
Il agresse une femme et une fillette de 8 ans qu’il étrangle après l’avoir violée.
13.02.1929 Rudolf SCHEER
Il poignarde de 20 coups de couteau à la tête et au cou,un mécanicien. Qui rentrait chez lui après être sorti d’un bar à bière.
09.03.1929 Rosa Ohliger
Poignardée 13 fois après avoir été traînée derrière une haie.
21.08.1929
Il attaque 3 personnes différentes au couteau.
23.08.1929
Il assassine deux sœurs âgées de 5 et 14 ans.
24.08.1929
Il assassine 1 homme et commet 2 viols
09.1929
1 meurtre
10.1929
1 meurtre
07.11.1929
Il tue une fillette et envoie à la police une carte indiquant l’emplacement du corps.
05.1930
Il accoste Maria Budlick qu’il amène chez lui, qu’il viole pour la laisser finalement repartir. Elle ira tout droit à la police qui viendra chercher Kurten à son domicile. Entre temps Kurten s’est enfui , et a tout raconté à sa femme, lui demandant de rapporter ses dires à la police
 
L’enquête et La condamnation
 
Fin mai 1930 : Il est arrêté par la police.
 
Pendant son interrogatoire, il avoua près de 80 crimes, mais lors de son procès, qui débuta en avril 1931, l'accusation retint contre lui neuf meurtres et sept tentatives de meurtre. Il tenta d'abord de plaider non-coupable, mais changea rapidement de tactique. Il fut jugé coupable et condamné à mort. Il fut guillotiné le 2 juillet 1932 à Cologne.
 
Peter Kürten fut décapité le 2 juillet 1931 après avoir prononcé ces derniers mots :
« Le plaisir ultime consisterait à entendre mon propre sang jaillir lorsque la lame de la guillotine tranchera ma gorge »
 
Le +
 
Le réalisateur allemand Fritz Lang s'inspira en partie de ce fait divers pour son film M le maudit (dont la première eut lieu à Berlin le 11 mai 1931, soit trois semaines après la condamnation à mort de Kürten).
 
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20 novembre 2007 2 20 /11 /novembre /2007 08:06
pitchouchkine.jpg
Nom Alexandre PITCHOUCHKINE
Surnom : Le «Maniaque de Bitsevskii» ou « le tueur à l’échiquier »
Né le : 09.04.1974
Mort le : encore en vie
Tueur en série RUSSE
 
 Le procès d’Alexandre PITCHOUCHKINE a démarré le 13.08.2007 et s’est terminé le 24.10.2007 Il a été reconnu coupable de 48 meurtres et de 3 tentatives de meurtres .
 
Il a été condamné à la réclusion criminelle a perpétuité pour le meurtre de 48 personnes. Il est par ailleurs tenu de suivre traitement psychiatrique en prison. Des experts de la principale clinique psychiatrique de Russie avaient estimé qu'il était sain d'esprit
 
Il a fait appel de cette décision, jugeant la sentence trop sévère…
 
Le parquet, dans le cadre d’une enquête distincte continue à travailler sur 11 meurtres qui pourraient être attribués à Alexandre PITCHOUCHKINE.
 
PREAMBULE
 
Il lui restait trois cases à remplir pour parvenir aux soixante-quatre que compte son échiquier du meurtre. Un échiquier a d'ailleurs été retrouvé à son domicile, sur se trouvaient sur chacune des cases un bouton, une capsule de bouteille ou un morceau de vêtement A son arrestation, en Juin 2006, ce Russe de 33 ans a reconnu sa culpabilité.
 
Que serait-il advenu une fois l'échiquier plein ? "J'aurais commencé un nouveau jeu", a calmement répondu Alexandre Pitchouchkine, interrogé par la police.
 
Son procès a commencé le lundi 13 août 2007 pour quarante-huit meurtres
 
Le procureur chargé du dossier s’appelle Iouri Syomine déclare qu’il cherchait à battre le record d’Andréi CHIKATILO, autre grand tueur en série russe (voir article sur ce blog).
 
Son premier meurtre remonterait à l’âge de 18 ans (un camarade de classe.). Un rival en amour.
Il aurait tué 3 femmes et un adolescent. Le reste soit 49-1-3-1= 44 étaient des hommes, pour la majeure partie, tous vieux et alcooliques.
 
Les Faits
 
Dans la forêt, lors d'une reconstitution, il montre la petite trappe d'une canalisation où il cachait ses marteaux, et l'étang où il les jetait.
 
Certains des corps de ses victimes étaient balancés dans une sorte de profond réservoir d'eau.
 
"J'ai commis moi-même près de soixante et un meurtres. Soixante sur le territoire du parc forestier de Bitsevski. et le premier en 1992. Il y a quatorze ans. C'était un camarade de promotion", a-t-il expliqué lors d'une audition. Les deux hommes se seraient disputés au sujet d'une fille, qu'il aurait aussi tuée plus tard, en 2001.
 
Parmi les victimes figurent certains de ses collègues de travail.
 
Au début, il s'attaquait exclusivement à des hommes âgés, après leur avoir fait boire une vodka pour les affaiblir. Selon l'édition de lundi 13/08/2007 du quotidien de langue anglaise Moscow Times, la plupart de ses victimes étaient de vieux alcooliques que Pitchouchkine invitait à boire dans une partie retirée du parc, sous le prétexte de rendre hommage à son chien mort. Une fois ivres, il les tuait, à l'aide d'un marteau le plus souvent.
 
Puis il aurait commencé à s'en prendre à des femmes, à des jeunes ou à des connaissances. "Il tuait ceux avec qui il travaillait, à côté de qui il vivait, ceux qu'il croisait sur les chemins du parc", résume le parquet de Moscou.
 
Son objectif était de les achever d'un seul coup. Jusqu'au jour où il croise par hasard une de ses victimes, qu'il croyait avoir assommée à mort. Il décide alors de défoncer méthodiquement le crâne de ses proies, en y enfonçant bâtons ou tessons de bouteille, toujours à coups de marteau.
 
L'un des enquêteurs a raconté que, durant les derniers mois, il tuait de plus en plus souvent et était moins vigilant. Il ne s'éloigne plus aussitôt en courant. Au contraire, il restait auprès de ses victimes agonisantes pour observer leurs dernières convulsions. Parfois, il laissait leur corps sur le sentier et emportait un "souvenir".
 
 
Le jugement
 
13/08/2007è L'homme s'est présenté au tribunal lundi, dans une chemise à carreaux, son motif préféré. Le même que Tchikatilo.
La justice russe a décidé lundi que son procès serait ouvert. Il devrait se poursuivre en septembre devant une cour d'assises.
Des images d'Alexandre Pitchouchkine, présent à ces audiences préliminaires à huis clos, ont été montrées à la télévision.
 
13/09/2007           è Ouverture du procès. Alexandre PITCHOUCHKINE plaide coupable. A sa demande, il sera jugé par une cour d’assises.
 
                        è Par ailleurs, Alexandre PITCHOUCHKINE a rejeté l’assistance de son second avocat, Roman Chirkine, expliquant que ce dernier "soutenait la position de l'accusation".
 
                               è A interdit à sa mère d’être présente au procès. "Il m'a dit: Je vais parler de mes crimes. Je ne veux pas que tu l'entendes+. Il a même pleuré: Maman, c'est bien que j'ai été capturé, je n'aurais jamais pu m'arrêter", a affirmé Natalia Pitchouchkina.
 
"J'ai bien peur que mon fils ne changera jamais. Il vaut mieux qu'il reste en prison", a-t-elle ajouté.
 
Le procès va durer au moins deux mois, selon l'accusation qui prévoit d'interroger 98 témoins.
 
09/10/2007è Alexander PITCHOUCKINE commence à décrire son parcours meurtrier
30/10/2007è condamné à la réclusion criminelle à perpétuité.
Après l’énoncé du verdict, le juge s’est tourné vers l’accusé à qui il a demandé s’il avait tout compris. « Je ne suis pas sourd », a répondu Alexandre Pitchouchkine, qui n’a pas paru affecté par sa condamnation, semblant même esquisser un sourire. Une dizaine de proches des victimes ont assisté à l’audience et ont accueilli le verdict dans le silence.
Ses victimes
1992 : Victime 1 : Mikhaïl Odiytchouk
 
Il a expliqué avoir commis son premier meurtre, en 1992, pour se débarrasser de son complice, Mikhaïl Odiytchouk, un camarade d'études avec lequel il avait décidé de se lancer dans ce projet morbide.
 
Il l'a étranglé avec une corde que le jeune Odiytchouk avait «lui-même apportée» en prévision des crimes à venir, alors qu'ils cherchaient un accès aux égouts par lequel se débarrasser des cadavres.
 
«Il ne savait pas qu'il cherchait sa propre tombe», raconte l'accusé, avec force détails et gestes, sans repentir apparent.
 
 «C'est l'unique cas après lequel j'ai été interrogé par la police
 
23.05.2001 : Viatcheslav Klimov
 
Klimov m'a dit qu'il voulait arrêter de boire. Je lui ai dit +viens boire à la mémoire de ton chien mort et je te promets qu'à partir d'aujourd'hui tu ne boiras plus+, et il a cessé de boire", a-t-il raconté.
 
02.07.2001 : Oleg Lvov : il a éprouvé du remords, lorsqu'il a tué le 2 juillet 2001 dans l'appartement duquel il était souvent invité. "Quand j'ai compris qu'Oleg était mort, je me suis senti dégoûtant, un salaud. C'est la seule fois où j'ai regretté, c'était étrange".
 
11 avril 2006 : Avant dernière victime Larissa Kouliguina.
 
«Nous sommes allés au parc ensemble. Elle a senti quelque chose et voulu partir. J'ai essayé de la calmer. C'était un cas unique dans ma pratique. (...) Elle s'est approchée d'un arbre et l'a étreint. On voyait qu'elle faisait ses adieux à la vie», se souvient le tueur, qui a alors pensé à l'épargner.
 
«Mais on ne peut pas sortir du bois à deux. L'un survit ou personne», explique-t-il, reprenant sa théorie du meurtrier fortifié par la mort d'autrui
 
13 juin 2006 : dernière victime : Maria Moskalova
 
C’est grâce à elle que la police est remontée jusqu'à lui.(Voir le paragraphe sur l’arrestation ci-dessus)
 
L’arrestation
 
Alexandre Pitchouchkine a été arrêté le 16 juin 2006, chez lui.
 
C'est l'alerte lancée par le fils de sa dernière victime qui le perdra.
Le 5 juin, Alexandre avait proposé à une de ses connaissances d'aller faire une promenade, puis, chemin faisant, de se rendre sur la tombe de son chien dans le parc.
 
Marina Moskaleva a-t-elle senti le danger ? Elle avait pris soin de signaler à son fils Sergueï le nom et le numéro de téléphone de ce compagnon.
 
La soirée passe, sa mère ne rentre pas. Sergueï compose le numéro, Alexandre Pitchouchkine répond, dit qu'il ne sait pas où elle est et raccroche.
 
La police met la main sur lui quelques jours plus tard.
 
Pendant la fouille de l'appartement, Alexandre présente lui-même aux enquêteurs l'arme de ses crimes : depuis le début, c'est à coups de marteau qu'il tue ses victimes.
 
L’homme et ce qu’on en pense
 
Le père d’Alexandre Pitchouchkine a quitté sa mère pour une autre femme alors qu’il n’avait que 09 mois. Le petit Sacha est élevé par sa mère et son grand-père, ersatz paternel auquel le petit garçon s’attache comme à une bouée. Mais le grand-père se remarie lui aussi, quitte la famille et oublie son petit-fils.
 
A 4 ans, Sacha a un accident de balançoire, raconte sa mère, qui voit là une cause essentielle des troubles de son fils. L’enfant passe une semaine à l’hôpital pour un traumatisme crânien. «C’est manifestement à cause de cela qu’il a eu des problèmes de langage par la suite», assure-t-elle. A l’école, Sacha confond certaines lettres, il écrit mal et doit être dirigé vers un centre éducatif spécialisé. Hormis cela, Natalia Pitchouchkine ne se souvient de rien d’anormal : «Il a été pionnier [organisation de jeunesse communiste où étaient enrôlés la plupart des enfants à l’époque soviétique, ndlr]. Il aimait faire du vélo.»
A 13 ans, Sacha réclame une mobylette… que d’autres adolescents lui volent. Rien que de très banal. «Il était tout à fait tranquille, ne se battait pas, ne faisait pas le hooligan, a encore expliqué sa mère. Il aimait se montrer, faire le beau. Il était sportif et avait toujours l’air soigné.»
Après l’école, Sacha apprend le métier de charpentier. Plutôt beau garçon, il a tout le succès possible avec les filles, assure sa mère, qui le soupçonne pourtant d’être aussi attiré par les garçons. A Komsomolskaïa Pravda, elle a confié avoir un jour trouvé un billet tendre que lui aurait griffonné un beau jeune homme. Sacha recherchait l’amitié d’hommes plus âgés que lui, sans doute pour compenser l’absence de père, explique-t-elle. A l’âge du service militaire, Alexandre ne veut pas partir à l’armée et préfère se laisser interner dans un hôpital psychiatrique. Il en ressort «changé», rapporte sa mère.
 
Il alterne désormais les phases sportives, où il se fait des muscles d’acier, et les phases de «zapoï», une immersion pendant plusieurs jours dans l’alcool, pratique encore assez courante en Russie. C’est à ce moment-là, en 1992, à l’âge de 18 ans, qu’Alexandre aurait commis son premier meurtre. Selon le parquet, sa première victime aurait été un ancien camarade de classe qu’il aurait attiré dans le parc de Bitsa pour le faire boire et l’assommer. Une enquête est alors ouverte, qui remonte entre autres à Pitchouchkine, mais les preuves manquent et l’affaire est classée.
Neuf ans durant, de 1992 à 2001, effrayé par cette première enquête, le tueur se tient tranquille, selon la police. Les années 90 sont rudes à Moscou, où survivre est une lutte de tous les jours, qui accapare, semble-t-il, toutes les forces de Pitchouchkine. Il alterne les petits boulots et les plongées dans la vodka. Jusqu’en 2001, année où la Russie commence à redresser la tête. Dans la banlieue où vit le jeune homme, de nouvelles tours sortent de terre, de nouveaux magasins apparaissent, des restaurants chics… Pitchouchkine, lui, ne profite guère de cette ­nouvelle ère. Il est vendeur ou manutentionnaire dans les magasins de son quartier et traîne avec les alcooliques du coin.
 
Alexandre Pitchouchkine est manutentionnaire dans un petit magasin. Interrogés par le journal populaire Jisn, ses collègues de travail doutent que cet homme calme et peu bavard ait pu être "le maniaque". Certes, il changeait très souvent de vêtements, de coupe et de couleur de cheveux, mais quoi d'étonnant pour un tel passionné de la propreté ? Ils évoquent son aversion envers l'électronique : son refus de prendre de l'argent aux distributeurs, son agacement au bruit de la caisse enregistreuse.
 
 
L’admiration de PITCHOUCHKINE POUR Andreî TCHIKATILO (autre tueur en série russe è voir article sur ce blog)
 
Selon ses propres déclarations, "le maniaque de Bitsevski" éprouve une vive admiration pour Andreï Tchikatilo, l'autre grand criminel russe de ces dernières années. Le procureur de Moscou Iouri Syomine a expliqué que l'accusé cherchait à battre le record du tueur en série le plus célèbre de Russie, Andreï Tchikatilo, condamné à mort et exécuté en 1994 pour le meurtre de 52 adolescents et enfants dans le sud de la Russie. "Il rêvait de faire mieux que Tchikatilo et d'entrer dans l'Histoire", a déclaré le procureur.
 
Dans son journal intime, un cahier où il aurait noté le nom de ses victimes et la façon dont il les exterminait.
 
Alexandre Pitchouchkine aurait collé des articles relatant les méfaits de Tchikatilo.
 
Avec lui, il partagerait le lieu d'exécution de ses meurtres : la forêt.
 
Mais, dans l'échelle de l'horreur, Andreï Tchikatilo, docteur en philosophie, était plus effroyable encore puisqu'il poignardait, violait puis mangeait ses victimes. Tchikatilo revendiqua cinquante-cinq assassinats commis entre 1978 et 1990. La justice lui en attribua cinquante-deux, le condamna à mort et l'exécuta en 1994.
 
Alexandre Pitchouchkine dit avoir jeté ce carnet de bord quelques jours avant son arrestation.
 
Sa grande joie d’être une « vedette »
 
Il avoue son plaisir à lire les articles de presse narrant les récits de ses meurtres. Un jour, en février 2006, il est pris de colère : il apprend que la police prétend avoir arrêté "le maniaque de Bitsevski". Durant la même semaine, il tue deux personnes. "Je voulais montrer que j'étais encore en liberté", expliquera-t-il aux enquêteurs. C'était la deuxième fois que la police se trompait : une première fois, elle avait arrêté un homme ressemblant au portrait-robot, trouvé en possession d'un couteau, et la seconde fois le suspect était un travesti. Les centaines de patrouilles effectuées vingt-quatre heures sur vingt-quatre par plus de 200 policiers, n'ont rien donné puisque finalement le meurtrier présumé a été arrêté chez lui.
 
En prison, l'homme demande les journaux, collectionne les articles dont il est le protagoniste et s'ennuie lorsqu'il disparaît des médias. Il évoque l'envie d'écrire un livre sur lui-même, qu'il intitulerait Mémoires d'un maniaque
 
Le profil psychologique
 
Aurait fait un séjour en hôpital psychiatrique passé l’âge de 18 ans (son premier meurtre).
 
Presque un an après, le 3 avril 2007, les spécialistes de l'Institut Serbsky déclarent après plusieurs semaines d'examens médicaux qu'Alexandre Pitchouchkine est parfaitement responsable et a accompli ses actes en pleine conscience.
 
"Si vous ne m'aviez pas attrapé, je n'aurais jamais arrêté, jamais. En me capturant, vous avez sauvé de nombreuses vies", aurait-il déclaré aux enquêteurs
 
Selon The Sun, le jeune homme croyait remplir une mission. Il agissait pour se débarrasser des gens qui se plaignaient de leur existence. «En les tuant, il avait l'impression qu'il les libérait de leurs problèmes», a ainsi confié un enquêteur au journal britannique, précisant par ailleurs qu'Alexandre Pitchouchkine avait vécu chacun de ses crimes comme un orgasme sexuel.
 
La presse russe, elle, donne une version plus simple, fondée sur le témoignage de la mère du meurtrier présumé. Son fils, qui vivait encore chez elle au moment des crimes, aurait été marqué à vie par un violent coup de balançoire reçu en pleine tête lors de son enfance. Un accident, assure-t-elle, commis par la grand-mère alors qu'Alexandre Pitchouchkine avait 4 ans seulement.
 
Le Plus
 
L'interrogatoire d'Alexandre Pitchouchkine a été filmé par la chaîne de télévision NTV à la demande de la police, qui voulait éviter d'être accusée d'avoir arraché des aveux.
 
La Russie ayant signé un moratoire sur la peine de mort , Pitchouchkine risque la prison à vie.
 
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14 septembre 2007 5 14 /09 /septembre /2007 17:34
burke.jpg
Nom Messieurs BURKE et HARE
Surnom : 
Nés le :
Morts : BURKE 28.01.1929 Pendu
Tueurs en série Britanniques
 
PREAMBULE
 
Appartenant à une catégorie de criminels appelée les Bodysnatchers (littéralement " les voleurs de cadavres "), Burke et Hare, deux frères, étaient passés maîtres dans l'art de profaner les tombes pour en exhumer les corps fraîchement mis en terre. Travaillant pour le compte de chirurgiens ou de carabins locaux, les énergumènes leur fournissaient des cadavres propres à l'étude de l'anatomie. De profanateurs les deux William se sont faits tueurs le jour où, faute de dépouilles, ils ont commencé à abattre froidement les futurs cobayes.
 
Leur Modus Operandi
 
De déterreurs de cadavres, ils devinrent assassins, le jour, où ils se rendirent compte , qu’ils ne fournissaient pas assez vite le corps médical de cadavres, et que leurs finances en pâtissaient.
 
M.HARE errait dans les rues et choisissait au hasard un individu qu’il faisait monter chez lui. Il vivait dans un petit cabinet au 6ème étage d’une haute maison d’Edimbourg.
 
M.BURKE, dont la profession d’origine est cordonnier, qui était présent dans l’appartement de M.HARE faisait boire l’individu tout en l’écoutant raconter les incidents les plus surprenants de son existence.
 
M.HARE interrompait le récit de l’inconnu en fin de nuit, en passant derrière lui et en appliquant ses deux mains sur la bouche du conteur. Dans le même temps, M.BURKE s’asseyait sur la poitrine du conteur jusqu’à étouffement.
 
L’inconnu était en suite déshabillé, portefeuille et courrier étaient fouillés . Puis le corps de la victime était mis dans une caisse se trouvant dans l’appartement.
 
Burke, lié à un médecin légiste, le Docteur KNOX, lui fournissait les cadavres qui servaient ensuite à la médecine, dont l’autopsie à cette époque, était plus que nécessaire pour faire avancer la science.
 
En échange des corps, M.BRUKE recevait de l’argent dont le prix allait en décroissant en fonction de l’âge du cadavre.
 
Le docteur KNOX devint ainsi très célèbre pour ses connaissances anatomiques.
 
Très vite BRUKE et HARE se lassèrent du procédé et décidèrent d’aller plus vite dans l’exécution des victimes.
 
Elles étaient ainsi choisies au hasard de la nuit. Une fois choisies, BURKE passait devant la victime puis lui appliquait un masque de poix. BURKE et HARE s’emparait alors chacun d’un des bras de la victime qui étouffait en chancelant. Les autres passants ne pouvaient que penser à un ivrogne ramené par ses deux comparses.
 
Une fois décédée, la victime était dépouillée, et amenée chez le docteur KNOX.
 
La condamnation
 
BURKE fut pendu le 28.01.1929
Le Docteur KNOX dut quitter la faculté de sciences d’Edimbourg.
 
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Published by JULIETTE ROGOUN - dans HOMMES SERIAL KILLERS
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3 septembre 2007 1 03 /09 /septembre /2007 10:27
 ted-bundy-dead.jpg
Nom Theodore Robert Cowell, puis Theodore Nelson, puis Theodore Bundy
Surnom : « The Lady Killer »
Né le : 24 Novembre 1946 à Burlington dans le Vermont (près de Philadelphie – Floride)
Mort le : 24 Janvier 1989 (chaise électrique à la prison de Starke (Floride)
Tueur en série Américain
 
Enquête et condamnation
1972 : Meg Anders commence à se méfier de lui. Il la menace souvent de lui briser le cou, si elle raconte qu’il est un voleur. Elle le surprend un soir en train de sortir un pied de biche de sous un radiateur de leur appartement. Elle trouve également dans l’une de ses poches des gants de chirurgien.
 
1974 :Au moment des disparitions, Meg Anders vit Bundy moins souvent. Un soir, il l’invita à dîner. Ils revinrent ensuite chez elle et là, Bundy insista pour enlever son porte-ski du toit de sa Coccinelle pour le remettre sur la voiture de Meg.La police qui enquête sur les meurtres et disparitions d’étudiantes constate que toutes les jeunes femmes disparues étaient toutes blanches, minces, célibataires, portaient un pantalon au moment de leur disparition, avaient des cheveux longs séparés par une raie au milieu, et avaient toutes disparues en fin d’après-midi ou le soir. La police interrogea des étudiant(e)s du campus de l’université de Washington qui parlèrent d’un "jeune homme étrange" qu’ils avaient vu, portant un plâtre soit au bras soit à la jambe. Il semblait avoir du mal à porter ses livres et demandait aux jeunes femmes de l’aider. D’autres témoins, interrogés dans le parc du lac Sammamish, parlèrent d’un "jeune homme étrange" portant lui aussi un plâtre et qui avait demandé de l’aide pour attacher sa planche à voile sur le toit de sa voiture, une Coccinelle.
 
Des témoins avaient vu un beau jeune homme brun à l’endroit où quasiment toutes les jeunes femmes avaient disparu et permirent d’établir un portrait-robot de celui qui se faisait appeler "Ted". Ses collègues du comité républicain plaisantèrent au sujet de Bundy, le taquinant sur le fait qu’il ressemblait au portrait-robot et possédait une Volkswagen. Quelques jours plus tard, Bundy fit ses bagages et partit pour Salt Lake City, dans l’Utah.
 
Lorsque Lynn Banks, une amie de Meg Anders, lut des articles sur le meurtre de Melissa Smith et vit le portrait-robot du suspect des meurtres précédents, elle pensa que Bundy devait être le tueur. Non seulement elle n’appréciait pas du tout Ted Bundy et ne lui faisait pas confiance, mais il ressemblait vraiment au portrait-robot du journal. Meg Anders reconnut que le portrait ressemblait beaucoup à Ted, mais elle refusa de croire que l’homme qu’elle aimait et avec qui elle vivait ait pu commettre des meurtres aussi horribles. Mais elle se posait de plus en plus de questions sur lui. Elle avait découvert une hachette sous le siège passager de sa voiture. Un jour, elle avait fouillé sa chambre sans qu’il le sache et avait trouvé une petite boîte remplie de clés. Et il avait coupé ses cheveux bouclés après la parution du portrait-robot, ce qui avait totalement changé son apparence.
 
Fin automne 1974 : Meg contacta la police sur le conseil de son amie Lynn. Quatre autres personnes (dont Ann Rule) avaient déjà appelé les enquêteurs pour leur parler de Bundy. Le témoignage de Meg, comme les quatre autres, fut enregistré, classé et... oublié durant plusieurs années. La police était submergée d’appels et lorsqu’on leur parla de Bundy, un jeune homme "bien sous tout rapport", les enquêteurs préférèrent s’occuper de suspects plus inquiétants.
 
Novembre 1974 : des spécialistes parvinrent à retrouver du sang de l’agresseur sur le manteau de Carol DaRonch, qui avait dû l’éclabousser lorsqu’elle l’avait griffé. Le sang est de groupe O+ comme celui de Ted Bundy.
 
Eté 1975 : le crâne d’une autre jeune femme fut découvert dans la montagne Taylor du parc d’état du lac Sammamish, à 15km de l’endroit où les corps de Denise Naslund et Janice Ott avaient été trouvés. C’était Brenda Ball, l’une des sept femmes qui avaient disparu durant l’été 1974. Elle avait été frappée à la tête avec un objet pointu.
 
La police procéda alors à des battues dans la montagne Taylor. Un autre crâne fut découvert, celui de Susan Rancourt, qui avait elle aussi disparu durant l’été. Deux autres crânes furent découverts dans les semaines qui suivirent, ceux de Roberta Parks et Lynda Ann Healy. Elles avaient toutes été frappées à la tête avec un objet pointu, peut-être un pied-de-biche. Les corps de Donna Gail Manson et Georgann Hawkins ne furent jamais retrouvés.
 
16.08.1975 :  un policier de l’Utah, Bob Hayward, patrouillait au volant de son véhicule dans un quartier juste en dehors du comté de Salt Lake, lorsqu’il remarqua une Coccinelle roulant doucement dans la nuit. Hayward connaissait tout le monde dans le voisinage et personne ne conduisait de Coccinelle. Lorsqu’il alluma ses phares afin de lire la plaque d’immatriculation de la voiture, le conducteur éteignit les siens et partit sur les chapeaux de roues. Hayward prit immédiatement le véhicule en chasse. Ce dernier grilla deux stops, mais finit par s’arrêter à une station essence. Bob Hayward se gara derrière lui et posa la main sur son arme lorsque l’occupant de la voiture sortit et s’approcha de lui. C’était un jeune homme brun tout ce qu’il y avait de normal. Hayward lui demanda son permis de conduire et apprit qu’il se nommait Theodore Robert Bundy.Bundy lui expliqua qu’il était en train de fumer un joint et que, apeuré, il avait fui par peur d’être arrêté, mais s’était ravisé en constatant sa bêtise. Un délit mineur...
 
Deux autres policiers qui passaient par là se garèrent devant la Coccinelle. Hayward s’avança pour les saluer et, ce faisant, il remarqua que la voiture de Bundy n’avait pas de banquette passager. Il commença à se poser des questions et, avec l’aide de ses deux collègues, il fouilla le véhicule. Dans un grand sac, ils découvrirent un pied-de-biche, une cagoule de ski, un masque taillé dans un bas, une corde, des menottes et du fil de fer Bundy fut arrêté car soupçonné de... cambriolage. La détention d’outils pouvant servir à un cambriolage étant un délit mineur, Bundy fut rapidement relâché. Il savait qu’il n’encourait qu’une punition symbolique et rentra chez lui l’esprit libre.
 
Mais peu après son arrestation, la police découvrit des liens entre lui et l’homme qui avait agressé Carol DaRonch. Les menottes trouvées dans son coffre étaient de la même marque que celles utilisées sur la jeune femme et la voiture que Carol avait décrite était une Coccinelle "couleur bronze". Et le pied-de-biche était l’arme que l’agresseur de Carol avait utilisée pour la menacer. Il fut placé sous surveillance et le remarqua. Il repeignit sa Volkswagen.
 
21.08.1975 : Il fut de nouveau arrêté pour être interrogé. Il fit preuve de beaucoup de sang-froid et d’une assurance arrogante. Il déclara qu’il utilisait la cagoule pour se protéger du froid lorsqu’il skiait et affirma avoir trouvé les menottes dans une poubelle. Le pied-de-biche était, selon lui, un outil pour sa voiture. Il accepta que les policiers fouillent son appartement, mais il avait eu le temps de "faire le ménage " et la police ne trouva pas grand-chose. Un enquêteur, Jerry Thompson, mit malgré tout la main sur des brochures touristiques du Colorado, mais Bundy expliqua qu’il n’était jamais allé au Colorado et que la brochure avait été oubliée là par un ami. L’enquêteur découvrit également des reçus de cartes de crédit et les prit sans le dire à Bundy.
 
De retour à son bureau, Thompson appela la police du Colorado et expliqua que son suspect avait coché l’hôtel Wildwood, à Snowmass, sur une brochure du Colorado. C’est à cet endroit que Caryn Campbell avait disparu. Les reçus de cartes de crédit dérobés par Thompson avaient servi à payer de l’essence à Glenwood Springs, dans le Colorado, le 12 janvier 1975, jour de la disparition de Caryn Campbell. Bundy avait donc menti.Les policiers commencèrent à soupçonner Bundy du meurtre de Caryn Campbell et de l’enlèvement de Melissa Smith, Laura Aime et Debby Kent. Il existait trop de points communs entre les affaires pour que la police les ignore.
 
16.09.1975 : les enquêteurs de l’état de Washington firent venir Meg Anders dans l’Unité de police des Crimes Majeurs du comté de King et lui demandèrent des informations sur BundyMeg était nerveuse mais voulait véritablement aider les enquêteurs. Elle expliqua que les nuits des meurtres, Bundy n’avait pas été avec elle. Il lui arrivait souvent de dormir le jour et de sortir la nuit, elle ne savait pas où. Son intérêt sexuel envers elle avait décliné cette année, et lorsqu’il avait envie, il voulait absolument qu’elle soit attachée. Lorsqu’elle avait dit à Bundy qu’elle ne voulait plus se laisser faire, cela l’avait mis en colère.Meg Anders apprit aux policiers que Bundy possédait des sachets de plâtre dans sa chambre. Elle avait également remarqué qu’il avait une hachette dans sa voiture. Elle se souvenait surtout que Ted avait été au parc du lac Sammamish en juillet, soi-disant pour faire de la planche à voile, à l’époque où Janice Ott et Denise Naslund avaient disparu.
 
les enquêteurs décidèrent d’interroger Stéphanie Brooks. Celle-ci leur expliqua sa rupture brutale avec Bundy qui était soudainement devenu cruel et insensible.Les policiers apprirent que Bundy était sorti avec Meg Anders et Stéphanie Brooks en même temps, sans que l’une ne soit au courant de l’existence de l’autre. Il avait vécu une double vie, remplie de mensonges et de trahisons.
 
02.10.1975 : Carol DaRonch, Jean Graham (qui s’occupait de la pièce de théâtre des lycéens) et une amie de Debby Kent vinrent au poste de police afin d’identifier Bundy parmi 6 autres hommes. A la surprise des policiers, il avait rasé sa moustache, coupé ses cheveux et les avait coiffés différemment. Pourtant, Carol DaRonch le reconnut immédiatement. Jean Graham et l’amie de Debby Kent prirent leur temps et désignèrent Bundy comme l’homme qu’elles avaient vu rôder dans l’auditorium le soir où Debby Kent avait disparu.Bundy eut beau jurer de son innocence, les policiers étaient persuadés qu’ils avaient leur assassin.
 
Le 23 février 1976 : Bundy fut jugé pour sa tentative d’enlèvement sur Carol DaRonch.
 
Le 30 juin 1976 Bundy fut condamné à "1 à 15 ans de prison". Il pouvait être libéré sur parole au bout de 15 mois d’emprisonnement. lors que Bundy était incarcéré à la prison d’État de l’Utah, les enquêteurs commencèrent à chercher des preuves qui le relieraient aux meurtres de Caryn Campbell et Melissa Smith. Ils découvrirent des cheveux dans la Coccinelle de Bundy et les envoyèrent aux laboratoires du FBI. Ceux-ci déclarèrent qu’ils étaient "très semblables" à ceux de Caryn Campbell et Melissa Smith. Un examen approfondi du corps de Caryn Campbell montra que les "marques" de lésions sur son crâne avaient été faites par un objet pointu, et que ces "marques" correspondaient au pied-de-biche découvert dans le véhicule de Bundy.
 
22.10.1976 : Bundy fut officiellement inculpé du meurtre de Caryn Campbell.
 
Avril 1977 : Bundy fut transféré au pénitencier du comté de Garfield, au Colorado, pour participer à son procès. Durant la préparation du procès, il se querella souvent avec son avocat. Il le trouvait idiot et incapable, et finit par le congédier. Comme il avait étudié le droit, il pensa qu’il pourrait très bien se défendre seul et décida de se représenter lui-même. Il pensait qu’il pourrait gagner son procès, prévu pour le 14 novembre 1977.
 
Il avait beaucoup de travail et prenait sa défense à cœur. Comme il se conduisait de manière charmante et qu’il semblait sérieux, on l’autorisa à quitter sa cellule sans être menotté et à utiliser la bibliothèque du tribunal d’Aspen afin de procéder à des recherches.
 
07.06.1977 : Il se rend à la bibliothèque, comme à son habitude, au deuxième étage. Il parvint à sauter d’une fenêtre ouverte et bien qu’il se tordit la cheville, il se mit à courir. Le temps que les gardiens réalisent son absence, il était déjà loin. Il ne portait pas de menottes aux chevilles ni aux poignets, et se fondit rapidement dans la population d’Aspen.La police dressa immédiatement des barrages tout autour de la ville, publia un avis de recherche, organisa des battues dans la campagne environnante, utilisa des chiens et accueillit 150 volontaires. Bundy réussit à se nourrir en volant de la nourriture dans les chalets locaux, dormant parfois dans l’un d’eux s’il était abandonné. Mais il savait que cela ne pourrait durer longtemps et qu’il avait besoin d’une voiture. Il eut un coup de chance lorsqu’il découvrit une voiture vide dont les clés pendaient sur le tableau de bord. Mais il fut remarqué par des policiers peu avant un barrage routier et arrêté, six jours après son évasion.
 
À partir de ce moment-là, on lui laissa les menottes aux poignets et aux chevilles dès qu’il sortait de cellule, et des gardiens restèrent avec lui dans la librairie. Il recommença à préparer sa défense, avec l’aide de conseillers nommés par la cour. Il travailla beaucoup et parvint à faire exclure le témoignage de Carol DaRonch pour son futur procès.
 
30 décembre 1977, il découpa le plafond de sa cellule, rampa sur le plafond du pénitencier et parvint à trouver une autre ouverture dans le plafond qui donnait sur un placard, dans l’appartement d’un gardien. Bundy se cacha dans le placard et attendit que l’appartement soit vide puis sortit tranquillement par la porte d’entrée. On ne découvrit sa disparition que l’après-midi, 15 heures après son évasion. Le temps que la police soit prévenue, Bundy était déjà en route pour Chicago, l’une des étapes sur la route qui allait le mener en Floride, en passant par Ann Arbor.
 
Du 01.01.1978 au 14.01.1978, il s’installa à Tallahassee, en Floride, non loin de l’université d’état. Il arrive même à louer un appartement avec de faux papiers, et aménage son intérieur avec des objets qu’il vole.
 
14.01.1978 au soir : Il se rend de nouveau au campus.
15.01.1978 3h du matin : Nita Neary fut raccompagnée par son petit ami devant la porte du bâtiment.Elle fut étonnée de trouver la porte grande ouverte. Elle entra et entendit du bruit, comme si quelqu’un courait dans les chambres à l’étage. Les bruits de pas se rapprochèrent brusquement des escaliers devant elle. Instinctivement, Nita Neary se cacha derrière un mur, hors de vue. Elle vit un homme portant un bonnet de laine bleu passer devant elle, des vêtements féminins dans les mains, et sortir précipitamment de la maison. Nita pensa d’abord à un cambrioleur. Elle courut immédiatement à l’étage pour prévenir sa compagne de chambre, Nancy Dowdy. Elle la réveilla et lui parla de l’homme au bonnet. Ne sachant que faire, elles décidèrent de s’adresser à l’intendante.
 
Alors qu’elles se dirigeaient vers sa chambre, elles virent une autre fille, Karen Chandler, titubant dans le hall, le visage couvert de sang. Alors que Nancy aidait Karen à s’asseoir, Nita réveilla l’intendante et les deux femmes décidèrent d’éveiller toutes les filles qui étaient restées dans la maison. Elles découvrirent Kathy Klein vivante dans sa chambre, mais couverte de sang, le crâne fracassé. Terrifiée, Nancy Dowdy appela la police.Les policiers trouvèrent deux autres étudiantes ensanglantées dans leur lit, mortes. Lisa Levy et Margaret Bowman
 
A moins d’un kilomètre de la maison des "Chi Omega", peu de temps après, Debbie Ciccarelli fut réveillée par des bruits de coups venant de l’appartement à côté de chez elle. Elle se demanda ce que son amie Cheryl Thomas faisait à cette heure de la nuit. Comme les bruits continuaient, Debbie commença à s’inquiéter et réveilla sa compagne de chambre, Nancy Young. Apeurées, elles appelèrent Cheryl au téléphone, mais celle-ci ne répondit pas. Elles entendirent la porte de l’appartement de Cheryl grincer et se refermer. Elles prévinrent alors la police.
 
Les policiers arrivèrent rapidement sur les lieux : ils venaient de la maison des "Chi Omega". Ils trouvèrent Cheryl Thomas allongée sur son lit. Elle était à demi consciente et presque dénudée, son visage était couvert de sang, son crâne était fracturé, son épaule gauche était disloquée, sa mâchoire était brisée... mais elle était vivante. Les policiers découvrirent une cagoule de ski au pied de son lit, semblable à celle qui avait été trouvée dans la voiture de Bundy en août 1975.
 
Les experts de la police firent un excellent travail. Ils purent prélever des échantillons de sang de l’assassin, du sperme et des empreintes digitales. Malheureusement, la plupart de ces preuves se révélèrent peu utiles, car pas assez précises ou imparfaites. Les seules preuves réellement sérieuses que les enquêteurs purent obtenir furent quelques cheveux trouvés sur la cagoule, une empreinte dentaire grâce à la marque de morsure sur la fesse de Lisa Levy et le témoignage de Nita Neary. Ils n’avaient aucun suspect. Le FBI n’avait pas encore fait publier un avis de recherche concernant Ted Bundy et à 2000 km du Colorado, personne ne le connaissait.
 
Peu de temps avant le 09.02.1978 (jour de l’assassinat de Kimberly Leach), un homme dans un van blanc s’était approché d’une adolescente de 14 ans, Leslie Parmenter, alors qu’elle attendait son frère. L’homme avait affirmé travailler pour les pompiers et lui avait demandé si elle allait à l’école dans le quartier. Leslie avait trouvé étrange qu’un pompier porte un pantalon écossais et un gilet de marin. Elle ne lui avait pas répondu et avait commencé à s’inquiéter : son père, détective de la police de Jacksonville, lui avait souvent répété de ne jamais parler aux étrangers. À son grand soulagement, son frère arriva au même moment et l’homme s’en alla. Méfiant, le frère de Leslie le suivit un moment et releva le numéro de sa plaque minéralogique qu’il donna à leur père.
 
Celui-ci, James Parmenter, décida de vérifier à qui appartenait ce van et découvrit que le propriétaire était un certain Randall Ragen. Il alla lui rendre visite. Ragen lui expliqua qu’on lui avait volé ses plaques et qu’’il en avait maintenant de nouvelles. Parmenter apprit par la suite que le van avait lui aussi été volé. Sur une intuition, Parmenter amena sa fille et son fils au poste de police afin de leur montrer des photos de criminels arrêtés. Parmi ces photos, il glissa celle de l’avis de recherche de Ted Bundy. Ses deux enfants reconnurent Bundy comme le chauffeur du van.Mais Bundy s’était déjà débarrassé du van pour voler un autre véhicule, une Coccinelle, et se rendit à Pensacola.
 
10 février 1978 Ted Bundy fut placé sur la liste des dix criminels les plus recherchés par le FBI. son portrait fut envoyé à toutes les polices du pays. Le texte de l’avis de recherche le décrivait comme un "évadé" du Colorado
soupçonné de 36 viols et meurtres depuis 1969.
 
15 février 1978 : le policier David Lee patrouillait à l’ouest de Pensacola lorsqu’il vit une Coccinelle orange rouler doucement dans les rues. Il connaissait bien le quartier et savait qu’aucun habitant ne possédait de Coccinelle orange. Suspicieux, il vérifia les plaques d’immatriculation grâce à sa radio et apprit qu’elles avaient été volées. Il alluma ses phares et se mit à suivre la voiture.
 
Tout comme il l’avait fait dans l’Utah en août 1975, Bundy prit la fuite puis s’arrêta brusquement. David Lee, la main sur son arme, lui ordonna de sortir de sa voiture et de s’allonger sur le sol. Bundy s’exécuta, mais lorsque Lee tenta de lui mettre les menottes, il roula sur le côté et le frappa. Il parvint à se libérer et se mit à courir. Lee lui tira dessus et Bundy tomba sur le sol. Lee s’approcha de lui pour vérifier s’il était blessé et Bundy se jeta de nouveau sur lui. Mais cette fois, Lee parvint à le menotter. Il le conduisit au poste de police et fut abasourdi de le reconnaître sur l’avis de recherche du FBI.
 
Le 31 juillet 1978, Bundy fut inculpé du viol et du meurtre de Kimberly Leach. Peu après, il fut également inculpé du carnage de la maison des "Chi Omega". En Floride, il risquait la peine de mort. Il nia tous les crimes dont il était accusé.
 
25.06.1979 : Premier procès celui des meurtres des "Chi Omega", à Miami. Durant le premier procès, Bundy décida d’être son propre avocat. Très sûr de lui et de ses faux alibis, il pensait pouvoir convaincre les 12 jurés, pour la plupart afro-américains, de son innocence. Pourtant, ces derniers ne se laissèrent pas embobiner par son charme et ses sourires. Le témoignage de Nita Neary fut accablant et elle le reconnut comme étant "l’homme au bonnet bleu" qu’elle avait vu partir avec des vêtements dans les mains.
Mais c’est surtout un odontologiste, le docteur Richard Souvrion, qui scella le destin de Bundy. Il décrivit les marques de morsures relevées sur le corps de Lisa Levy en présentant de grandes photos couleur qui avaient été prises la nuit des meurtres. Il fit remarquer que la dentition reconstituée à partir des traces de dents laissées sur la victime correspondait parfaitement à celles de Bundy... D’autres experts, nommés par la défense, vinrent expliquer que l’odontologie était une science qui manquait d’exactitude, mais les jurés furent plus convaincus par la démonstration du docteur Souvrion.Le 23 juillet 1979, les jurés délibérèrent durant 7 heures avant de rendre leur verdict. Bundy, impassible, fut déclaré coupable des meurtres de Lisa Levy et Margaret Bowman.Le 31 juillet 1979, il fut condamné à mourir sur la chaise électrique.
 
Septembre 1979 : second procès celui des agressions des "Chi Omega", à Miami.il fut déclaré coupable des agressions sur Kathy Kleiner et Karen Chandler.
 
07 Janvier 1980 : troisième procès : il fut jugé pour le meurtre de Kimberly Leach. De nouveau déclaré coupable.
 
A la fin de son procès, en plein tribunal, il épousa Carole Boone, l’amie qu’il s’était faite au comité républicain. Elle était persuadée de son innocence. Un mois plus tard, il fut de nouveau condamné à la peine capitale. Bundy ne fut jamais jugé pour ses autres meurtres dans l’état de Washington, l’Oregon, l’Utah ou le Colorado.
 
Carole Boone-Bundy et Ted Bundy parvinrent à avoir une fille.
 
1988-1989
Peu avant son exécution, Bundy avoua de nombreux meurtres, espérant ainsi surseoir au châtiment. Il tenta de marchander ses aveux : pour chaque corps qu’il permettrait de découvrir, le gouverneur de Floride devait lui donner 1 an de plus à vivre. Il aurait eu un pouvoir immense sur les policiers et sur les familles des victimes. Le gouverneur refusa.
 
24.01.1989 : Il fut exécuté sur la chaise électrique au pénitencier de Starke en Floride.
 
Lecture
Un tueur si proche è Anne Rule (une de ses amies)
 
Le Plus
Dans le couloir de la mort, Bundy reçut des centaines de lettres, la plupart écrites par des femmes : des nonnes, des malades mentaux, des femmes au foyer, des avocates, des groupies... Aucune ne le connaissait personnellement. Elles lui proposaient le salut de son âme, du sexe, de l’argent, de l’amitié, le pardon ou la damnation...
 
Dernière interwiew de Ted Bundy
 
Dix-sept heures avant son exécution, Bundy a accepté de répondre, dans une interview exclusive, aux questions du Dr James Dobson, président de "Focus on the Family' (USA). Le compte rendu de cette interview a circulé durant la nuit de l'exécution de Bundy et pendant les jours qui ont suivi. Cependant, les médias nationaux ont ignoré, ou essayé de discréditer un élément-clef de I'interview: I'aveu de Bundy d'après lequel la pornographie a nourri sa folie sexuelle meurtrière. Le texte qui suit est une copie de l'interview qui a duré une heure. Une vidéo est disponible. Les mots de Bundy constituent par eux-mêmes une confirmation de ce que le Dr Dobson et d'autres avaient dit sur la nature accrochante, progressive et destructrice de la pornographie dure.
 
Q :           è Pour résumer, vous êtes accusé d'avoir tué de nombreuses femmes et jeunes filles
T.B :        è Oui, oui
 
Q :           è Ted, comment cela est-il arrivé? Vous avez été élevé dans ce que vous considérez avoir été un foyer sain. Vous n'avez pas été maltraité physiquement, ni sexuellement, ni psychologiquement. Quels ont été les éléments de votre comportement qui a entraîné tant de chagrin pour tant de personnes?
T.B          è J'ai grandi dans un foyer merveilleux avec deux parents chrétiens attentionnés et aimants. Nous allions régulièrement à I'église et il n'y avait à la maison ni jeu, ni tabac, ni alcool, ni bagarres. Mais, à l'âge de 12 ou 13 ans, j'ai rencontré la pornographie douce hors de la maison, dans les rayons d'une épicerie locale et d'un drugstore. De temps à autre, je touchais, au moyen d'un livre pornographique trouvé dans quelques poubelles, à ce qui était plus dur, plus descriptif, plus explicité. La plus pernicieuse sorte de pornographie implique la violence sexuelle. Le mariage de ces deux forces, tel que je ne le connais que trop bien, amène à une conduite qui est vraiment trop horrible à décrire.
 
Q :           è Maintenant, parlez-moi de ce processus. Qu'est-ce qui s'est passé dans votre esprit à cette époque?
T.B :        è Cela est arrivé par étapes, graduellement. D'abord je suis devenu un fervent de la pornographie et je l'ai considérée comme une sorte de pente, je voulais voir des sortes de matériels toujours plus violents, plus explicites, plus descriptifs. Comme une drogue, vous conservez une excitation insatiable jusqu'à ce que vous atteigniez le point où la pornographie ne peut aller plus loin. Vous atteignez ce point où l'on saute le pas, quand vous vous demandez si le fait de passer à l'acte à ce moment-là, vous apportera plus de plaisir que seulement de le lire et de le regarder.
 
Q :           è Combien de temps êtes-vous resté à ce stade?
T.B          è Je peux dire deux ans environ. Je luttais contre un comportement criminel et violent à cause de fortes inhibitions pour lesquelles j'avais été conditionné dans mon entourage, dans ma paroisse, dans mon école. Les barrières étaient constamment mises à l'épreuve et assaillies par une imagination qui était grandement nourrie par la pornographie.
 
Q :           è Vous rappelez-vous ce qui vous a poussé à franchir ces barrières? Vous souvenez-vous de votre décision de le faire?
T.B :        è Je ne peux pas prétendre que je suis une victime sans défense. Nous sommes en train de parler d'un maillon indispensable dans l'enchaînement d'une conduite qui a conduit aux meurtres. C'est comme si quelque chose s'était cassée net, que je savais ne plus pouvoir le contrôler plus longtemps, que ces barrières que j'avais apprises étant enfant ne suffisaient plus pour me retenir.
 
:           è Ted, après avoir commis votre premier meurtre, quel a été son effet émotionnel sur vous?
T.B :        è J'étais comme sortant d'une sorte de transe horrible, ou de rêve. Je ne voulais pas trop le dramatiser, mais je me réveillais le matin, et, avec un esprit clair et tout mon fond moral et ma sensibilité éthique intacts à ce moment-là, j'étais horrifié d'avoir été capable d'une telle chose
 
Q :           è Vous n'aviez vraiment pas connu cela avant?
T.B. :       è Au fond, j'étais une personne normale. J'avais de bons amis, je vivais une vie normale, sauf pour cette seule part, petite, mais très puissante, très destructrice, que je gardais très, très secrète. Il faut que les gens réalisent que je n'étais pas une brute, je n'étais pas un pilier de bars. Les personnes comme moi ne sont pas des sortes de monstres nés. Nous sommes vos fils, et nous sommes vos maris, et nous avons grandi dans des familles régulières. La pornographie peut atteindre et saisir brusquement un gosse de n'importe quelle famille aujourd'hui. Aussi attentifs que mes parents aient été, elle m'a arraché à ma famille il y a trente ans.
 
Q :           è Vous croyez vraiment que la pornographie dure, et le chemin qui y mène, la pornographie douce, cause des ravages dont on ne parle pas à d'autres personnes et entraîne le viol et le meurtre d'autres femmes par le processus que vous avez décrit?
T.B :        è Je ne suis pas un expert en sciences sociales et je n'ai pas fait d'études, mais j'ai vécu dans une prison maintenant depuis longtemps et j'ai rencontré un bon nombre d'hommes qui étaient poussés à commettre des violences exactement comme moi. Et, sauf exception, chacun d'eux avait été profondément influencé et conditionné par une accoutumance à la pornographie. Il n 'y a pas de doute sur ce point. L'étude même du FBI sur les homicides en série montre que le trait commun de ces meurtriers en série est la pornographie.
 
Q :           è Méritez-vous la punition que I'Etat va vous infliger?
T.B :        è Je ne tiens pas à bluffer avec vous. Je ne veux pas mourir. Mais je mérite certainement la plus grande punition dont la société dispose, et la société mérite d'être protégée de moi et des autres qui sont comme moi. D'un autre côté, des gens aux bonnes manières, très convenables, ont condamné la conduite d'un Ted Bundy, cependant ils se promènent devant des rayons de magasins pleins de ces mêmes choses qui envoient de jeunes gosses sur la pente qui est celle de Ted Bundy. Ce qui me fait peur et même m'épouvante, docteur Dobson, c'est ce que je vois à la télévision. Les saletés qui entrent dans les foyers aujourd'hui n'auraient pas été montrées dans les spectacles pour adultes sous la mention "X" il y a vingt ans.
 
 
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22 août 2007 3 22 /08 /août /2007 14:09


Nom Chester TURNER
Surnom : 
Né le : 1967
Mort le : condamné à mort le 10.07.2007 et en attente d’exécution
Tueur en série AMERICAIN
 
PREAMBULE
Un ancien livreur de pizza, déclaré coupable en avril de 11 crimes et considéré comme le plus dangereux tueur en série de l'histoire de Los Angeles (Californie), a été condamné à mort mardi 10 Juillet 2007 par un jury composé de six hommes et de six femmes. Le jury délibérait depuis le 26 avril 2007.
 
L’homme
 
Turner, originaire de l’Arkansas, était lui-même fréquemment sans abris, passant de la rue aux appartements de ses petites amies, à la maison de sa mère ou celle de son grand-père. Il s’est souvent retrouvé en prison pour des délits non violents (vol et possession de drogue, entre autres). Ses parents se sont séparés lorsqu’il avait 5 ans et sa mère est venue s’installer à Los Angeles. Il n’a pas terminé le lycée.
 
Victimes
12 femmes (entre 21 et 41 ans) dont l’une était enceinte de 6 mois et demi.
La plupart étaient prostituées ou des sans abri qui vivaient dans un quartier défavorisé de Los Angeles.
Après les avoir violées, il les étanglaient à mains nues avec un fil électrique.
 
NOM
AGE
INFOS
ORIGINAIRE
Diane Johnson
21 ans
le 9 mars 1987
Los Angeles
Annette Ernest
26 ans
 
Louisianne
Anita Fishman
31 ans
 
New York
Regina Washington
27 ans
enceinte de 6,5 mois, a été étranglée avec un fil électrique derrière une maison inhabitée en septembre 1989. Le foetus qu'elle portait, de sexe féminin, est l'une des victimes de Turner au regard de la justice.
Los Angeles
Andrea Tripplett
29 ans
(enceinte de 5 mois et déjà mère de deux enfants. C’est sa mère qui élèvera par la suite ses petits enfants)
Los Angeles
Debra Williams
32 ans
 
Michigan
Mary Edwards
41 ans
 
Oklahoma
Desarae Jones
29 ans
 
Ohio
Natalie Price
31 ans
 
Michigan
Paula Vance
37 ans
 
Los Angeles
Mildred Beasley
45 ans
 
Los Angeles
Brenda Bries
31 ans
en 1998
Los Angeles
 
La plupart des meurtres ont eu lieu dans un périmètre de 3km entre Figueroa Street et Harbor Freeway corridor.
 
Procès
A duré 4 semaines. Chester TURNER a plaidé non coupable.
Le juge de la cour supérieure de Los Angeles, William Pounders, a refusé les arguments de la défense et appliqué les recommandations du jury qui s'était prononcé en mai pour la peine de mort.
 
Pendant le procès, le procureur Bobby Grace avait souligné que Chester Turner était «peut-être le plus important tueur de la ville de Los Angeles».
 
Arrestation
 
En 2002, Christer TURNER est arrêté pour viol. Ce sont les tests ADN effectués par la suite qui ont révélé son implication dans les meurtres de femmes commis entre 1987 et 1998. David Allen Jones, un attardé mental de 44 ans, avait été reconnu coupable de trois des meurtres en 1995. Grâce à cette découverte, il a été libéré en mars 2004, après neuf années de prison.
 
Le procureur fédéral avait avancé la culpabilité de Turner en présentant comme preuves irréfutables des traces ADN, dont des taches de sperme retrouvées sur les victimes. L'utilisation de ces preuves ont permis dès 2004 de remonter la piste jusqu'à Turner, qui à l'époque purgeait déjà une peine de huit ans pour viol
 
Le Plus
 
665 meurtriers, dont Turner, se trouvent aujourd'hui (08.2007) dans le couloir de la mort des prisons californiennes.
 
 
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8 août 2007 3 08 /08 /août /2007 15:39
SID-AHMED-REZALA.jpg
Nom SID AHMED REZALA
Surnom : Le tueur des trains
Né le : 14.05.1979 dans une banlieue d’Alger « El Biar »
Mort le : 28.06.2000 (suicide en prison) a 21 ANS
Tueur en série Français
 
PREAMBULE
 
 
 
La vie familiale de Sid Ahmed REZALA
 
Père
Ancien policier
Adolescence
Sans problème jusqu’en 1988 (soit jusque 9 ans)
1988
Il déclare que cette année là , il aurait été violé par des jeunes de son quartier.
1993
Nouveau choc è Son père décide de quitter Alger pour la France. Il a alors 15 ans. Il s’installe avec sa famille à Marseille durant l’été 1994.
Scolarité « française »
Nulle. Il sèche très souvent les cours. Il erre tous les jours dans la Gare Saint Charles de Marseille et devient très vite entouré de gens « zonards ». Il découvre le cannabis et se met à voler.
30/05/1998
Naissance de sa fille. , il change de comportement, fait des projets et se distingue par sa bonne conduite.
06/1999
Sa concubine le quitte.
29/06/1999
Il démarre un stage pour obtenir un brevet de serveur en hôtellerie au centre de formation professionnelle pour adultes d’Amiens. Il voit souvent son ex-compagne et son enfant (Nadia et Sara Yasmina Abdelmalek), installés à Amiens
 
L’homme
 
Les victimes
 
 
21/03/1993
Il viole un jeune garçon de 13 ans dans la Gare Saint Charles. L’enfant porte plainte et Rezala est arrêté. Il est alors condamné par la cour d’assises des mineurs de Marseille à 4 ans de détention dont 18 mois ferme. Une première analyse psychologique est effectuée à ce moment là, qui révèle le caractère dangereux de REZALA. Mais cette recommandation ne sera pas prise au sérieux.
Février 1998
 
Il se retrouve mêlé à une bagarre avec des vigiles de la SNCF. Il sort son
couteau et blesse un agent de la sécurité à la carotide. Retour à la maison d’arrêt de Luynes.
13/10/1999

Isa-peake.jpg
Peu avant minuit, il attend le train pour Paris et fait la connaissance d’une jolie Anglaise Isabel Peacke. (20 ans) elle semble si heureuse, Rezala lui propose de fumer un joint. Il lui indique qu’il faut s’installer dans un endroit isolé pour ne pas se faire repérer. Alors qu’ils discutent, il dit avoir eu un « flash ». Il lui a sans doute imposé des rapports sexuels puisque des traces de sperme sont retrouvés sur le siège où la jeune femme est partiellement dénudée. Rezala baisse la fenêtre du wagon et la balance dans le fossé alors que le train roule à 125 km/h. Les gendarmes sont alertés le lendemain par la SNCF, aussitôt est lancé un appel à témoins. Plusieurs voyageurs se souviennent de lui, un portrait robot est alors dressé et diffusé par la presse le 07 décembre 1999.
29/10/1999
Il accompagne Emilie Basin (20 ans) une jeune étudiante qui aime visiblement beaucoup s’amuser et faire la fête ce qui a tendance à le dégoûter à le fasciner en même temps. Il étranglera Emile au cours de cette soirée mais ne la violera pas. En pleine nuit, il descend le cadavre dans la cave et le dissimule sous un tas de charbon. Les policiers locaux croient à une fugue et ne s’intéressent réellement à son cas qu’un mois et demi plus tard après le 3ème meurtre et après les témoignages des amis d’Emilie.
15 Décembre 1999

A la gare de Longueau, près d’Amiens, il monte dans le train Calais-Vintimille. Dans un compartiment voisin du sien, Corinne Caillaux (36 ans) et son fils (5 ans) dorment. A 23h10, après l’arrêt à Creil, un contrôleur verbalise Rezala qui n’a pas de billet. 02h00 du matin : Corinne sort de son compartiment pour se rendre aux toilettes. Elle tombe nez à nez avec le tueur des trains, elle n’a pas le temps de refermer la porte des toilettes que le jeune homme sort son couteau et lui en inflige quatorze coups ( visage, corps, abdomen, dos). La lame transperce la carotide, le sang gicle, Corinne s’effondre. Quelques minutes plus tard, le train s’arrête pour escale technique, toutes les portes sont fermées pourtant il s’enfuit et ne s’aperçoit pas qu’il a perdu sa casquette.02h15 du matin : Deux contrôleurs découvrent Corinne, elle respire encore, ils déclenchent le signal d’alarme. La victime meurt durant son transport en SAMU.
17/12/1999
Découverte du corps d’Emilie BASIN, (20 ans), dans une cave au 51 rue Jules-le-fevre à Amiens. Il s’agit de l’adresse de l’ancienne compagne de Rezala. Emilie BASIN a été lacérée ce coups de couteau.
 
 
Les condamnations précédentes
 
1995-1996
Il est en détention pour viol sur mineur. Sa détention se passe mal, il a souvent des crises de violences sans causes et multiplie des crises d’épilepsie nocturnes.
Début 1996 :.
Première tentative de suicide en se tailladant les bras
Printemps 1996
 
: Il est libéré et semble prêt à se racheter une conduite.
27 février 1997
 
: Il est arrêté par la police alors qu’il vient d’agresser un passant pour le voler.
Jugé en comparution immédiate, la justice est clémente, elle oublie de révoquer son sursis et
le condamne à 100 jours de travail d’intérêt général.
 
 
L’enquête et la condamnation définitive
 
Le 16 décembre 1999 après la découverte du corps de Corinne C. Les policiers du service d’investigation et de recherche du commissariat de Dijon interrogent les passagers jusqu’à 07h00 du matin. Ils s’intéressent à une casquette ensanglantée abandonnée près de la victime ainsi qu’à des mégots retrouvés près des toilettes. Le contrôleur sort le registre et donne le nom et l’adresse de l’agresseur. Dans la matinée, une fiche de recherche nationale est diffusée. Le même jour, les gendarmes de Châteauroux ont pris connaissance du signalement diffusé par la police dijonnaise. Il correspond exactement à celui du meurtrier d’Isabelle P. Ils s’aperçoivent qu’il a reçu une amende dans le train Limoges-Paris, la veille de la mort de l’Anglaise. Ils sont persuadés de tenir le coupable et délivre un mandat d’arrêt.
 
Le juge Désaunettes envoie un mandat de perquisition aux policiers marseillais pour le domicile parental. Le père est placé en garde à vue. Il explique que son fils est rentré le 14 ou le 15 vers 18h30. Les policiers en planque depuis le 15 l’ont raté. Ce ratage prend l’allure d’un scandale national. Le Ministre de l’Intérieur M. Chevènement déploie les grands moyens et délivre un mandat d’arrêt international.
 
19 Décembre 1999 : Rezala est arrêté pour vol à Barcelone. La fiche de recherche Interpol n’est pas parvenue jusqu’en Espagne où il est enfermé au commissariat durant six jours.
 
25 Décembre 1999 : La police le relâche après avoir confisqué son arme et lui avoir remis une convocation pour un procès ultérieur.
 
Début Janvier 2000 : Il appelle son ex concubine alors qu’il sait qu’elle est sûrement sur écoute. Les enquêteurs du service régional de police judiciaire de Lille saisis de l’enquête après la mort d’Emilie ont placé sur écoutes : son ex-concubine, les parents et l’entourage proche. Ils récupèrent le numéro de téléphone de la cabine du Portugal où Sid Ahmed Rezala passe ses coups de fil.
 
08 Janvier 2000 : Les policiers sont en planque, Rezala ne peut plus s’échapper.
 
10 Janvier 2000 : Le juge d’Amiens délivre aux autorités Portugaises une « demande d’arrestation provisoire en vue d’extradition ».
 
11 Janvier 2000 à 13h30 : Arrestation du fugitif. Sur les conseils de ses avocats, il ne répond à aucune question afin de retarder l’extradition.
 
Mercredi 28 Juin 2000 vers 23h00 : en plein Euro 2000 et alors que la prison-hôpital de Caxias où Rezala est incarcéré est en fête (le Portugal joue son match de demi-finales contre la France ce soir-là), il se suicide en mettant le feu à sa cellule (feu de matelas) sans avoir été jugé et condamné : l'affaire Rezala est ainsi close.
 
Le plus
 
Au sujet d’isabel PEACKE è Sur ce meurtre qu'il avoue plus tard de sa prison portugaise, il dit à Aziz Zemmouri (journaliste au Figaro Magazine ) « 30 secondes avant, je ne savais pas que j’allais la tuer… c’est comme un flash, tu la vois morte, c’est comme un ordre qu’on te donne en image, après tu l’exécutes… » 
 
Au sujet du meurtre de Corinne CAILLAUD è Sur ce meurtre qu'il avoue également plus tard de sa prison, il dit : « …de la pure folie… je ne sais pas se qu'il m’a pris… je n’ai pas vu qu'elle avait un gamin, parce que je n’aurais rien fait c’est sûr…, …dans le train j’étais défoncé. Á l’époque, je buvais deux litres de Jack Daniel's par jour, mélangé à du « Shit », et je prenais aussi des cachets… »
 
Le 10 novembre 2004, le mari (veuf) de Corinne Caillaux obtient la condamnation de la SNCF pour « manquement à ses obligations de sécurité » : l'entreprise publique devra lui verser quelques 223.000€ d'indemnisation à titre de dédommagements
 
ASSEMBLÉE NATIONALE - 2e SÉANCE DU 9 MAI 2000 - COMPTE RENDU INTÉGRAL
PRÉSIDENCE DE M. RAYMOND FORNI
M. le président.
La séance est ouverte.
La séance est ouverte à quinze heures.
1
QUESTIONS AU GOUVERNEMENT
M. le président.
L'ordre du jour appelle les questions au Gouvernement.
Nous commençons par les questions du groupe de l'Union pour la démocratie française-Alliance.
EXTRADITION DE SID AHMED REZALA
M. le président.
La parole est à M. Rudy Salles.
M. Rudy Salles.
Monsieur le président, ma question s'adresse à M. le Premier ministre.
Depuis plusieurs mois, la France suit avec horreur et consternation l'affaire Sid Ahmed Rezala. Les Français ont tout d'abord été choqués par la barbarie des crimes dont est fortement suspecté cet homme de vingt ans.
Deux jeunes étudiantes, Isabelle Peake et Emilie Bazin, une mère de famille, Corinne Caillaux, ont été, en effet, sauvagement tuées.
Dois-je rappeler le parcours de ce fugitif ? Plus d'un mois de cavale, une arrestation le 13 novembre 1999 à Pontarlier, suivie d'une remise en liberté alors qu'il était porteur de cannabis, d'un couteau et d'une bombe lacrymogène. Le franchissement de la frontière espagnole, ensuite, et une possible arrestation suivie d'une brève incarcération à Madrid. Puis l'entrée au Portugal suivie, in extremis , d'une arrestation alors que Rezala allait encore fuir vers les Canaries et le Maghreb. Autant d'événements qui ont révélé de surprenants dysfonctionnements dans la coordination de nos forces de police, mais également dans la coopération policière et judiciaire européenne.
Dès son arrestation au Portugal, les autorités judiciaires françaises ont déposé une demande d'extradition. Le 11 janvier dernier, le garde des sceaux, se félicitant de cette arrestation, annonçait une extradition probable dans les quarante-huit heures. Quelques jours après, ce délai était porté à vingt jours, voire un mois. Alors que cette demande justifiée paraissait n'être qu'une formalité, on vient d'apprendre que les autorités judiciaires portugaises pourraient décider de libérer Rezala, voire de lui donner le choix de son pays d'extradition. Le motif est qu'en pareille situation le droit portugais peut refuser l'extradition d'un individu qui pourrait être condamné dans le pays émetteur de la demande d'une peine de trente ans de prison. Et cette décision devrait être prise par les autorités judiciaires du Portugal dans un délai très proche.
Monsieur le Premier ministre, l'opinion publique française est sous le choc. Et que dire des sentiments ressentis par les familles des victimes en pareille circonstance ? C'est pourquoi je souhaite vous poser deux questions.
Tout d'abord, quelles initiatives avez-vous prises à l'égard des autorités portugaises pour empêcher que l'inacceptable ne soit commis ? Par ailleurs, en ce 9 mai 2000, jour du cinquantième anniversaire de la déclaration Schuman, acte fondateur de l'Europe, cette affaire montre qu'il y a, non pas trop d'Europe, mais pas assez d'Europe, au contraire.
L'UDF prêche en faveur d'une Europe politique, avec des compétences plus étendues. Cette sinistre affaire nous apporte la démonstration qu'une justice européenne est indispensable si l'on veut éviter que des affaires Rezala ne se reproduisent.
Mme Martine David.
La question !
M. Rudy Salles.
Si l'on commet un crime ou un délit dans un des Etats des Quinze, l'extradition d'un pays à l'autre doit devenir automatique, pour que le criminel ou le délinquant puisse répondre de ses actes devant la justice du pays où l'acte répréhensible a été commis.
M. le président.
Monsieur Salles, pouvez-vous conclure, s'il vous plaît ?
M. Rudy Salles.
C'est pourquoi, dans le cadre de la présidence française de l'Union, qui commence le 1er juillet, puis dans celui du sommet européen de Nice qui se déroulera en septembre, nous demandons que soit inscrite la création d'un espace judiciaire européen à l'ordre du jour de nos travaux. Avez-vous l'intention de le proposer à nos partenaires européens ? (Applaudissements sur les bancs du groupe de l'Union pour la démocratie françaiseAlliance, du groupe du Rassemblement pour la République et du groupe Démocratie libérale et Indépendants.)
M. le président.
La parole est à Mme la garde des sceaux.
Mme Elisabeth Guigou, garde des sceaux, ministre de la justice.
Monsieur le député, je crois que l'Assemblée nationale tout entière partage le sentiment que vous venez d'exprimer devant l'horreur des crimes commis contre Isabel Peake, Emilie Bazin et Corinne Caillaux.
S'agissant de la demande d'extradition de Sid Ahmed Rezala, je voudrais rappeler les deux principes qui s'imposent à nous, en la matière. Le premier est la suprématie du droit international. Les actes des autorités françaises requérantes comme d'ailleurs ceux des autorités portugaises requises sont régis par la convention européenne d'extradition de 1957. C'est ce cadre juridique qui s'impose à toutes les autorités politiques, administratives ou judiciaires. Le second est l'indépendance des autorités judiciaires. Ce sont elles qui donnent leur avis en matière d'extradition, et on doit respecter leur indépendance tout au long de la procédure.
Dans le cas d'espèce, la France a demandé au Portugal, le 14 janvier 2000, la remise de Sid Ahmed Rezala sur la base de trois mandats d'arrêt décernés par les juges d'instruction d'Amiens, de Châteauroux et de Dijon, pour les trois homicides volontaires dont est soupçonné Sid Ahmed Rezala. La France a indiqué au Portugal que la qualification pénale d'homicide volontaire, choisie par les juges d'instruction - eux seuls peuvent déterminer une qualification pénale - est applicable aux faits en raison desquels Sid Ahmed Rezala est mis en cause, et que l'homicide volontaire et puni en France d'une peine maximum de trente ans. Ce point est essentiel puisque la Constitution portugaise n'autorise pas de peine supérieure à trente ans.
Les juges d'instruction ont donc fait leurs réquisitions sur cette base et nous avons confirmé que c'était bien entendu dans cette optique respectueuse de la convention européenne d'extradition que nous agirions.
Le 9 mars 2000, le tribunal compétent au premier degré de Lisbonne a donné un avis favorable à l'extradition de Sid Ahmed Rezala. Il a relevé, dans sa décision, que la France avait fourni toutes les assurances que la peine encourue par Sid Ahmed Rezala ne serait pas supérieure à la peine maximale autorisée par la Constitution portugaise, c'est-à-dire trente ans, du fait des qualifications d'homicide volontaire retenues. La défense de Sid Ahmed Rezala a fait appel et le tribunal suprême de justice au Portugal délibère en ce moment même.
Dans ces conditions, vous comprendez qu'il ne soit ni opportun, ni utile d'intervenir ou d'interférer davantage.
Cette cour suprême connaît, bien entendu, les assurances qui ont été données par les autorités françaises.
S'agissant de la diffusion des mandats d'arrêt, le processus est habituel. Les mandats d'arrêt ont été diffusés dès le lendemain de la saisine des juges d'instruction « au cas où » Sid Ahmed Rezala s'échapperait ou serait libéré.
Des vérifications sont faites périodiquement. Cela a donné lieu à des supputations de libération de M. Rezala, qui sont, comme chacun le voit, totalement infondées.
Cela étant, je remarque, comme vous, que cet exemple montre qu'il faut absolument approfondir l'Europe de la coopération judiciaire, les délinquants et les criminels essayant, bien entendu, de profiter des frontières pour déjouer l'action répressive des Etats. Toute l'action que nous avons engagée et que nous continuerons de mener - le Premier ministre s'exprimera plus longuement sur ce point tout à l'heure - vise précisément à faire en sorte que les pays de l'Union européenne sachent dépasser les obstacles dus aux frontières nationales pour construire un espace judiciaire européen qui évite les inconvénients que vous avez soulignés. (Applaudissements sur les bancs du groupe socialiste du groupe communiste, du groupe Radical, Citoyen et Vert et sur quelques bancs du groupe de l'Union pour la démocratie française-Alliance.)
 
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13 juillet 2007 5 13 /07 /juillet /2007 15:17

Nom Emile LOUIS
Surnom : 
Né le : 26.01.1934 à Pontigny (25 Kms d’Auxerre)
Mort le : encore en vie
Tueur en série Français
 
PREAMBULE
 
Émile Louis est un pervers sexuel, sadique, pédophile et tueur en série multi récidiviste français ayant commis des attentats à la pudeur, violé, séquestré, assassiné plusieurs femmes et jeunes filles dans l'Yonne et dans le Var.
Dernière Info Minute

22.10.2008 (source Le Parisien) L’enquête sur la mort suspecte en août 1997 de l’adjudant de gendarmerie Christian Jambert, le témoin clé de l’affaire des « disparues de l’Yonne » et le premier enquêteur à avoir débusqué le tueur en série Emile Louis, tourne au mauvais scénario. Plusieurs os du crâne du sous-officier retrouvé mort à son domicile d’Auxerre avec deux balles dans la tête, tirées sous des angles différents, ont disparu. C’est lors d’une exhumation effectuée en décembre 2007 que l’un des experts, la professeur Dominique Lecomte, directrice de l’Institut médico-légal de Paris, a constaté la disparition de plusieurs éléments du crâne, ce qui n’était pas le cas lors de la première exhumation en mars 2004. Des constatations confirmées aussi par l’expert balisticien : « Alors que le crâne était complet lors de l’autopsie du 31 mars 2004, nous avons constaté l’absence de mâchoire inférieure… » Il manque en effet la mâchoire inférieure, une partie de l’os orbital gauche transpercé par les balles et la selle turcique, un os de la boîte crânienne sur lequel les projectiles ont ricoché ainsi que les dents de la partie supérieure. La fille de la victime « s’étonne de ces disparitions » alors que le corps de son père avait été escorté par des gendarmes lors de cette seconde exhumation.

  
La vie familiale de EMILE LOUIS
 
Père
Il est abandonné par ses parents quelques jours après sa naissance. Né de père inconnu
Mère
Il est abandonné par ses parents quelques jours après sa naissance. Né de mère inconnue
Famille adoptive
Famille CAMMIER installée dans l’Yonne
Le père adoptif est artisan maçon, fossoyeur.
Sa mère adoptive est qualifiée d’autoritaire et froide, trait de personnalité dont il s’imprègne entièrement.
Frères et sœurs (adoptifs)
Il est élevé avec deux autres enfants de la DASS+ les 3 enfants de la famille CAMMIER.
Enfance
Il est un enfant difficile et solitaire. Il est surnommé « le bâtard ». Il apprend à 14 ans que ses parents adoptifs ne sont pas ses vrais parents.
Scolarité
Quitte l’école définitivement en 1951 (à 17 ans). Il a obtenu au cours de scolarité son certificat d’études.
 Service Militaire
S’engage en 1951 dans la marine nationale et part en Indochine. Il est affecté à la morgue d’un navire hôpital.
Vie maritale
Il épouse en 1954 Chantal Delagneau (il a 20 ans). Divorcera en 1978.
Il se remariera en 1992 avec Chantal Paradis à Draguignan (Var)
Enfants
Il a deux filles (Maryline et Manoèle) et deux fils (Fabien et Fabrice).
Vie professionnelle
Travaille à la SNCF en 1963. Entre 1963 et 1971 : Il change très souvent de métier mais en 1971, il obtient le permis de chauffeur de bus puis il est embauché par la société de bus « Les Rapides de l’Yonne. »
 
Faits marquants dans la vie d’Emile LOUIS
 
Année non déterminée
Adolescent, il séjourne dans un centre de délinquance en Saône et Loire, où il sera violé.
 
1945 (Emile Louis a 11 ans)
 
Il survient un événement qui va marquer à jamais sa vision des femmes. A la Libération, des résistants ont fait venir ses deux soeurs sur la grande place du village, leur ont rasé le crâne car elles sont accusées d’avoir eu des relations sexuelles avec des Nazis.
 
1948 : (Emile LOUIS a 14 ans)
 
Il apprend que ses parents adoptifs ne sont pas ses vrais parents.
 
1954 (Emile Louis a 20 ans)
 
Il revient dans l’Yonne de son service militaire et commet son premier méfait : Il brûle une grange . Un psychiatre l’examine et le juge irresponsable. Il n’est pas jugé mais astreint à un traitement médicamenteux.
 
1975 : il prend pour maîtresse Gilberte Binoche Lémérorel, une collègue de travail. Elle le décrit comme autoritaire et alcoolique.
 
1978 : Il divorce de sa femme Chantal (dont il dit qu’elle n’est pas portée sur le sexe) et se met en ménage avec Gilberte Binoche Lémérorel.
 
Les victimes
 
1963
Les parents d’une jeune fille porte plainte contre lui. Il a tenté d’agresser leur enfant près d’une gare. L’affaire est classée sans suite mais son employeur la SNCF décide de le muter.
1975
Année où il aurait tué sa première victime (Françoise L).Il avoue ce crime mais se rétracte ensuite. Il l’aurait tué car celle-ci l’aurait rejeté.
A partir de cette année , Emile Louis multiplie les efforts pour être le transporteur attitré des jeunes filles attardées mentales, souvent issues de la DDASS, qui fréquentent les établissements de l’association pour adultes et jeunes handicapés.
Janvier 1977
Christine M (16 ans)
04.04.1977
Jacqueline WEISS (18 ans). La famille d’EMILE LOUIS était sa famille d’acceuil.
22.04.1977
Chantal G (18 ans)
Juillet 1977
Madeleine DEJUST (22 ans). Une des maitresses d’Emile LOUIS.
Juillet 1977
Bernadette L (18 ans)
Début 1979
Marine R (16 ans)
20.02.1981
Sylvianne Lesage ( 23 ans). Elle est élevée par la concubine d’Emile LOUIS. Elle sera découverte le 05 Juillet 1981.
Le profil de ses victimes est toujours le même. Ce sont des femmes fragiles, naïves, isolées qui sont choisies en s’efforçant d’abord de les aider, les séduire et de rassurer leurs proches avant de laisser parler les pulsions meurtrières.
 
L’enquête
 
05 Juillet 1981 : Le cadavre d’une jeune femme en état de décomposition avancée est retrouvé sous 30 cm de fumier dans un abri à bestiaux sur la commune de Rouvray. La victime a les mains liées par des lambeaux de vêtements. Un morceau de tissu est coincé dans la gorge. Face à l’accumulation des preuves matérielles contre Emile Louis, le gendarme Jambert insiste auprès du juge Bourguignon pour qu’il soit inculpé
 
28 Décembre 1981 : Le chauffeur de bus est arrêté et emmené à la prison d’Auxerre.
 
29 décembre 1981 En l’absence d’aveux, le juge Bourguignon décide de l’inculper quand même pour « homicide volontaire » pour le dossier Sylvianne
 
Spontanément, il avoue les agressions sexuelles répétées sur les trois enfants de sa concubine: Annie 16 ans, Daphné 12 ans, Nadia 12 ans.
 
Las de ne pouvoir avancer sur le dossier de Sylvianne, le juge demande à l’officier de Police Jambert de se concentrer sur le dossier des agressions sexuelles.
 
 
17.03.1983 : Claude et Monique Dunand des amis d'Émile Louis, sont inculpés et condamnés pour un commerce proxénète sadomasochiste barbare à Appoigny à 10 km au nord-ouest d'Auxerre avec de nombreuses jeunes filles et femmes issues de la DDASS. Leur réseau de clientèle serait étendu jusque dans les milieux importants d'Auxerre.
 
14 décembre 1983 : La cour d’appel de Paris le condamne à 4 ans d’emprisonnement pour
le dossier des agressions sexuelles mais également à l’interdiction de séjour à vie dans
l’Yonne. Au fil de la procédure, les faits ont été requalifiés en « attentat à la pudeur avec
violence ». Finalement, il bénéficiera d’un non lieu en février 1984.
 
Mars 1984 : Il est libéré, il part s’installer chez sa soeur à Fréjus.
Il s’installe par la suite à Draguignan, dans le Var. Il trouve un emploi dans une entreprise de pompes funèbres.
 
04 Mai 1984 : Avant de quitter Auxerre, le juge Bourguignon délivre un non-lieu dans le
dossier Sylvianne.
 
En 1984, le gendarme Christian Jambert (enfant de la DDASS) chargé de l'enquête de "l'affaire des disparues de l’Yonne" adresse au parquet d’Auxerre un rapport qui met en cause Émile Louis et des réseaux proxénètes sado-masochiste de l'Yonne qui exploitent les filles de la DDASS. Sept viols et assassinats commis à Auxerre et aux environs entre 1975 et 1979 sur des jeunes femmes de la DDASS déficientes mentales légères âgées de 16 à 22 ans. Le procureur de la République René Meyer à qui le gendarme Jambert remit son rapport n'ouvre pas d'information pour manque de preuves et demande informellement au gendarme de poursuivre l'enquête. Le rapport est égaré. Le gendarme se suicide sans explications officielles des suites d'une longue dépression excédé de ne pas être pris au sérieux dans l'affaire Émile Louis.(en août 1997, le suicide sera requalifié en assassinat).
 
1989 : Pierre CHARRIER , le directeur du centre de la DDASS d'Auxerre d'où viennent les sept jeunes filles est pris en flagrant délit à l'arrière d'une voiture en compagnie d'une handicapée de 22 ans dont il abuse sexuellement. Il explique qu'il aurait ainsi permis à la jeune femme de « s'épanouir affectivement ». Il est condamné à six ans de prison ferme.
 
 
1992 : en avril, il épouse en secondes noces, Chantal Paradis à Draguignan .Elle est en proie à la dépression après son premier divorce.Il prend sa retraite à Draguignan.
 
03.07.1996 : l’association de défense des handicapés de l’Yonne dépose une plainte au juge d'instruction B.LEWANDOWSKI pour enlèvement et séquestration dans "l'affaire des disparues de l’Yonne.". Les juge d’instruction et procureur de la république refusent la réouverture du dossier en février 1997 pour prescription, l'affaire étant ancienne de plus de 15 ans (en droit français, un crime est prescrit au bout de dix ans).
 
Les familles de victimes décident d'ultra médiatiser l'affaire en écrivant à l'émission télévisée « Perdu de vue » animée par Jacques Pradel. Ce dernier prend à cœur cette affaire et saisi l'occasion de faire monter son audimat en utilisant son émission pour recueillir des témoignages et jouer les journalistes d'investigation et faire bouger la Justice.
 
Dès lors, il faudra attendre Mai 1997, pour que la Cour d’Appel de Paris accède à la demande incessante des enfants disparues et jamais retrouvées d’ouvrir une information judiciaire sur les disparues de l’Yonne. Les motifs retenus qui n’entrent pas dans le champ de la prescription judiciaire sont « enlèvement et séquestration ».
 
1999, Marylin, la fille d’Emile LOUIS déclare avoir découvert chez sa mère (décédée) en 1998, un coffre qui contient des effets féminins, sur lesquels curieusement toutes les étiquettes sont arrachées. Le juge d’instruction décide de placer le coffre sous scellé et le confie à un laboratoire d’expertise génétique.
 
12.12.2000 Arrestation d’Emile LOUIS
 
18.12.2000 : Première extraction d’un squelette à l’endroit indiqué par Emile LOUIS. .Après analyse par les laboratoires, il s’agit de Jacqueline WEISS (tuée en 04.1977).
 
13.12.2000 : Sa seconde femme CHANTAL née PARADIS épouse LOUIS porte plainte contre son époux à Draguignan pour viol et tortures horribles après qu'il l'ait droguée aux médicaments entre 1992 et 1995, ainsi que sur sa fille Karine issue de son premier mariage, alors âgée de 14 ans (Karine a déposé plainte en janvier 2000 contre son beau-père pour agressions sexuelles). Émile Louis reconnaît les faits devant les enquêteurs puis nie tout en bloc et clame son innocence.
 
14.12.2000 : Il est écroué
 
04.01.2001 : Seconde extraction à l’endroit indiqué par Emile LOUIS. Après analyse par les laboratoires, il s’agit de Madeleine DEJUST (tuée en 07.1977), une des maîtresses d’Emile LOUIS.
 
Février 2002 : La Cour de Cassation admet que la prescription se s’applique pas dans les faits reprochés à Emile LOUIS . Il peut donc être renvoyé devant une Cour d’Assises.
 
 
En 2004, le 26 mars, il est condamné en première instance à 20 ans de réclusion, assortie d’une période de sûreté des deux tiers, par le Tribunal Correctionnel de Draguignan pour viols avec actes de torture et de barbarie sur sa seconde épouse et viols sur sa belle-fille, commis au début des années 1990.
 
Le 23 novembre 2004, Émile Louis reconnaît le viol et la séquestration d'Anne-Marie Ziegler rencontrée au milieu des années 1980. Ils étaient voisins de mobile-home dans un camping du Var. Elle n’a pas porté plainte de peur qu’il ne s’en prenne à ses trois enfants.
Le 25 novembre 2004, il est condamné en première instance par la Cour d’Assises de l' Yonne à l'âge de 66 ans à la réclusion criminelle à perpétuité avec peine de sûreté de 18 ans (la peine maximale) après onze ans de procédures judiciaire pour meurtre des sept viols et assassinats de l'affaire des disparues de l’Yonne. Il est également condamné à verser 60 000 euros de dommages et intérêts au titre du préjudice moral pour les enfants de Bernadette Lemoine et Françoise Lemoine, 30 000 euros pour la mère de Chantal Gras, 15 000 euros pour les sœurs et les frères des sept victimes, 5 000 euros à chacune des 15 parties civiles au titre des frais de procédure. Ne pouvant pas verser de tels montants, c’est l’État, via la commission d'indemnisation des victimes d'infractions (CIVI) qui dédommage les parties civiles. Les familles des victimes réclament de poursuivre le procès pour savoir ce qui est arrivé aux cinq des sept disparues dont on n’a pas retrouvé les corps. Émile Louis fait appel.
 
Le 12 octobre 2005, la fille aînée d'Émile Louis, Marilyne Vinet entendue comme témoin au procès de Draguignan déclare avoir été violée par son père alors qu’elle avait 5 ans et 19 ans.
 
Le 14.10.2005, il est condamné à 30 ans de réclusion, assortie d’une période de sûreté des deux tiers par la cour d’appel des Bouches-du-Rhône, pour viols avec actes de torture et de barbarie sur sa seconde épouse et viols sur sa belle-fille, à Draguignan, au début des années 1990. Soit 10 ans de plus qu'en première instance (en plus de sa peine de réclusion à perpétuité pour l'affaire des disparues de l’Yonne).
En juin 2006, les douze jurés de la Cour d'appel de Paris confirment une peine identique à la première instance pour l'affaire des disparues de l’Yonne : réclusion criminelle à perpétuité avec peine de sûreté de 18 ans et dédommagement des famille de victimes.
 
Émile Louis et son avocat Alain Thuault affirment le désir de se pourvoir en Cour de cassation
 
Le plus
 
Émile Louis a confessé qu’il croyait en Dieu « qui pardonne à ceux qui l’ont offensé... ». Il exprime le désir de se retirer du monde entier et de finir ses jours dans un monastère dans un isolement total et dans la prière.
 
Émile Louis soufre en plus d’une cardiopathie coronarienne et d’un diabète qui l’obligent à recevoir des injections d’insuline quotidiennes.
 
 
 
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13 juillet 2007 5 13 /07 /juillet /2007 09:00

marcel-BARBEAULT.jpg
Nom MARCEL BARBEAULT
Surnom : Le Tueur de l’Ombre
Né le : 10.08.1941 à Liancourt
Mort le : encore en vie
Tueur en série Français
 
PREAMBULE
 
Mari et père modèle, Marcel Barbeault est un tueur à la personnalité surprenante. Dans la région de Nogent-sur-Oise, durant sept années, au lever du jour, il a parcouru les rues pour tuer des femmes. Il en a abattu sept, ainsi qu’un homme. Il utilisait une arme à feu, fait assez rare chez les tueurs en série. Il a été condamné pour cinq des sept meurtres, mais n’a jamais rien avoué.
 
Les liens vidéo
Non trouvé
 
La vie familiale de Marcel BARBEAULT
 
Père
Cheminot (SNCF)
Mère
Femme au Foyer qui décède en 1968 (il a alors 27 ans) d’un cancer du sein.
Frères et Sœurs
2 Frères dont 1 qui décède d’un accident de route en 1971 et l’autre qui se suicide en 1974 en se jetant sous un train.
Scolarité
Quitte l’école très tôt après avoir loupé son certificat d’études primaires.
Service Militaire
Le 13 décembre 1960, il s’engage dans l’armée pour partir en Algérie. Il désire s’engager aux côtés des parachutistes mais découvre être atteint de vertiges. Il exerce donc en tant que brancardier. Le 19 décembre 1962, il décoré de la « Médaille commémorative des opérations de sécurité et de maintien de l’ordre en Afrique du Nord » et de la « Croix de la valeur militaire ». A son retour en France, il veut entrer dans la gendarmerie mais n’est pas retenu après la première sélection.
Vie professionnelle
En 1972, il est embauché à l’usine Saint-Gobain de Rantigny, dans le bassin industriel de Creil.
 
 Vie maritale
Marié, il est père de deux enfants.
 
L’homme
 
Le 03 septembre 1974 : Il est interpellé en flagrant délit par les gendarmes. Il récupérait le magot d’un cambriolage. Il reconnaît qu’il n’est pas à son coup d’essai. Les enquêteurs perquisitionnent son domicile et sont étonnés des sommes volées par Barbeault. Il explique que s’il vole c’est pour pouvoir emmener sa famille en vacances. Jugé, il est condamné à un mois d’emprisonnement à la maison d’arrêt d’Amiens. A sa sortie, son épouse veut se séparer mais par amour pour ses deux fils elle décide de lui laisser une dernière chance.
 
Les victimes
 
 
10.01.1969
Françoise L, épouse d’un ingénieur de l’usine Saint-Gobain, cuisine dans sa maison située près de la voie de chemin de fer. Soudain, Elle ressent une effroyable douleur à l’épaule, puis s’écroule. Elle est blessée par une balle de carabine, tirée à travers la fenêtre de sa maison. Elle n’est que légèrement touchée mais n’a pas pu identifier le tireur. Les policiers pensent à une menace envers le mari car il est l’un des cadres dirigeants de la société Saint-Gobain, qui négocie à cette époque le rachat d’une entreprise de la région.
14.01.1969
Michèle L, 17 ans, rentre au domicile familial, lorsqu’elle entend une détonation. Elle est blessée au ventre mais sa vie n’est pas en danger. La vitime n’a pas eu le temps de voir son agresseur car la nuit est tombée. Les enquêteurs font un lien entre les deux affaires, la presse locale surnomme l’agresseur le « tueur de l’ombre ».
23.01.1969
Thérèse A, âgée de 49 ans, rentre chez elle quand soudainement elle est attaquée par un homme qui l’assomme avant de lui tirer une balle de calibre 5.5 dans la nuque. Le lendemain, un badaud découvre le cadavre dissimulé le long de la voie ferrée.
16.11.1969
Le 16 novembre 1969, Barbeault, le visage dissimulé sous un foulard et vêtu un ciré marron pénètre dans une maison isolée, dans la rue Faidherbe. Il pointe une carabine sous les yeux de Suzanne M, 44 ans, et de sa fille. Il les amène à la ligne de chemin de fer toute proche puis les sépare. La mère est ligotée puis il la tue d’une balle dans la tempe. Effrayée, sa fille s’échappe. Au commissariat de Creil, elle décrit avec précision le meurtrier de sa mère : un homme grand avec des yeux sournois. La police rapproche les quatre agressions. Les médias presse envoient leurs journalistes à Nogent-sur-Oise. Le « tueur de l’ombre » fait les gros titres des journaux. La peur hante s’installe à Nogent-sur-Oise. Pourtant, pendant trois ans, le « tueur de l’ombre » reste silencieux..
06.02.1973
Annick D, 29 ans, ouvreuse de cinéma, est retrouvée à moitié nue à quelques mètres du centre ville de Nogent. Le meurtrier l’a assommée à la tête, avant de tirer une balle de 22 long rifle dans la nuque.
28.05.1973
Les cadavres Eugène S, 25 ans, et Mauricette V, une ouvrière de 23 ans, sont découverts à l’aube. A l’avant, l’homme repose dans une mare de sang et le corps de la jeune femme gît à quelques mètres du véhicule.
08.01.1974
Josette R, une employée de banque de 29 ans, est retrouvée morte à son
domicile de Nogent-sur-Oise. Le tueur a pénétré chez elle en escaladant les balcons de la résidence. Il l’a assommé puis tiré deux balles de calibre 5.5 dans la tempe. Le corps de la jeune femme est découvert à demi nue trois jours plus tard par des voisins inquiets de son silence.
24.11.1975
Julia G. le jardinier municipal découvre le cadavre de la jeune femme qui est dévêtue des genoux à la poitrine. (elle prenait tous les matins le train de 6h09 pour aller au travail et passait par le jardin public où elle a été découverte.
06.01.1976
Françoise J, une jeune femme brune de 21 ans, secrétaire administrative à
EDF, vient de quitter son domicile quand un homme se précipite sur elle et la tabasse à coup de matraque derrière la tête. Il la poignarde avec violence à la poitrine puis braque le canon d’une carabine 22 long rifle sur la tempe de la jeune femme et tire. Ensuite, il dénude Françoise J des genoux à la poitrine en lui arrachant ses bas et fait glisser son slip sur ses chevilles.
 
L’enquête
 
En septembre 1974, l’inspecteur divisionnaire Daniel Neveu, muté à Creil, se voit confier l’affaire. Avec rigueur et persistance, il construit une analyse. Depuis le début de l’affaire, 250 gendarmes et 50 inspecteurs sont mobilisés en permanence dans la région. Auditions par centaines, fouilles systématiques, recherches minutieuses, aucune piste n’est écartée. Les indices sont peu nombreux : un cheveu brun, une empreinte de botte de pointure 42, quelques douilles de balles de carabines, une cordelette, et le témoignage de Micheline M, qui a entrevu le tueur.
 
Les experts psychiatres tentent d’analyser la personnalité du tueur. Selon leurs études, il s’agirait d’un homme solitaire ayant des problèmes de sexualité. Les études balistiques démontrent que le tueur ne se sert pas toujours de la même arme. Daniel Neveu remarque les crimes sans mobile apparent sont accomplis selon un rituel : la nuit, dans le froid, un coup de matraque, puis un coup de feu (et, pour le meurtre de Josette R, l’utilisation d’un couteau dans un but sexuel).
 
La découverte le 27.11.1975 du corps de Julia G. est déterminante pour l’enquête. Le commissaire Christian Jacob reçoit un témoin oculaire du meurtre. Ce dernier a vu, vers 5h45, dans le parc, un homme immobile caché dans des arbres. Il est vêtu de sombre, il est grand avec des cheveux noirs et son regard glacial.
 
Mi décembre 1976, Le commissaire Jacob a reçu un appel anonyme lui précisant que le meurtrier est un ancien ouvrier des Etablissements Rivière à Creil, qu’il s’était engagé pour la guerre en Algérie et qu’il était amateur de boxe. Il précise que l’individu est marié et qu’il ne possède par le permis de conduire.
 
Daniel Neveu ( inspecteur) qui avait déjà établi une liste de 150 suspects rajoute six noms après l’appel anonyme.
 
L’inspecteur reprend alors le dossier du double meurtre de Laigneville.
 
Ce qui l’étonne c’est que ce meurtre ne correspond pas aux autres, car le meurtrier n’avait jusque là jamais tué d’homme. Il pense que le meurtre s’est passé à proximité d’un lieu familier pour le tueur pour qu’il ait pris autant de liberté.
 
L’Inspecteur N se souvient alors que les jours précédents le double meurtre, est retrouvé à côté d’un robinet d’eau du cimetière de Laigneville, une balle de 22 long rifle. Cette balle est peut être tombée de la poche du tueur. L’assassin doit donc se rendre fréquemment sur la tombe d’un proche.
 
Neveu fait dresser une nouvelle liste, 2 500 personnes sont susceptibles de venir se recueillir sur l’une des 650 tombes de Laigneville.
 
Le suspect numéro 5 s’appelle Marcel BARBEAULT.
 
Le 14 décembre 1976, une perquisition est ordonnée à son domicile mais aucun élément probant n’est trouvé dans son appartement. Mais dans la cave, les enquêteurs découvrent, dissimulés derrière une porte, une carabine 22 long rifle de marque Gekado, un poignard de commando, une matraque et un ciré de pêcheur.
Lorsque les policiers amènent Barbeault à l’inspecteur Neveu, ce dernier est interloqué par la ressemblance entre cet homme d’1m82 et le portrait-robot du « tueur de l’ombre ». Durant l’interrogatoire, Barbeault nie toutes les accusations portées contre lui. Cependant la ressemblance physique, la carabine 22 long rifle et le poignard de parachutiste trouvé dans sa cave,sont autant d’indices contre lui. Mais Barbeault se défend en expliquant que la carabine et le ciré il les a retrouvé au cimetière.
 
L’instruction
 
Le 16 décembre 1976, il est présenté au tribunal de Senlis, devant Marie Brossy-Patin, juge d’instruction chargée de l’affaire. Elle a analysé les conclusions du rapport balistique de la carabine de marque Gekado saisie dans la cave du prévenu. Les conclusions de la police scientifique ne permettent plus aucun doute, c’est bien cette carabine 22 long rifle, au canon et à la crosse sciée, qui a tuée Françoise J, le 6 janvier 1976.
Marcel Barbeault reconnaît être un voleur mais pas un tueur. Mais tous les objets saisis chez lui, le désignent comme le tueur de l’ombre: un poignard de parachutiste, un tuyau qui a pu être utilisé comme une matraque, et un ciré de pêcheur. Le vêtement correspond à la description qu’en a faite Micheline M. Elle reconnaît aussi formellement la silhouette de Barbeault. En s’appuyant sur ces preuves matérielles et les témoignages, la juge d’instruction inculpe Barbeault pour le meurtre de Françoise J.
 
 
Le 21 décembre 1976, La juge lui demande les raisons qui le poussent à fréquenter régulièrement les cimetières de la région. Il explique que son grand-père ne peut plus se déplacer seul pour entretenir les tombes des membres de la famille c’est pourquoi il l’a enjoint de le faire à sa place.
 
La balistique a découvert que l’arme qui a tué Françoise J a également tué Julia G. Ces conclusions sont sans effet sur les positions de Marcel Barbeault qui explique avoir trouvé la carabine. Il est inculpé pour un second meurtre, celui de Julia G.
 
Un an après son incarcération, l’enquête piétine mais une nouvelle découverte fait basculer le destin de Barbeault. Lors d’un cambriolage commis en 1970 au domicile de M. L, une autre carabine 22 long rifle, de marque Reina, a disparu. L’analyse comparative réalisée prouve que ces projectiles sont ceux qui ont tué Eugène S, Mauricette V, ainsi que Josette R. Le 16 décembre 1977, lorsque Mme Brossy-Patin lui fait part de ces trois nouvelles inculpations, il nie avec la même énergie.
 
Après cinq années d’instruction, Marie Brossy-Patin transmet à la chambre des mises en accusation d’Amiens le dossier du « tueur de l’ombre ».
 
Mais sur les huit meurtres, seuls cinq sont attribués à Barbeault. Faute de preuves matérielles tangibles, les trois premiers meurtres commis à Nogent, (Thérèse A, Suzanne M et Annick D) ne sont donc pas officiellement élucidés.
 
Le jugement
 
Le lundi 25 mai 1981, s’ouvre le procès de Marcel Barbeault devant la cour d’assises de Beauvais (Oise). Il risque la peine capitale. Bien qu’il ait toujours nié être le « tueur de l’ombre », Barbeault a du répondre des meurtres de Mauricette Van Hyfte, d’Eugène Stephan, de Josette Routier, de Julia Gonçalves et de Françoise Jakubowska.
 
Barbeault avait presque l’air étonné de se retrouver dans cette salle d’audience. Il semblait calme, mais l’agitation continuelle de ses doigts trahissait une grande nervosité. Barbeault avait peur de ses juges, de ces femmes tirées au sort pour constituer le jury populaire, qui allait se prononcer sur sa culpabilité. Son avocat en avait récusé cinq, l’avocat général presque autant. Mais le hasard du tirage au sort était têtu. Parmi les neuf membres de jury, trois femmes brunes siégeaient aux côtés des autres jurés.Au total, pas moins de 75 témoins et 17 experts furent entendus pendant ce procès.
 
Après la lecture des actes d’accusation, le président Blin voulu en savoir plus sur la vie de Barbeault et lui demanda : "Etiez-vous à côté de votre mère le jour de sa mort ?". "Oui", répondit tristement Barbeault, "j’étais là, je l’ai vue mourir". L’accusé adorait sa mère et la série de meurtres avait débuté au lendemain de la mort de celle-ci.
 
Marcel Barbeault relata ensuite les autres décès survenus dans sa famille : l’accident de voiture de son frère Jean-Louis en 1971 et le suicide de Roger, son autre frère, en 1974.
 
Il raconta sa rencontre avec Josiane, qui allait devenir son épouse, et qu’il aimait tellement.
 
Le 10 juin 1981, l’avocat général fait un réquisitoire de quatre heures et demi, au terme duquel il demande la peine de mort.
 
L’avocat de la défense rappelle à la cour que son client nie être l’auteur des meurtres et que les preuves matérielles sont fragiles et insuffisantes. Après six heures de délibéré, Barbeault est reconnu coupable de seize cambriolages, deux meurtres et trois assassinats. Mais le jury lui reconnaît des circonstances atténuantes et le condamne à la réclusion criminelle à perpétuité.
 
Citation des psychiatres dans leur rapport sur le « Tueur de l’Ombre »
 
« Il s’agit d'un sujet morbide, sadique, éprouvant l‘irrésistible besoin d’une domination brutale et criminelle, compensatoire à son impuissance »
 
Ils conclurent tous qu’il était intelligent et qu’il n’était pas un malade mental. Un être renfermé, un peu fruste, avec des tendances morbides, certes, mais dont l’état n’avait rien de pathologique. Un homme normal.
 
Autre citation d’un psychiatre
 
« Barbeault est normal, banal même. S’il était venu me consulter, je lui aurais conseillé de prendre un peu l’air et non pas de se faire traiter » : Jean-René Lavoine, médecin psychiatre.
 
 
 
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Published by Marion DAPHENARI - dans HOMMES SERIAL KILLERS
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12 juillet 2007 4 12 /07 /juillet /2007 13:34
marcel-PETIOT.jpg
Nom MARCEL PETIOT
Surnom : Le Docteur PETIOT
Né le : 17.01.1897 à Auxerre dans l’Yonne
Mort le : 26 Mai 1946 (Guillotiné à Paris)
Tueur en série Français
 
PREAMBULE
 
Médecin Français qui fut accusé de meurtres après la découverte à son domicile parisien des restes de vingt-six personnes au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.
 
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Aucune
 
Eléments majeurs de sa vie
 
Père
Fils d’un fonctionnaire des Postes. Son oncle Gaston PETIOT est professeur de philosophie au collège d’Auxerre.
Enfance
Dès son enfance, il manifeste des signes de violence, allant jusqu'à étrangler un chat après lui avoir plongé les pattes dans l'eau bouillante ou tirant au revolver sur des chats.
Vie maritale
1927 : Il épouse Georgette Lablais, fille d'un commerçant notable de la ville.
Service Militaire
Il est blessé pendant la Première Guerre mondiale d'un éclat de grenade au pied et il est réformé début 1918 pour troubles mentaux et neurasthénie
Vie étudiante
Avec la facilité d'accès pour les anciens combattants, il finit ses études de médecine en 1921 avec la mention très bien.
Vie professionnelle
En 1922, il ouvre un cabinet médical à Villeneuve-sur-Yonne où il devient rapidement populaire auprès des gens (notamment grâce à des consultations gratuites offertes aux indigents ainsi que des vaccinations gratuites) mais se fait remarquer par ses tendances à la cleptomanie.
Vie politique
Il est élu Maire en 1927 puis en 1931 Conseiller Général. Rapidement, il est cité devant les tribunaux pour plusieurs délits : fausses déclarations d'assurance maladie, détournements de fonds, vol d'électricité. Il est finalement révoqué de ses fonctions de maire en 1933 et doit quitter Villeneuve-sur-Yonne.
 
L’homme
 
En 1933, il s'installe à Paris, où il ouvre une clinique au 66, rue Caumartin
 
En 1936, il est arrêté pour vol à l'étalage à la librairie Gibert, au quartier latin ; il échappe à la prison en se faisant reconnaître aliéné mental. Il est alors interné à la Maison de santé d'Ivry.
 
En mai 1941, il fait l'acquisition d'un hôtel particulier, situé au 21 rue Le Sueur. Il y réalisera d'importants travaux : il fait surélever le mur mitoyen, afin de barrer la vue de la cour et transformer les communs en cabinet médical. Lors de fouilles, la police découvrira une cave complètement aménagée, des doubles-portes, une chambre à gaz dont la porte était équipée d'un judas pour regarder l'agonie de ses victimes, ainsi qu'un puits rempli de chaux vive.
 
 
Les victimes
 
À partir de 1943, il propose à des personnes menacées de poursuites par la Gestapo de les faire passer clandestinement en Argentine; ces personnes sont convoquées de nuit, rue Le Sueur, avec une valise contenant bijoux, numéraires, argenterie ... sous le nom de « docteur Eugène » il organise ainsi un réseau et recrute des rabatteurs. Les services allemands ayant découvert son réseau, Petiot est arrêté et torturé. Libéré, il se réfugie dans l'Yonne.
 
Le 9 mars 1944, les pompiers sont alertés par des voisins incommodés depuis plusieurs jours par les odeurs s'échappant d'une cheminée de l'immeuble de la rue Le Sueur. Après avoir appelé Petiot chez lui et vainement attendu son arrivée, ils fracturent une fenêtre et pénètrent dans l'immeuble. Ils sont vite alertés par l'odeur et le ronflement d'une chaudière et, descendant dans la cave, découvrent des corps humains dépecés, prêts à être incinérés dans la chaudière.
 
Dans le fourneau de la cuisine, la police découvre les restes calcinés de 24 personnes puis près de 50 valises portant les noms des juifs et près de 2 000 objets ou vêtements ( 650Kg).
 
Petiot réussi à s’enfuir, et s'engage dans les Forces Françaises de l'Intérieur sous le nom de "Valéry" ; devenu capitaine, il est affecté à la caserne de Reuilly.
 
La Libération et l’épuration au sein de la police entraînent sa perte, son mandat d’arrêt est réactivé. Il est arrêté le 31.10.1944.
 
Décembre 1944 : Il est arrêté et jugé pour 27 assassinats bien qu’il en revendique 63. Les victimes, d’après ses déclarations, collaborent avec les Nazis.
 
L’enquête établit que ces quatre années d’assassinats lui ont apporté 10 millions de nouveaux francs.
 
La condamnation
 
Défendu par Maître René Floriot, avocat, il est jugé du 18 mars au 4 avril 1946; malgré une très longue plaidoirie (qui dura six heures) de son avocat, il est condamné à mort et Guillotiné le 25 mai 1946 à la prison de la Santé à Paris
 
Citation
 
À l'avocat général qui venait de le réveiller pour l'exécution, Petiot lui rétorqua « Tu me fais chier ». Puis plus tard devant la guillotine « Ça ne va pas être beau ». Au magistrat qui lui demanda, au moment de monter à l'échafaud, s'il avait quelque chose à déclarer, il répondra : « Je suis un voyageur qui emporte ses bagages. ».
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Published by Jules LANDREANI - dans HOMMES SERIAL KILLERS
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