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17 février 2010 3 17 /02 /février /2010 00:00

Valérie Bary (38 ans)

OCTOBRE 2009

La cour d'assises de Côte d'Or condamne Laurent Bary à 20 ans de réclusion

 A l'issue des cinq jours d'audience, c'est donc l'intime conviction des jurés qui ont condamné Laurent Barry à 20 ans de réclusion pour le meurtre de sa femme, suivant ainsi les réquisitions de l'avocat général. La défense a annoncé son intention de faire appel de ce verdict.


Le 26 mars 2004, un vendredi, le corps de Valérie Bary, une femme de 38 ans sans histoire, aide-soignante à l'hôpital du Bocage, clinique neuropsychiatrique, est découvert par son compagnon dans le hameau de Laneau (près d'Arconcey).Elle porte des traces de plusieurs coups de couteau, et l'arme est retrouvée à proximité du cadavre, dans la pièce principale de la ferme qu'habitent le couple et ses deux enfants depuis 3 ans.

L'autopsie révélera que Valérie Bary est décédée de 13 coups de couteau portés sur l'ensemble du corps, de l'abdomen au cou.

La victime
Exclusion du motif de vengeance : Elle était appréciée des siens, de son entourage d'amis et de connaissances et nul ne lui connaissait le moindre ennemi. Pas plus que l'ombre d'une histoire quelconque.
Les enquêteurs exclus donc de fait le motif de la vengeance.

Exclusion du motif de crime sexuel.

La victime était vêtue et ne portait aucune trace de sévices visibles.

Exclusion du motif de crime de rodeur

L'environnement : Le hameau de Laneau est minuscule. Pas plus d'une douzaine d'âmes. Nul n'a rien vu ni entendu la moindre chose. Pas la plus petite trace de roues, de chaussures inconnues ne peuvent étayer de près ou de loin cette thèse. De plus, le moindre inconnu dans un tel lieu aurait été détecté par quelqu'un qui aurait put en donner une description ou tout du moins affirmer alors la présence d'un inconnu ou d'un groupe dans cet endroit.

Exclusion du motif de suicide ; du fait du grand nombre de coups portés.


Les bizarreries

1/ Le couple possédait des chiens de garde dont l'un a été  retrouvé « enfermé »

Deux chiens dont un rottweiler âgé de 1 an et un chien de troupeau.

A l'arrivée des gendarmes, ceux-ci constatent que le rottweiler est enfermé.

Qui d'autre que quelqu'un qui était connu des chiens auraient put s'en approcher pour les enfermer ? Il est parfaitement improbable qu'un parfait inconnu puisse y parvenir.


2/ La victime a été retrouvée dans la pièce principale de sa maison, baignant dans son sang et l'arme qui a servi à l'assassiner à ses côtés.
On sait que cette arme provient de la salle d'abattage de Laurent Bary, l'époux, et qu'elle y était à demeure, sauf si elle faisait partie du lot de couteaux que Laurent Bary pouvait utiliser à la découpe de ses volailles sur les marchés. Il a été constaté la disparition de quelques menus objets, sans grande valeur, du moins en apparence.
Il faut que le meurtrier ait été à un instant ou un autre dans la salle d'abattage pour s'emparer de l'arme avec laquelle il tuera Valérie Bary.
Mais, les enquêteurs ne relèvent aucune empreinte quelle qu'elle soit. Rien !
Pas d'empreinte digitale, de pas, de traces quelconques.

 Laurent Bary reconnaît lui-même avoir monté un faux cambriolage, au terme d'une garde à vue de 40heures.

3/ il n'y a aucune trace de lutte

Elle ne présentait aucune trace de ligature quelconque, et donc par écoulement des faits, l'on peut savoir qu'elle n'a pas été prisonnière d'une manière ou d'une autre de son assassin.

Pas d'ADN relevé sur place, ni sur ses vêtements, ni sur sa peau, ni sous ses ongles.
La personne pour éviter les cris de sa victime a du l'attaquer par surprise et je pencherais pour un coup par derrière à un endroit précis avant le déferlement de sa rage engrangée.

Le Mari

L'emploi du temps du compagnon de la victime, un aviculteur, semble montrer qu'il était à Dijon au moment où le meurtre a été commis

Lors de sa garde à vue, il reconnaît avoir monté un faux cambriolage, mais pour quelle(s) raison(s) ?
Qui aurait assez de sang froid et de conscience pour monter un cambriolage, en voyant son épouse, et mère de ses enfants baigner dans son sang ?.

Pour cacher ou mettre en évidence, quoi donc ?

S'il avait été maculé du sang de sa femme, l'on aurait put supposer à juste titre qu'il l'aurait tenu dans ses bras, qu'il l'aurait pleuré, dans l'attente des gendarmes, mais il ne l'a pas fait, ou du moins il semble qu'il ne l'aurait pas fait puisqu'il ne présentait aucune trace de contamination sanguine, vu qu'aucun rapport n'en fait mention. Alors, une question ; "Pourquoi" ?


Ce qu'il conviendrait peut-être d'approfondir ?

- Quels étaient les vêtements du mari, pendant qu'il était au marché, et ceux lorsque la police arriva sur les lieux ?
- Est-ce que le couple traversait des difficultés financières ?
- Est-ce que le couple était sur le point de se séparer ?
- Est-ce que le mari entretenait une relation extraconjugale ?
- Est-ce que Valérie entretenait une relation extraconjugale ?
- Est-ce que l'un ou l'autre avait obtenu un gain d'argent qu'il n'aurait pas voulu partager avec quelqu'un qu'il savait vouloir se séparer, mais alors marié dans le régime de la communauté ? (cela est rare, mais arrive)
- Est-ce que l'un ou l'autre a fait des dépenses inconsidérées dans les mois précédents le crime ?
- Est-il parti du marché à son horaire habituel, ou est-ce qu'il a changé ses habitudes ?
- Aurait-il fermé son stand peu avant l'heure habituelle à laquelle il partait jusqu'alors ?
- A-t-il pu répondre comme à son habitude aux exigences de la clientèle qui souhaitait qu'on lui découpe de telle ou telle façon sa volaille ? Si non, quelle a été l'excuse ?

Juge d'Instruction  Alain Maureille.


EMBARRAS DE LA JUSTICE

Signe évident de l'embarras de la justice, il aura fallu attendre 22 mois pour que soit prise la première décision.

Le 19 janvier 2006, Laurent Bary était mis en examen pour homicide, mais déjà, le juge des libertés et de la détention qui avait examiné le dossier avait prononcé son maintien en liberté, assorti d'une mesure de contrôle judiciaire. Le Parquet avait alors fait appel.

Puis, la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Dijon avait réformé l'ordonnance du juge des libertés, et ordonné le placement en détention provisoire de Laurent Bary avec mandat de dépôt.


2007: le mari de la victime, détenu depuis février 2006 a été remis en liberté sous contrôle judiciaire. Laurent Bary tient à préciser que les relations entre son épouse et les parents de cette dernière, M. et Mme Laux, étaient conflictuelles.

Laurent Bary tient à remercier l'ensemble du personnel pénitencier de la maison d'arrêt de Dijon qui a toujours été à son écoute nonobstant certains passages difficiles comme sa grève de la faim dans le courant de l'année 2006.

Enfin, comme il l'a été précisé dans l'article, il n'est pas anodin de souligner que deux Juges des Libertés et de la Détention ont jugé qu'il ne fut pas nécessaire soit de placer, soit de maintenir M. Bary en détention provisoire. Ces deux décisions confortent M. Bary dans son combat pour son innocence.

Le plus

Précisions d’un lecteur 
  (voir commentaires sur article)
è Monsieur BARY n'était pas vendeur sur les marchés, mais travaillait avec des restaurateurs et des particuliers 
è Une plainte a été déposée contre la gendarmerie responsable de l'enquête suite à de nombreuses bévues de cette dernière.

Idée d’un autre lecteur               

è Le meurtrier de Valérie BARY est très certainement une femme. Le meurtre semble être le résultat d’une

relation d’adultère. Le mari devait avoir une maîtresse, et c’est cette dernière qui serait sûrement coupable de ce

meurtre. 

è Valérie BARY devait bien connaître cette « femme » . (ibidem pour les chiens).  

è Le mari, au vu du meurtre de sa femme, aurait compris l’identité du meurtrier, et aurait souhaité protéger sa

maîtresse. C’est pour cette raison, que le mari aurait simulé un cambriolage.

 

 

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