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22 juillet 2009 3 22 /07 /juillet /2009 15:21

patrice-ALEGRE.jpg
Nom Patrice ALEGRE
Surnom : 
Né le : 20.06.1968 en Haute Garonne
Mort le : encore en vie
Tueur en série Français

DERNIERE MISE A JOUR è 22 Juillet 2009 PATRICE ALEGRE VA SE MARIER

 

Elle s’appelle Laurence, elle a 39 ans. Depuis plusieurs mois, cette Auvergnate originaire de Montluçon (Allier) entretient une correspondance qu’elle dit être amoureuse avec le tueur en série toulousain.

 

« Il m’appelle tous les jours, il m’envoie des cadeaux, me fait livrer des fleurs. Il est adorable avec moi, c’est l’homme de ma vie », vient-elle de déclarer au journal La Montagne.

 

La justice, jusqu’ici, ne lui a pas délivré de permis de visite, mais cela n’entame pas sa détermination : elle affirme qu’elle a déjà fixé la date de leur union, en novembre, le divorce avec son actuel époux devant être prononcé début septembre. Patrice Alègre, lui, demanderait ensuite son transfert vers la prison centrale d’Enisisheim, en Alsace, où vit actuellement Laurence. Leur mariage, s’il se confirme, devrait être célébré au parloir de la centrale, en présence des témoins et d’un officier d’état-civil 


PREAMBULE
 
Enfant non désiré, il devient très vite un voleur, puis un caid, pour enfin finir son parcours par des meurtres et viols en série.
 
La vie familiale de Patrice ALEGRE
 
Enfance
Dès son plus jeune âge, l’enfant est perturbé, agressif, associal
Vie scolaire
les résultats scolaires sont catastrophiques. Il ne cesse de redoubler et abandonne l’école à 15 ans.
Vie affective
1988 Rencontre Cécile sa concubine qui tombe enceinte en 1989.(année du premier meurtre). Elle lui donne une petite fille « Anais ». Il la quitte en 1995, après avoir fait de la prison pour l’avoir frappé violemment.
 
1995 S’installe chez sa maîtresse Sylvie P. Elle parvient à canaliser Patrice et à le faire travailler mais il consomme beaucoup de drogue. Fin janvier 1997 : Cet équilibre précaire est rompu, Sylvie le met à la porte.
Père
Roland. Entre en 1974 dans la police comme CRS que Patrice ALEGRE déteste. Il est très strict et violent. Il a 20 ans et effectue son service militaire lorsqu’il apprend qu’il va être père. C’est l’état de sa compagne qui l’a amené à l’épouser , contre son gré, car il avait le sens du devoir confie la mère de Roland ALEGRE. C’est un enfant non désiré.
Mère
Michelle. Coiffeuse. Elle est alcoolique. C’est une enfant de la DASS et a 17 ans .Patrice ALEGRE adore sa mère qu’il considère d’ailleurs comme sa grande sœur. Elle échouera dans la gestion de ses 3 salons de coiffure successifs. Elle tente de se suicider alors que patrice ALEGRE a 10 ans et son petit frère 3.A eu nombre d’amants que Patrice ALEGRE considérait comme des copains.
 Vie professionnelle
Grâce à son père, il obtient un emploi jeune comme barman au commissariat de Toulouse. Il sera ensuite Portier, puis videur de discothèque.
 
L’homme
 
1981 : Patrice est placé dans un foyer. Il déclare que c’est à cette époque que se situe un épisode décisif dans sa vie. Deux garçons lui ont fait prendre de la cocaïne et l’aurait violé (ce souvenir sordide n’a jamais pu être vérifié )
 
1981-1986 : Il vit chez sa grand- mère maternelle à Toulouse. Il devient l’un des caïds de la cité. Vols de mobylettes, cambriolages, coups de couteau, il multiplie les problèmes. Son père ne cesse de faire jouer les relations pour ne pas qu’il aille en prison.
 
1982 : de retour d'un méchoui un peu trop arrosé, le père de Patrice Alègre manque de tuer sa femme, coupable d'envoyer des "gâteries à Patrice qui était en colonie" , indique le rapport de Mme Daguzan. Michelle doit rester chez elle pendant quinze jours, le visage tuméfié. Patrice promet à sa mère de tuer son père. "Il l'aurait peut-être fait, si elle avait dit oui, par respect pour elle", notent les psychiatres, pour qui cet épisode "ne se situe pas dans un registre de fantasmes œdipiens mais d'inceste."
 
Patrice était en effet placé "en position de complicité avec sa mère qui se livrait à des ébats sexuels avec des amants qu'il percevait comme des copains", soulignent les psychiatres. L'enfant, à qui sa mère demandait parfois de "faire le guet" quand elle recevait ses amants, ne voyait rien. Mais il entendait les gémissements dans la chambre d'à côté. Des bruits qui l'empêchaient de dormir. Il mettait alors sa tête sous les coussins pour trouver le sommeil. A l'un de ses amis cité par Mme Daguzan, Patrice Alègre, en pleurs, a aussi raconté qu'il avait vu sa mère faire une fellation à l'un de ses amants, alors qu'il était à l'arrière de la voiture. Interrogé sur ce point par les psychiatres, le criminel a gardé le silence, avant de répondre : "De toute façon, j'ai fait pareil."
 
1985 : Patrice tente d’étrangler sa petite amie car elle refuse de l’embrasser
 
1987 : Ses parents divorcent
 
1988 : Il rencontre Cécile. Patrice erre dans les gares et les bars mal famés. Il devient le client
régulier de deux travestis.
 
1989 : Sa fille ANAIS nait le 23.07.1989. Il s’installe avec femme et enfant dans l’arrière boutique du salon de coiffure de madame ALEGRE, puis dans un appartement de Saint Genies Bellevue.
 
Les victimes et parcours meurtrier
 
 
20.02.1989
Valérie TARIOTTE , 21 ans collègue de travail de Patrice ALEGRE avec laquelle il travaille au café de la Gare MATABIAU à Saint ETIENNE (42) est retrouvée uniquement vêtue d'un tee-shirt, les mains attachées par un lacet, bâillonnée par un foulard serré derrière la nuque, un autre enfoncé très profondément dans la gorge, et sa tête reposant sur une casserole de sang, son slip déchiré coincé entre le mur et le lit, et des boîtes de neuroleptiques à ses côtés. Cinq jours auparavant, le gardien de l'immeuble avait trouvé dans le local à poubelle son sac à dos jeté contenant ses papiers d'identité, des cotons de démaquillage imbibés de sang, une chaussure de tennis sans lacet et un cendrier en verre sur lequel sont visibles des empreintes digitales. Les empreintes digitales ne seront pas comparées à d'autres. Les médecins légistes Pierre-Marie Bras et Danièle Alengrin concluent que la trace sur le cou est une «pliure naturelle». Le médecin légiste, qui a trouvé des traces de chlorophorme conclut «au suicide par intoxication médicamenteuse.» Les policiers du SRPJ de Toulouse chargés de la même enquête écrivent que «Le suicide ne peut pas être remis en question». Après le dépôt d'une plainte pour assassinat par la mère et l'oncle de Valérie, la juridiction ouvre une information judiciaire confiée à une magistrate toulousaine; les spécialistes de la police judiciaire sont saisis, et sans qu'aucun travail de fond ne soit effectué, ils renvoient en octobre 1989 le dossier à la juge en concluant aussi au suicide, louant même l'enquête «complète et minutieuse» de leurs collègues de la sûreté urbaine; et la juge clôt l'affaire par un non-lieu en octobre 1990, décision validée définitivement en 1991 par la chambre d'accusation.
25.01.1990
Il prend en stop Laure MARTINET. Elle a menti à son père pour passer la soirée avec son petit ami. Patrice l’a raccompagne chez elle, elle n’est pas inquiète car elle le connaît. Elle lui a acheté une barrette de shit quelques semaines plutôt. En roulant, Patrice lui propose de fumer des joints, elle accepte. Subitement il a envie d’elle, mais la jeune femme refuse. Il la viole et la tue. Il dépose son corps dans un fossé et reprend sa route. Quelques semaines plus tard il décide de revendre sa Golf par précaution.
 
Rapport d’autopsie « La victime a eu la rate éclatée par un coup violent, produit par un objet contondant, la pointe d’une chaussure par exemple » ; « les lésions relevées sur l’orifice vaginal et la marge anale ne pouvaient avoir été provoquées par une simple pénétration phallique et l’introduction d’un objet doit être envisagée » ; « La lésion circulaire sur le dessus du genou droit peut correspondre à l’appui d’un objet, ou sur un objet, régulier, dur, voire chaud » .
Les gendarmes établissent plus tard que Patrice Alègre transporte à l’époque une batte de base-ball. Curieusement, l’enquête sur la mort de Laure épargne Alègre alors que le juge dispose d’une empreinte ADN.
Décembre 1991
En décembre 1991, «la Puce» (faits racontés par Patricia , prostituée), seize ans, enceinte, débute depuis quelques jours dans la prostitution, mais pas assez efficace, Messaoudine et Alègre l'emmènent avec Patricia et Line Galbardi dans un bois au bord du lac de Noé près de Saint-Gaudens. Patricia tente de persuader «la Puce» de se laisser «essayer et dresser» comme elle-même l'a vécu, c'est-à-dire de subir des sévices sexuels, brûlures de cigarette, tortures à la lame de rasoir. «La Puce» refusant, Messaoudine démolit son visage à coups de poing pendant qu'Alègre l'«essaie», mais il finit par l'étrangler. Messaoudine va chercher un seau et du ciment dans le coffre de sa voiture, et après avoir cimenté les pieds du cadavre, ils le jettent dans le lac. Patricia dit que quatre autres jeunes femmes auraient été «cimentées» par les deux hommes. Des fouilles très précises auront lieu dans le lac de Noé. Rien n’a été découvert.
 
Quelques jours après, Line Galbardi raconte cet «essayage» et meurtre à un policier de la brigade des mœurs, l'inspecteur Lionel Ziegler
03.01.1992
Line-GALBARDI.jpg
Line Galbardi (29 ans) est assassinée à l'hôtel de l'Europe, chambre 24, boulevard de Bonrepos à Toulouse.
Le lendemain, les policiers de la sûreté présents, les commandants de police Jean-Pierre Zerr, Jean-Claude Jolibert et leur patron le commissaire Gérard Athier, mentionnent six fois dans les procès-verbaux le déplacement de "monsieur le procureur de la République" sans le nommer . Marc Bourragué, substitut du procureur au parquet financier (de 1989 à 2002), se mêle de l'enquête sur le meurtre en se rendant sur les lieux à l'hôtel de l'Europe, alors qu'il n'est pas de permanence (le tableau des permanences disparaîtra, mais la magistrate Brigitte Grosjean a confirmé que c'était elle qui était de permanence). Comme il y a un journal local de Perpignan dans la chambre, la police privilégie l'hypothèse d'un assassinat par un client de passage de cette région. L'affaire est classée sans suite. À la même époque, Alègre a vécu trois mois dans cet hôtel avec Laurence
Une nouvelle expertise médico-légale ordonnée en 2005 révèle que les causes de la mort sont dues à des coups assénés sur le crâne avec une grande violence. Alègre reconnaît ce meurtre en mai 2003).
Février 1992
Il a violé une autre prostituée, qui porte plainte tardivement mais reconnaît formellement son agresseur
1994
Casse la machoire de sa concubine Cécile. cette fois une procédure judiciaire est engagée. Il est condamné pour « coups et blessures volontaires » et passe quelques semaines en prison. En 1995, il quitte définitivement Cécile et part s’installer chez sa maîtresse Sylvie P.
FIN 1997
Sylvie P.Le quitte
10.02.1997
Il s’introduit dans le domicile de Martine Matias, la tue et abuse d’elle puis met le feu à son appartement. Pour des raisons inconnues, la police judiciaire conclut à un suicide.(Alègre reconnaît ce meurtre le 24 octobre 1997). Selon le rapport, les restes d’un revolver à grenaille sont ramassés à coté du cadavre. L’enquête établie que la victime n’a pas passé la soirée avec Patrice Alègre mais a dîné avec une amie. Les policiers ont par ailleurs remarqué que l’ampoule éclairant le couloir d’accès à l’appartement a disparu. Selon l’autopsie, Martine n’est pas étranglée mais chloroformée puis ruée de coups. Elle a cessé de respirer par les fumées de l’incendie. Une ampoule noircie est découverte près du cadavre. Le rapport du médecin légiste montre que le tueur a fait subir à la jeune femme inconsciente d’innommables sévices.
21.02.1997
Il récidive sur Emilie ESPES. Il partent ensemble en discothèque. Vers 03h00 du matin, ils décident de rentrer, Emilie s’endort pendant le trajet et se réveille brusquement, allongée sur la banquette arrière, Patrice est en train de l’étrangler. Elle lui tire les cheveux et le griffe au visage. Il la frappe violemment puis elle perd connaissance. Elle se réveille le visage en sang avec une puissante douleur au crâne. Il lui ordonne une fellation, assommée, elle ne réagit pas. Il la déshabille, la viole puis s’effondre en larmes. Il s’excuse et la ramène chez elle. Elle affirme à son entourage avoir été violée par un inconnu.
24.02.1997
Emilie se décide à porter plainte contre Patrice pour « viol avec violence ».
Un mandat d’arrêt est délivré le jour même. Il passe la nuit chez Sylvie son ex concubine. Au petit matin, la police vient sonner à sa porte mais elle ne répond pas.
15.04.1997
Il vole, à Albi, la Renault 25 d’un homme rencontré dans un bar. Il a un accident un peu plus loin et abandonne le véhicule puis braque un autre automobiliste. Il rentre à Toulouse et tape à la porte des ses amis pour être hébergé mais personne ne l’accepte. Il va quelques temps chez un ami à lui dans l’Ariège.
31.05.1997
Il défonce la porte de Karine M, qu’il a tenté de séduire quelques temps auparavant. Interpellé par la police, il donne une fausse identité. Il est convoqué le 08 juillet 1997, en comparution immédiate par le TGI de Foix, mais ne se présente pas à l’audience
01.06.1997
Karine amène au commissariat le permis de conduire de son agresseur, qu’elle vient juste de retrouver. Les policiers réalisent l’ampleur de leur bavure.
15.06.1997
Il fait la connaissance de Mireille Normand, il tente de l’embrasser mais elle se dérobe. Il l’étrangle, la déshabille et la viole. Il enroule le corps dans une housse de canapé et l’enterre dans le jardin puis brûle les vêtements. Il s’attelle à détruire toutes traces de son passage.
11 Juillet 1997 : Le cadavre de Mireille est retrouvé. La défunte a été bâillonnée, ligotée et a sans doute subi les mêmes sévices que les précédentes victimes d’Alègre
15.08.1997
Après avoir transité par l’Espagne, Patrice ALEGRE rentre à Paris mais sachant qu’il peut se faire contrôler à tout moment, il se rend dans un commissariat, se fait passer pour un de ses amis, Laurent Marty et déclare avoir perdu ses papiers. Il obtient une « déclaration de perte de pièces d’identité » sans difficultés. Ce tour de passe-passe administratif lui garantit quelques semaines de tranquillité. Cette attestation peut faire office de pièce d’identité pendant 30 jours.
03.09.1997
Il dîne avec Isabelle CHICHERIE qu’il essaye d’embrasser mais elle le repousse.
Il l’étrangle et la viole alors qu’elle est inconsciente. Confondu par les indices retrouvés dans le studio de la victime, Patrice Alègre admet pour la première fois avoir infligé des sévices hors normes. Il tente de faire sauter l’appartement mais l’explosion ne se produit que le lendemain vers 13h15
 
La condamnation et ses suites
 
05 Sept 1997:                           Patrice Alègre est interpellé.
11 au 21 fév 2002 :                    Procès de Patrice Alègre devant les Assises de Toulouse.
22 Fév 2002 :                            Condamnation à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une peine de sûreté de 22 ans par la cour d’assises de Haute Garonne pour 6 viols et 5 crimes qu’il a reconnus.
 
2003                                                                                  Les enquêteurs le soupçonnent (dans le cadre de l’enquête sur le meurtre de Line GALBARDI en 1992, d'avoir été protégé par des personnalités toulousaines (policiers, magistrats et hommes politiques) en échange de ses services (fourniture de drogue - cocaïne surtout - et de prostituées) pour leurs soirées sadomasochistes.
 18 mai 2003                              L'ancien maire de Toulouse, Dominique Baudis, révèle que son nom est  
                                                cité dans l'enquête, et dénonce une « effarante machination », qui serait 
                                                selon lui à rattacher « aux milieux liés à l'industrie pornographique ».
 
Le 19                                       Dominique Baudis charge son avocat des poursuites en diffamation contre les deux prostituées qui affirment que Dominique BAUDIS est impliqué dans des soirées masochistes.
 
Le 22                                       les 2 femmes Christèle Bourre, alias "Patricia", et christelebourre-florence-khelifi.jpgFlorence Khelifi, surnommée "Fanny",confirment leurs propos devant les juges, et un prostitué, Pierre-Oliver Puis sous le pseudonyme de « Djamel » affirme qu'il y a eu des « morts ».et des « viols » pendant des soirées sado-maso impliquant de hautes personnalités.
 

27 mai 2003                              Le procureur de Toulouse, Marc Bourragué annonce qu'il est mis en cause
                                                dans l'affaire. Il est remplacé le 28.
 
Mai 2003                                 baudis.jpg"Djamel" déclare aux gendarmes avoir été conduit, notamment par Patrice Alègre, dans des soirées sado-masochistes auxquelles participaient des personnalités, citant Dominique Baudis (Président du CSA), "Marcus" (Marc Bourragué, Magistrat) ou Nicolas Sarkozy.(aujourd’hui Président de la République).
 
 
03.06.2003                               Patrice ALEGRE envoie un courrier à Karl Zéro (Animateur de Canal+) voir courrier en fin d’article.
 
13 juin 2003                              Dominique Baudis met en cause Jean-Michel Baylet, patron de la Dépêche du Midi et dénonce à nouveau une machination
 
17 septembre 2003                    l'ancienne prostituée « Fanny » alias Florence Khelifi revient sur l'accusation de viol qu'elle avait formulée contre l'ancien maire de Toulouse, Dominique Baudis
 
20 septembre 2003                    le travesti « Djamel », d'origine haïtienne âgé d'une djamel-travesti.JPGvingtaine d'années impliqué comme témoin dans un des aspects de l'affaire est retrouvé mort dans sa chambre, à la clinique Marigny à Saint-Loup-Cammas, au nord de Toulouse. Selon le procureur de Toulouse, il est décédé d'une absorption excessive de médicament de substitution à la drogue, de manière accidentelle ou bien lors d'une tentative de suicide.
 
11 Juillet 2005                           la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Toulouse confirme le non-lieu général dans le volet « viols et proxénétisme » dans lequel Dominique Baudis avait été mis en cause.
 
Décembre 2005                         Florence Khélifi, surnommée "Fanny", 32 ans, est mise en examen pour dénonciation calomnieuse envers M. Baudis et l'ex-substitut financier du procureur, Marc Bourragué
 
Septembre 2006                        Christelle Bourre, alias "Patricia", est mise en examen à la mi-septembre pour dénonciation calomnieuse envers Dominique Baudis.
 
 
Centrale de Lannemezan è Lieu de sa détention
 
ILannemezan-prison-ou-il-est.jpgl a été au préalable incarcéré à la maison d'arrêt de Seysses, près de Toulouse, puis a été transféré à la centrale de Lannemezan* (Hautes-Pyrénées).
 
Le centre pénitentiaire de Lannemezan a reçu ses premiers détenus le 1er octobre 1987. Il s'agit d'une construction récente, des années 80.
 
L'établissement comporte une partie maison centrale et une partie centre de détention. Situé à la périphérie de la ville, il est distant de 120 km de Toulouse et 40 km de Tarbe
 
Capacité d'accueil :220 places.
Catégorie : Une unité maison centrale (210 places) recevant des détenus hommes majeurs condamnés à de lourdes peines, provenant de tout l'Hexagone,
Un petit centre de détention (10 places) pour des détenus hommes majeurs condamnés à des peines plus courtes et issus des maisons d'arrêt de la région.
 
Le Plus
 collard-martial-avocats.jpg
Ses avocats : Mes Gilbert Collard et Edouard Martial
 
Le courrier d’ALEGRE à Karl ZERO
 
Cette lettre du tueur en série Patrice Alègre a été écrite à Karl Zéro et lue dans l’émission le Vrai journal. Elle recoupe les dires des deux anciennes prostituées et désigne Dominique Baudis comme responsable d’un réseau infernal et participant aux soirées sado-maso qu’approvisionnait Patrice Alègre. Enfin, le nom de deux magistrats déjà cités dans l’affaire est confirmé ainsi que le rôle d’un policier au moins de la Brigade des Mœurs. Cette lettre a été donnée à la justice.
 
« Salut Karl.
Tout d'abord, merci de me donner l'opportunité de m'exprimer par ton biais. J'apprécie ton émission... De plus, à qui d'autre aurais-je pu en faire part sinon à toi ! Le PAF no comment.
Je ne me suis pas exprimé jusqu'alors par crainte de pression ou de représailles sur les membres de ma famille, ma fille, ma mère, mon frère ou moi-même.
 
Alègre n'est plus mais je n'ai aucun doute sur le fait qu'actuellement d'autres gens sont en place et peuvent bouger afin de régler certains problèmes délicats en catimini que certaines personnes pourraient susciter par leurs actes.
 
Aujourd'hui, il est impératif que mes proches bénéficient d'une protection ! Je ne te cacherais pas, Karl, que pour ma part si toutefois je devais partir ailleurs, mon sommeil s'en trouverait perturbé.
 
Pourquoi je parle aujourd'hui ! Karl, j'ai constaté que de nombreuses personnalités soi-disant blanc-bleu se sont exprimées longuement pour clamer leur innocence ! Donc moi aujourd'hui je revendique également une tribune médiatique.
 
Je ne suis pas d'accord avec les affirmations des uns et des autres, je ne peux imaginer que la vérité soit étouffée car tous les gens impliqués dans ces affaires sont des gens de pouvoir. Ce ne serait ni la première ni la dernière, tu es bien placé, Karl, pour le savoir, n'est-ce pas ?
 
Patricia et Viky disent la vérité lorsqu'elles affirment s'être rendues avec moi dans des soirées sado-maso. A ces soirées étaient présents –(le nom d’un maire).- et –(le nom d’un magistrat)- ainsi que d'autres gens de la bourgeoisie toulousaine. Lors des soirées, tout le monde s'envoyait de la cocaïne à qui mieux , il arrivait que certaines soirées dérapent. Patricia ainsi que d'autres filles en ont fait les frais. (...)
 
Martinez Claude, le travesti, participait parfois à des soirées au cours desquelles des films ont été réalisés par lui en caméra cachée. C'était sa lubie, son fantasme. Mais, un soir, il m'a proposé de m'associer avec lui afin de faire chanter tout ce beau monde (...). Peu de temps après, une soirée a eu lieu dans une maison de maître non loin de Toulouse. Patricia, -(le nom d’un maire).-, -(le nom d’un magistrat).- et moi-même ainsi que deux couples s'y trouvaient. J'ai donc soumis le problème à –(le nom d’un maire).- et -...-.
Après concertation, j'ai été chargé d'aller récupérer les K7 en question et de faire taire Claude Martinez. Ce que j'ai fait (...).
 
S'agissant du meurtre de Line Galbardi, Line a été tuée parce qu'elle aurait assisté au meurtre d'une autre prostituée. Elle a pris peur et s'est confiée à (ici le nom d’un policier de la Brigade des Mœurs).- un soir de ramassage d'enveloppes en lui parlant également de mon trafic de cocaïne et d'armes. (Même nom).- est venu m'en informer le lendemain, que l'affaire était très chaude, qu'il fallait que je l'élimine et que l'affaire serait classée. (...) Il pensait qu'il y avait trop de monde en jeu et qu'elle ne tiendrait pas le coup. Je l'ai fait à l'hôtel de l'Europe en présence de Patricia, Viky ainsi que -...-.
 
Je sais que tu feras bon usage de ces révélations.
Patrice Alègre
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19 mai 2009 2 19 /05 /mai /2009 17:03

Nom John THOMAS
S
urnom
Né le :1937
Mort le : encore en vie
Tueur en série Américain 

PREAMBULE 

John Thomas, 72 ans actuellement, ayant déjà été emprisonné pour viols, vient d'être inculpé par la police de Los Angeles en mars 2009, pour soupçons sur une vingtaine de viols et meurtres dans les années 70 et 80.Un prélèvement ADN a permis à la police de Los Angeles de le retrouver. Depuis, les policiers se penchent sur des dizaines de dossiers d'affaires non résolues. 

John Thomas junior, 72 ans, qui a purgé plusieurs peines de prison pour agressions sexuelles entre 1957 et 1983, a été interpellé fin mars après s'être soumis en 2008 à un prélèvement d'ADN requis par la loi du fait de son casier judiciaire. 

Fais connus 

Aux yeux de ses voisins, John Floyd Thomas était un vendeur d'assurance retraité sans histoires, qui aimait discuter de l'actualité et lancer quelques blagues.Le 31 mars dernier, M. Thomas, a été arrêté dans son petit appartement de South Los Angeles. 

Ses victimes 

A minima 5 femmes femmes âgées de 56 à 80 ans. Il est officiellement inculpé pour deux meurtres commis en 1972( Ethel SOKOLOFF-68 ans) et 1976 (Elisabeth McKeown -67 ans). 

Mais son ADN le lie à trois autres meurtres à Inglewood, pour lesquels il n'a pas encore été inculpé. Trois femmes, âgées respectivement de 80, 65 et 56 ans, avaient été agressées, violées et étouffées selon le même mode opératoire. 

La police émet une hypothèse: John Floyd Thomas et le "violeur des quartiers ouest", qui a terrorisé Los Angeles dans les années 1970 et 1980, ne formeraient qu'une seule et même personne. D'autres investigations sont en cours, les policiers examinant même des crimes remontant aux années 1950. 

L'homme pourrait être responsable du meurtre d'une trentaine de femmes, toutes âgées de plus de cinquante ans, violées et tuées à cette époque selon le même mode opératoire. Outre l'ADN, les policiers ont d'autres faisceaux de preuves: la vague de crimes attribués au "violeur des quartiers ouest" avait cessé en 1978, date à laquelle John Floyd Thomas est emprisonné après avoir été condamné pour viol à Pasadena ; les meurtres ont repris à partir de 1983, date à laquelle l'homme est sorti de prison. "S'il s'avère être le type recherché, il sera probablement le plus grand serial killer de la ville de Los Angeles", conclut le capitaine Cremins de la police de Los Angeles dans les colonnes de la presse américaine. 

Le Plus 

Dans 17 des meurtres pouvant lui être attribués, les victimes avaient la cinquantaine ou plus, certaines étaient même nonagénaires, et le mode opératoire était le même.Fait troublant, cette vague de crimes avait cessé en 1978, lorsque Thomas avait été emprisonné après avoir été condamné d'un viol à Pasadena, une banlieue nord-est de Los Angeles.

 Après sa sortie de prison en 1983, Thomas s'était établi à Chino, à 50 km de Los Angeles, où une deuxième vague d'agressions s'est déclarée la même année, cinq femmes étant assassinées dans la ville voisine de Claremont.

 

 

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28 avril 2009 2 28 /04 /avril /2009 17:27


Nom BERDELLA Robert
Surnom Le boucher de Kansas City
Né le : 1949, à Cuyahoga Falls (Ohio), près de Cleveland - Etats Unis
Mort le : 8 octobre 1992 (d'une crise cardiaque) au Pénitencier d'Etat de Jefferson City, Missouri.
Tueur en série Américain 

PREAMBULE 

Berdella aimait sélectionner des paumés et des prostitués mâles, les ramener chez lui et les attacher sur son lit de torture "fait-maison". Il faisait des expériences avec des électro  chocs et leurs injectait toutes sortes de produits de nettoyage dans les veines. Il gardait un journal détaillé où il décrivait la façon dont ses victimes réagissaient, et possédait une collection de 357 photographies d'hommes nus à différentes étapes de souffrance.

Vie familiale de R.BERDELLA 

Berdella était un garçon taciturne et distant. Il a un frère cadet né en mai 1956, prénommé Daniel. Il était adolescent lorsque son père, Robert senior, mourut soudainement d'une crise cardiaque, à seulement 39 ans. ( 1965) Sa mère se remariera peu de temps après. 

Il aurait été violé à cette période (1965) par un homme avec lequel il travaillait dans un restaurant. C'est à cette même période qu'il devient « accro » d'un film qui restera gravé dans sa mémoire « le collectionneur » dont le sujet est celui d'un homme qui enlève une femme et la conserve à des fins personnelles en captivité. 

Après le lycée, Berdella s'inscrivit dans une école d'Art. C'est son intérêt pour l'art qui l'amena à Kansas City en 1967.

En 1970, il assume son homosexualité. 

En 1980, alors qu'il collectionnait les bizarreries et les artefacts, il ouvre un magasin à Westport «Le Bob's Bazaar Bizarre". 

Le magasin de Berdella était situé dans le "marché aux puces" de Westport. Des boîtes de nuits, des bars et des théâtres sont éparpillés dans cette zone, où traînent tous les jeunes banlieusards... et les "paumés" à la recherche d'argent. 

1982-1984, il rencontre beaucoup d'homosexuels prostitués paumés. Ils en accueillent beaucoup chez lui moyennant travaux. 

Ses victimes

 Robert Berdella a avoué avoir torturé et assassiné 6 jeunes hommes qui avaient entre 19 et 26 ans. Il en a peut-être tué cinq de plus.

  • 05.07.1984: Jerry Howell 19 ans - prostitué. Sera drogue et violé à maintes reprises. Il est mort asphyxié. Son corps a été démembré dans la cave et mis dans des sacs poubelles. Il a terminé dans la benne à ordures. 

10.04.1985: Robert Sheldon. Il le droguera aussi, le violera pendant plusieurs jours. Il sera torturé. Il finira étouffé avec un sac en plastique. Démembré comme Jerry Howell, benne à ordures aussi sauf la tête qu'il enterre dans son jardin. 

22.06.1985: Mark Wallace. Il le rencontre un soir de grande tempête. Il lui propose l'hébergement. Il finira violé, torturé, démembré et dans la benne à ordures. 

26.09.1985 James Ferris. Berdella le rencontre dans un bar homosexuel. Il le ramène chez lui. Mêmes viols, tortures, démembrement et benne à ordures. 



17.06.1986
: Todd Stoops. Même châtiment . Il décèdera sous la torture. Il finira lui aussi démembré dans une benne à ordures.
 

05.06.1987: Larry Pearson. Il sera torture dans le sous sol de la maison de Berdella Durant 6 semaines. Il mourra étouffé par un sac en plastique. Sa tête sera conservée et enterrée dans le jardin.

 29.03.1988: Chris Bryson. saute par la fenêtre de la maison de Robert Berdella. Il est nu et ne porte qu'un collier de chien lorsqu'il tambourine à la porte d'un des voisins de Berdella en hurlant qu'on le sauve. Chris Bryson se prostitue pour nourrir sa famille.

5 jours auparavant, il rencontra Berdella qui lui avait alors proposé des relations sexuelles chez lui. Laissant passer Bryson devant lui dans l'escalier, Berdella le frappa sur la tête, et le jeune homme tomba sur le palier, inconscient. Berdella en profita pour le photographier avec son Polaroïd. C'était une de ses obsessions. Berdella le frappa avec une matraque en acier et injecta dans plusieurs parties de son corps un tranquillisant pour animaux et des antibiotiques. Il attacha des fils électriques sur son corps, notamment ses testicules, et l'électrifia plusieurs fois. Il le viola, parfois jusqu'à trois fois dans la même journée. 

Enquête et condamnation 

Les policiers avertis arrêtèrent Berdella dès son retour le 29.03.1988. 

Berdella avoua les meurtres et les tortures de 6 jeunes hommes entre 1984 et 1987. Avec une capacité terrifiante à se souvenirs des détails, il raconta son histoire alors que les journalistes enregistraient ses aveux et prenaient des notes. 

En avouant ses crimes au procureur, Robert Berdella pu "négocier sa vie" On lui promit qu'il ne serait pas condamné à mort s'il donnait des détails sur ses actes. 

Le 19 décembre 1988, le juge Vincent Baker déclara Berdella coupable des six meurtres et le condamna à la prison à vie sans possibilité de libération sur parole. 

Le final 

Il décède d'une crise cardiaque le 08.10.1992. Les soupçons d'empoisonnement subsistent. 

Le plus  

Les photos que prenaient continuellement Bardella, serviront de preuves irréfutables de sa culpabilité. Il gardait en effet, une documentation fournie des "événements" pour chacune de ses victimes. Ils découvrirent 357 photographies de 23 hommes différents, nus, attachés et souffrant clairement de tortures Les enquêteurs trouvèrent également un "journal intime" dans lequel Berdella décrivait les actes de tortures qu'il avait fait subir à ses victimes et la manière dont ils réagissaient.

 

 

 

 

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27 avril 2009 1 27 /04 /avril /2009 16:03


Nom :     COTTINGHAM
Surnom : Le Torso Killer
Né le :     25 Novembre 1946 dans le Bronx (New York)
Mort le :  Encore en vie
T
ueur en série Américain

 PREAMBULE
Un reportage aura lieu le 28 avril 2009 sur TF1 à 22H55. Vous entendrez son interview.

 Vie familiale de Richard Cootingham 

Il a deux frères et sœurs. Ses parents sont mariés. Pas de difficultés particulières lors de son enfance.Il se marie en mai 1970 avec Janet à Notre-Dame de Lourdes Eglise dans le Queens Village, NY. 3 enfants seront issus de ce mariage ( Blair né en 10.1973, Scott en 03.1975 et Jenny en 10.1976). Dès 1977, il n'aura plus de relations sexuelles avec sa femme, qui finira par demander le divorce en 1979.
Particularité : Myopie
Lors de son arrestation, il travaillait comme opérateur chez Blue Cross (société informatique).
Il aura 2 relations extra conjugales ( la première de 1977 à 1980 avec Barbara Lucas) et la seconde début 1980. 


Le final
 

Après sa capture, il a été retrouvé chez lui, 3 jeux de menottes, des colliers « d'esclaves » ainsi que divers objets ayant appartenu à ses victimes.C'est lui qui a assuré sa propre défense lors de sont procès.Il a avoué une fascination depuis sa plus tendre enfance pour le bondage.
Il a toujours nié les meurtres pour lesquels on l'accuse. Il n'a pu cependant nié les actes de tortures effectués sur la personne de Leslie O'Dell (dernière victime retrouvée vivante).Il a fait plusieurs tentatives de suicide.Richard Cottingham a été condamné à 195 années de prison. 

Ses victimes 

16.12.1977

Première victime Maryann Carr a été trouvée pieds et mains liés , etranglée.

Septembre 1978

Karen Schilt enlevée dans la ville de New York, droguée, et agressée sexuellement.

12.10.1978

Il prend une prostituée enceinte nommée Susan Geiger. Elle sera droguée, battue et violée

1978

Une prostituée, "Bouncey", sera découverte dans une rue de la Reine. Elle a été démembrée Sa tête n'a jamais été retrouvée.

15 Mai 1979

Shelly Dudley est retrouvée assassinée dans un motel dans le New Jersey, juste au-dessus du pont George Washington

30 Mai 1979

Une ancienne prostituée a été retrouvée dans le même motel que celui de Shelly Dudley., démembrée, brûlée, ses seins soigneusement enlevés

Décembre 1979

Dans un hôtel miteux, le Motor Inn Hotel 515 West 42d Street , un incendie se déclare. Les pompiers arrivés sur place, extraient d'une chambre en feu, une femme nue sans tête. Ses mains ont également été coupées.Un deuxième corps est retrouvé dans cette même chambre, dans le même état de démembrement.Une seule des deux victimes est identifiée , Deedah Goodarzi, une prostituée de Long Island.L'autre ne le sera jamais. C'est pour cela qu'on l'appelle Jane Doe

04 mai 1980

Le corps de Valorie Street est retrouvé nu, roué de coups, les seins coupés, à l'hôtel Quality Inn Motel à Hasbrouck Heights, NJ

12.05.1980

Drugged, battu sauvagement et Pamela Weisenfeld sera retrouvée morte dans un parking . Elle a été droguée et sauvagement battue.

15.05.1980

Jean-Mary Ann Reyner a été retrouvée poignardée, mutilée, et étranglée dans Un hôtel , à proximité de la cinquième avenue.

22.05.1980

Les hurlements de la jeune prostituée de 18 ans, Leslie O'Dell amènent les voisins du motel à téléphoner à la police. .Une unité est détachée. En arrivant sur les lieux, ils apercoivent Cottingham en train de sortir de la chambre avec un pistolet. Cottignham s'est laissé arrêté sans incident.

La jeune prostituée, encore en vie, était dans un état lamentable. Menottée au lit, violée plusieurs fois, sodomisée et torturée au couteau.

 

 

 

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24 avril 2009 5 24 /04 /avril /2009 14:12


Nom David BERKOWITZ
Surnom « Le fils de Sam »
Né le : 01 Juin 1953 à New York
Mort le : encore en vie
Tueur en série Américain 

PREAMBULE

Condamné à 6 peines de prison à perpétuité pour 6 meurtres reconnus 

Vie familiale de David BERKOWITZ 

De son nom de naissance ; Richard David FALCO. Son véritable père ne serait pas Tony Falco comme le déclarera sa mère, Betty Falco avec qui elle aura une fille pendant leur mariage et juste avant de se séparer, mais celui de Joseph Kleinman avec qui sa mère aurait eut une relation. Après son refus d'avorter, elle donne naissance à Richard David Falco, puisqu'elle déclare que Tony Falco est bien le père. 

Une semaine après sa naissance, le couple Berkowitz, adopte légalement l'enfant et lui donne son nom, en inversant les prénoms. 

Sa mère adoptive, meurt d'un cancer du sein, alors qu'il a 14ans. Il a déjà à cet âge, goûté au vol et à la pyromanie. Il n'a aucun don pour les études et ne s'intéresse à rien. 

Il détestera la seconde épouse de son père adoptif et se renfermera en s'intéressant aux sciences occultes. 

En 1971, il intègre l'US air Force et sert l'armée honorablement jusqu'à sa démobilisation qui a lieu en 1974. 

C'est à cette date qu'il retrouve sa véritable mère qui ne lui cache pas sa conception, ce qui le perturbe encore un peu plus et décide de ne jamais la revoir. 

Après avoir réintégré le civil, Berkowitz à occupé plusieurs emplois dans l'administration américaine, et quand il sera arrêté, il était l'un des employés de l'US postal.  

Ses victimes

Toutes les victimes ont été tuées ou blessées par balles issues d'un revolver calibre  44 Buldog. 

Il s'agit toujours de personnes stationnées dans une voiture, de jeunes femmes avec de longs cheveux ou des hommes qui peuvent être confondus pour des femmes. 

D.BERKOWITZ faisait selon lui partie d'une secte et indiquera lors de ses interrogatoires que plusieurs membres de cette secte ont participé aux agressions décrites ici. 

Noël 1975

D.B. reconnaît avoir attaqué deux femmes dans la nuit de noël 1975, au couteau et qu'elles ont été ses toutes premières victimes humaines.

L'une des victimes n'a jamais put être identifiée, la seconde, s'appelle Michelle Forman

29.07.1976

Donna Lauria 18 ans. Abattue à bout portant en sortant de sa voiture devant chez elle. D.B attendait depuis des heures dans sa voiture devant chez elle.

23.10.1976

Carl Denaro, 25ans, et Rosemary Keenan, 38ans.

Pris pour cible alors qu'ils sont en voiture. Plusieurs balles seront tirées, Carl sera fortement touché à la tête mais survivra avec une plaque de fer qui remplace désormais une partie de son crâne. Sa compagne ne sera que partiellement touchée.

Carl avait les cheveux longs. D.B a pu le prendre pour une fille.

26.11.1976

Donna De Masi, 16ans, et Joanne Lomino, 18ans.

Gravement blessées par balles à la sortie d'un cinéma. Joanne Lomino restera paraplégique et Donna De Masi s'en sortira. Son état était moins grave.

30.01.1977

Christine Freund, 26ans, et John Diel, 30ans,

Assis dans leur voiture et s'apprêtent à se rendre dans au cinéma pour voir Rocky.

Trois coups de feu perforent la voiture, il est environ 0h40. Christine Freund décèdera quelques heures plus tard.

08.03.1977

Virginia Voskerichian, 19ans, étudiante à l'université de Columbia

Marche en direction de l'école. Elle est abattue à un bloc de l'endroit ou Christine Freund fut abattue Plus tard, Berkowitz fera valoir que le tueur de Virginia Voskerichian était une femme et que le mode opératoire avait été changé par la secte dont il fait partie pour égarer les recherches de  la police.

17.04.1977

Alexander Esau, 20ans, et Valentina Suriani, 18ans

Se trouvent à seulement quelques pâtés de maison de l'attentat commis sur Lauria et Valenti, lorsque quelqu'un leur tire dessus. Il est presque 3h00 du matin.

Suriani, décède sur place et Esau meurt quelques heures après son arrivée à l'hôpital. Personne ne peut décrire ce qui est arrivé ni même donné une description de l'assaillant.

Berkowitz s'est déclaré responsable de l'attaque et des tirs sur Alexander Esau et Valentina Suriani.

26.06.1977

Salvatore Lupo, 20ans, et Judy Placido, 17ans

Quittent ensemble la discothèque "Elephas" dans le Bayside, un quartier du Queens.

Le jeune couple est assis dans leur voiture. Il est 3h00 du matin, trois coups de feu frappent la voiture. Les deux sont atteints, mais leurs blessures sont légères et ils survivront.

31.07.1977

Stacy Moskowitz et Robert Violente,

Sont dans leur véhicule, garé sous un lampadaire tout proche d'un parc municipal.

Ils s'embrassent lorsqu'un homme s'approche tout près du passager de la voiture et tire plusieurs coups de feu.

Stacy Moskowitz, meurt après son admission à l'hôpital. Robert Violente survit. Il perd un œil et devient quasiment aveugle de l'autre.

Plusieurs témoins ont assisté à la scène. C'est ce qui permettra l'arrestation de Berkowitz

 

 Enquête et condamnation 

17.04.1977 Pas très loin de la scène de crime où Alexander ESAU et Valentina SURIANI ont perdu la vie, un officier de police découvre une lettre manuscrite, en pleine rue. Certaines lettres sont écrites en minuscules tandis que d'autres le sont en majuscules. Le pli est adressé au Capitaine Joseph Borelli de la police de NY.  

La découverte de la lettre reste secrète. Le contenu ne sera pas publié, mais quelques indications font l'objet de fuites. La police estime que l'auteur est familier de l'écossais. Des bribes de phrases le laissant supposer. 

Les journaux s'emparent de l'affaire et à plusieurs reprises, il fera les gros titres des journaux, qui finiront par l'appeler "Fils de Sam", après que sa lettre ou il se revendique comme tel, soit connue. 

26.05.1977 La police consulte plusieurs psychiatres et obtient un profil psychologique de leur suspect.Il leur est décrit comme névrosé, souffrant probablement d'une schizophrénie paranoïde et qu'il est sans doute victime ou se croit victime d'une possession démoniaque. 

Aussitôt, elle interroge 56 propriétaires de 44 Bulldogs qui ont été légalement enregistrés dans la ville de NY. Elle en profite également pour comparer les stries laissées sur les balles de toutes les armes avec les traces retrouvées. Elle crée également des traquenards avec des couples d'agents qui stationnent dans des zones isolées dans l'espoir d'attirer le tueur. Mais, rien ne fonctionne. 

30.05.1977 Jimmy Breslin, chroniqueur du Daily News de NY, reçoit une lettre manuscrite d'une personne qui se prétend le tireur au 44 Bulldog. La lettre a été postée le jour même et porte le cachet d'Englewood dans le New Jersey.  Une semaine plus tard, le Daily News publie la lettre en concertation avec les services de police. Plus d'un million d'exemplaires du quotidien sera vendu. La publication de la lettre crée une véritable panique dans NY et la police reçoit toutes sortes d'appels sans aucun fondement ni le moindre sérieux. 

31.07.1977 L' agression de Stacy Moskowitz et Robert Violente sera vue par plusieurs témoins présents dans leur voiture en bordure du parc.Près d'une minute après la fusillade, une femme assise aux côtés de son petit ami, dans une voiture de l'autre côté du parc municipal, voit un homme de race blanche qui portait une perruque de couleur claire, sans doute quelque chose de très bon marché, s'enfuir en courant et monter dans une petite voiture de couleur claire qui a démarré très vite.

-          J'ai eu l'impression qu'il venait de voler une banque, dira la jeune femme.

Elle donnera les quelques chiffres qu'elle réussit à noter de la plaque d'immatriculation tout en étant incapable de pouvoir donner les deux premiers, mais elle est certaine qu'il s'agit soit de : 4-GUR ou 4-GVR.
Au moins deux témoins décrivent une volskwagen jaune quitter rapidement les lieux et éclairer ses phares plus loin. L'une des résidentes du quartier qui a entendu les coups de feu, Mary Lyons, entend également la demande à l'aide de Violente et, en jetant un œil à sa fenêtre, elle voit un homme qu'elle identifiera plus tard, comme Berkowitz, qui s'éloignait de la scène du crime d'un air détaché, alors que de nombreuses autres personnes se précipitaient à l'inverse de lui, afin de porter secours aux victimes. 

Berkowitz, déclare, plus tard, que celui qui a tiré sur Moskowitz et Violente, était un ami de John Carr, qui serait arrivé du Dakota du Nord spécialement pour l'occasion.

Il tentera de persuader les deux autres membres du culte de reporter leur action, car son véhicule, une Ford Galaxie, immatriculé 561XLB à été verbalisée à proximité du parc municipal à 2h05, pour avoir été garé trop près d'une bouche d'incendie. Mais sa proposition aurait été rejetée et il aurait été contraint de rester pour s'assurer que la police ne serait pas dans le coin.  

Le soir de l'attentat contre Violente et Moskowitz, Cacilia Davis, qui vit près du lieu du crime, voit D.B roder dans le quartier. Puis, elle le voit enlever une contravention du pare-brise d'un Ford Galaxie Jaune qui était garé trop près d'une bouche d'incendie. Il a l'air menaçant et furieux.Deux jours après la fusillade, elle prend contact avec la police et témoigne. 

La police enquête sur cet homme et fouille la voiture garée dans la rue Pine à Yonkers, tout proche de son appartement. Elle y découvre à l'arrière, un fusil Mark III, et un sac de toile rempli de munitions, des cartes des scènes de crime et une lettre menaçant de commettre encore plus de crimes et adressée au détective Dowd de la Task Force, chef de l'opération "Oméga". La police décide d'attendre D.B mais, dehors, plutôt que de risquer une fusillade dans l'étroit couloir de l'immeuble. 

Peu de temps avant 22h00D.B. arrive à proximité de son immeuble. La police surgit et l'arrête. Il portait un sac en papier. A l'intérieur, un 44 Bulldog. 

D.B. reconnaît rapidement la fusillade et exprime l'intérêt de plaider coupable si on lui assure l'emprisonnement à vie, plutôt que la peine de mort. 

Il sera reconnu sain d'esprit et condamné à six peines de prison à vie pour les meurtres de 6 personnes, le 12 juin 1978. 

Liens vidéos 

http://www.blogdei.com/index.php/2007/05/30/1946-j-ai-maudit-le-jour-ou-je-suis-ne-confessions-du-fils-de-sam-un-tueur-en-serie-condamne-a-la-prison-a-vie 

http://www.dailymotion.com/related/x635kw_serial-killer-david-berkowitz-22_news/video/x635e4_serial-killer-david-berkowitz-12_news 

http://www.dailymotion.com/related/x635e4_serial-killer-david-berkowitz-12_news/video/x635kw_serial-killer-david-berkowitz-22_news 

http://video.google.com/videoplay?docid=-5204786387893801902

 

 

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11 novembre 2008 2 11 /11 /novembre /2008 12:01
Nom Richard ANGELO
Surnom : The Angel Of Death (l'ange de la mort).
Né le : 29 août 1962 à Long Island dans l'Etat de NY
Mort le :  Encore en vie
Tueur en série AMERICAIN

PREAMBULE
Infirmier à l'hôpital « le bon samaritain » de Long Island , ancien pompier volontaire, et ancien scout, il a toujours souhaité se sentir utile pour son prochain et souhaitait être un héros. Il empoisonnait des patients de l'hôpital où il exerçait pour tenter par la suite des les sauver,et ainsi passer pour un héros.


Il ratera son sauvetage 25 fois. L'hôpital enregistrera 37 "code bleu" (situations d'urgences) alors qu'Angelo officiait à l'hôpital. Seuls douze patients survivront à ces 37 « code bleu »..


Il dira lors d'un interrogatoire enregistré :
- "Je voulais créer une insuffisance respiratoire ou un autre problème chez les patients et qui aurait été sauvé grâce à mon intervention car je n'avais aucune confiance en moi et je me sentais presque inutile."


Vie familiale de Richard ANGELO
Ses parents baignaient à outrance dans la religion.

Ses victimes
25 personnes en tout dont :

Juillet 1987

Joseph Seider

 

Milton Poultney, 75 ans

 

Anthony Green, 57 ans

8.09.1987

- John Stanley Fisher, 75 ans,

Sept 87

Frederick LaGois, 60 a

21 septembre 1987

Joseph O'Neill

11 octobre 1987

Nancy Falabella, 67 ans,

11 octobre 1987

Joseph Mirabella, 71 ans

11 octobre 1987,

Gerolamo Cucich, 73 ans. Ce dernier survit. C’est grâce aux analyses prélevées sur lui, qu’on finira par arrêter Richard ANGELO.

14 octobre 1987

Ruth Gardeneer, 49 ans


Mode opératoire

Angelo utilisait un des composés de l'injection létale
L'injection utilisée dans divers Etats des USA pour la peine de mort est composée de :
- Thiopental de sodium un anesthésique rendant inconscient,
- Pancuronium : relaxant musculaire qui finirait par provoquer à lui seul, la mort par asphyxie
- Chlorure de Potassium provoque l'arrêt cardiaque
- Anectine sorte de paralysant neuromusculaire.


Richard ANGELO mélangera ces deux derniers médicaments.
En fait, très peu de gens pouvaient survivre à ce genre de cocktail et en tout cas, nul ne pouvait plus communiquer puisque leurs membres et leur respiration étaient engourdis et ralentie.


Enquête et condamnation

le 11 octobre 1987, Geralomo Kuich parvient à actionner la sonnette d'appel des infirmières et l'une d'elle va lui sauver la vie. Après les analyses de ses urines, le test se révèle positif au Pavulon (dérivé de curare qui relaxe les muscles, mais, à trop hautes doses, il paralyse les poumons pour stopper la respiration ) et à l'Anectine. (anti-douleur possédant de nombreux effets indésirables et secondaires : douleurs musculaires, bradycardie, crampes, voir arrêts cardiaques)

Ces deux médicaments n'ont jamais été prescrits par des médecins de l'hôpital à Geralomo KUICH.
La police est alors alertée et elle organise une fouille méticuleuse de l'hôpital, et surtout du vestiaire d'Angelo sur lequel les soupçons se portent quasiment presque immédiatement. La police retrouve dans son vestiaire et à son domicile des flacons de ces médicaments et arrête immédiatement Angelo.

Aussitôt, les corps de plusieurs victimes, dont la mort parut suspecte à l'époque, sont exhumés. Lorsque les tests sont pratiqués ils s'avèrent tous positifs aux deux médicaments sur dix des patients.

Le 14 décembre 1989, Il est reconnu coupable de plusieurs chefs d'inculpation. Meurtre au second degré, d'un chef d'homicide involontaire au second degré, coupable d'une accusation d'homicide et de négligence criminelle et de 6 chefs d'agressions à l'égard de cinq patients. Il a été condamné de 61 ans de prison à la réclusion à vie.

Sentence : perpétuité avec une peine incompressible de 61 ans

 

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9 novembre 2008 7 09 /11 /novembre /2008 14:06

Nom Joseph VACHER
Surnom : L’autre JACK L’EVENTREUR
Né le : 16 novembre 1869
Mort le : 28 octobre 1898 Condamné à mort « Guillotiné »
Tueur en série Français 

PREAMBULE 

Ancien aliéné errant en liberté, il a entendu parler des « exploits de Jack l’Eventreur ».

Il décide alors d’imiter son modèle, ce qu’il parvient à faire durant trois années, sans qu’il soit possible de déterminer s’il a ou non conscience de la gravité de ses actes. 



La vie familiale de Joseph VACHER
 

Père et Mère

Famille de Paysans

Frères et Sœurs

Joseph VACHER a 15 frères et sœurs. Il est le quatorzième enfant.(4 enfants d’un premier lit et 12 du second).

Ecole

Il entre chez les Frères maristes de Saint Génis-Laval mais sera renvoyé en octobre 1887, lorsque l’on découvre qu’il « masturbe ses camarades ».

 

Faits Marquants 

Joseph VACHER a un frère jumeau

Son frère jumeau décède par étouffement à 1 mois. On dit que la mort de son frère jumeau, alors qu'il avait un mois, a pu avoir un lien psychologique avec ses attitudes (volonté de tuer son double, ou bien croire que son double tuait et violait, orchestrait en quelque sorte l'esprit de Joseph Vacher).

Mère de J.V

Sa mère est très croyante, proche du mysticisme.

Violences pendant l’enfance

Frappe fréquemment ses frères et sœurs.Torture des animaux.A très souvent des crises de démence, où il détruit durant ces crises tout ce qui est à portée de main.

1888

Il s’installe à Genève chez un de ses frères et lui déclare « qu’il lui prend par instant des envies de tuer : « Je suis comme possédé. Si je rencontrais quelqu’un, je crois que je ne pourrais pas m’empêcher de lui faire du mal »

1891

A la fin du service militaire, il demande en mariage Louise B mais cette dernière refuse. Il la blesse de quatre balles et se retourne l’arme contre lui et tire les deux derniers projectiles. Le chirurgien de l’Hôpital de Baume les Dames arrive à en extraire une seule. Il en garde une surdité complète de l’oreille droite et une paralysie du nerf facial droit. Vacher est placé à l’asile d’aliénés de Dôle en juillet pour observation et définitivement réformé de l’armée pour troubles psychiques. Joseph commence à ressentir des troubles mentaux. Il est interné à l’asile mais sera libéré un an plus tard car le médecin le considère guéri.

1891-1892

Interné à l’asile de DOLE, dans le Jura où il est fort peu soigné.

 

L’homme 

Septembre 1888 il est embauché dans une brasserie de Grenoble. Il fréquente les prostituées et contracte une maladie sexuelle. A Lyon , les médecins lui enlèvent une partie d’un de ses testicules, cette opération castratrice le traumatise 

16 Novembre 1890 il est incorporé au 60e Régiment d’Infanterie de Besançon. On ne recense aucun meurtre durant son service militaire pourtant il est victime des brimades et bizutages des soldats les plus anciens. Quatrième de sa promotion à l’école des élèves caporaux, il est écarté car « inapte au commandement », selon les sergents instructeurs. Pour se rebeller et lutter contre cette injustice, il tente de se suicider. A l’infirmerie, il subit son premier examen mental. Suite à cet épisode, il devient caporal et montre une aptitude au commandement, malgré son autorité. Ses qualités ne tardent pas à le faire nommer sergent. 

Août 1897 en Ardèche, Joseph Vacher est arrêté, pour « outrage aux bonnes mœurs après avoir tenté de violer une jeune femme.  Il est condamné à 3 mois de prison à Belley.Il est analysé par des experts psychiatres qui ont chacun leur version. 

Le Docteur BOZONNET, médecin officiel de la prison de Belley, déclare que Joseph Vacher est fou :

« Vacher est atteint de débilité mentale, d’idées fixes voisines des idées de persécution, de dégoût profond pour la vie régulière. Il présente une otite suppurée, une paralysie faciale consécutive à un coup de feu. Il affirme aussi avoir deux balles dans la tête. La responsabilité de cet individu est très notablement diminuée ». 

Le Professeur LACASSAGNE « Directeur du laboratoire de criminologie de Lyon »

« Le prévenu n’est pas entaché d’un trouble mental. Il est, pour le psychiatre, responsable de ses crimes, Lacassagne juge nécessaire de le condamner à la peine capitale, peine prononcée à l’encontre des « ennemis de la Société ». 

Les Docteurs REBATEL et PIERRET (experts près du Tribunal) «  Joseph VACHER est sain d’esprit » 

Les victimes

Seules ici, sont recensées les victimes reconnues comme telles par Joseph VACHER.  

1884

Joseph A (10 ans)

Etranglé dans une grange à Eclose, dans la Vienne. Des témoins déclarent avoir aperçu un garçon d’une quinzaine d’années s’enfuir. C’est peut être son tout premier meurtre.

06.1888

il tente d’abuser de Marcellin B, un jeune valet de ferme.

19.05. 1894

Eugénie D (21 ans)

Etranglée, égorgée, frappée, violée et mutilée, à Beaurepaire, en Isère.

17 et 18.06. 1894

Deux tentatives de meurtres sur des ouvrières agricoles, à Beaurepaire, en Isère.

07.1894

Tentative de meurtre sur un jeune garçon Près de Belley, dans l’Ain.

20.11.1894

Louise M (13 ans)

Etranglé, égorgé, éventré et mutilée à Vidauban, dans le Var.

12.05.1895

Adèle M (17 ans)

Etranglée, égorgée, mutilée à Etaule, au Bois de Chêne, en Côte d’Or.

24.08.1895

Mme M (58 ans)

Etranglée, égorgée et violée à Saint-Ours, en Savoie.

1.09.1895

Victor P (16 ans)

Egorgé, éventré, mutilé à Bénonces, dans l’Ain.

23.09.1895

Aline A (16 ans)

Egorgée, éventrée à Truinas, dans la Drôme.

29.09.1895

Pierre M (14 ans)

Egorgé, éventré et violé à Saint Etienne de Boulogne, en Ardèche.

10.09.1896

Marie M (19 ans)

Etranglée, égorgée, mordue et violée à Busset, dans l’Allier.

1.10.1896

Rosine R (14 ans)

Egorgée, éventrée et mutilée à Saint-Honorat, en Haute-Loire.

Fin 05.1897

Claudius B (14 ans)

Egorgé, éventré, mutilé et violé à Tassin la demi Lune. Le corps a été découvert dans un puits, réduit à l’état de squelette.

18.06.1897

Pierre L (13 ans)

Egorgé, mutilé et violé à Courzieu, dans le Rhône.

 L’enquête 

En 1891, Vacher commence à mener une vie de marginal et erre de villes en villes. Il tue à plusieurs reprises au cours de son périple. Il s’est fabriqué pour dissimuler ses plaies un bonnet avec la fourrure d’un lapin.  

Entre 1894 et 1897, un certain nombre de bergers et bergères qui gardent leurs troupeaux dans des zones isolées sont retrouvés assassinés. Le tueur leur a tranché la gorge avant de les violer, de les mutiler de façon barbare en leur gravant sur la poitrine avec un couteau ou un rasoir une croix sanglante. Le seul indice dont dispose la police est qu’il porte un bonnet blanc. 

Le 7 octobre 1897, douze témoins soigneusement choisis par le Juge FOURQUET (chargé de l’enquête) reconnaissent Vacher comme étant le vagabond qu’ils ont vu deux années auparavant. Mais Vacher nie et profère des menaces envers les délateurs. Mais devant l’acharnement du Juge et la fatigue, il fini par tout avouer. Il rédige une lettre (adressée à la France) où il reconnaît avoir commis « tous les crimes que vous m’avez reprochés ». 

Le 9 octobre 1897, Joseph VACHER accepte de répondre aux questions du juge à condition que sa lettre soit publiée dans Le Petit Journal, La Croix, Le Progrès et Lyon Républicain 

Le juge fait droit à sa requête malgré les réticences du procureur général. Vacher avoue tout sauf le meurtre d’Olympe B, le 29 septembre 1890 (crime emprunt d’une grande barbarie). Il reconnaît même être coupable des meurtres qu’il n’a pas commis (Eugénie D, le 19 mai 1894, Aline A, le 23 septembre 1895, Claudius B, fin mai 1897, et Louise M, le 20 novembre 1894). 

Janvier - Août 1898. Lettres de Vacher, écrites depuis la prison Saint-Paul  

Lyon, Archives municipales, 31 II 71 Fonds privé d’Edmond Locard, médecin légiste.

Correspondance de Vacher adressée de la prison Saint-Paul au professeur de médecine Alexandre Lacassagne, chargé d’examiner son état mental, janvier – août 1898.  

La condamnation 

« Le procès de Joseph Vacher s’ouvre le 26 octobre 1898 à Bourg en Bresse, en présence de la presse nationale mais aussi britannique et américaine. Vacher entre dans le palais de justice avec une pancarte sur laquelle on peut lire « J’ai deux balles dans la tête » et en chantant « Gloire à Jésus ! Gloire à Jeanne d’Arc ! ».  

Durant trois jours, il se comporte comme un idiot, étonnant, émouvant, terrifiant. Il a des crises de rage, bave et menace. Son avocat attaque l’acte d’accusation, conteste les expertises et la légalité des débats, se bat contre l’indifférence des jurés. Le sort de Vacher est déjà jeté. Il est reconnu coupable de meurtres avec préméditation, sans aucune circonstance atténuante, à l’unanimité des douze jurés. »

Les paroles de Joseph VACHER
 

« Je suis un pauvre malade innocent, dont Dieu a voulu se servir pour faire réfléchir le monde, dans un but que nul humain n’a le droit de sonder »  

« Il y a des moments où je n’étais pas maître de moi, et où je courrais comme un fou à travers le monde, droit devant moi, me guidant sur le soleil, et ne sachant où j’ai erré. Ce n’est pas ma faute si on m’a empoisonné le sang »  

« A chaque fois, je suis pris d’une espèce de fièvre, d’un tremblement nerveux, je ne veux pas tuer, ni violer, mais il faut que je le fasse »  

Automne 1898 : La cour d’assises de Bourg en Bresse le condamne à mort. 

31 décembre 1898 : Il est guillotiné par le bourreau Louis DEIBLER

« J’embrasserai Jésus Christ tout à l’heure. Vous croyez expier les fautes de la France en me faisant mourir. Cela ne suffira pas, vous commettrez un crime de plus. Je suis la grande victime de cette fin de siècle » : confession de Joseph Vacher au prêtre avant de monter sur la guillotine.  

Filmographie 

Le film Le Juge et l'Assassin réalisé par Bertrand Tavernier en 1976 est basé sur cette affaire.

C'est Michel Galabru qui y interprète le rôle de l'assassin (renommé Joseph Bouvier) tandis que Philippe Noiret est le juge.

Son Bourreau « Louis DEIBLER (né 12.02.1823 à Dijon et décédé le 06 septembre 1904 à Paris )  

Louis le Fils è Bourreau de Joseph VACHER 

Louis, jeune homme robuste mais boiteux, a très tôt commencé à assister son père. Il a également, pendant qu'il vivait à St-Flour, appris la menuiserie. Mais la vocation exécutrice est plus importante :  

Il quitte la France et devient aide à Alger en 1853 avant d'épouser la fille de son patron, Zoé Rasseneux, le 6 novembre 1858. Deux enfants, Berthe-Hélène en 1861 et Anatole en 1863 agrandiront la famille (les trois enfants suivants ne survécurent pas). Louis est nommé à la place de son père à Rennes en 1863, puis devient aide à Paris le 24 juillet 1871, sa candidature ayant été retenue grâce à son expérience et à son attitude sans taches. 

Après avoir officié sous les ordres de Jean-François Heidenreich, puis de Nicolas Roch (dont il est premier adjoint), Louis devient exécuteur en chef le 15 mai 1879, et il exécute son premier condamné (le parricide Laprade à Agen) à peine quatre jours après. On remarque son extrême lenteur, qui contraste énormément avec la rapidité brusque de Nicolas Roch. 

Durant sa carrière, il exécutera entre autres, les anarchistes Ravachol, Vaillant, Henry et Caserio. En 1890, il accueille au sein de l'équipe son fils Anatole.  

En 1897, un incident se produit. La maladresse d'un aide fait que Louis est aspergé de sang. Dès l'exécution suivante, Louis Deibler demande de l'eau pour nettoyer le sang dont il est recouvert. Cette fois, il s'agit d'une hallucination. Louis Deibler vient de subir sa première crise d'hématophobie, et celles-ci vont en s'accentuant. De plus en plus mal à l'aise, il remet sa démission le 28 décembre 1898, mais on n'arrête pas l'administration comme cela, et Louis sera forcé d'aller décapiter Joseph Vacher à Bourg-en-Bresse le 31 décembre 1898. Sa démission devient effective le 2 janvier suivant. Installé chez son fils Anatole, devenu son successeur, il meurt le 6 septembre 1904, et est inhumé au cimetière de Boulogne. 

C’est d’ailleurs son fils Anatole qui exécutera LANDRU. 

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15 octobre 2008 3 15 /10 /octobre /2008 15:53

Nom Vlado Taneski
Né le :1952
Mort le :22.06.2008 noyade dans sa cellule.
Tueur en série Macédonien

PREAMBULE

Un journaliste qui couvrait depuis des années... ses propres crimes a été arrêté en Macédoine. Il s'est suicidé le 22.06.2008 dans sa cellule en plongeant sa tête dans un seau d'eau..

Vie de Vlado Taneski

Il Vivait à Kicevo, une petite bourgade située à 130 kilomètres au sud-ouest de Skopje. Il était employé par l'un des plus vieux quotidiens de Macédoine, Nova Makedonija.

Soupçonné d'avoir assassiné au moins trois femmes... Des meurtres dont il rendait compte lui-même dans ses articles. « Ces écrits comportaient une multitude de détails sur l'enquête en cours, raconte un policier dans les colonnes d'un journal local. Parfois même des détails que nous-même n'avions pas. C'est ce qui nous a fait nous intéresser à lui... »

Des horreurs relatées par le journaliste tueur en ces termes : « Les victimes ont été tuées avec un acharnement monstrueux [... ] Celui qui a fait ça est un pervers [... ] Il brise les crânes de ses victimes après leur avoir inséré des objets dans les organes génitaux... »





Ses victimes

Ses victimes, choisies en fonction de leur âge avancé, étaient violées puis torturées avant d'être étranglées avec un câble téléphonique. Leurs corps étaient ensuite découpés avant d'être enveloppés dans de grands sacs en plastique disséminés dans les décharges de la région.

Enquête et condamnation

Les enquêteurs ont vite trouvé des indices. Des traces de sperme d'abord. Les analyses ont mis au jour un même ADN. Ne manquait plus qu'a trouver son « propriétaire ». Il s'est trahi tout seul.

En mai 2008, le corps de Zhivana, 65 ans, a été retrouvé dans une décharge de Kicevo.
Taneski a fait son job et s'est présenté chez la famille de la victime pour obtenir des informations. Le hic, c'est qu'il a frappé à leur porte... au moment même ou les policiers faisaient la macabre découverte.

Interpellé mi juin 2008, Taneski s'est muré dans le silence. Avant de se suicider et d'emporter avec lui ses scoops...

Sources :

Edition France Soir du mardi 24 juin 2008 n°19831 page 11

 

 

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30 août 2008 6 30 /08 /août /2008 10:55


Nom Jürgen Bartsch
Surnom
Né le :06 Novembre 1946 à Essen
Mort le :28 avril 1976 à Eickelborn
Tueur en série Allemand




PREAMBULE


Assassin juvénile de 4 enfants qu'il aura démembré.


Vie familiale de Jürgen Bartsch


Karlheinz Sadrozinski est né en 1946 en tant qu'enfant illégitime à Essen. Sa mère est morte de la tuberculose juste après sa naissance, et il a passé les premiers mois de sa vie entretenu par des infirmières, jusqu'à ce qu'à 11 mois il ait été adopté par un boucher et son épouse. Dès lors il s'est appelé Jürgen Bartsch.

La mère adoptive de Bartsch, qui souffrait de désordre obsessionnel, était maniaque sur la propreté. Il n'a pas été autorisé à jouer avec d'autres enfants, de peur qu'il soit revenu sale. Ceci a même continué quand il été adulte ; sa mère l'a personnellement baigné jusqu'à ses 19 ans.

À l'âge de 10 ans, Bartsch est entré à l'école. Puisque, selon ses parents, ce n'était pas suffisamment strict, il a été déplacé dans un internat catholique, où, quand il a était coincé au lit avec de la fièvre, il a été molesté par le chef de chœur, Pater Pütz.


Ses victimes

Bartsch a commencé à tuer pendant l'adolescence.

Il a persuadé toutes ses victimes de l'accompagner dans un abri abandonné de raid aérien, où il les a forcées à se déshabiller et les a agressé sexuellement.

Il a démembré ses quatre premières victimes.

La cinquième victime, 11 ans, Peter Freese, s'est échappé après avoir brûlé ses cordes avec une bougie que Bartsch avait laissé se consumer après être sorti de l'abri.


Enquête et condamnation

Bartsch a été arrêté en 1966.

Lors de l'arrestation, Bartsch a ouvertement avoué ses crimes. Il a été condamné à perpétuité le 15 décembre 1967, par le tribunal régional de Wuppertal Au début, la sentence a été confirmée à l'appel.

Cependant, en 1971, la Cour de Justice fédérale d'Allemagne, a renvoyé le cas Bartsch pour un nouvel examen judiciaire de son dossier. la sentence a été ramenée alors à 10 ans de détention juvénile et à un placement de Bartsch sous soins psychiatriques à Eickelborn.


Le final

Il se maria avec Gisela Deike, son infirmière en soins psychiatriques en 1974.
Les psychiatres ont proposé divers concepts de thérapie : psychothérapie, castration et même psychochirurgie. Bartsch a, au début, refusé n'importe laquelle de ces chirurgie mais était finalement d'accord sur la castration volontaire en 1976 afin d'éviter l'incarcération à vie dans un hôpital.

Les médecins de l'hôpital d'État d'Eickelborn ont choisi une méthodologie de castration qui a accidentellement eu comme conséquence la mort de Bartsch.

Une autopsie et une recherche officielles ont déterminé que Bartsch avait été enivré avec un surdosage de Halothane (facteur 10) par une infirmière insuffisamment qualifiée.


Film

Le film Ein Leben lang kurze Hosen tragen de 2002(sorti aux États-Unis en 2004, sous le titre de The Child I Never Was) dépeint la vie et les crimes de Bartsch.

Livre : Analyse Alice Miller ("C'est pour ton bien", Aubier ed.)

Dans ce livre, Alice Miller analyse l'incidence d'une maltraitance éducative sur enfants et le déclenchement d'une activité criminelle. Elle analyse les cas de 3 personnages sans point commun dans leur criminalité (Christian F. 13 ans prostituée, Adolf Hitler et Jurgen Bartsch.

Tous les trois ont été maltraités et humiliés, tous les trois ont été contraints à l'obéissance, tous les trois ont dû refouler leur haine et leur révolte jusqu'au jour où ils ont pu se venger.

Mais au lieu de s'en prendre à ses parents, Jürgen Bartsch s'en est pris à des enfants représentant celui qu'il avait été.

Voici l'analyse d'Alice Miller reproduite comme telle.

"Le 6 novembre 1946, Karl-Heinz Sadrozinski, le futur Jürgen Bartsch, fils naturel d'une veuve de guerre et d'un travailleur saisonnier hollandais, fut abandonné par sa mère à l'hôpital qu'elle quitta subrepticement avant la date prévue.

"Quelque mois plus tard, Gertrud Bartsch, femme d'un riche boucher d'Essen, fut hospitalisée dans le même établissement pour y subir un"opération totale". Elle décida avec son mari de prendre l'enfant chez elle, malgré les réticences des responsables des adoptions aux services de l'enfance, réticences si fortes que la véritable adoption ne se fit que sept ans plus tard.

"Les nouveaux parents étaient très sévères, et isolèrent complètement leur fils adoptif des autres enfants sous prétexte qu'il ne devait pas apprendre qu'il avait été adopté.

"Lorsque le père acheta une seconde boucherie (afin que Jürgen eut le plus tôt possible son propre magasin) et que Madame Bartsch dut la prendre en charge, ce fut d'abord la grand mère, puis toute un série de bonnes, qui s'occupèrent de l'enfant.

A l'âge de dix ans, Jürgen Bartsch fut placé dans une institution d'enfants de Rheinbach qui comptait une vingtaine de pensionnaires. De cette atmosphère relativement agréable, l'enfant passa à douze ans dans un établissement catholique où trois cents enfants, parmi lesquels un certain nombre de cas déjà considérés comme difficiles, étaient soumis à la discipline militaire la plus rigoureuse.

Jürgen Bartsch a tué de 1962 à 1966, quatre petits garçons, et il estime lui-même qu'il a fait dans la même période plus d'une centaine de tentatives qui n'ont pas abouti. Chaque meurtre présentait de légères variantes, mais correspondait en gros au même schéma, il tuait l'enfant en l'étranglant ou en l'assommant, coupait le corps en morceaux et enterrait les restes.

Dans les récits extrêmement détaillés que Jürgen Bartsch fit lui-même au cours de l'instruction et du procès, il soulignait qu'il atteignait le comble de l'excitation sexuel en découpant le corps.

Lors de son quatrième et dernier meurtre, il réussit ce qui lui était toujours apparu comme l'objectif suprême : ayant attaché sa victime à un poteau, il découpa l'enfant qui hurlait sans l'avoir préalablement tué.

Alice Miller souligne qu'à l'époque, on s'était étonné qu'un adolescent aimable, intelligent, élevé dans une famille bourgeoise classique, ait commis des crimes aussi horribles. Beaucoup de gens pouvaient se dire : nous n'avons pas été élevés autrement, et si l'éducation jouait un rôle dans cette affaire, nous devrions tous devenir criminels... Il fallait donc que cet enfant fût"né anormal", on ne voyait pas d'autre explication.
Nous avons donc une fois de plus, comme dans le cas d'Adolf Hitler, le tableau de parents corrects et inoffensifs à qui, pour d'incompréhensibles raisons, le Bon Dieu ou le diable ont envoyé un monstre dans leur berceau".

Même si on ne"croit"pas à la théorie d'Alice Miller, il est difficile de ne pas frémir en découvrant les péripéties dramatiques de l'enfance de Jürgen Bartsch (décrites de façon détaillée par l'écrivain Paul Moor, qui lui a consacré un livre), et de ne pas admettre l'évidence du lien entre l'éducation et les crimes.
Le bébé abandonné commence par passer onze mois dans la crèche de la maternité. Madame BART SCH a payé spécialement pour qu'on l'y garde, en attendant que son origine douteuse (mère morte de tuberculose peu après la naissance, père inconnu) soit éclaircie.

"Je me souviens encore des yeux rayonnants qu'avait cet enfant, a déclaré une puéricultrice à Paul Moor. Il avait commencé à sourire très tôt, il suivait du regard, levait la tête, tout cela très tôt. Il n'avait aucune difficulté alimentaire. C'était un enfant parfaitement normal, épanoui agréable."Résultat de sa précocité et des méthodes alors en vigueur, l'enfant était déjà propre à onze mois.

"Tous ceux qui connaissent assez bien Madame Bartsch, écrit Paul Moor, savent que c'est une"obsédée de propreté". Peu après la sortie de l'hôpital, l'enfant régressa par rapport à son anormale précocité et redevint sale. Madame Bartsch en était dégoûtée.

"Les amis et connaissances des Bartsch virent bien que le bébé avait toujours des traces de blessures. Madame Batsch avait toujours de nouvelles explications pour ces bleus, mais elles n'étaient guère convaincantes. Au moins une fois au cours de cette période, le père, éprouvé, confessa à un ami qu'il songeait au divorce :"Elle bat le petit d'une telle façon que je ne peux tout simplement plus le supporter".

Plus tard, Jürgen subit une épreuve terrible : sa mère refuse qu'il fréquente d'autres enfants."Jusqu'à l'entrée à l'école, raconte-t-il a Paul Moor, je suis presque toujours resté enfermé dans la vieille prison avec les fenêtres à barreaux et la lumière artificielle toute la journée.

Interdiction de sortir autrement qu'en donnant la main à ma grand mère. Interdiction de jouer avec les autres enfants. Six années durant. J'aurais risqué de me salir ; en plus :"un tel et un tel ne sont pas les gens qu'il te faut !". On reste donc docilement à la maison, mais là, on gêne, et on vous bouscule d'un coin à un autre, on reçoit des coups alors qu'on ne les mérite pas et on n'en reçoit pas lorsqu'on en mériterait.
"Papa et maman n'ont pas le temps. Papa, on en a peur, parce qu'il se met tout de suite à crier, et maman, elle était déjà complètement hystérique (...) Lorsque ma mère revenait comme un dragon de la boutique en balayant tout sur son passage, si je me trouvais sur son chemin, vlim, vlam, je prenais une paire de claques. Uniquement parce que j'étais sur son passage. Quelques minutes après j'étais de nouveau le gentil petit garçon qu'il fallait prendre dans ses bras et embrasser. Alors elles s'étonnaient que je m'en défende et que j'aie peur. Tout petit déjà, j'avais peur de cette femme.

"J'ai pris pas mal de coups. Elle a cassé des porte-manteaux sur mon dos, quand par exemple je ne faisais pas bien mes devoirs ou pas assez vite (...). Je ne pleurais pas, j'aurais trouvé ça"lâche", je ne laissais rien paraître".

Alice Miller remarque qu'il réprime sa souffrance parce qu'il n'a personne qui puisse la comprendre. Adulte, il séquestrera des petits garçons dans un bunker, reproduisant sa propre séquestration. Sa mère adoptive était tout de même un peu plus étrange que la moyenne des mères, même adoptives. Elle le menace constamment de le renvoyer à l'Assistance publique. Elle finit par lui lancer un grand couteau de boucher, qu'il évite de justesse ; lui même a déjà assassiné trois enfants. Par ailleurs, elle le lave entièrement dans son bain jusqu'à l'âge de dix neuf ans.

Mais ce que les parents de Jürgen Bartsch ont peut être fait de pire, c'est de l'envoyer dans le pensionnat catholique de Marienhausen, où la"pédagogie noire"se teinte de reflets nettement concentrationnaires.
Marienhausen était l'enfer, raconte Jürgen Bartsch à Paul Moor. Je me souviens des coups distribués en permanence par ces hommes en soutane, que ce soit pendant les heures de classe, à la chorale, et même, ça ne les gênait pas, à l'église. Les punitions complètement sadiques (rester debout en pyjama, tous en rond dans la cour, jusqu'à ce que le premier s'effondre), le travail par grosse chaleur dans les champs-en théorie interdit pour des enfants (retourner le foin, ramasser les pommes de terre, les betteraves, et les coups de bâton pour ceux qui allaient trop lentement) le silence complètement antinaturel à table...

"Lorsque Papu (le directeur) voulait arriver à savoir quelque chose, qui avait fait telle ou telle chose, il nous faisait faire le tour de la cour en courant sans arrêt, jusqu'à ce que les premiers suffoquent et s'effondrent.
"Il parlait souvent (plus que souvent) dans tous les détails des horribles pratiques d'extermination des juifs sous le troisième Reich, il nous en montrait des photographies. Et on avait l'impression qu'il en parlait sans déplaisir.

"A la chorale, papu aimait à frapper au hasard, le premier qu'il attrapait, et il en avait l'écume aux lèvres. Souvent il cassait le bâton sur le dos de celui qu'il frappait, et là aussi il avait cette fureur incompréhensible et l'écume aux coins de la bouche (...)

"Papu a dit : Si jamais nous en attrapons deux ensemble... Et quand c'est arrivé, il y eu d'abord la volée de coups habituelle, simplement encore pire qu'à l'habitude, et ce n'est pas peu dire. Ensuite, évidemment, le lendemain, le renvoi. Mon Dieu, en fait on avait moins peur de ce renvoi que des coups. Et enfin les discours habituels à ce sujet, comment on reconnaissait les garçons de cette espèce, etc.... du genre : un garçon qui a les mains moites est homosexuel et fait des cochonneries est déjà un criminel. On nous disait que ces saletés criminelles viennent immédiatement après le meurtre, même très exactement en ces termes : immédiatement après le meurtre.

"Papu en parlait presque tous les jours, et il ne fallait pas croire que la tentation ne pût pas l'atteindre lui aussi. Il disait que c'était en soi quelque chose de naturel que, pour reprendre sa propre expression,"la sève montait"...J'ai toujours trouvé cette expression épouvantable... Mais il n'avait jamais succombé à Satan, et il en était fier".

Pourtant, Papu fait des avances à Jürgen Bartsch, l'invite même dans son lit. Comment l'enfant peut-il confier ses angoisses ?

"Les contacts personnels, les amitiés étaient interdite. Qu'un élève joue trop souvent avec l'un de ses camarades, c'était interdit. Ils considéraient que toute amitié en tant que telle était suspecte, parce qu'ils pensaient que si on se faisait un ami, on lui mettrait forcément la main à la braguette.

La brutalité de Marienhausen est telle que Jürgen Bartsch finit par s'enfuir. Il sait que s'il rentre chez lui, ses parents le renverront au pensionnat ; il s'approche de sa maison et se cache dans une forêt du voisinage, où quelqu'un l'aperçoit et prévient sa mère. Elle téléphone aussitôt à Marienhausen pour qu'on le reprenne.

Dans son analyse détaillée du cas Jürgen Bartsch, Alice Miller démontre clairement que les sévices qu'il infligeait à ses victimes n'avaient pas grande chose à voir avec un"instinct sexuel"incontrôlé. Il voulait humilier comme il avait lui-même été humilié par sa mère et par les prêtes de pensionnat, enfermer, rendre l'autre totalement dépendant de lui-même, et enfin inspirer à l'opinion publique un dégoût comparable à celui qu'avait ressenti sa mère découvrant que le bébé qu'elle venait d'adopter n'était pas propre.

Voici un exemple sinistre de la façon dont Papu humiliait un élève :

"Papu décida qu'on allait le"pendre". Ce devait être un jeu ; très amusant. Mais Herbert (l'enfant le plus petit de la classe, souffre-douleur des professeurs) n'en savait rien car personne ne lui avait dit. On le traîna au fond de la forêt, on le ficela, on le bâillonna, on le mit dans un sac de couchage et on le laissa là. Il y resta jusqu'à minuit. Ce qu'il a dû ressentir, je ne saurais le dire. Après minuit, il eut droit aux moqueries et aux gros rires ; c'était un jeu, très amusant".

Alice Miller montre que non seulement Jürgen Bartsch ne souffrait pas d'instinct sexuel incontrôlé, mais que c'est justement parce qu'il contrôlait trop bien ses instincts qu'il avait accepté sagement d'être enfermé dans une cave pendant six ans, d'être battu sans raison en arrivant à ne pas pleurer, de rester pendant des années chez les pères sadiques de Marienhaussen.

Mais la psychiatrie institutionnelle allemande émit un autre jugement que celui d'Alice Miller : elle décida qu'une opération de castration aiderait Jürgen Bartsch à dominer ses prétendus instincts. Il mourut des suites de l'opération, en 1976

Nous sommes en présence d'une extrême destructivité. Chez Jürgen Bartsch elle est dirigée contre les petits garçons en qui il cherche toujours à s'anéantir lui-même tout en détruisant la vie d'autres enfants.

Cette destructivité m'apparaît comme la décharge de la haine accumulée et refoulée dans l'enfance et comme son transfert sur un autre objet ou au soi.

Analyse commune des 3 personnages cités supra :

Les trois sujets en question ont été maltraités et profondément humiliés dans leur enfance, et de façon continue. Ils ont vécu dès leur plus jeune âge dans un climat de cruauté et ils y ont grandi.

La réaction saine et normale à ce type de traitement serait, chez un enfant, sain et normal, une fureur de forte intensité. Mais dans le système d'éducation autoritaire de ces trois familles, cette réaction était la plus sévèrement réprimée.

De toute leur enfance et de toute leur jeunesse, ces êtres n'ont jamais eu une personne adulte à qui ils auraient pu confier leurs sentiments et plus particulièrement leurs sentiments de haine.

Chez ces trois personnes, il y avait le même besoin pulsionnel de communiquer au monde l'expérience de la souffrance endurée, de s'exprimer. Les trois ont d'ailleurs un certain don de l'expression verbale.

Etant donné que la voie d'une communication verbale simple et sans risque leur était interdite, ils ne pouvaient communiquer leur expérience au monde que sous la forme de mises en scène inconscientes.

Toutes ces mises en scène suscitent dans le monde extérieur un sentiment d'horreur et de répulsion, qui ne s'éveille qu'au dernier acte du drame et non pas à la nouvelle des mauvais traitements infligés à un enfant.

Ces trois êtres n'ont connu de tendresse qu'en tant qu'objets, en tant que propriété de leurs parents, jamais pour ce qu'ils étaient. C'est le besoin de tendresse, associé à l'émergence de pulsions destructrices de l'enfance, qui les conduit au moment de la puberté et de l'adolescence à ces mises en scène dramatiques.

"Les trois cas que nous avons présentés ne sont pas seulement des individus mais aussi des représentants de groupes caractéristiques. On parvient mieux à comprendre ces groupes (toxicomanes, délinquants ; suicidaires, terroristes et même un certain type d'hommes politiques), si l'on essaie de retracer l'histoire d'un cas individuel depuis le drame caché de son enfance. Toutes les mises en scène de ces êtres hurlent en fait avec des variantes diverses, leur besoin de compréhension, mais elles le font sous une forme telle qu'elles suscitent toutes les réactions dans l'opinion publique sauf la compréhension".

 

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30 août 2008 6 30 /08 /août /2008 03:04


Nom Mohinder Singh
Surnom
Né le : 1940
Mort le : Toujours en vie
Tueur en série Indien arrêté avec son domestique le 29.12.2006





PREAMBULE


A Nithari, dans la banlieue misérable de New Delhi, un homme d'affaires et son domestique ont enlevé, violé, tué des enfants et de jeunes adultes sans que, pendant deux ans, la police réagisse. Un monstrueux fait divers qui raconte aussi une terrible histoire d'injustice et de pauvreté.


Surendra Koli, son domestique, a raconté aux enquêteurs que Mohinder Singh s'effrayait de vieillir, et que cette peur ne faisait qu'accroître ses désirs sexuels. Il avait d'ailleurs régulièrement recours aux services de prostituées.

Surendra Koli est suspecté d'avoir été l'exécuteur des basses œuvres de son maître. Cet homme de 30 ans, père de deux enfants, dont un nouveau-né, se chargeait d'étrangler les victimes et de les découper en morceaux.

Une femme, prénommée Maya, est également l'objet de poursuites. Mohinder Singh l'employait comme servante occasionnelle lors de ses séjours à Delhi. Elle habitait au cœur du bidonville de Nithari, à côté des enfants disparus.
C'est d'ailleurs Vikran Singh, un ancien responsable élu de ce quartier, qui l'a dénoncée à la police. «Quelques jours avant les arrestations de son patron et du domestique, raconte-t-il, elle était venue me dire que plusieurs familles ne reverraient plus leurs enfants. Elle savait qu'ils avaient été tués.»
Maya est, en fait, soupçonnée d'avoir attiré plusieurs victimes dans la maison de Mohinder Singh, et fermé les yeux sur les agissements du maître et du valet.

Son parcours


Mohinder Singh Pandher, appartient à une riche famille du Pendjab (Nord-Ouest).

De 1974 à 1977, Mohinder Singh avait fréquenté la plus prestigieuse université de Delhi, le St. Stephen's College, où étudient tous les fils de la haute société. Certains de ses amis le présentent comme «très intelligent et doté d'un bon sens de l'humour».

il dirigeait une entreprise florissante spécialisée dans la fabrication de pièces détachées pour des bulldozers et des engins de construction

Il entretenait en outre des relations suivies avec des élus du parti du Congrès, la formation actuellement au pouvoir.

Vie familiale de Mohinder Singh

Marié, père d'un fils étudiant au Canada

Il ne résidait qu'une partie de l'année dans la banlieue de Delhi. Le reste du temps, il vivait avec son épouse à Chandigarh, au Pendjab. Il voyageait aussi beaucoup dans le monde entier. Son passeport fait état de séjours en Suisse, aux Etats-Unis, au Canada, à Dubaï et en Chine.


On le voyait peu; il n'occupait pas toute l'année sa belle maison blanche, en lisière du bidonville, à 100 mètres du domicile de Pinky, une de ses victimes.



Ses victimes


Pendant deux ans, ils ont enlevé, violé, tué, découpé en morceaux au moins 6 garçons et 11 fillettes ou jeunes femmes de Nithari, quartier pauvre de la banlieue de Delhi. Et ce bilan pourrait être revu à la hausse: au total, ce sont en effet 38 enfants ou jeunes adultes de Nithari âgés de 4 à 25 ans qui ont disparu entre décembre 2004 et décembre 2006. A l'automne 2006, le nombre des disparitions s'élève à une trentaine.

Il circulait dans une confortable voiture et ne parlait jamais à ces voisins dont il ignorait les noms et, parfois, les visages. Mais il attirait leurs enfants avec des bonbons, des chocolats ou des promesses d'argent. Une fois prisonnières, les victimes subissaient l'enfer. Puis Koli, le serviteur, se débarrassait des corps démembrés en les jetant dans le caniveau.

Selon les premiers résultats, Pandher aurait chargé son domestique de lui fournir des femmes. S'il n'en trouvait pas, il rabattait des enfants, des filles de préférence. Faute de mieux, les petits garçons faisaient l'affaire. Après les orgies, le serviteur aurait tué les « invités », puis il aurait découpé les corps. Non sans s'être, auparavant, adonné à des actes sexuels sur les cadavres.

l'un d'eux aurait reconnu à la police avoir tenté de manger certaines de ses victimes après les avoir violées et assassinées. Les restes des victimes ont été retrouvés enterrés dans le jardin d'une maison dans la banlieue de New Dehli, la capitale, fin décembre 2006.

C'est l'employé, Surender Koli, qui a assuré aux enquêteurs qu'il avait tenté de manger des restes humains mais les avait vomis, selon le journal Hindustan Times.

Enquête et condamnation


On soupçonne fortement la police locale de ne pas avoir pris en compte les dépôts de plainte des parents pour disparition de leurs enfants. En effet, ces derniers sont tellement pauvres qu'ils n'ont jamais été pris au sérieux.

La police aurait ainsi délaisser l'enquête, pire, certains policiers auraient même été vus sortir de la maison de Mohinder Singh en état fort d'ébriété.

Le final

Le dénouement de l'affaire prend Nithari par surprise. Le père de la dernière victime - une jeune fille - s'est montré si insistant auprès des policiers qu'ils ont fini par enquêter. Une riche habitante du quartier, émue par la détresse des familles, a appuyé sa démarche. Sans le savoir, le domestique de Mohinder Singh a mis la police sur sa piste en utilisant le mobile de l'adolescente après l'avoir assassinée.

Le Plus

Chaque année, entre 45 000 et 50 000 mineurs disparaissent en Inde. Mais, devant l'émotion suscitée par les «massacres de Nithari», la classe politique s'est mobilisée. Sonia Gandhi, veuve du Premier ministre assassiné en 1991 et présidente du parti du Congrès, la principale formation politique du pays, a rendu visite aux familles des victimes. Elle en a profité pour stigmatiser l'Etat de l'Uttar Pradesh, auquel appartient le bidonville de Nithari, comme «un Etat sans loi». Plusieurs élus locaux sont aussi venus manifester leur solidarité aux habitants. Le gouvernement fédéral a, pour sa part, annoncé la mise en chantier d'une loi contre la pédophilie et le travail des enfants.




Au lendemain de l'arrestation, le scandale éclate. L'inaction des policiers suscite la colère. Les médias nationaux dénoncent ce tragique épisode de la lutte des pauvres contre le riche. Les autorités locales allouent 500 000 roupies (moins de 10 000 euros) aux familles des 17 victimes identifiées, ainsi qu'un petit terrain de quelques mètres carrés.

Mais, pour les parents, impossible d'oublier. La mère d'Anjeli veut retourner au village. «Il n'y a que là que l'on peut élever tranquillement les filles», dit-elle. Elle n'a pas osé dire à son petit-fils qu'il était orphelin. Gopal et Sonu reviendront aussi au Bengale, pour une cérémonie funéraire prévue en mémoire de leurs morts. Ils regagneront ensuite le bidonville, persuadés que leur avenir est ici, dans cette banlieue de Delhi où la vie a déjà repris son cours, où les petits jouent à nouveau, près des flaques d'eau croupissante. Comme avant.


Confessions des tueurs lors de leurs interrogatoires

'I molested several boys and girls, then got koli to kill them'

Tehelka unearths Moninder Singh Pandher’s chilling confession to the police

Accused Moninder Singh, S/O Sampuran Singh, R/O 1012, Sector 27 Chandigarh, present address D-5, Sector 31, Noida, District Gautam Budh Nagar, while confessing to his crime told us, “I am around 50 years old. I have several JCB repairing workshops, one of which is in Noida. I also have farm lands in Punjab. My family lives in Punjab. I live alone in this house and my servant Surendra, alias Satish, stays here to take care of the house. I get call-girls for fulfilling my physical needs. Miss Payal, alias Deepika, was a call-girl and she charged me Rs 2,500 for one night. Deepika had spent several nights with me and so she started blackmailing me. To save myself from her, I hatched a plan along with my servant Surendra and made Surendra kill Payal and dispose of her body.”

During another round of interrogation about the other missing children, he told us, “When I could not get a girl at night, I could not sleep. Then I would ask Surendra to make some arrangement. Then he would lure any boy or girl he found near the house. In this way, I raped several small girls and boys during the last one or one-and-a-half (1-1½) years, for which I apologise. Whoever I raped, I got killed by my servant Surendra according to the plan, so that the secret was never exposed. Forgive me.”

Moninder Singh Pandher’s confession on December 29, 2006,
as recorded by DSP Dinesh Yadav, Noida Police

 

“First my employer Moninder Singh raped them and then he handed them over to me. After raping them, I would kill them. I would then behead the corpses and throw the heads behind the house”

Surendra Koli’s statement to the Noida Police, recorded by DSP Dinesh Yadav on December 29, 2006

During interrogation Surendra told us, “I reside in D-5, Sector 31 (Nithari) which is owned by Moninder Singh Pandher, s/o Sampuran Singh. He is from Chandigarh but lives here now. I have been his servant for the last three years and I take care of the house. Sometimes my employer used to call Payal, alias Deepika, to sleep with him. She charged Rs 2,500 for one night. One day, my employer told me “Deepika has now started to blackmail me, so kill her. I will bear all the expenses.” After telling me this, my employer left for Chandigarh on May 5. The next day, on May 6, 2006, I called Deepika on her mobile number, 9891115404, from an std booth near the house and told her that I had to introduce her to a new customer. The next day, at around 4 or 5 on the evening of May 7, she came to the house. I was alone in the house (D-5) at that time. I asked her to sit and gave her water. Payal then asked me who the customer was. I said, “Do it for me today. How much will you charge for that?” Deepika asked for Rs 3,000. When I said I would give her Rs 500-600, she refused and got up to leave. I then switched on the TV and asked her to have some tea. She sat on the sofa and was watching TV, when I came up behind and strangled her with her chunni. When she fell unconscious, I raped her. After that, I beheaded her with a knife and put her body inside a plastic sack. I then cleaned the house. At night, I dumped Deepika’s torso in the drain in front of the house and then I threw her head and slippers behind the house after wrapping them in a polythene sheet. I can get these things recovered.”

When I [Dinesh Yadav] expressed my suspicion that it is he who is responsible for all the children missing from Nithari, he fell at my feet and started crying. “Saheb, forgive me,” he said. “I have made a mistake. Every day, my employer brought some girl or the other. On days when he did not find a girl, he would ask me to make arrangements. Then whoever — maidservant (kaamwali), laundrywoman (dhobin) or any boy or girl I could find near the gate of the house — I would coax into coming inside. Then, first my employer Moninder Singh would rape them and then he would hand them over to me. After raping them, I would kill them. I would then behead the corpses and throw the heads behind the house. I would stuff the rest of the bodies in sacks and either throw them into the drain or behind the house. I can get everything recovered. My employer is also at the house. You can also ask him.

 



 

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