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9 novembre 2008 7 09 /11 /novembre /2008 14:25

Nom : Andrei Romanovich Chikatilo (Андре́й Рома́нович Чикати́ло)
Surnom : Le monstre de Rostov
Né le : 16.10.1936 à Yablochnoye un typique petit village d'Ukraine
Mort le : 14.02.1994 par exécution
Tueur en série Ukrainien


PREAMBULE

Instituteur ukrainien, père de deux enfants, il a assassiné des femmes et de nombreux enfants. Il était impuissant et ne pouvait obtenir une satisfaction sexuelle qu'en torturant et en assassinant des enfants. Il les mutilait puis consommait la chair de ses victimes



L'enfance d'Andrei CHIKATILO

Père

Le père, capturé au cours de l'enfance d'Andrei, pendant la seconde guerre mondiale, revint quelques temps après la guerre, mais il fut accusé de traîtrise parce qu'il s'était fait capturer. Andrei avait 10 ans à son retour, mais il était déjà entièrement conditionné par le communisme, et traitait son père de traître, comme les autres. 

Mère

Peu d' informations, mais en tout cas, elle était bizarre...Etant donné ce qu'elle disait à son fils... Alors qu'il avait 5 ans, elle lui dit un jour que son grand frère (de 7 ans son ainé) avait disparu et qu'elle était persuadée qu'il avait été enlevé par des voisins avant d' être mangé. Cette affirmation eût un effet déterminant sur Andrei, qui souvent s' imaginait ce que son frère avait dû subir. 

Jeunesse

Andrei était un enfant qui passait plus de temps à lire qu'à être avec ses camarades de jeu. Il lisait notamment tout ce qu'il trouvait sur les guerres entre allemands et russes, en particulier un livre qui parlait de la façon dont des russes avaient capturé des allemands dans une forêt, pour les torturer.

 

Andrei était très calme, à la limite efféminé, et victime des blagues de ses camarades de classe. Il n'avait pas une bonne vue, mais craignant plus de moqueries, ne mit jamais de lunettes.

Pendant une vingtaine d'années, il a essayé aussi de cacher le fait qu'il urinait souvent dans son lit la nuit. 

 

Arrivé à l' adolescence, on se moquait moins de lui, et il était considéré comme un excellent lecteur et avait une grande mémoire. Il essaya d'entrer en université de droit, à Moscou, mais fût refusé. Il considéra ce refus comme provenant des antécédents de son père. 


Vie d'Andréi CKIKATILO

Vie professionnelle

Il profite de son passage à l'armée pour devenir instituteur. Andrei Chikatilo est-il un bon instituteur ? Un peu trop proche de ses élèves pensent certains parents qui, à plusieurs reprises se plaignent de gestes déplacés auprès de leur progéniture. A tel point que l'ont prit monsieur l'instituteur de changer d'établissement à plusieurs reprises. Jusqu'à ce qu'il soit nommé à Shakhty, une autre ville près de Rostov. Quelques années vont passer ainsi. Instituteur pervers mais peu ennuyé par sa hiérarchie, Chikatilo sent monter en lui une fièvre bien plus violente que celle que son entourage peut imaginer. Il finira par être licencié en 1981. Il se fait embaucher dans une usine de Rostov. Cela lui permet d'avoir plus de liberté dans ses déplacements et de donner libre cours à ses fantasmes.

Vie sexuelle

Il fit diverses tentatives avec des femmes, mais ne put jamais obtenir une érection suffisante.

Il devint un maniaque de la masturbation. Plus tard, lors de son service militaire, il essaya d' avoir une relation avec une femme non consentante... Il dût la tenir fermement et la maîtriser, pour finalement se rendre compte que cette domination l'avait fait éjaculer dans son pantalon.

 

Plus tard, sa soeur lui présenta une amie, Fayina, avec qui il entama une romance. Ils se marièrent en 1963 et Fayina se rendit compte que son mari ne pouvait pas consommer leur mariage... Finalement, elle réussit au bout d'un certain temps, considérant que son impossibilité venait d'une timidité excessive. Ils eurent deux enfants.

Victimes

Il se crédite de 55 assassinats alors que la justice, faute de preuves, n'en retint que 52 :
(21 garçons de 8 à 16 ans , 14 fillettes appartenant à la même classe d'âge et 17 femmes adultes).

22.12.1978 : Début des crimes: Il entraîne dans un hangar Lena Zakotnova, 9 ans. Là, il tente de la violer. L'enfant se débat. Que se passe t-il alors dans la tête du pervers ? Il éventre l'enfant...Cela lui procure un plaisir intense. Il éjacule. Lorsque le crime est découvert, Chikatilo est tout de suite soupçonné. En effet un témoin l'a vu partir avec la petite fille, mais son épouse lui fournit un alibi qui le met hors de cause. Surtout qu'il bénéficie d'une chance inouïe. La police arrête un jeune homme de 25 ans Alexandre Kravchenko qui avoue le viol et le meurtre de l'enfant sans doute après un interrogatoire musclé et convaincant. Kravchenko a été jugé et exécuté en 1984...

Rien ne se passera plus jusqu'en 1981.

Le 3 septembre 1981, il s'attaque à Larisa Tkachenko, âgée de 17 ans. Il la baillonne avec de la terre et des feuilles, l'étrangle et la viole avec son couteau.

Il tue encore et encore, de 1981 à 1990, où là il se fait arrêté..

Le 6 novembre 1990 Andrei tue Sveta Korostik, mais dans sa fuite, son comportement attire l'attention des policiers qui patrouillent le quartier. Il est intercepté, son idendité est relevé. Mais on le relâche...pour le reprendre très vite le 20 novembre 1990.






Modus Operandi

Il se sert de son couteau à la place de sa verge. Il éprouve d'immenses sensations lorsqu'il mutile le sexe des garçons ou des fillettes qu'il assassine. Parfois il mange les organes sexuels ou des bouts de visage de ses martyrs. (Le nez et la langue sont appréciés). Il leur enlève leurs yeux croyant que les victimes se rappèleront de lui , au delà de la mort.





Enquête

Burakov, chargé de l'enquête est déterminé à coincer son meurtrier. Il demande à un psychiatre Alexandre Bukhanovsky de l'aider à déterminer la personnalité du tueur.

Le profil déterminé est le suivant : Leur homme est un nécrophage sadique. Ils estiment que le tueur doit avoir entre 45 et 50 ans. Un autre tueur sera interrogé pour mieux comprendre le mécanisme d'un tueur en série, Anatoly Slivko.

Le 20 novembre 1990, Chikatilo est arrêté et interrogé. Durant des heures il nie l'évidence. Bukhanovski, le psychiatre entre en scène. Il sait comment se mettre à portée de l'assassin. Il sait que s'il flatte son égo celui-ci va se détendre et peut-être raconter ses meurtres. Et ça marche. Andrei parle...Il donne des détails les plus précis, les plus sanglants. Il a tellement confiance au psychiatre qu'il l'emmène sur certains lieux de ses crimes.

Condamnation

En 1981, On fait des tests de comparaisons entre son sang et le sperme du tueur relevé sur les victimes mais le test est négatif. On expliquera cette énorme bévue plus tard par le fait que curieusement Chikatilo est de rhésus sanguin A mais que son sperme est défini lui dans le groupe AB. Une particularité peu commune chez l'être humain mais qui existe. Il sera quand même condamné à trois mois de prison pour attouchement sur des mineurs. A cause de cette comparaison ratée, l'homme va encore tuer 21 fois...

Arrêté en 1990, à l'age de 54 ans, il est classé parmi les plus grands criminels du siècle: tueur, violeur, et anthropophage.

Procès

Chikatilo comparaît le 14 avril 1992 devant un tribunal. L'homme a vieilli. Assurément ses mois de détention ne l'ont pas arrangé. Celui que la presse désigne comme "Le fou" joue t-il un rôle pour éviter la peine capitale ou est-il vraiment dans un autre monde ? A longueur de journée, il parle, chante, se lève même une fois du siège installé dans la cage qui le protège de l'assistance et montre au public ses parties génitales. Cette comédie dure plus de 6 mois. Six mois d'insultes, de rires et de larmes et six mois de souffrances pour les familles des victimes devant cet homme qui raconte d'une façon répugnante les meurtres et les viols qu'il a commis.

Condamné à mort le 15 octobre 1992 pour le meurtre de 52 femmes, enfants et adolescents entre 1978 et 1990, principalement dans la région de Rostov-sur-le-Don, il fut exécuté d'une balle dans la nuque le 14 février 1994.


Les liens vidéo

Partie 1 ==> http://www.youtube.com/watch?v=D59TFG_5Juw
Partie 2 ==< http://www.youtube.com/watch?v=rRWD115orUw
Partie 3 ==> http://www.youtube.com/watch?v=srpx5lkSx6o
Partie 4 ==> http://www.youtube.com/watch?v=FVe5hfIPlQI
Partie 5 ==> http://www.youtube.com/watch?v=RThfObqSZF0
Partie 6 ==> http://www.youtube.com/watch?v=t6ddveQ6jog
Partie 7 ==> http://www.youtube.com/watch?v=MWXvhjACV9w
Partie 8 ==> http://www.youtube.com/watch?v=lrVoRWYcfGU

 

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31 octobre 2008 5 31 /10 /octobre /2008 10:45


Nom Edmund KEMPER
Surnom L'ogre de Santa Cruz
Né le :18 Décembre 1948
Mort le :encore en vie
Tueur en série Américain


PREAMBULE

Détenu à vie et jugé responsable de 8 meurtres dont celui de sa mère Clarnell Strandberg-Kemper ainsi qu'une amie présente ce jour là au domicile de sa mère. Il tua 6 jeunes auto-stoppeuses étudiantes Il les amenait en voiture dans des coins éloignés puis les étranglait avant de ramener leurs têtes en guise de trophées

Vie d'Edmund Kemper

Ed Kemper, de son vrai nom Edmund Emil Kemper III, naît à Bubank, en Californie, le 18 décembre 1948. Il a deux sœurs . L'aînée Susan, et la cadette Allyn. Ses parents se séparent en 1957 (Edmund avait 9 ans). Edmund Jr accusant Clarnell d'être alcoolique.

Dominatrice et caractérielle, celle-ci se mit à rabaisser constamment son fils. Selon les dires de Kemper, elle le traitait comme "la troisième fille" et lui répétait que son père était "un salaud". Ses sœurs n'étaient pas très gentilles avec lui et la plus grande, Susan, le frappait.

Leur maison du Montana n'était pas très grande et sa mère l'envoya vivre à la cave, car elle considérait que partager une chambre avec ses sœurs, Susan et Allyn, serait inconvenant. Kemper était terrifié par cette grande cave sombre sans fenêtre où résonnaient les bruits étranges de la tuyauterie. Il ne comprenait pas cette "punition" et sa mère le traitait de "poule mouillée". Il avait l'impression de vivre "en enfer", affrontant "les démons et les fantômes", alors que les trois femmes de la maison dormaient tranquillement dans leurs chambres.

Le couple divorça officiellement en 1961 (Kemper avait 13 ans) et, à peine deux mois plus tard, la mère de Kemper épousa un plombier de 45 ans, Norman Turnquist, qui avait déjà un fils de 2 ans plus âgé qu'Edmund.
Turnquist, tenta d'amadouer le grand adolescent solitaire, sans résultat. Kemper décida même de le tuer pour voler sa voiture et aller voir son père en Californie. Il préféra finalement fuguer. Le couple divorça dès 1963.

Le père de Kemper se remaria lui aussi avec une femme qui avait un fils de l'âge de Kemper.

À l'automne 1963, Clarnell, devant l'insistance de son fils, accepta qu'il rende visite à son père et sa belle-mère, à Los Angeles. Au départ, tout se passa très bien et Edmund fut fou de joie, car son père l'inscrivit au collège du quartier. Mais là non plus, il ne parvint pas à se faire d'amis : il était austère, ingérable et sinistre.

La réaction du couple fut la même que celle de Clarnell : l'étrangeté de l'adolescent était menaçante et provoquait un malaise. Avec une exaspération mêlée d'inquiétude, son père décida de ne pas le garder avec eux. Il invoqua des difficultés financières et, à la grande satisfaction de son ex-épouse, il renvoya Edmund dans le Montana. Ce dernier était de nouveau rejeté, mais cette fois par la personne qu'il aimait et idolâtrait le plus. C'est ainsi qu'il fut envoyé à Noël 1963, chez ses grands parents paternels. Maude et Edmund Kemper Senior, dans une grande ferme située à North Fork, un village rural en Californie.

Ed Kemper fut consterné d'être "abandonné" à la ferme avec ses grands-parents car, pour lui, sa grand-mère était une copie conforme de sa mère... en pire. Ed Kemper trouvait que sa grand-mère le harcelait et que son grand-père était ennuyant. Tout comme Clarnell, Maude Kemper trouvait toujours quelque chose à lui reprocher et ne manquait pas une occasion de lui rappeler qu'il coûtait cher à entretenir. Son ressentiment ne fit que grandir, jour après jour.

Le 27 août 1964, Edmund s'assit avec sa grand-mère à la table de la cuisine pour l'aider à corriger un livre pour enfants qu'elle était en train d'écrire. Relevant les yeux, elle remarqua que Edmund la dévisageait étrangement, agressivement, comme il l'avait déjà fait auparavant. Déconcertée et furieuse, elle lui demanda d'arrêter immédiatement. Malgré sa colère, Ed Kemper se leva sans répondre, alla chercher son fusil et siffla son chien, ajoutant qu'il allait tuer quelques taupes. Sa grand-mère lui répéta pour la énième fois de ne pas tirer sur les oiseaux, puis reporta son attention sur son livre.

Edmund Kemper fit demi-tour silencieusement, rageur, et l'observa sur le pas de la porte. Elle lui tournait le dos. Il leva son fusil, visa la tête et tira. Elle s'effondra sur la table. Il tira encore deux fois, la touchant dans le dos. Il retourna à l'intérieur de la maison, et, pour éviter que le sang ne coule partout dans la cuisine, il enveloppa sa tête dans une serviette. Soulagé, détendu, il traîna le corps jusqu'à sa chambre, où il le déposa sur son lit...

Quelques minutes plus tard, son grand-père revint à la ferme après avoir été faire les courses. Réalisant soudain la portée de son acte, pris de panique, Ed Kemper ressortit. Alors que son grand-père commençait à vider le coffre, Edmund lui tira dans la nuque. Il traîna le corps à l'intérieur du garage et referma la porte.
Edmund Kemper se retrouva désemparé et angoissé, non seulement à cause des meurtres, mais aussi parce qu'il savait qu'il allait être arrêté. Ses grands-parents n'étaient pas du genre à partir longtemps ni soudainement en vacances, et même s'il cachait leurs corps, leurs amis et la famille se poseraient immédiatement des questions. Désemparé, il appela sa mère dans le Montana, qui lui conseilla de contacter le shérif.

Il fut arrêté et interrogé, et avoua rapidement les deux meurtres. Il expliqua qu'il avait souvent imaginé tuer sa grand-mère : "Je voulais juste voir ce que ça ferait de tuer grand-maman". Le 6 décembre 1964, le juge le fit interner à l'hôpital d'état d'Atascadero pour les malades mentaux adultes. Edmund Kemper n'avait pas encore 16 ans mais il n'existait aucun établissement psychiatrique pour adolescents dans le genre d'Atascadero.

Libéré à 21 ans sur décision favorable de psychiatres, ce géant de 2M10 réussit à tenir ses démons en cage pour un moment, Il commença par s'inscrire dans un centre universitaire près d'Atascadero, toujours sous la surveillance de la California Youth Authority. Celle-ci suivit d'abord les recommandations des psychiatres d'Atascadero et le plaça dans une maison en liberté surveillée, où Kemper devait rentrer tous les soirs, en le tenant éloigné de sa mère. Kemper obtint de très bons résultats et se comporta très convenablement. Après trois mois à ce régime, il fut placé en liberté conditionnelle pour 18 autres mois.

Toutefois, un élément fondamental allait faire s'effondrer le bel édifice. La California Youth Authority avait pensé confier Kemper à la garde de son père, mais celui avait disparu et personne ne parvint à le joindre. Kemper fut donc envoyé chez sa mère, malgré les recommandations express de l'équipe d'Atascadero...
Sa mère s'était remariée et avait de nouveau divorcé durant son absence, et se nommait désormais Clarnell Strandberg. Elle avait déménagé à Aptos, près de Santa Cruz, pour se rapprocher de sa fille cadette, Allyn. Les disputes recommencèrent de plus belle entre la mère et le fils.

Ed Kemper dont le rêve de devenir policier s'écroula à cause de sa taille et de son poids, occupa plusieurs emplois d'ouvrier et obtint finalement un travail dans la Division des Autoroutes californiennes, ce qui lui permit de quitter sa mère et de déménager dans un appartement à Alameda (en face de San Francisco, de l'autre côté de la baie), qu'il partagea avec un ami. Mais sa mère continua pourtant de l'appeler au téléphone, uniquement pour le critiquer.

Ses victimes

27.08.1964 (il a 14 ans)

Maud KEMPER (sa grand mère)

Assassinée de trois balles de fusil .22 long rifle

27.08.1964 (il a 14 ans)

Edmund Kemper Sr. (son grand père)

Assassiné d’une balle dans la nuque, de .22 long rifle

07.05.1972

Mary Ann Pesce (18 ans)


Etranglée, poignardée et égorgée. Son corps fut découvert en août 1972.

07.05.1972

Anita Luchese (18 ans)

Poignardée à mort. Son corps ne fut jamais retrouvé

14.09.1972

Aiko Koo (15 ans)

Étouffée et étranglée. Son corps fut découvert le 17 mai 1973

08.01.1973

Cindy Schall (18 ans)

Abattue d’une balle dans la tête. Son corps fut découvert le lendemain

05.02.1973

Rosalind Thorpe (23 ans)

Abattue d’une balle dans la tête. Son corps fut découvert le 14 février 1973

xx.02.1973

Alice Liu (21 ans)

Abattue de plusieurs balles dans la tête.Son corps fut découvert le 14 février 1973

21.04.1973

Clarnell Strandberg - Kemper

La tête fracassée, égorgée. Son corps fut découvert le 23 avril 1973. lui coupe la tête, qu’il pose sur une étagère. Lorsque Kemper a tué sa mère, il a découpé son larynx (organe de la voix) pour le jeter dans le vide-ordure...(sa mère lui hurlait dessus tout le temps).

21.04.1973

Sara Hallett (amie mère de Kemper)

Étranglée. Son corps fut découvert le 23 avril 1973.


Mode opératoire

Kemper a minutieusement préparé ses meurtres durant des mois. Non seulement il s'est équipé (armes à feu, couteaux) et a modifié sa voiture dans ce but (en bloquant la porte du côté passager), mais il a également appris à se comporter de manière à ce que les étudiantes montent dans sa voiture sans crainte. À force de conduire des dizaines de jeunes femmes sur les autoroutes du comté de Santa Cruz, il a appris les comportements à éviter, les mots à prononcer pour les mettre en confiance.

Lorsqu'il a tué ses deux premières victimes, Mary Ann Pesce et Anita Luchese, il a voulu les étrangler et les poignarder : les tueurs en série aiment être proches de leurs victimes lorsqu'ils les tuent. Mais lorsque les deux étudiantes ne sont pas tombées, raides mortes, "comme dans les films", Kemper a été désemparé, s'est affolé et les poignardées à de nombreuses reprises, ne comprenant pas pour quoi "elles ne voulaient pas mourir".
Il a étouffé Aiko Koo, avec la même surprise angoissée de ne pas la voir mourir immédiatement.

Il ramenait toujours ses victimes chez lui pour les violer. Au départ, il a démembré ses victimes, non seulement "par curiosité" et pour que les corps soient plus difficiles à identifier, mais aussi parce qu'il s'est livré au cannibalisme. Il possédait un stock de Polaroïds de ses victimes dépecées, qu'il regardait souvent, en fantasmant.

Il a parcouru des centaines de kilomètres pour abandonner les morceaux de corps ou les corps dans des endroits différents, dans des comtés différents. Mais, à mesure qu'il tuait, Kemper a commencé à prendre plus de risques et à faire nettement moins attention : il n'a plus démembré ses victimes, il a pris en stop Cindy Schall directement sur le campus de Santa Cruz et, finalement, il a tué Rosalind Thorpe et Alice Liu directement dans sa voiture, sans même arrêter de conduire.

Enquête et condamnation

Après le meurtre de sa mère, il se livra de lui-même à la police le 23 avril 1973 après 30 heures de conduite intensives sur les routes du Colorado. Selon le Dr Donald Lunde, expert psychiatre, sa mère assassinée, il ne ressent plus le besoin de tuer à nouveau" : Le 8 novembre 1978, Kemper fut condamné à la perpétuité.

Le final

Aujourd'hui, Kemper est toujours emprisonné à la prison de Vacaville (Californie) et participe volontiers à des entretiens (notamment avec le spécialiste français Stéphane Bourgoin) permettant de mieux comprendre le comportement des tueurs en série.

Le Plus

Ed Kemper est un cas un peu à part. Ce fut le tout premier tueur en série à avoir été interrogé par les agents spéciaux du FBI John Douglas et Robert Ressler dans le but d'élaborer une nouvelle stratégie d'enquête pour mieux attraper les serial killers dans le futur. Grâce aux entretiens menés avec Ed Kemper, ces agents ont pu convaincre leurs supérieurs de mettre sur pied un programme révolutionnaire d'entretiens avec 36 serial killers et criminels sexuels.

Le Psychologique

Lorsque Kemper déclare : 'Je voulais faire du mal à ma mère', il touche du doigt la clé du problème. Kemper assassine des femmes qu'il associe à sa mère. Celle-ci travaillait à l'université, il choisit donc des étudiantes.

Citations

"Cela m'a toujours étonné qu'elles aient continué à faire de l'auto-stop, même après la découverte des premiers corps. Elles me narguent du fait qu'elles s'octroient le droit d'agir comme bon leur semble. Cela me démontre que la société est aussi tordue que je le pense. C'est quelque chose qui me dérange : elles se sentent en sécurité dans une société où moi je ne le suis pas" :

Lors d'un interrogatoire, il explique ses gestes « Vers la fin, je devenais de plus en plus malade, assoiffé de sang, et pourtant ces flots de sang m'emmerdent. Ce n'est pas quelque chose que j'ai envie de voir. Ce que je désire ardemment, par contre, c'est assister à la mort, et savourer le triomphe que j'y associe, mon propre triomphe sur la mort des autres. C'est comme une drogue, qui me pousse à en vouloir toujours plus. Je veux triompher de la mort. Je veux triompher de ma victime. Vaincre la mort. Elles sont mortes et moi, je suis vivant. C'est une victoire personnelle. »

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30 août 2008 6 30 /08 /août /2008 10:41



Nom Karl DENKE
Surnom
Né le :12.08.1870 à Ziebice en Pologne
Mort le :22.12.1924
Tueur en série




FAITS:

Responsable d'actes de cannibalisme, entre 1921 et 1924, dans une région de l'actuelle Pologne. Denke invitait des vagabonds dans sa pension pour faire connaissance et les tuait pour les manger, parfois même pour offrir des morceaux à ses locataires.

On sait peu de choses sur cet homme, si ce n'est qu'il a travaillé en tant que joueur d'orgue à l'église locale.


Le 21 décembre 1924, Denke a été arrêté après avoir attaqué un homme dans sa maison avec une hache.

Lors de fouilles policières dans sa maison ; il fut trouvé de la chair humaine dans des fioles énormes pour les sels de soin.
 

Un rapport donne le nom d'environ 40 personnes que Denke aurait assassinées et dévorées au cours des années 1921-1924.
 

On pense qu'il a même vendu la chair de ses victimes au marché de Wroclaw.

Le lendemain après son arrestation, Denke s'est pendu dans sa cellule, ce qui fait qu'on ne connaîtra jamais les motifs qui l'ont poussé à effectuer ces actes de cannibalisme.

 

 

 

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17 juin 2008 2 17 /06 /juin /2008 21:57

Nom Tsutomu Miyazaki
Surnom : Le meurtrier « Otaku »
Né le :. 1963
Mort le : 17 Juin 2008 par pendaison
Tueur en série Japonais


PREAMBULE


Le cas de Tsutomu Miyazaki a amené le Japon à s'interroger sur "l'influence néfaste" de certains feuilletons télévisés et bandes dessinées ultra violentes ainsi que sur les raisons pour lesquelles la société japonaise, caractérisée par ses moeurs policées et son très faible taux de criminalité, engendre de temps en temps des meurtriers capables d'effarer le monde entier par leur violence et leur sadisme.

Miyazaki, âgé de 25 ans au moment des faits, a été surnommé par les médias "le meurtrier otaku".

Enquête et condamnation


Il a été arrêté en juillet 1989 en flagrant délit d'attentat à la pudeur sur une fillette dans un parc.
Interrogé par la police, il avoua avoir enlevé et assassiné quatre autres petites filles âgées de quatre à sept ans, à Tokyo et dans la préfecture voisine de Saitama, en 1988 et 1989.

Le corps de sa première victime, Mari Konno, est resté plusieurs mois sur des collines près de chez lui, puis, lorsqu'il n'est plus resté qu'un squelette, Miyazaki a coupé ses mains et ses pieds qu'il a ramené chez lui pour les conserver dans une armoire.Puis, il a brûlé les os de Mari Konno dans son four, les a réduis en poudre, et a envoyé ses cendres et ses dents à la famille de la fillette, dans une boîte, accompagnée de photographies de ses vêtements et d'une carte postale où était écrit : « Mari. Incinérée. Os. Enquêter. Prouver. »

Miyazaki a envoyé des lettres aux familles de ses victimes, dans lesquelles il expliquait en détails ce qu'il avait fait subir aux fillettes. Il a envoyé une carte postale morbide à la famille d'Erika Namba, où les mots était formés à partir de lettres découpés dans des magasines : « Erika. Froide. Toux. Gorge. Repos. Mort. » Il a violé leur corps sans vie et a même mangé des parties de ses deux dernières victimes.

L'assassin a mutilé le corps de ses victimes, fait cuire dans un four leurs mains et leurs pieds, bu leur sang et dormi à côté des cadavres pour satisfaire ses fantasmes sexuels.

Il a ensuite fait parvenir des lettres aux médias pour revendiquer les meurtres sous un nom de femme Yùko Imada, qui est en fait une héroïne d'un manga violent et pornographique.

Quelques 5.700 cassettes vidéo de films d'horreur ou ultra violents, parmi lesquelles certaines scènes tournées par Miyazaki lui-même sur les lieux de ses crimes, ont été découvertes dans la chambre du tueur, ainsi qu'une impressionnante collection de mangas du même acabit

L'Otaku


Le terme "otaku" désignant au Japon les garçons asociaux, fans d'électronique et de mangas, qui passent le plus clair de leur temps enfermés dans leur chambre. Le terme otaku est une invention d'un écrivain très populaire au Japon, Akio Nakamori. Ce terme décrit à la fois le pronom personnel vous (sous sa forme polie) et maison; on le traduit généralement par "celui qui s'abrite à la maison".


Les otakus sont des hommes qui vivent en marge de la société et qui s'enferment chez eux pour assouvir leur passion. Les notions de conformisme ou le sens de l'effort collectif leur est inconnu.
Depuis les années 80, de plus en plus de jeunes se sentent socialement inadaptés et refusent le réel. Ils y échappent en se repliant dans leurs rêves d'adolescents.

C'est devenu aujourd'hui l'expression d'un mal de vivre propre à la jeunesse nipponne. Selon le professeur Takashi, psychiatre à Tokyo " les otakus ne veulent ou ne peuvent pas passer à l'âge adulte. Leur mère a été un obstacle vers l'émancipation à l'âge adulte."

Vie familiale


Jeune homme très solitaire depuis l'enfance , il était considéré comme différent et donc mis à part par les autres enfants.

Adulte, il vivait comme un ermite et passait son temps à lire des mangas. Il vivait avec ses parents dans une lointaine banlieue nord de Tokyo.

Il a été un excellent étudiant et voulait devenir enseignant mais, après sa première année, ses résultats ont soudain baissé et il changea d'université. Il fut finalement été embauché par une société de développement photographique. Miyazaki était un employé silencieux, obéissant et poli.

Le final


Durant les années 1990, Miyazaki a été incarcéré dans la préfecture de Saitama et a été examiné de nombreuses fois par des psychologues et des psychiatres.

En 1997, une équipe de psychiatres de l'université de Tokyo a conclu que, bien que souffrant d'une grave schizophrénie, l'assassin comprenait tout de même la gravité et les conséquences de ses crimes, et devait donc être considéré comme responsable.

En avril 1997, Miyazaki a été condamné à la peine capitale. Mais il a fait appel de cette sentence afin d'être condamné à la perpétuité plutôt qu'à la peine de mort.

La peine de mort lui a été confirmée de nouveau en Juin 2001.

Miyazaki a été pendu à Tokyo à l'âge de 45 ans le 17 Juin 2008.

 

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11 janvier 2008 5 11 /01 /janvier /2008 09:16
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Nom ALBERT FISH
Surnom : Le Vampire de Brooklin ou l’ogre de Wisteria
Né le : 19 MAI 1870
Mort le : 16 JANVIER 1936 (exécuté)
Tueur en série Américain
 
PREAMBULE
 
Sa vie a été entièrement dévouée aux perversions sexuelles sous toutes ses formes.
Pornographie – Sadisme – Fétichisme sexuel – bestialité – Prostitution – coprophilie – coprophagie – cannibalisme – voyeurisme – sadisme – masochisme – auto castration – flagellation active…
 
La vie familiale de Albert Fish
 
Père
Randall FISH (né en France dans le Maine) . meurt en 1875 à Washington DC. d'une crise cardiaque en gare de Pennsylvania Station. Albert FISH a alors 5 ans.
Mère
Ellen épouse FISH (née en Irlande)
Albert dira de sa mère qu’elle le mit dans un orphelinat (à 5 ans) où il a été fouetté et battu.
Elle était selon Albert FISH incapable de s’occuper de lui. La mère d'Albert entendait des voix dans la rue et avait des hallucinations visuelles.
Frères et Soeurs
Le couple a 12 enfants Un de ces jeunes frères, considéré comme faible d'esprit, meurt d'hydrocéphalie. Un autre frère est alcoolique au dernier degré, l'une de ces soeurs sombre dans la démence
Vie scolaire
études difficiles et brouillonnes
Vie professionnelle
commis dans une épicerie, et apprenti d'un peintre en bâtiment. Cette profession de peintre, ou de décorateur, va lui servir de prétexte pour assouvir ses perversions en toute impunité
Vie familiale
Il se marie en 1898 (à 28 ans) avec Anna dont il aura 6 enfants. Il divorcera pour se remarier en 1930 pour une semaine avant de divorcer.
 
Autres faits marquants
 
 
Albert Fish dira de sa famille qu’elle a un lourd passé de malades mentaux. Deux de ces oncles meurent dans des hôpitaux psychiatriques, l'un d'eux souffrait d'une psychose religieuse
1882
Il rencontre un jeune télégraphiste qui l'excite en lui racontant ses aventures sexuelles dans les bordels. Ils entretiennent une relation homosexuelle. Son amant initie Albert à d'autres pratiques en lui faisant boire son urine ou manger ses excréments
1890
A 20 ans, il s’installe à New York, où il devient peintre en bâtiment.
1930
Il est arrêté pour avoir envoyé une lettre obscène à une femme noire qui avait répondu à une annonce pour être femme de ménage
1930 et 1931
Envoyé en hôpital psychiatrique pour observations. Albert FISH a été interrogé à plusieurs reprises sur des disparitions d’enfants. Il n’a jamais vraiment été suspecté. Les experts psychiatriques de l’époque diront de lui

"Cet homme n'est pas fou, pas dangereux pour la société à prime abords, même s'il présente une personnalité psychopathe à caractère sexuel. »

 
Son profil psychiatrique
 
Déclaré par les médecins qui l’ont analysé comme : Sadomasochiste
- il s’introduisait régulièrement des aiguilles dans le corps surtout au niveau des parties génitales
- Il introduisait des boules de coton imbibées d’essence dans son rectum . Il y mettait ensuite le feu
- Il se fouettait jusqu’au sang avec une planche à clous
 
Son sadomasochisme était tel que ce comportement pourrait résulter d’un dommage au niveau du lobe frontal du cerveau.
 
Les victimes
 
Il a été jugé pour le meurtre de 16 victimes. Je n’ai retrouvé que le nom de deux.
 
1910
il tue un homosexuel à Wilmington
28-05-1926
Grace Budd(10 ans)
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Albert Fish rend visite aux Budd à Manhattan. Il répondait à une annonce de location d'un jeune homme de 18 ans, Edouard Budd. Albert Fish promet de louer Edouard, et en attendant il convainc Mr et Mme Budd de laisser Grace l'accompagner à une fête organisée le soir même chez lui. Il part avec Grace le jour même, mais ne reviendra pas.
Novembre 1934: Albert FISH envoie un courrier à ses parents décrivant l’horreur de la torture. Il a mangé la petite fille sur 9 jours (voir courrier plus bas)
11-02-1927
Billy Gaffney
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il tue et mutile Billy Gaffney, âgé de 4 ans (il l'attache, le fouette, lui coupe le nez et les oreilles, le poignarde à de multiples reprises, le démembre et mange le corps pendant plusieurs jours).
 
Là aussi, il envoie une lettre aux parents indiquant notamment comment il a bu le sang de sa victime en lui ouvrant le ventre et en collant sa bouche pour sucer le sang qui coulait. (voir courrier plus bas)
01-03-1932
il kidnappe le bébé de Charles Lindbergh.
 
- Il consommait la chair de ses victimes mais aussi leur urine, leur sang et leurs excréments.
- Ses meurtres comprenaient souvent une longue séance de torture .
 
La condamnation
 
undefined11 mars 1935: son procès pour meurtres débute à Westchester.
Il a été jugé pour 16 crimes prouvés, bien que l’on pense qu’il en a tué bien plus. Lui même en avoue une centaine.
 Son psychiatre de l’époque le docteur Fredric Wertham (que vous voyez ici sur la photo) pense que ce nombre dépassait les 400
 
22 Mars 1935: il est condamné à mort après 4 heures de délibération du jury.
 
Il fut exécuté sur la chaise électrique le 16.01.1936. Il a fallu s’y reprendre à deux fois à cause des courts circuits occasionnés par les aiguilles qu’il avait planté dans son corps.
 
Roman à lire
 
A titre personnel, j’ai lu le 5ème jour de Maud TabachniK qui relate de manière romancée l’histoire d’Albert Fish. Attention, livre difficile.
 
Son psychiatre
 
Wertham se distingue particulièrement par ses collaborations avec les institutions judiciaires. Il intervient fréquemment dans des procès en tant qu'expert psychiatre. Il contribue à la mise en place d'un système d'évaluation psychiatrique des condamnés des tribunaux new-yorkais, novateur pour l'époque.
 
undefinedEn 1935, il se fait connaître du public avec sa participation au procès du tueur en série Albert Fish.
 
Cité en tant qu'expert par la défense, Wertham est chargé de réaliser une évaluation psychiatrique de l'accusé. Il conclut à la folie de celui-ci, qui est pourtant déclaré sain d'esprit par le tribunal et finalement exécuté.
 
Courrier transmis aux parents de Grace Budd Par Albert Fish en novembre 1934, soit 6 ans après la disparition de la petite fille qui avait 10 ans.
 
« Chère Mrs Budd. En 1894, un de mes amis s'est embarqué sur le vapeur Tacoma du capitaine John Davis, allant de San Francisco à Hong Kong. En arrivant, il partit s'enivrer en compagnie de deux amis. À leur retour, le bateau était parti. La famine sévissait à cette époque. La viande coutait $1-3 par livre. La famine était telle que les pauvres vendaient leurs enfant de moins de 12 ans comme viande de boucherie. Un jeune de 14 ans n'était pas en sécurité dans la rue. Toutes les boutiques vendaient cette viande grillée ou bouillie. Des membres de l'enfant étaient apportés et vous pouviez choisir la partie qui vous convenait. Les fesses étaient les parties les plus prisées et vendues en escalopes coûtaient le plus cher. John est resté en ces lieux tellement longtemps qu'il développa un goût pour la chair humaine. À son retour à New York, il kidnappa deux jeunes garçons de 7 et 11 ans. Il les attacha chez lui en les enfermant dans un placard. Puis il brûla tous leurs vêtements. Plusieurs fois par jour, il les torturait afin d'attendrir leur chair. Il tua le garçon de 11 ans, car il avait les fesses les plus charnues. Il cuisina et mangea toutes les parties à l'exception des os du crâne et des entrailles. Il a été rôti au four (les fesses), bouilli, grillé, frit, et préparé en soupe. Le même sort attendait le plus jeune. À cette période, je vivais au 409 Est de la 100e rue. Il me vantait tellement souvent les délices de la chair humaine que je me décidai à en goûter. Le dimanche 3 juin 1928, je vous ai appelée au 406 Ouest de la 15e rue. Je vous ai apporté un pot de fraise à la crème. Nous avons déjeuné ensemble. Grace s'est assise sur mes genoux et m'embrassa. Je fixai mon choix sur elle. Au prétexte de l'emmener à une fête, vous avez dit qu'elle pouvait y aller. Je l'emmenai dans une maison à Westchester que je venais de louer. Je lui demandai de rester à l'extérieur. Elle cueillit des fleurs. Je suis monté à l'étage et ai enlevé mes vêtements. Si je ne le faisais pas, je savais que le sang allait les tâcher. Quand tout fût prêt, je l'appelai par la fenêtre. Puis je me suis caché dans le placard jusqu'à ce qu'elle entre dans la chambre. Lorsqu'elle m’a vu nu, elle se mit à pleurer et essaya de fuir par l'escalier. Je l'ai attrapée, elle dit qu'elle se plaindrait à sa maman. D'abord, je l'ai déshabillée. Comme elle donnait des coups de pied, mordait et griffait, je l'ai étranglée, puis découpée en petits morceaux afin que je puisse emmener la viande dans mes chambres. Je l'ai cuisinée et mangée. Ses petites fesses étaient tendres après avoir été rôties. Ça m'a pris 9 jours pour la manger en entier. Je ne l'ai pas baisée, même si je l'ai regretté. Elle est morte vierge. »
 
Courrier transmis aux parents de Billy Gaffney par Albert Fish (le petit garçon n’avait que 4 ans).
 "Je l'ai fouetté jusqu'à ce que le sang coule sur ses jambes..J'ai coupé les oreilles et le nez, agrandi la bouche d'une oreille à l'autre, sorti les yeux des orbites...() enfoncé le couteau dans le ventre et y ait placé ma bouche pour boire le sang. Puis, je l'ai démembré et ai coupé le tronc au dessus du nombril , et les jambes à environ 5 cms en dessous de son derrière. Après , j'ai tranché la tête, les pieds, les bras et les jambes au dessus du genou (), je suis rentré chez moi en emportant de la viande, mes morceaux préférés , son sexe , ses rognons et un délicieux petit derrière bien grassouillet;...()  J'en ai mangé pendant 4 jours ..()

 

 
Les liens vidéo
 
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28 novembre 2007 3 28 /11 /novembre /2007 07:12
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Nom Jeffrey DAHMER
Surnom : "Le Cannibale de Milwaukee"
Né le : 21 mai 1960 , à Milwaukee (Wisconsin) - USA
Mort le : 28 novembre 1994 (assassiné par un autre prisonnier).
Tueur en série Américain
 
PREAMBULE
 
Surnommé "Le Cannibale de Milwaukee". Il a été condamné 15 fois à la prison à perpétuité, pour un total de 957 années de prison. Dahmer a été assassiné en prison par un dangereux co-détenu, le 28 novembre 1994. Il avait 34 ans
 
 
La vie familiale de Jeffrey DAHMER
 
Famille
Bourgeoise. La mère de Dahmer avait des problèmes mentaux et était toujours énervée. Le père de Dahmer, un pharmacien, passait tout son temps à travailler (sans doute pour fuir son épouse). Tous deux ne s’occupaient pas beaucoup du jeune Jeffrey.
1967
Il déménage avec ses parents au 4480 West Bath Road, dans la petite ville de Bath Township (près d’Akron).
1970 
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À l’âge de 10 ans, Dahmer commence ses expériences avec des animaux morts. Il décapite des rongeurs et blanchit des os de poulet avec de l’acide. Un jour même, il cloua la carcasse d’un chien sur un arbre et planta sa tête coupée sur un pieu. Il aimait voir l’intérieur des animaux, leurs organes internes.
1973
A l’âge de 13 ans, il découvre son homosexualité.
1976
Vers 16 ans, il commença à avoir de puissants fantasmes sexuels. Il dit qu’il rêvait de sexe "avec un bel homme, du genre Chippendale". Mais dans ses fantasmes, il avait un contrôle total. Il parla d’un de ses fantasmes dans lequel il frappait quelqu’un avec un gourdin, puis avait une relation sexuelle avec le corps. La nature morbide de ses pensées le troublait lui-même. Il commença à boire au lycée. L’alcoolisme allait bientôt devenir un échappatoire, mais aussi un carburant pour ses fantasmes macabres. A 16 ans, Jeffrey Dahmer, sans doute miné par ses problèmes familiaux, était déjà alcoolique et asocial.
1978
Dahmer avait un frère plus jeune que lui, David, qui fut l’enjeu du divorce de ses parents, chacun se disputant la garde du petit dernier, mais ignorant l’aîné. Les parents de Dahmer se désintéressèrent totalement de lui lorsqu’ils se séparèrent en juillet 1978. En août, sa mère emmena son jeune frère avec elle à Chippewa Falls et laissa Jeffrey seul dans la maison de Bath.Jeffrey a alors 18 ans.
 06.1978
Dahmer obtint son bac au lycée Revere
24.12.1978
le père de Dahmer se remaria avec une autre femme. Jeffrey Dahmer abandonna ses études pour s’engager volontairement dans l’armée (à la recherche d’amitié et de fraternité, à défaut d’une famille) et se retrouva stationné en Allemagne. il buvait énormément. Les dossiers du FBI contiennent des notes de l’Armée qui détaillent de nombreux cas d’insubordination. Au bout d’à peine deux ans, Dahmer fut renvoyé en raison de son alcoolisme et démobilisé en Caroline du Sud.
Mars 1981
Retour à la vie civile.
1982
il s’installe dans la maison de sa grand-mère à West Allis, dans le Wisconsin. Il vit à la cave...
 
Son évolution criminelle
 
En août 1982, il est arrêté pour "exposition publique indécente".Il commence à draguer des hommes dans les bars et les bains publics gays de Milwaukee et Chicago.
 
Un jour, il fut mis à la porte d’un bain public parce qu’il avait drogué l’un de ses partenaires. "J’essayais tout", dit-il, "jusqu’à... voler un mannequin dans un magasin de Boston, à South Ridge, pour apaiser mes désirs sans avoir à blesser quiconque... Mais ça n’a jamais fonctionné... Et une chose en a provoqué une autre, et une autre...
 
"Les charges d’exposition publique indécente" furent à nouveau retenues contre lui en septembre 1986, lorsque deux garçons accusèrent Dahmer de s’être masturbé en public. Déclaré coupable de "violation de l’ordre public", il fut condamné à une année de liberté surveillée avec l’obligation de voir un psy ou une assistante sociale... jusqu’au 9 septembre 1987.
 
Les victimes
 
 
18.06.1978
Steven Hicks
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Dahmer pris un jeune auto-stoppeur. Il le ramena chez sa mère, absente, pour "boire un coup, fumer un pétard et rigoler". Mais quand Hicks voulut partir, Dahmer lui fracassa le crâne avec un haltère et l’étrangla. Puis, il traîna le corps dans un espace, sous la maison, où il resta quelques jours. Mais l’odeur de décomposition devint trop forte, et Dahmer le coupa en morceaux et mit ceux-ci dans des sacs plastiques. Il les enterra finalement derrière la maison.
15 septembre 1987
Steven Tuomi
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Dahmer passa la journée à boire dans un bar gay, le "Club 219", où il rencontra Steven Tuomi. Ils discutèrent pendant des heures, puis quittèrent le bar ensemble. Ils allèrent dans un hôtel et prirent une chambre. Dahmer déclara ne pas se souvenir de ce qui s’était passé une fois dans la chambre, mais seulement qu’il avait "beaucoup bu". Il n’était même pas sûr qu’ils aient eu une relation sexuelle, mais lorsqu’il s’était réveillé, Steven Tuomi était mort. Il semble que Dahmer l’ait étranglé. Lorsqu’il réalisa ce qu’il avait fait, Dahmer paniqua. Il se précipita dans un magasin pour y acheter une valise, où il a déposa le corps de Tuomi, après l’avoir démembré. Puis, il appela un taxi et ramena la valise dans la maison de sa grand-mère, à la cave. Là, il continua à le découper. Lorsqu’il eut terminé, il mit les morceaux dans des sacs plastiques et les jeta dans la poubelle ! On ne retrouva jamais le corps de Steven Tuomi. Le mystère resta entier jusqu’à ce que Dahmer confesse son meurtre en 1991.
16 janvier 1988
James Doxator
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Dahmer s’approcha d’un jeune prostitué de 14 ans, James Doxator. Il lui proposa de l’argent pour tourner une vidéo avec lui. Doxtator accepta, et Dahmer l’amena dans sa cave. Il lui offrit un verre avec des somnifères et, lorsque Doxtator se fut endormi, il l’étrangla. Dahmer plongea le corps dans de l’acide pour enlever les chairs. Il brisa les os en morceaux qu’il répandit dans
 
le jardin, et mit la chair dans des sacs, qu’il enterra sous la maison.
Le 24 mars 1988
Richard Guerrero
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Dahmer rencontra Richard Guerrero dans un bar nommé "Le Phoenix". Guerrero était fauché, aussi Dahmer lui proposa-t-il de l’argent s’il venait chez lui pour "tourner une petite vidéo". Guerrero accepta. Dans la cave de la grand-mère de Dahmer, ils eurent une relation sexuelle, puis Dahmer offrit un verre à Guerrero. Dès qu’il s’endormit, Dahmer l’étrangla puis le démembra. Il jeta les morceaux dans la poubelle... On ne retrouva jamais son corps.
 
En septembre 1988, la grand-mère de Dahmer commence à s’inquiéter de l’odeur infecte provenant du sous-sol et du fait que son petit-fils ramenait des "garçons" chez lui.
 
Quand le père de Dahmer, Lionel, inspecta la chambre/cave de son fils, il trouva un résidu noir et collant, semblable à ce que l’acide fait à de la chair. Lorsqu’il questionna son fils à ce sujet, Dahmer lui répondit qu’il faisait des expériences avec des animaux.
 
Comme Lionel Dahmer ne se préoccupait pas vraiment de ce que faisait son fils, il ne s’inquiéta pas plus que ça. Mais la grand-mère de Dahmer lui demanda de trouver un autre logement.
 
Le 25 septembre, Dahmer trouva un appartement à Milwaukee, au 213, Résidence Oxford, 25ème rue Nord.
 
26.09.1988
Keison Sinthasomphone
Dahmer attira chez lui un jeune laotien, Keison Sinthasomphone, en lui promettant des friandises, le caressa et l’embrassa, puis lui proposa de l’argent s’il acceptait de poser nu pour des photos. Le garçon refusa et parvint à s’enfuir. La Police fut appelée, et Dahmer fut accusé d’agression sexuelle. Il passa une semaine en prison avant d’être libéré sous caution.
25 mars 1989
Anthony Sears
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Jeffrey Dahmer rencontra deux hommes devant "La Cage" (un bar gay que Dahmer fréquentait souvent). L’un, blanc, se nommait Jeffrey Connor, et, l’autre, noir, s’appelait Anthony Sears. Sears s’approcha de Dahmer et ils commencèrent à discuter. Connor les conduisit à West Allis, puis Sears et Dahmer marchèrent jusqu’à la maison de sa grand-mère. Dahmer n’avait pas voulu "inviter" Sears chez lui, car il pensait que la police pouvait surveiller son appartement (il invitait donc Tony Sears dans le but de le tuer). Ils eurent des relations sexuelles, puis Dahmer offrit à verre à Sears. Lorsque ce dernier se fut endormi, Dahmer l’étrangla. Son crâne, son scalp et ses parties génitales furent découverts dans l’appartement de Dahmer lors de son arrestation, deux ans plus tard.
20 mai 1990
Raymond Smith
Dahmer lui demanda s’il accepterait de poser nu pour des photos, en échange d’un peu d’argent. Ray accepta son offre et l’accompagna jusqu’à son appartement, où il fut drogué et étranglé. Dahmer eut des relations sexuelles nécrophiles avec le corps. Puis, il le démembra et jeta les morceaux dans la poubelle. L’un des crânes peints trouvés chez Dahmer fut identifié comme étant celui de Ray Smith.
24 juin 1990
Edward Smith
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Dahmer rencontra un jeune homme noir, Edward Smith, au Bar "Pheonix". Ils allèrent à l’appartement de Dahmer en taxi et eurent des relations sexuelles. Smith fut ensuite drogué et étranglé. Dahmer démembra le corps, puis le plaça dans de l’acide pour séparer les chairs. Il jeta les morceaux du corps dans la poubelle.
8 juillet 1990
Un adolescent hispanique de 15 ans avait accepté de poser nu pour lui. Dahmer prit un maillet et tenta de le frapper à la tête. Le garçon se débattit et réussit à s’échapper. Il alla porter plainte à la police, mais lorsqu’il demanda aux officiers de ne pas dire à ses parents qu’il était homosexuel, les policiers décidèrent de ne pas donner suite à sa plainte
3 septembre 1990
Ernest Miller 
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devant une librairie homosexuelle, sur la North 27th Street, Dahmer discuta avec un jeune homme noir originaire de Chicago : Ernest Miller. Ce dernier accepta d’accompagner Dahmer jusqu’à son appartement, où ils eurent des relations sexuelles. Puis Dahmer le drogua et lui coupa la gorge. Il plaça le corps dans de l’acide et blanchit le squelette. Son crâne fut peint et son squelette entier conservé dans un placard.
 
C’est à cette époque que les voisins de Dahmer commencèrent à se plaindre de l’odeur putride qui venait de son appartement. Dahmer expliqua au propriétaire que son réfrigérateur était cassé, mais qu’il allait le réparer le plus rapidement possible.
 
24 septembre 1990
David Thomas 
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Dahmer rencontra David Thomas, un jeune homme noir. Il l’attira chez lui et le drogua. Il déclara par la suite qu’il n’avait pas voulu tuer Thomas, mais qu’il s’était inquiété du fait que le jeune homme puisse être en colère lorsqu’’il se réveillerait et réaliserait que Dahmer l’avait drogué. Il décida donc de le tuer. Le lendemain, Dahmer le démembra et prit des photos. On ne retrouva jamais son corps. Sa soeur déclara sa disparition le même jour. Elle l’identifia sur les photographies que Dahmer avait prises alors qu’il le démembrait.
18 février 1991
Curtis Straughter
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Dahmer rencontra un jeune homme de 19 ans, Curtis Straughter, qui voulait devenir mannequin. Dahmer lui proposa de poser pour des photos et Straughter accepta. Il l’étrangla avec une courroie en cuir. Puis, il le démembra et écrasa ses os. Dahmer garda son crâne, ses mains et ses organes sexuels, qu’il photographia, et jeta le reste du corps à la poubelle. Ils furent trouvés dans son appartement lors de son arrestation.
7 avril 1991
Errol Lindsey
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un jeune homme noir, Errol Lindsey, parla avec Jeffrey Dahmer sur la 27ème Rue, près de la librairie homosexuelle, et le suivit jusqu’à son appartement en échange d’un peu d’argent. Lindsey fut drogué et étranglé. Dahmer eut des relations sexuelles avec son cadavre, puis le démembra et l’écorcha, et garda la peau durant quelques semaines. Il conserva le crâne comme trophée et Lindsey fut identifié grâce à sa dentition.
24 mai 1991
Tony Hughes
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Tony Hughes avait un an de plus que Dahmer. Il était noir, sourd et muet. Ils se rencontrèrent au "Club 219", et communiquèrent en écrivant sur des papiers. Comme à son habitude, Dahmer lui proposa de l’argent pour des photos. Tony Hugues fut drogué, étranglé et son corps resta allongé sur le sol de la chambre à coucher pendant trois jours. Ensuite, il le démembra et le mit dans de l’acide. Son identité fut établie grâce à son crâne et à sa dentition.
26 mai 1991
Konerack Sinthasomphone
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Dahmer rencontra Konerack Sinthasomphone, un jeune laotien de 14 ans, devant un centre commercial, le "Grand Avenue Mall". Il était le frère de Keison Sinthasomphone, que Dahmer avait agressé en 1988 !Il lui offrit de l’argent en échange de photos. Konerak accepta, le suivit chez lui, et posa pour deux photos, en caleçon, avant d’être drogué. Dahmer le viola, puis alors qu’il était encore vivant, perça un trou à l’arrière de son crâne avec une foreuse, pour y injecter de l’acide chlorhydrique ! Dahmer expliqua par la suite qu’il avait fait une "expérience" : il voulait de cette manière créer un "zombie" pour contrôler complètement sa victime. Dahmer alla ensuite boire une bière dans sa cuisine. Extraordinairement, Konerak se réveilla et parvint à se relever. Il sortit de l’appartement de Dahmer et marcha dans la rue. Le jeune adolescent fut aperçu, nu, hagard, zigzaguant, par des voisins qui avertirent la police.
Lorsque les officiers arrivèrent, Dahmer ramenait le garçon chez lui. Les policiers questionnèrent Dahmer, qui répondit calmement que Konerak était son amant, et qu’il était majeur ! Pourtant, des voisins affirmèrent aux policiers que Konerak n’était qu’un adolescent. Mais, comme le jeune laotien ne parlait pas bien anglais, les policiers le laissèrent avec Dahmer et partirent ! Pour eux, il n’était qu’un "petit PD bourré", ils firent même des blagues à son sujet sur leur radio !
Dahmer ramena le garçon chez lui et l’étrangla immédiatement. Il le démembra et plaça son corps dans de l’acide. Konerak fut déclaré "disparu" le 27 mai 1991. On retrouva son crâne dans l’appartement de Dahmer.
30 juin 1991
Matt Turner
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il alla à la la parade de la Gay Pride de Chicago et rencontra un jeune homme noir, Matt Turner, à la gare routière. Lui aussi voulait être mannequin. Dahmer l’invita à Milwaukee. Il lui paya le voyage en bus, puis le trajet jusqu’à son appartement. Là, Dahmer étrangla Matt Turner. Sa tête et ses organes internes furent découverts dans le frigo, et son torse dans la cuve d’acide de la chambre à coucher.
5 juillet 1991
Jeremiah Weinberger
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encore à Chicago, Dahmer rencontra Jeremiah Weinberger, un jeune portoricain, au "Carols Gay Bar". Dahmer paya de nouveau le voyage vers Milwaukee en bus et le taxi jusqu’à son appartement. Ils eurent une relation sexuelle puis s’endormirent.La disparition de Weinberger fut déclarée le lendemain, mais il était encore en vie, chez Dahmer. Jeremiah avait voulu repartir à Chicago, Dahmer lui avait offert un verre. Dès que le jeune homme s’était endormi, Dahmer lui avait injecté de l’eau bouillante dans le cerveau après avoir percé son crâne. Jeremiah survécut, dans un état comateux, durant deux jours. Puis Dahmer décida de l’étrangler. La tête de Weinberger fut trouvée dans le frigo et son torse dans la cuve d’acide, avec celui de Turner.
15 juillet 1991
Oliver Lacy
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il rencontra un jeune homme noir, Oliver Lacy, sur la 27ème Rue. Lacy suivit Dahmer chez lui. Ils eurent des relations sexuelles, puis Dahmer le drogua et l’étrangla. Il prit plusieurs photographies de sa victime avant et après l’avoir décapitée. Pendant qu’il le démembrait, Dahmer eut des rapports sexuels avec le cadavre. Il conserva son coeur dans son frigo et sa tête dans son réfrigérateur.
19 juillet 1991
Joseph Bradehoft
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Dahmer rencontra un homme blanc nommé Joseph Bradehoft, originaire de Greenville, dans l’Illinois. Il pleuvait beaucoup et Joseph avait un pack de bières dans les bras. Il accepta l’invitation de Dahmer à son appartement. Ils eurent des relations sexuelles, puis Bradehoft fut drogué et étranglé. Damer le laissa sur son lit, couvert par les draps, durant deux jours, et dormit avec le cadavre. Puis, il le nettoya et le démembra. Quand Dahmer fut arrêté, trois jours plus tard, la tête de Bradehoft était dans le frigo, et son torse flottait dans la cuve d’acide, avec ceux de Turner et Wienberger.
 
L’enquête et La condamnation
 
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Le 22 juillet 1991, Dahmer rencontra Tracy Edwards, un jeune homme noir. Il l’amena dans son appartement et lui offrit un verre. Edwards raconta par la suite que Dahmer avait sorti un couteau et, du gentil Docteur Jekyll, s’était transformé en méchant Mister Hyde...
 
Dahmer lui fit des avances sexuelles. Tracy commença à lutter quand Dahmer referma des menottes sur son poignet droit. Quand Dahmer alla chercher un couteau, Tracy se précipita comme il le pouvait vers la porte, qui n’était pas fermée à clé. Dahmer essaya de le ramener à l’intérieur. Ils commencèrent à se battre. Dahmer reçut un coup sur la tête qui le projeta à terre. Tracy courut dans le couloir et sortit de l’immeuble.
 
Les officiers de police Muller et Rauth faisaient leur patrouille de nuit sur Kilbourn Avenue et, lorsqu’ils parvinrent sur la 25ème rue, Tracy Edwards leur hurla de s’arrêter. Terrifié, il expliqua aux policiers qu’un homme avait essayé de le tuer. Les policiers tentèrent d’enlever les menottes du poignet d’Edwards mais leurs clés n’étaient pas les bonnes. Aussi, Mueller et Rauth escortèrent Edwards jusqu’à l’appartement de Dahmer, au 213. La porte fut ouverte par Dahmer, blanc et blond. L’intérieur de l’appartement était propre et ordonné. Dahmer reconnut que les menottes étaient bien à lui et désigna sa chambre à coucher, expliquant que les clés devaient être sur la commode. À ce moment-là, les policiers pensaient encore être en présence d’une querelle d’homosexuels qui avait failli mal tourner, rien de plus...
 
Mais, dans la chambre de Dahmer, les officiers de police trouvèrent un couteau de boucher présentant des traces de sang, ainsi que 74 Polaroïds montrant des hommes "dans des activités homosexuelles" (sic). Certaines de ces photos présentaient des hommes morts. Sur plusieurs d’entre elles, les corps étaient démembrés et mutilés.
 
L’officier Mueller réalisa que les photographies avaient été prises dans la chambre. Dahmer, toujours calme, dit : "Je viens de perdre mon boulot, vous savez. Je voudrais bien boire une putain de bière". L’un des policiers ouvrit alors le réfrigérateur... et se mit à hurler. Il y avait une tête coupée à l’intérieur. Dahmer tenta de s’enfuir, mais les deux policiers le plaquèrent au sol et lui passèrent des menottes.
Leurs collègues continuèrent à fouiller l’appartement, et firent d’horribles découvertes. La porte qui menait à la chambre à coucher et à la salle de bain avait été équipée d’un verrou.
 
Une boîte de bicarbonate de soude dans le réfrigérateur absorbait difficilement l’odeur de décomposition de la tête coupée. Dans le frigo, il y avait trois autres têtes, côte à côte dans des sacs plastiques fermés, ainsi qu’un coeur.
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Anne E. Schwartz, la journaliste qui fut la première sur les lieux, décrit ce qu’elle vit dans son livre "The Man Who Could Not Kill Enough" : "...au fond du placard, il y avait une marmite métallique qui contenait des mains et des pénis décomposés. Sur l’étagère, il y avait deux crânes. Dans le placard, il y avait aussi des récipients d’alcool, de chloroforme et de formaldéhyde, ainsi que des bocaux contenant des organes génitaux préservés dans du formaldéhyde..."
 
"Trois autres crânes furent trouvés dans une commode. Une penderie contenait un squelette complet, des scalps humains desséchés, et des organes génitaux. Dans une boîte, il y avait deux autres crânes. Dans une cuve de 260 litres d’acide, la police trouva trois torses humains dans différents états de décomposition..."
 
Certains des Polaroids avaient été pris par Dahmer alors qu’il démembrait ses victimes. "L’un représentait la tête d’un homme dans un évier. Un autre montrait une victime incisée du cou à l’aine, comme un cerf étripé après la chasse, avec une coupure si nette qu’on pouvait voir l’os pelvien".
 
Certaines de ses photos montraient ses victimes avant qu’il ne les tue, dans diverses poses érotiques ou lors de séances de "bondage".On trouva également des cartes de crédits, des permis de conduire et des cartes d’identité ayant appartenu aux victimes de Dahmer.
 
Il n’y avait aucune nourriture dans le réfrigérateur, rien que des condiments. Bien que Dahmer sembla se nourrir de ses victimes, au moment de son arrestation, il était très mince.

sortiecorps.jpgLe 25 juillet 1991, Dahmer fut inculpé de 4 homicides volontaires et sa caution fut fixée à 1 million de dollars, comptant. Le 4 août, la police retourna la terre dans le jardin de la maison d’enfance de Dahmer à Bath et découvrit des fragments d’os humains.
 
Le 6 août 1991, la caution de Dahmer passa à 5 millions de dollars lorsque 8 accusations de meurtre supplémentaires furent ajoutées aux précédentes. Finalement, le 22 août, Dahmer fut accusé de 15 meurtres. La plus longue phrase que Dahmer murmura durant l’audience préliminaire fut : "Je comprends, votre honneur", lorsque le juge lui demanda s’il comprenait les charges retenues contre lui.
 
Le 22 août 1991, Dahmer plaida "non coupable pour cause d’aliénation mentale".
 
dahmer-au-proces.jpgLe 13 juillet 1992, Dahmer ignora les conseils de son avocat et changea de défense. Il plaida coupable. Selon Don Davis, dans son livre "The Milwaukee Murders" : "la déclaration de Dahmer retourna complètement l’affaire. À présent, au lieu d’avoir à prouver que cet homme n’avait pas commis ces meurtres, l’avocat Gerald Boyle devait dérouler l’une des plus sanglantes tapisseries jamais vues dans un tribunal américain. Sa tâche était de convaincre le jury que Dahmer était fou, parce que seule une personne dérangée aurait pu faire ce qu’il avait fait."
 
Deux enquêteurs lurent tour à tour la confession de 160 pages de Dahmer. C’était un catalogue de perversions sexuelles. Le détective Dennis Murphy déclara que Dahmer "ressentait une immense culpabilité en raison de ses actions. Il se sentait complètement mauvais." (mensonge ou vérité, il était donc conscient de la gravité de ses actes).
 
Ensuite, il cita la propre confession de Dahmer : "Il est difficile pour moi de croire qu’un être humain a pu faire ce que j’ai fait, mais je sais que je l’ai fait". Dahmer déclara que sa peur d’être arrêté avait été balayée par l’excitation de contrôler complètement sa victime. La bataille des psychiatres pour savoir si Dahmer était ou non responsable légalement (et donc capable de contrôler ses actes) sembla embrouiller le jury.
 
Finalement, l’avocat de Dahmer dessina un tableau pour le jury, qu’il lut rapidement : "des crânes dans le placard, cannibalisme, pulsions sexuelles, perforage de crâne, créer des zombies, nécrophilie, boire de l’alcool tout le temps, essayer de créer un sanctuaire, lobotomies, dépeçage, appeler des taxidermistes, visiter des cimetières, se masturber... Ceci est Jeffrey Dahmer, un train fou sur les rails de la folie..."
 
Le Procureur McCann réfuta ces arguments : "Il n’était pas un train fou, il était le conducteur ! Il satisfaisait ses incroyables désirs sexuels. Mesdames et messieurs, il a trompé beaucoup de gens. Je vous en prie, ne laissez pas cet assassin vous tromper".
 
Le jury délibéra pendant cinq heures, et décida que Jeffrey Dahmer ne méritait pas de passer le reste de sa vie dans un asile de fou... mais plutôt en prison. Il fut reconnu coupable des 15 meurtres et déclaré saint d’esprit.
 
Dahmer écrivit une confession en forme d’excuse au juge (mais pas aux familles), relatant une odyssée sanglante de trente ans. "Votre Honneur : c’est terminé, maintenant. Il n’a jamais été question de me libérer. Je ne voulais pas la liberté. Franchement, je voulais la mort. Il fallait dire au monde que j’ai fait ce que j’ai fait, mais pas par haine. Je n’ai jamais haï personne. Je savais que j’étais malade ou mauvais ou les deux. Maintenant, je crois que j’étais malade. Les docteurs m’ont parlé de ma maladie, et maintenant, je me sens en paix... Je sais le mal que j’ai causé... Remerciez Dieu car je ne pourrai plus faire de mal. Je crois que seul le Seigneur Jésus Christ peut me sauver de mes péchés... Je ne demande pas de considération."
 
Dahmer fut condamné 15 fois à la prison à vie ou un total de 957 années de prison.
 
dahmer-en-prison.jpgIl s’adapta très bien à la vie en prison au Columbia Correctional Institute de Portage, dans le Wisconsin. Il fut placé avec les autres prisonniers, ce qui compromit sa sécurité.
 
Il fut attaqué le 3 juillet 1994, durant un service religieux, par un Cubain qu’il n’avait jamais vu auparavant. On le plaça alors dans la zone de Haute Sécurité.
 
Dahmer, prisonnier modèle, convainquit les autorités pénitentiaires de l’autoriser à avoir plus de contacts avec ses codétenus. Il fut autorisé à manger dans les zones communes et on lui donna des travaux de nettoyage à faire dans des équipes de prisonniers.
 
Le matin du 28 novembre 1994, Dahmer lavait le sol des douches avec deux prisonniers très dangereux : Jesse Anderson, un homme blanc qui avait tué sa femme et accusait un homme noir de l’avoir fait, et Christopher Scarver, un jeune noir schizophrène qui pensait être le fils de Dieu, et qui était en prison pour meurtre (et aurait dû être dans un asile, lui).
 
Vingt minutes après qu’ils aient commencé à laver, un gardien revint pour voir si tout allait bien. Il trouva Dahmer face contre terre, dans une mare de sang, le crâne fracassé. Anderson était couché dans une douche, en sang lui aussi.
 
Scarver leur avait frappé la tête contre le sol et les murs des douches. Dahmer décéda durant le transport à l’hôpital. Jesse Anderson mourut peu après. Scarver déclara : "Dieu m’a dit de le faire !" Il fut condamné pour la deuxième fois à la prison à vie pour ces deux meurtres...
 
A la demande de sa mère, le cerveau de Dahmer fut préservé dans du formaldéhyde pour qu’il soit étudié...
 
Une année après sa mort, les parents de Dahmer commencèrent à se battre au sujet de leurs fils.
 
Le 12 décembre 1995, cette saga absurde se termina enfin, lorsqu’un juge donna raison au père de Dahmer, qui voulait honorer la requête de son fils : être incinéré.
 
Chacun des parents de Dahmer reçut la moitié de ses cendres.
 
Le +
 
bedi-ashok.jpgParoles de Jeffrey Dahmer (entretien avec son psychiatre , directeur de l’Hôptial Psychiatrique de Milwaukee, qui espérait guérir Dahmer avant qu’il ne meurt en prison)
 
"L’une des choses... qui me déconcertent c’est... pourquoi je ne semble pas pouvoir produire plus de sentiments. Je veux dire, si j’avais été capable de ressentir plus d’émotions, tout ça ne se serait peut-être jamais produit. Mais il me semble que mon émotion, mon côté émotif a été... atténué."
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