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5 février 2009 4 05 /02 /février /2009 14:52


Nom : Vera Renczi
Surnom:  La tueuse aux 32 cerceuils
Née le :  1903 à Bucarest
Morte le : Date inconnue

Tueuse en série Roumaine


PREAMBULE

Elle a empoisonné, à l'arsenic trente-cinq membres de son entourage (maris, amants, et même un de ses fils) entre les années 1920 à 1930.
Elle conservait les corps de ses victimes dans trente-cinq cercueils installés dans sa crypte
Elle est morte en prison après avoir été condamnée à trente-cinq peines de détention à vie.

Déroulement de sa carrière de tueuse

Née d'une famille riche à Bucarest .
A 15 ans, Renczi était déjà ingérable, elle était connue pour avoir de très nombreux amants, dont beaucoup étaient beaucoup plus âgés qu'elle.

Elle est décrite comme ayant un désir quasi pathologique pour la gente masculine associé à un caractère très jaloux et soupçonneux naturellement.

Premier mariage à Bucarest

Elle se marie avec un riche homme d'affaires , nettement plus âgé qu'elle. Elle est déjà enceinte d'un petit garçon qui se prénommera Lorenzo.

Mère au foyer, elle commence à soupçonner son mari, de lui être infidèle. Un soir, dans une fureur jalouse, Renczi empoisonne son mari à l'arsenic (dilué dans son vin) au cours du repas familial.

Pour justifier l'absence de son mari, elle dira à sa famille , ses amis et aux voisins qu'il les a abandonnés, elle et son fils. Après environ une année de "deuil", elle dira qu'elle aurait entendu dire que son ex mari serait mort dans un accident d'automobile

Second mariage

Peu de temps après sa période de « veuvage », elle se remarie cette fois avec un homme plus proche de son âge. Leur relation fut là aussi tumultueuse et Renczi fut de nouveau soupçonneuse quant à de possibles relations extraconjugales de la part de son mari. Après quelques mois de mariage, l'homme disparu et Renczi annonça à son entourage, que là encore, elle avait été abandonnée.

Après une année passée, elle affirma avoir reçu une lettre de son mari, proclamant son intention de ne plus jamais revenir au foyer conjugal.

Ses autres relations

Renczi ne se remaria jamais. Cela ne l'empêcha pas d'avoir énormément de relations plus ou moins cachées avec des hommes, selon que ces derniers étaient mariés ou non.

Ces hommes provenaient de tous milieux. Tous ceux qu'elle rencontra disparurent en quelques mois, semaines et dans certains cas, seulement quelques jours après leurs ébats amoureux. A chaque disparition, elle raconta à son entourage que la séparation était due à une infidélité ou un abandon.

Arrestation et Condamnation

Un jour, l'épouse d'un des amants de Renczi le suivit jusqu'au domicile de cette dernière. Elle le vit entrer. Il ne reviendra jamais. Elle demanda alors à la police d'enquêter sur sa disparition.

Les policiers fouillèrent la maison et la cave de Renczi.
ils découvrirent dans la cave à vin, 32 cercueils. Chacun contenant un cadavre de sexe masculin, à divers stades de décomposition

Vera Renczi fut arrêtée et placée en garde à vue, où elle avoua avoir empoisonné ces 32 hommes avec de l'arsenic. Elle justifia ces assassinats par les soupçons qu'elle avait quant à une infidélité probable ou un déclin amoureux envers sa personne.

Elle avoua également à la police , qu'elle aimait s'asseoir dans la cave dans son fauteuil au milieu des cercueils, entouré de tous ses anciens amants.

Elle indiqua aussi à la police avoir tué son fils, qui un jour de visite, découvrit accidentellement les cercueils dans sa cave. La menaçant de chantage, elle l'aurait empoisonné et installé dans l'un des 32 cercueils.

Vera Renczi a été reconnue coupable de trente-cinq meurtres et condamnée à vie en prison, où elle y mourut naturellement.

Le Plus

Sa biographie et son parcours criminel auraient été la source d'inspiration de la pièce de théâtre Arsenic et vieilles dentelles de Joseph Kesselring.

Symptômes connus suites à empoisonnement par Arsenic

Les premiers symptômes de l'empoisonnement aigu par l'ingestion d'arsenic sont des problèmes digestifs : vomissements, paralysie, douleurs abdominales et diarrhées sanguinolentes. Des quantités proches de la dose mortelle peuvent conduire à des convulsions, à des troubles cardiovasculaires, à l'inflammation du foie et des reins et à des troubles de la coagulation sanguine.

Ces symptômes sont suivis de l'apparition des 'lignes' blanches caractéristiques (raies de Mees) sur les ongles et de la perte de cheveux.

 

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1 février 2009 7 01 /02 /février /2009 12:06

Nom Jeanne WEBER
Surnom : L'ogresse
Née le :
Morte le : 1918
Tueur en série Française

PREAMBULE

Il aura fallu 3 procès, pour que la justice admette que Jeanne WEBER était bien une grande criminelle, et non une femme dont la malchance faisait qu'à chaque fois, qu'elle était proche d'enfants, ces derniers mourraient.

La vie familiale de Jeanne WEBER

Enfants

Elle a eu 3 enfants (1 fils et deux filles). Ses deux filles sont décédées prématurément. (??= Meurtres)

Vie de quartier

Elle était bien connue du quartier pour l’affection qu’elle portait aux enfants, les mères du quartier avaient l’habitude de les lui confier.



1905 : une jeune femme portant dans ses bras un enfant au visage couvert de traces bleuâtres se présente à l'hôpital Bretonneau. L'interne de service, le docteur Saillant, constate que le petit Maurice souffre de suffocation et porte autour du cou un curieux sillon rouge. Sa mère, ayant confié son bébé à sa belle soeur Jeanne Weber, a trouvé en rentrant chez elle, Maurice râlant, le visage violacé. Jeanne est assise près de lui, en train de comprimer de toutes ses forces la poitrine de l'enfant. Le docteur Saillant informe le commissariat de la Goutte d'Or, qui procède aussitôt à l'arrestation de Jeanne.

La police découvre que, depuis mars 1905, trois des nièces de Jeanne WEBER (Georgette 18 mois) (Suzanne 3 ans) et (Germaine 7 mois) ainsi que son propre fils sont morts à quelques jours d'intervalle. En remontant le temps, on découvre que deux autres enfants de l'entourage de Jeanne sont également décédés subitement alors qu'ils sont sous sa garde. Le juge d'instruction Leydet est également fort troublé par cette coïncidence. Le juge demande à l'école de médecine légale d'autopsier les corps. Le rapport de l'expert est catégorique: les enfants sont tous décédés de mort naturelle.

Début du 1er procès : 29 Janvier 1906 aux Assises de Paris « D'un coté, il y a le public, les femmes surtout qui réclament sa mort, de l'autre les médecins qui affirment son innocence. »
Jeanne WEBER est acquittée.

1907, retirée à Chambon, près de Châteauroux, dans l'Indre, sous le nom de Mme Glaize, Jeanne Weber y fait la connaissance d'un veuf compatissant Monsieur BAVOUZET, un agriculteur. Celui-ci, comme l'ensemble des Français à l'époque, la considère comme la victime d'une erreur judiciaire et l'accueille chez lui.

Quelques temps plus tard, son fils, Eugène, âgé de neuf ans, meurt lui aussi subitement.

Le 19 avril 1907, se présente à la gendarmerie de Villedieu la fille ainée de BAVOUZET « Germaine » une infirme défigurée par un bec de lièvre, qui vient de lire dans un vieux numéro du Petit Parisien, lequel traînait dans la maison, l'histoire de Jeanne MOULINET, femme WEBER, accusé en 1906 d'avoir étranglé 3 de ses nièces et d'avoir cherché à étrangler un de ses neveux.

Germaine BAVOUZET déclare que c'est cette femme WEBER qui est chez son père, qu'elle a étranglé son père et qu'elle a peur d'être étranglé aussi.

L'affaire change de physionomie. Un juge d'instruction, Monsieur BELLEAU est commis et une exhumation du cadavre est ordonnée.

L'autopsie judiciaire pratiquée par les docteurs BRUNEAU, ancien interne des hôpitaux de Paris et AUDIAT de Chateauroux démontra la présence de traces manifestes de violences autour du cou du jeune garçon.

Jeanne WEBER est aussitôt arrêtée et redemande à Maître Henri ROBERT de la défendre de nouveau. Celui-ci accepte et immédiatement réclame l'adjonction aux deux experts provinciaux des docteurs THOINOT et SOCQUET (experts médicaux du premier procès) et demande une « contre -autopsie ».Ces deux experts s'adjoignent volontairement le Professeur LACASSAGNE de Lyon.

Tous 3 concluent qu'on ne trouve pas dans la description des experts provinciaux la preuve d'une action criminelle et malmènent assez durement les docteurs BRUNEAU et AUDIAT, dont ils proclament hautement l'incompétence absolue.

Après avoir effectué la seconde autopsie, les experts « parisiens » déclarent que l'enfant est mort d'une fièvre typhoïde ambulatoire.

Début du 2nd procès

La chambre d'accusation conclut à un non lieu, et pour la seconde fois, elle est déclarée innocente.

La société de médecine légale fut saisie le 13.01.1908 par Me ROBERT lui même du cas de Jeanne WEBER et elle fut priée de conclure à l'indignité de « ces petits experts de Province » qui avaient failli faire condamner une innocente.

Le 21.01.1908, les professeurs THOINOT et LACASSAGNE soumettent à l'Académie de Médecine la question de l'expertise en matière criminelle.

L'Académie adopte à l'unanimité , le 28.01.1908, le vœu suivant :
« Que des dispositions soient prises au plus tôt dans la législation pour donner toute garantie de la compétence des experts au criminel et toutes garanties au corps médical dans les questions de responsabilité médicale.

Quelques temps plus tard, à Commercy ,Jeanne est prise sur le fait, alors qu'elle étranglait un petit garçon de douze ans, le fils du tenancier de l'hôtel où elle était en pension. Pour éviter tout scandale, le président de la société de protection des enfants se contente de la congédier.

A partir de ce moment, Jeanne mène une vie d'errance. Elle se met en ménage avec un vagabond et ils s'installent dans une auberge. Son compagnon travaille la nuit, alors prétextant qu'elle ne peut pas dormir seule, elle demande aux patrons de l'auberge si elle peut dormir avec leur fils.

Une nuit, les parents entendent un hurlement et découvrent le petit étouffé, couvert de sang et portant des meurtrissures autour du cou. On a aucune peine à prouver qu'il s'agit de Jeanne Weber.

Le juge d'instruction décide de s'adresser à un autre médecin légiste qui conclut à la mort par strangulation effectuée avec un mouchoir.

3eme procès

En 1908, arrêtée et ayant avoué, elle est jugée et reconnue irresponsable de ses actes.

Jeanne Weber est enfermée à l'asile d'aliénés de Mareville, puis celui de Bar-le-Duc où elle meurt en 1918 au cours d'une crise de folie.

 

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1 février 2009 7 01 /02 /février /2009 10:35


Origine de leur surnom

Désigne plusieurs araignées du genre Latrodectus. On attribue son nom au fait que la femelle mange le mâle après l'accouplement.

Attribuer ce nom de « Veuves noires » aux tueuses en série se justifient par le fait, que ce genre de femmes ne s'attaquent qu'à l'environnement familial.


Méthodologie

Les Veuves Noires tuent très souvent pour l'argent, et, en de rares occasions, à cause de la colère ou la jalousie.
Il y a également eu de rares cas où les "Veuves Noires" ont tué quelqu'un dont elle craignait qu'il ou elle ait découvert la vérité au sujet de leur identité et de leurs crimes.

Les meurtres sont toujours planifiés méthodiquement.

Elles utilisent communément le poison pour tuer leurs amis, époux, parents. (87% du temps)
Elles utilisent le plus souvent l'asphyxie quand elles tuent les enfants.

Elles planifient leurs crimes et peuvent tuer durant des années avant qu'on ne les soupçonne.

Victimes

Essentiellement les Parents, époux et enfants de la veuve noire.

Particularité

Sont capables de paraître tout à fait normales et gentilles lorsque c'est nécessaire pour planifier leurs crimes
Elles peuvent être des psychopathes
Elles n'éprouvent aucun remords.

Statistiques 1950-2000

32% d'entre elles sont des femmes au foyer
18% sont infirmières
97% sont blanches
Leur moyenne d'âge est de 33 ans

Aux Etats Unis ==>  Elles tuent en moyenne entre 6 et 13 victimes sur une période d'environ 11 ans.
En Europe        ==>  Elles tuent en moyenne entre 10 et 15 victimes sur une période d'environ 16 ans.

Et dans les prochaines années ?

Une étude menée par l'Université de Virginie montre, toutefois, que la "cible" traditionnelle de la "Veuve Noire" pourrait changer. "Ces dernières années, le nombre de victimes 'étrangères' a augmenté".

Leurs proies, qui étaient auparavant uniquement leurs maris et leurs enfants, sont à présent également les enfants du voisinage, les amis, les connaissances, les collègues de travail, tous ceux et celles qui se dressent sur leur chemin.

Le mode opératoire devient plus technique et sophistiqué :
"Les experts médicaux pensent à présent qu'entre 1 et 20% des 7000 à 8000 bébés que l'on pense être morts du "syndrome de la mort subite du nourrisson" chaque année aux USA, sont en fait morts... d'autres causes", écrivent Michael et C.L. Kelleher. "Tristement, beaucoup de ces enfants meurent entre les mains de leurs propres mères".

Exemples de veuves noires


Mary Ann Cotton. Anglaise. De 1852 à 1872, elle a empoisonné 21 personnes, dont 4 époux, ses enfants, ses beaux enfants, sa mère, sa belle-soeur et des amis.

Belle Gunness. Américaine. De 1872 à 1893, elle a tué ses 6 enfants, 2 époux et d'innombrables hommes, des soupirants ou des ouvriers de sa ferme.

Amy Archer-Gilligan. Américaine. De 1911 à 1914, elle a empoisonné - parfois après les avoir épousés - plusieurs hommes riches et âgés dont elle s'occupait dans sa maison de repos.

Vera Renczi. Roumaine. Dans les années 1910, elle a assassiné 2 époux, son fils et 32 amants (dont elle a gardé les corps chez elle), par jalousie maladive.

Ottilie Gburek. Américaine d'origine polonaise. De 1919 à 1921, elle a empoisonné 5 de ses époux, dont elle affirmait avoir "vu" la mort "en rêve", ainsi que les enfants d'une voisine.

Daisy DeMelker. Anglaise résidente en Afrique du Sud. De 1907 à 1932, elle a assassiné 2 époux, ses 5 enfants, un fiancé et des amis.

Marie Becker. Belge. De 1932 à 1936, dépensière et "nymphomane", elle a empoisonné deux époux, ainsi que de nombreuses "amies" riches de l'aristocratie Liégoise.

Nanny Doss. Américaine. Des années 1920 aux années 1950, cette douce "mamie" a empoisonné 4 époux, 2 enfants, sa mère, sa soeur et son petit-fils.

Marie Besnard. Française. Elle a été acquittée en 1961 par manque de preuves. Mais beaucoup pensent qu'elle a empoissonné 12 personnes de sa famille, dont ses 2 époux, entre 1927 et 1949.

Janie Lou Gibbs. Américaine. De 1965 à 1967 cette chrétienne fondamentaliste dévouée à sa famille a assassiné son époux, ses 3 fils et son petit-fils, pour l'argent.

Waneta E. Hoyt. Américaine. De 1965 à 1971, elle a assassiné 5 de ses 6 enfants. Elle a persuadé de nombreux médecins qu'ils étaient décédés du syndrome de la mort subite du nourrisson. Elle n'a été arrêtée qu'en 1994.

Blanche Taylor Moore. Américaine. De 1966 à 1989, elle a assassiné son père, sa belle-mère, son époux et son amant. Son second époux a survécu miraculeusement.

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23 juin 2008 1 23 /06 /juin /2008 02:52



Nom Cecile BOMBEEK
Surnom Sœur Godfrida
Née le :1933
Morte le :???
Tueuse en série Belge



PREAMBULE

Sœur Godfrida (ex-Cecile BOMBEEK) religieuse « Adhérente à l'ordre apostolitique de Saint Joseph » fut accusée officiellement du meurtre de trois patients. Elle était chef de secteur dans un hôpital public de Gériatrie à Wetteren (Côté flamand). Elle fut accusée d'avoir volé plus de 30.000$à ses patients âgés afin de soutenir une habitude de la morphine.

On lui en attribue officieusement plus d'une trentaine de meurtres.


Vie

Son comportement semble avoir été exemplaire avant 1976, soit jusque l'âge de 43 ans, date à laquelle elle subit une chirurgie dans la partie gauche du cerveau pour la guérir de sa dépendance à la morphine.


Ses victimes

Supposées : 30 victimes patientes à l'hôpital de gériatrie où elle officiait.
Officielles : 3 patients âgés parce qu'ils étaient trop bruyants la nuit.


Enquête et condamnation

Au début de 1977, les infirmières employées à l'hôpital public de Wetteren (Belgique) ont commencé à prendre des notes aux fins de les comparer sur des événements curieux et notamment sur 38 patients se trouvant dans le quartier Gériatrie qui seraient décédés de manière inattendue.

Par ailleurs, elles enquêtèrent sur l'augmentation spectaculaire du taux de mortalité en quelques mois, avec 21 patients qui ont perdu la vie en l'espace d'une année.

D'autres cas ont révélé des signes de mauvais traitements sadiques, y compris les cathéters arrachés à la vessie de personnes âgées par "des personnes inconnues."

Avec le temps, elles suspectèrent Sœur Godfrida (44 ans), une religieuse joséphite affectée au quartier «gériatrie ».


Le Plus

En plus d'être accro à la morphine, Soeur Godfrida était réputée avoir eu des relations sexuelles avec un prêtre missionnaire et une religieuse qui enseigne à Wetteren dans une école.

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30 novembre 2007 5 30 /11 /novembre /2007 07:35

aileen-en-prison.JPG

Nom : Aileen Carol Wuornos
Surnom : The “Damsel of Death" (la demoiselle de la mort)
Née le : 29 février 1956 à Troy, Michigan - Etats-Unis
Morte le : 9 octobre 2002, exécutée par injection mortelle, dans la prison de Starke, en Floride - Etats-Unis

  
Contrairement à ce que l’on a dit (et continu à affirmer), Aileen Wuornos n’est ni la première ni l’unique tueuse en série de l’Histoire. Wuornos n’a tué que des hommes qui lui étaient étrangers et avec une arme à feu, un fait inhabituel, mais qui n’est pas sans précédent, et dont les médias se sont pourtant emparés pour le monter en épingle.
 
Elle était prostituée, délinquante, colérique et violente, mais a affirmé que les hommes qu’elle avait assassinés avaient tous tenté de la violer...Trahie par son ex-petite amie, elle a choisi d’admettre ses crimes. Elle a été condamnée six fois à la peine capitale.
 
L’enfance d’Aileen
 
Père
Son père Léo Pitman, emprisonné pour pédophilie et calssé comme sociopathe se suicide en prison en 1969. Aileen a 13 ans.
Mère
Sa mère Diane Wurnos abandonne ses enfants. Aileen a deux mois lorsqu’elle est abandonnée
Grand-Père
Son Grand Père, Lauri Wuornos est un homme alcoolique et violent. Il se suicidera chez l’un de ses fils le 12-03-1976.en 1960 il adopte avec sa femme Britta , Aileen et son frère sans leur avouer.
Grand Mère
Sa Grand mère, Britta Wuornos est une femme alcoolique et introvertie Elle Décède d’une cyrrhose du foie le 07-07-1971
Frère
Keith Wuornos mourra quant à lui d’un cancer généralisé le 17-07-1976
 
Autres faits marquants
 
1965
aileen-enfant.JPG


A 9 ans
Elle tente de mettre le feu avec son frère à sa grand mère qui en restera traumatisée.
1970
A 14 ans elle tombe enceinte et accouche d’un petit garçon qui sera immédiatement adopté. Un médecin note après l’avoir analysé : « il est vital pour le bien être d’Aileen qu’elle reçoive de l’aide immédiatement. Personne ne s’en est soucié
1974
A 18 ans Elle est emprisonnée pour la première fois pour conduite en état d’ivresse et port d’arme de calibre 22
1976-septembre
A 20 ans Elle épouse Lewis Gratz Fell âgé de 69 ans Le mariage sera annulé sur demande du mari aux motifs de violence
1981
A 25 ans , elle est de nouveau en prison pour vol à main armée pendant quelques mois
1986
A 31 ans, elle rencontre Tyria Moore qui a 24 ans Elles deviendront amantes pendant 1 an puis amies très proches
 
Ses victimes
 
01-12-1989
Clearwater Richard Mallory 51 ans
3 balles de calibre 22
Corps enroulé dans un tapis et caché le long d’une route
05-05-1990
Corps non identifié
2 balles de calibre 22
 Trouvé le long d’une route
01-06-1990
David Spears
43 ans
6 balles de calibre22
Trouvé dans les bois
31-05-1990
Charles Carskaddon
40 ans
9 balles de calibre 22
Découvert le 06-06-1990
Juin 1990
Peter Siems
65 ans
Le corps ne fut jamais retrouvé
 
30-07-1990
Troy Burress
50 ans
2 balles de calibre 22
Découvert 04-08-1990
19-05-1990
Dick Humphreys
56 ans
6 balles de calibre 22
Découvert le 12.09.1990
19-11-1990
Walter Gino Antonio
60 ans
4 balles de calibre 22
Découvert le 19-11-1990
 
L’enquête
 
Selon l’inspecteur de police en charge de l’affaire, « les tueurs » devaient donc paraître "non menaçants " pour les victimes.
 
Il porta ses soupçons sur des femmes, et plus particulièrement sur les deux femmes qui avaient démoli la voiture de Peter Siems et s’étaient enfuies.
 
Les journalistes locaux commençaient à poser des questions et Steve Binegar décida de s’allier à la presse pour obtenir de l’aide.
 
A la fin novembre 1990, l’agence Reuters diffusa un long article sur les meurtres, expliquant que la police cherchait les deux femmes.
 
Les journaux de toute la Floride reprirent l’histoire et la publièrent avec les portraits-robots des deux femmes en question.
 
Le soir du 8 janvier 1991, Mike Joyner et Dick Martin, deux policiers, la repérèrent dans un bar, à Harbor Hoaks.
 
Wuornos passa sa dernière nuit de liberté sur le siège d’une vieille voiture transformé en fauteuil, dans ce bar.
 
Le lendemain après-midi, Joyner et Martin revinrent au "Last Ressort" avec des micros cachés, mais Wuornos, méfiante, ne leur parla toujours pas.
 
Ils avaient prévu d’attendre le soir pour l’arrêter mais un barbecue était prévu au "Last Ressort" et les "bikers" allaient commencer à affluer.
 
Ils proposèrent alors à Wuornos de se laver dans la chambre de leur motel, ce qu’elle accepta.
 
Sur les marches du bar, Larry Horzepa, du bureau du shérif du comté de Volusia lui annonça qu’elle était arrêtée pour le port d’arme illégal de Lori Grody.
 
Il ne fit pas mention des meurtres et les médias ne furent pas prévenus que l’une des suspectes avait été arrêtée. Ils préféraient prendre leur précaution :
 
ils ne possédaient pas l’arme des crimes et ne savaient pas où était Tyria Moore.
Cette dernière fut localisée le 10 janvier. Elle vivait avec sa sœur à Pittston, en Pennsylvanie. Des policiers du comté de Citrus et du comté de Marion allèrent l’interroger. Ils lui lurent ses droits, mais ne l’inculpèrent pas de quoi que ce soit. Elle accepta de raconter ce qu’elle savait sur Wuornos.
 
aileen-tyria.JPGElle était au courant des meurtres depuis que "Lee" était revenu avec la Cadillac de Richard Mallory. "Lee" lui avait expliqué avoir tué un homme mais Moore lui avait dit de ne rien ajouter. "Je lui ai dit que je ne voulais rien entendre à ce sujet...
 
Le lendemain, Moore accepta néanmoins d’accompagner les deux policiers en Floride afin de les aider dans leur enquête. Les policiers désiraient obtenir une confession de Wuornos et expliquèrent à Moore comment ils comptaient s’y prendre.
 
Ils l’installèrent dans un motel de Daytona et lui demandèrent de contacter "Lee" en prison en disant qu’elle venait chercher ses affaires. Leurs conversations seraient évidemment enregistrées et Moore devait dire à Wuornos que les policiers avaient interrogé sa famille et qu’elle craignait qu’on l’accuse, elle, à tord, des meurtres. Les enquêteurs espéraient que, par attachement envers Moore, Wuornos admettrait les meurtres. Et c’est exactement ce qui arriva.
 
"Continue et laissent les savoir ce qu’ils veulent savoir ou quoi que ce soit. Et je te couvrirai parce que tu es innocente. Je ne vais pas te laisser aller en prison. Écoute, si je dois avouer, je le ferai".Durant sa confession aux policiers Larry Horzepa et Bruce Munster, Wuornos insista jusqu’à plus soif sur deux sujets importants auxquels elle tenait beaucoup.
 
D’abord, elle affirma que Moore n’avait absolument rien à faire avec aucun des meurtres. Elle fut très solennelle dans son affirmation du fait que RIEN n’était sa faute, ni les meurtres ni aucune circonstance qui l’aurait conduit à tuer.
 
Deuxièmement, tous les meurtres avaient eu lieu en état de légitime défense, selon elle. Chacune des victimes l’avait soit agressée, menacée ou violée. Son histoire semblait se développer à mesure qu’elle l’exprimait.
 
Michael O’Neill, son avocat commis d’office du Bureau de Défense Publique du Comté de Volusia, lui conseilla à plusieurs reprise d’arrêter de parler. Exaspéré, il lui demanda finalement : "Est-ce que vous réalisez que ces types sont des flics ?!".
 
Wuornos répondit : "Je sais. Et ils veulent me pendre. Et c’est bien, parce que peut-être, mec, que je le mérite. Je veux juste qu’on en finisse.
 
Elle nia par contre avoir tué Peter Siems, dont le corps n’avait toujours pas été retrouvé, ainsi que le meurtre de l’inconnu retrouvé nu dans le comté de Brooks, en Georgie, en mai 1990. Elle finit par admettre ces deux meurtres le matin du 16 janvier 1991.
 
La condamnation
 aileen-wuornos.jpg
Le 14 janvier 1992, le procès de Wuornos pour le meurtre de Richard Mallory commença. Les preuves et les témoignages s’accumulèrent contre elle.
 
Le Docteur Arthur Botting, qui avait autopsié le corps de Richard Mallory, expliqua que la victime avait agonisé durant 10 à 20 longues minutes.
 
Lorsque Tyria Moore monta à la barre pour témoigner contre Wuornos, cette dernière en eut les larmes aux yeux. Elle sembla sidérée par le fait que Tyria Moore l’ait trahie en échange de sa liberté. Moore ne lui jeta pas un seul regard.
 
Elle témoigna du fait que Wuornos n’avait pas semblé le moins du monde bouleversée, nerveuse ou saoule lorsqu’elle lui avait dit avoir tué Mallory.
 
Le 27 janvier 1992, les jurés ne mirent que deux heures pour déclarer Wuornos coupable de meurtre au premier degré. Lorsqu’ils quittèrent le tribunal, elle explosa de rage, hurlant "Je suis innocente ! J’ai été violée ! J’espère que vous serez violés ! Sacs à merde d’Amérique !"son accès de colère était encore frais dans l’esprit des jurés lorsque la "phase de condamnation" (durant laquelle on décide de la peine du coupable) commença le lendemain.
 
Les experts pour la défense témoignèrent du fait que Wuornos était mentalement dérangée et qu’elle souffrait d’un désordre de la personnalité bipolaire provoquant ses sautes d’humeur incontrôlables.
 
Durant son procès, l’humeur de Wuornos avait été (comme d’habitude) changeante, variant des éclats de rire aux larmes de rage... ce qui accréditerait la thèse de la défense (une personne qui a un trouble bipolaire a des cycles d’euphorie et de dépression ; les variations de l’humeur sont hors de proportion ou indépendantes des événements vécus).
 
Mais les jurés n’avaient ni oublié ni pardonné la femme brutale qu’ils avaient appris à connaître durant le procès. Dans un verdict unanime, ils recommandèrent au juge Blount de la condamner à la peine capitale. Ce qu’il fit le 31 janvier.
 
Aileen Wuornos ne fut plus jugée dans d’autres procès.
 
Le 31 mars 1992, elle plaida coupable pour les meurtres de Dick Humphreys, Troy Burress et David Spears, expliquant qu’elle voulait "être en règle avec Dieu".
 
Lors d’une déclaration décousue à la cour, elle affirma : "Je voulais vous expliquer que Richard Mallory m’a bien violée, brutalement, comme je vous l’avais dit. Mais pas les autres. Ils ont seulement commencé à le faire". Elle termina son monologue en se tournant vers le procureur Rick Ridgeway et, sifflante, ajouta : "J’espère que votre femme et vos enfants seront violés !".
 
Le 15 mai 1992, le juge Thomas Sawaya la condamna trois fois à la perpétuité.
 
En juin 1992, elle plaida coupable du meurtre de Charles Carskaddon et en novembre, elle reçut sa 4ème condamnation à mort.
 
Début février 1993, elle fut condamnée à mort après avoir plaidé coupable du meurtre de Walter Gino Antonio.
 
Elle ne fut jamais inculpée du meurtre de Peter Siems car son corps n’a jamais été retrouvé.
 
En novembre 1992, on pensa que Wuornos pourrait obtenir un nouveau procès pour le meurtre de Richard Mallory grâce à l’émission de télévision "Dateline NBC". Les avocats de Wuornos pensèrent que les jurés auraient peut-être vu l’affaire sous un jour différent s’ils avaient eu connaissance de tous les faits. Mais la justice n’accorda aucun nouveau jugement à Aileen Wuornos et la Cour Suprême de Floride réaffirma ses six condamnations à mort.Michele Gillen n’appuya pas les avocats de Wuornos dans leur volonté de faire appel, mais critiqua le manque de professionnalisme des autorités locales : "C’est une malade dangereuse qui a bien tué ces hommes. Mais ce n’est pas une raison pour l’état de se dire ‘Elle a avoué avoir tué ces hommes, nous n’avons donc pas à faire notre travail’."
 
Wuornos décida peu après d’accepter son sort. "Je suis une personne qui hait réellement la vie humaine et qui tuerait de nouveau", écrivit-elle dans une lettre à la Cour Suprême de Floride, dans laquelle elle accepta, en avril 1993, de licencier ses avocats et de ne plus faire aucun appel. Le Sénateur Jeb Bush annula un ajournement de la sentence en octobre 2002, après que trois psychiatres qui avaient interviewé Wuornos aient conclu qu’elle comprenait qu’elle allait mourir et pourquoi elle allait être exécutée. Wuornos donna sa dernière entrevue filmée quelques jours avant son exécution, à un producteur britannique nommé Nick Broomfield, qui avait réalisé un documentaire à son sujet en 1993. Elle partit, folle de rage, après une demi-heure de discussion. Le jour de l’exécution de Wuornos, Broomfield affirma : "Aujourd’hui nous exécutons quelqu’un de fou. Cette personne a complètement perdu l’esprit".Le procureur de la Floride, John Tanner, qui avait vu des psychiatres l’interroger durant une demi-heure, expliqua quant à lui qu’elle était consciente et lucide : "Elle savait exactement ce qu’elle faisait".
 
Aileen Wuornos fut exécutée par injection mortelle le 9 octobre 2002 à la prison d’état de Starke, en Floride, plus de dix ans après avoir commis ses meurtres. Ses dernières paroles furent : "Je voudrais juste dire que je navigue avec le Roc (Jésus) et que je reviendrai comme le Jour de l’Indépendance avec Jésus, le 6 juin, comme dans le film, grande maternité et tout".
 
Motivations
 
Selon Sue Russel, l’auteur du livre "Lethal Intent", six des sept meurtres qu’a commis Wuornos correspondent à des dates durant lesquels elle avait des problèmes relationnels avec Tyria Moore et avait peur de la perdre. Cette peur aurait pu être le "déclencheur" qui la conduisait à tuer et à voler, ce que l’on appelle le "facteur précipitant".Dans l’esprit de Wuornos, pour garder Tyria Moore, elle avait besoin d’argent. La sœur de Tyria a vécu avec les deux femmes durant trois semaines, une période pendant laquelle Wuornos a tué trois hommes. Les deux sœurs étaient très proches et Wuornos était désorientée, terrifiée à l’idée que, lorsque sa sœur repartirait dans l’Ohio, Tyria la suivrait.Il ne semble pas qu’Aileen Wuornos ait éprouvé un plaisir sexuel à tuer des hommes - comme le font nombre de tueurs en série masculins - mais ses crimes avaient une composante sexuelle évidente, une composante d’humiliation sexuelle.Plusieurs victimes ont été trouvées nues et il est probable que Wuornos les forçait à se déshabiller devant elle.
 
En prison, Wuornos se révéla désagréable, sans aucun remord, exigeante et avide d’argent. Elle voulait être payée pour donner des interviews et collectionnait toutes les coupures de presse à son sujet. Elle rabrouait durement les gardiens de prison qui ne lui montraient pas, selon elle, la considération qu’elle méritait : "Vous ne savez pas qui je suis ? Je suis Aileen Wuornos, de la télévision".
 
Les liens vidéo
 
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20 octobre 2007 6 20 /10 /octobre /2007 08:35
Genene-Jones.jpg
Nom Genene Jones
Surnom : L’ange de la mort
Née le : 13.07.1950
Morte le : Encore en vie
Tueur en série Américaine
 
 
PREAMBULE
 
Surnommée «L’infirmière diabolique», elle a travaillé dans plusieurs services de pédiatrie au Texas dans les années1980. On pense qu’elle a tué entre 11 et 46 enfants en leur administrant des doses mortelles de différentes substances entre 1981 et 1982. En 1985, elle est condamnée à 99 ans de prison pour la mort d’un enfant et à 60 ans de prison pour une tentative d’empoisonnement sur un autre. Il n’a jamais pu être prouvé de liens certains avec Genene Jones pour les autres enfants décédés
 
L’enfance et l’adolescence de Genene Jones
 
Genene Jones est une enfant abandonnée et adoptée par la famille Jones, qui, a déjà, lors de son intégration dans sa famille, 3 autres enfants adoptés.
Elle vécut près de San Antonio son enfance, dans une maison de deux étages.
Son père adoptif était chef d’entreprise (secteur divertissement) et exploitait notamment des boites de nuit. Dick, le père adoptif fit néanmoins faillite et dut trouver un autre travail.
 
1960 : A l’age de 10 ans, Genene a vu son père se faire arrêter pour vol ; avec effraction d’un coffre fort. 1500$ et des bijoux avaient été volés. Dick ayant laissé des traces, a vite été arrêté. Il déclara alors qu’il s’agissait d’une blague et les accusations portées contre lui furent abandonnées.
 
Durant toute son enfance, Genene est reconnue comme déjà grande manipulatrice. Elle n’a qu’une idée en tête, trouver tout moyen (y compris celui de faire semblant d’être malade) pour que les gens s’occupent d’elle.
 
Lors de sa phase pré-pubère, elle s’est fortement rapprochée de son frère aîné,Travis et ensemble ils allaient souvent dans la boutique de leur père.
 
1964 : Un jour, alors que Genene a 14 ans, son frère se tue en faisant exploser une bombe artisanale qui lui défigure le visage. Lors des funérailles de son frère (qui avait 16 ans) Genene s’évanouit après avoir hurlé.
 
Ses années de lycée
 
1967 : Pendant ses années de lycée, son père est tombé gravement malade, et une maladie en phase terminale fut diagnostiquée. Il refusa le traitement qu’on lui proposa et mourut juste après noël .
Sa mère Gladys, sombra dans l’alcool.
 
Son évolution psychologique
 
Pour soulager sa peine, elle chercha à se marier très vite, et contre l’avis de sa mère (devenue alcoolique) , elle abandonna ses études et se maria avec James Harvey Jr. DeLany.
 
7 mois après leur mariage, son mari fut enrôlé dans la marine, et Genene devint rapidement la maîtresse de nombreux hommes.
 
Certaines rumeurs prétendent même qu’elle aurait abusé d’un enfant.
 
Sa mère Gladys, devenue à charge, lui suggéra de devenir autonome financièrement et Genene se retrouva employée dans un salon de beauté.
 
Vers 1972, elle divorce d’avec son mari. Elle aura deux enfants avec lui. Peu de temps après, son autre frère aîné décède d’un cancer.
 
Son envie de devenir infirmière date de cette époque.
 
Elle trouve son premier emploi à l’Hôpital San Antonio's Methodist Hospital où elle n’y reste que 8 mois avant d’être remerciée. On lui reproche alors des prises de décisions hors de son périmètre.
 
Elle est alors embauchée après un autre échec, dans le service de soins intensifs pédiatriques section de Bexar County Hospital Medical Center.à Kerrville.
 
Il est vite apparu que Genene avait un fort besoin de se sentir nécessaire et se rendit rapidement indispensable. Elle prit la responsabilité avec l’appui de son chef, de l’unité des soins pédiatrique.
 
Des enfants décédèrent pendant cette période, mais rien d’anormal contre elle ne fut constaté à part un comportement avec ses collègues très déplaisant. Elle s’est mise, après avoir été nommée à la tête du service à devenir vulgaire et à mettre en avant ses prouesses sexuelles.
 
1980 : Arrive à la tête de l’hôpital un nouveau directeur , le Dr James Robotham. Son mode de management , proche de l’absence de management implique que les gens de son service avaient entière responsabilité de leur décision. Cela développa le sentiment de puissance chez Genene Jones.
 
Durant cette période, elle allait fréquemment au dispensaire se plaindre de menus maux. C’est ainsi qu’on décela par la suite le syndrome de Münchhausen, maladie qui pousse les gens à attirer l’attention à eux à tout prix.
 
Année 1981 : Genene demande à obtenir des formations médicales sur les injections de produits par intraveineuse. Ses collègues sont stupéfaits de sa soif de connaissances.
 
Il est vite apparu cependant que des enfants mourraient lorsque Genene était présente et beaucoup moins lorsqu’elle était en déplacement. Par ailleurs, ils s’aperçurent que plus elle était proche des enfants, plus ces derniers mourraient.
 
Peu de temps après, Madame Hollande, Directrice de l’Etablissement de pédiatrie trouve une bouteille de succinylcholine, puissant relaxant musculaire qui avait disparu quelques semaines plus tôt. Ce relaxant était perforé au goulot et elle s’aperçut que la bouteille avait été remplie d’une autre solution proche de la saline.(drogue dangereuse qui paralyse les gens, mais les laissent conscients).
 
En mars 1982, Genene Jones, suspectée, quitte sur demande de Madame Hollande ses fonctions à l’hôpital.
 
En février 1983 ; Un grand jury est nommé pour enquêter sur la mort suspecte de 47enfants,décédés alors que Genene Jones était infirmière. Un autre jury, a lui été nommé pour auditionner les enfants et le corps du dernier enfant décédé Clesea McClellan a été exhumé pour analyse. Il fut conclu après analyse que sa mort était très certainement due à une injection massive de myorelaxant.
 
L’enquête et La condamnation

genenejones.jpg
 
En 1985, elle est jugée pour deux crimes d’enfants prouvés. Elle a été condamnée à 99 ans de prison pour la mort de l’un d’entre eux et à 60 ans de réclusion pour la tentative d’empoisonnement sur l’autre.
 
La justice du Texas, lui offre la possibilité de demander tous les 3 ans, une audience en vue d’obtenir une libération conditionnelle, ce qu’elle fait tous les 3 ans.En octobre 2005, et pour la sixième fois, elle demande sa liberté conditionnelle. Cette dernière lui est de nouveau refusée.
 
Mais quoiqu’il advienne, elle sera, ibérée sur parole le 17 Octobre 2017, selon la loi du Texas.
 
A cette date, Genene Jones aura effectué 33 années de prison et aura 67 ans.
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12 octobre 2007 5 12 /10 /octobre /2007 18:53
maryanncotton.jpg
Nom MARY ANN COTTON
Née le : octobre 1832 à Low Moorsley (petit village britannique)
Morte le : 24 mars 1873 par pendaison (51 ans)
Tueuse en série Britannique
 
PREAMBULE
 
Pendue à Durham en 1873 pour avoir "éliminé" à l'arsenic en vingt ans 21 victimes, la plupart parents, enfants et proches de ses trois maris successifs.
 
Son enfance et son adolescence
 
Son père, Mickaël, était un homme très religieux et a été très actif dans la chorale de l’église méthodiste. Il travaillait dans les mines, et avait tout juste de quoi nourrir sa famille.
Il s’est marié très jeune avec la mère de Mary Ann, (ils avaient tous deux moins de 20 ans à leur mariage).
 
Elle avait un frère cadet , Robert.
 
Son père était très dur quant au respect de la discipline et Mary Ann COTTON comme son frère craignait la violence de leur père.
 
A l’âge de 8 ans, elle déménage avec ses parents et s’installe dans la ville de MURTON. Elle eut beaucoup de mal à se faire de nouveaux amis dans l’école de cette petite ville.
 
A l’âge de 9 ans, elle perd son père brutalement décédé dans un accident de mines.
 
Elle vécut alors la peur d’être soit séparée de sa mère (la situation de veuve dans l’Angleterre du 19ème siècle était en effet très difficile pour la classe populaire) soit mise avec sa famille dans un « workhouse » .Elle en fit de très nombreux cauchemars.
 
A l’âge de 14 ans, elle assiste au remariage de sa mère. Elle ne s’entendra pas du tout avec son beau père qui le lui rend bien.
 
Elle cherche alors un moyen de quitter le domicile familial rapidement.
A l’âge de 16 ans, elle devient Nurse et s’installe dans la maison des Potter dans un village au sud d’Hetton.
 
Elle y reste 3 ans et revient s’installer dans la maison de sa mère et effectue le métier de couturière. C’est à cette époque qu’elle rencontra William Mowbray.
 
Son parcours meurtrier
 
1852 : A 20 ans , elle se marie avec lui. Ils s’installent dans la ville de Plimouth (Devon). Le couple a 6 enfants.
4 d’entre eux mourront d’une fièvre gastrique après s’être plaint de fortes douleurs d’estomac.
 
Ils déménagent de nouveau et s’installent dans le nord est de l’Angleterre. Elle a de nouveau 3 enfants qui mourront de la même fièvre.
 
Juin 1865 : A force de travail, William, son mari, devient chef d’équipe sur un bateau à vapeur. Il meurt sur son bateau, suite à des troubles intestinaux en juin 1865. Elle a alors 23 ans. Comme William avait une assurance vie, Mary Ann toucha pour son décès la somme de 35£.
 
Elle déménage de nouveau et s’installe à County Durham. Elle y rencontre un homme marié (Joseph Nattrass) avec lequel elle a une relation. Durant cette époque, sa fille de 3 ans et demi décède. Il ne lui reste plus qu’un seul enfant sur les 9 dont elle a accouchée.
 
Elle retourne très vite s’installer à Sunderland et trouve un emploi d’infirmière dans un établissement chargé de guérir par cure, les fièvres contagieuses. Sa dernière fille en vie, Isabella, est envoyée en pension chez sa grand-mère.
 
Août 1865 Dans cet établissement, elle rencontre un ingénieur. Ils se marient en août 1865 . Son premier mari Willilam est tout juste mort depuis deux mois…
 
Octobre 1866 : Cependant, son second mari, George WARD décède en octobre 1866 très soudainement de forts problèmes intestinaux. Ses médecins conscients de sa grave maladie sont tout de même forts étonnés de son décès subit. Elle a alors 34 ans.
 
Là encore, Mary Ann Cotton touchera une prime liée à l’assurance vie que son mari avait souscrite.
 
Novembre 1866 : Elle est alors engagée comme femme de ménage par James ROBINSON (constructeur de bateaux). La femme de ce dernier vient de décéder, et il ne peut, seul, assurer, l’entretien de sa maison.
 
Décembre 1866 : Décès subit du bébé de James ROBINSON de fièvres gastriques. Il cherche consolation auprès de Mary ANN. Elle tombe enceinte en janvier 1867.Elle rend visite à sa mère (54ans) malade,
 
Avril-Juin 1867 : Après une nouvelle visite de Mary Ann, sa mère , décède rapidement des suites de fortes fièvres gastriques. Sa fille Isabelle, mis en pension, chez sa mère, décèdera aussi de fortes fièvres gastriques ainsi que deux autres de enfants de James Robinson.
 
Octobre 1867 : James Robinson très fragilisé épouse Mary Ann Cotton.
 
Novembre 1867- Mars 1868 : Elle accouche de Mary Isabella qui décèdera de symptômes désormais connus en Mars 1868
 
Mais James devient suspicieux lorsqu’il s’aperçoit que Mary Ann le presse de prendre une assurance vie, et qu’il découvre qu’elle a une dette de jeu de près de 65£. Il découvre à ce même moment qu’elle a dérobé 50£ du ménage qu’elle était censée porter à la banque. La goutte d’eau : Il apprend qu’elle a même forcé ses propres enfants à mettre les valeurs de la maison en gage à son nom.
 
Il la met à la porte. Elle traîne alors dans les rues. Son amie Margaret Cotton décide alors de lui faire rencontrer son frère, Frédérick., récemment veuf, qui vit à Walbottle et qui a déjà perdu deux de ses quatre enfants. C’est Margaret, sa sœur, qui s’est substituée à la mère décédée et qui élève les deux enfants restants.
 
Mars 1970 : Margaret meurt subitement de fortes fièvres gastriques.
 
Mary Ann console le pauvre Frédérick et tombe enceinte de son 11eme enfant. Robert naitra début 1871.
 
Septembre 1870 : Frédérick et Mary Ann se marient. Peu de temps après, elle retrouve son ancien amant Joseph Nattrass (qu’elle n’a pas revu depuis 5 ans), reprend la relation qu’elle avait eu avec lui, et arrive même à persuader sa famille de s’installer dans un village porche du sien à l’ouest d’Auckland.
 
 
Décembre 1870 : Frédérick décède de fortes fièvres gastriques. Elle touche encore de l’assurance vie.
Joseph Nattrass prend la place encore chaude de Frédérick et s’installe avec Mary Ann. Elle prend un emploi de nurse chez un agent de police, devient très vite sa maîtresse et tombe enceinte de son douzième enfant.
 
1872 : Frédérick Junior, décède de fortes fièvres gastriques. Le plus petit Robert décède dans la foulée. Nattrass meurt aussi de fièvres gastriques après avoir modifié son assurance vie en faveur de Mary Ann.
 
Fin 1872 : Thomas RIPLEY, paroissien vint trouver Mary Ann, lorsqu’il apprend l’envie de Charles, fils de Mary Ann, d’aller dans une workhouse. Elle lui réplique qu’il lui ait très difficile de se séparer de son dernier enfant restant, et que de surcroît, malade, il ne pourraît être de quelconque utilité.
Très étonné, Thomas RIPLEY lui répond qu’il le trouve au contraire en excellente santé. C’est ainsi que 5 jours plus tard, lorsqu’il apprend le décès de Charles, il va trouver la police et arrive à convaincre de ne pas rédiger le certificat de décès avant qu’une enquête ne soit menée.
 
Enquête et Condamnation
 
En allant chercher le certificat de décès, elle apprit qu’une enquête était en cours aux fins de vérifier les causes de la mort de Charles. Elle indiqua alors que pour soigner son fils, elle avait utilisé de l’arrowroot (plante) pour soulager sa maladie et indiqué que Riley avait porté contre elle de fausses accusations , vexé d’avoir vu ses avances repoussées.
 
La presse locale s’empara de l’affaire et découvrit rapidement que partout où avait vécu Mary Ann, ses proches et enfants étaient tous décédés de la même maladie..
 
Puis, le coup fatal fut porté par le médecin légiste qui après avoir étudié les échantillons prélevés sur Charles découvrit des traces d’arsenic.
 
La police arrêta Mary Ann à son domicile.
Mary Ann fut jugé pour le meurtre de Charles, et le jury après avoir délibéré 50 minutes la déclara coupable.
 
Elle est pendue au Comté de Durham le 24 Mars 1873.
 
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29 août 2007 3 29 /08 /août /2007 17:41
AMELIA-DYER.jpg
Nom Amelia DYER
Surnom : La fermière de Bébés
Née le : 1849
Morte le : 10.06.1896 (exécutée)
Tueuse en série Britannique
 
PREAMBULE
 
Amelia Elizabeth Dyer est sans doute la plus célèbre des "fermières de bébés".
Etre fermière de bébés à l’époque Victorienne (où avortement et enfant illégitime étaient interdits) revenait à s’occuper moyennant finances de bébés dits illégitimes dans l’attente de leur trouver des parents adoptifs (là encore moyennant finances).
 
Les victimes
 
7 bébés ont retrouvés dans la Tamise entre mars 1895 et avril 1896. Je n’ai pu retrouvé que les noms de 3 d’entre eux.
 
1895
 
Elle s’installe à Reading (65Kms de Londres) . Elle passe des annonces dans les journaux en proposant de s’occuper de bébés.
30 Mars 1895
Héléna FRY
15 mois. retrouvée flottant dans la Tamise par un conducteur de péniche. Le corps était enveloppé dans du papier brun dont l’adresse d’ Amélia DYER était inscrite..
10 Avril 1896
Doris MARMON
4 mois . Le bébé lui avait été confié en échanges de 10£.Retrouvée dans la tamise enveloppée dans un tapis avec Harry SIMMONS. Elle a été étranglée.
10 Avril 1896
Harry SIMMONS
1an. Retrouvée dans la tamise enveloppé dans un tapis avec Doris MARMON. Il a été étranglé.
 
On pourrait lui attribuer très probablement beaucoup plus de victimes car elle a officié comme « fermière de bébés » pendant près de 20 ans.
 
L’enquête
 
De mars 1895 au 04 avril 1896, date de son arrestation, la police a cherché à la localiser, ce qui fut compliqué, car elle changeait fréquemment d’adresse et de noms.
 
Elle avoua les 7 crimes de bébés retrouvés, et tenta par deux fois de se suicider au commissariat où elle était interrogée.
 
Elle fut jugée en deux jours (21-22 mai 1896).
 
Elle fut condamnée à la peine capitale par le juge Hawkins. Elle ne fit pas appel de la décision.
 
Elle fut exécutée le 10 Juin 1896.
 
Le plus
 
Pendant son petit mois d’attente d’exécution, elle a écrit près de 5 cahiers constituant son unique confession. Elle les remit au prêtre avant d’être exécutée.
 
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11 juillet 2007 3 11 /07 /juillet /2007 12:15
LA-JEGADO.jpg
Nom Hélène JEGADO
Surnom : L’EMPOISONNEUSE BRETONNE »
Née le : 17.06.1803 à Kerordevin à Plouhinec, près de Lorient (Bretagne).
Morte le : 26 Février 1852 (Guillotinée)
Tueuse en série Française
 
PREAMBULE
 
Légendaire empoisonneuse bretonne. Devenue depuis lors un mythe. Des chants bretons relatent d’ailleurs sont histoire.
 
Les méfais d’Hélène JEGADO surpassent ceux attribués à Marie BESNARD pourtant surnommée « la reine des empoisonneuses »
 
 
Les liens vidéo
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La vie familiale de Hélène JEGADO
 
Parents
Hélène JEGADO est orpheline. Elle a été recueillie par un curé
Vie professionnelle
Placée très jeune comme domestique.
Vie amoureuse
Elle perd l’homme qu’elle aime très jeune dans un accident de voiture
 
La femme
 
Elle est décrite comme caractérielle, ivrognesse, malpropre et chapardeuse. Cependant sa bigoterie, son dévouement auprès des mourants et l'ignorance des médecins locaux face aux symptômes de l'empoisonnement par l'arsenic suffisent, semble-t-il, à lui assurer l'impunité.
 
 
Les victimes
 
1833
Elle est engagée par le vicaire de Guern . 7 personnes trouveront la mort pendant son service. Elle est accusée de mauvais sort.
1834-1841
Elle travaille dans 6 villes différentes (Bubry, Auray, Locminé, Pontivy, Hennebont, Lorient). 40 personnes trouveront la mort pendant ce parcours.
1841
Elle est à Rennes. Engagée à l’hôtel du Bout du Monde, Place St Michel.
Là encore , une femme de chambre est retrouvée empoisonnée.
De 1841 à 1849
A partir de 1841, elle se calme pour quelques années et se contente de vols
1850
Elle arrive à Rennes et entre au service de M. Théophile Bidard de La Noe, avocat et professeur de droit. (futur député maire de Rennes) .Rose Tessier, sa femme de chambre meurt peu de temps après l’arrivée de la nouvelle servante. Françoise Huriaux qui la remplace, reste très peu de temps à son service car elle tombe soudainement malade. Rosalie Sarrazin qui succède, décède peu après son arrivée.
 
Helena Jegado est indifférente à l'âge de ses victimes. Ainsi seront entre autres empoisonnés en 1841 : Emile Jouanno, 14 ans, Marie Breger, 2 ans et demi, puis beaucoup plus tard à Rennes, Albert Rabot, 9 ans, et Joseph Ozanne, 5 ans
 
Méthode
 
Sa méthode était simple : cuisinière dans les presbytères et les maisons bourgeoises, elle ajoutait de la « poudre blanche » dans la soupe. Autrement dit, l'arsenic sous la forme de "mort-aux-rats". Cet empoisonnement entraînait des vomissements et une mort rapide par étouffement.
 
Comment a-t-elle pu opérer durant toutes ces années sans que personne ne fasse le lien entre tous ces morts ? Pierre Mathiote pense en connaître les raisons : « C’était sans doute quelqu’un d’assez intelligent, elle a attendu pour commettre ses premiers crimes l’année même où le choléra a fait des ravages, ce qui a ainsi pu empêcher les médecins de conclure tout de suite à un empoisonnement à l’arsenic, car les symptômes sont les mêmes. De plus, La Jégado a été protégée par le fait que les notables de l’époque ne s’intéressaient pas au sort des petites gens »
 
En effet, lorsque La Jégado" arrive au presbytère de Guern, quatre personnes y habitent ; quatre mois plus tard, elle est la seule rescapée et fait figure d'héroïne! Les autorités soupçonnent une épidémie de choléra!
 
L’enquête
 
Les trois dernières victimes (en 1850) d’Hélène JEGADO sont trop suspectes pour M. Bidaddelarbe, avocat et professeur de droit (patron desdites victimes).
Une autopsie sera pratiquée. De l’arsenic en forte teneur sera retrouvé.
 
Le procès s'ouvre devant la Cour d'assises d'Ille-et-Vilaine le 6 décembre 1851 et termine par la condamnation à mort le 14 décembre. Le discours final de Me Magloire Dorange, jeune avocat de 24 ans chargé de la défense, est un plaidoyer passionnant contre la peine de mort. (Sa plaidoirie peut être lue à la fin du livre de Peter Meazey (référence infra).
 
Mais, les circonstances politiques après le coup d'état de Napoléon III, le 2 décembre, ont fait que le cas a reçu peu d'attention dans les journaux au niveau national.
 
Par ailleurs, il est à noter que le député Jean-Baptiste Baudin, médecin spécialisé dans les maladies de l'estomac, était cité à comparaître pour la défense mais a trouvé la mort sur les barricades du faubourg St-Antoine le 3 décembre.
 
La condamnation
 
Son procès s’ouvre fin 1851, Son acte d'accusation comporte 3 meurtres et trois tentatives, ainsi que 11 comptes de vol domestique.
 
Elle est suspectée de plus de 36 meurtres supplémentaires mais faute de preuves ; elle ne sera pas jugée pour ces derniers.
 
On la suspecte notamment d’avoir tué Marie Bréger au Château de Soye (Ploemeur) en mai 1841.
 
Elle n’avoue rien, son avocat plaide la folie. Elle est déclarée coupable et condamnée à mort, sa grâce est rejetée.
 
Elle est exécutée sur le champ de mars de Rennes le 26 Février 1852.
Alors qu’Hélène Jégado monte à la guillotine, elle avoue que ses crimes sont plus nombreux que ceux découvert et qu’elle avait été initié par une femme de Guern, au secret de l’arsenic.
 
 
Archives du Procès

 Se trouvent aux archives d’Ille-et-Vilaine. Toutes les minutes du procès sont consignées à la plume, soit plusieurs centaines de pièces à explorer. Un fait rare pour l’époque.
Lecture et chants
 
Les écrits
 
1/ « La Jégado » est le sujet d'une feuille volante en français (Complainte d'Épinal), d'un fascicule illustré de 32 pages dans la série Causes célèbres de tous les peuples d'A. Fouquier (vers 1865).
 
Causes célèbres de tous les peuples est une série de fascicules d’Armand Fouquier qui est une source inestimable pour tous les grands crimes de son époque et bien avant. On y trouve Marie Lafarge, Charles de Choiseul-Praslin, les chauffeurs d’Orgères, Hélène Jégado, mais aussi les quatre sergents de La Rochelle et les assassins d'Henri IV, raconté dans un style vivant avec une abondance de détails. Les textes sont illustrés de nombreuses gravures.
Huit volumes, imprimés à Paris entre 1858 et 1867, sont disponibles sur Gallica . La série complète compte quatre-vingt-cinq livraisons regroupées en neuf tomes.
 
2/ La Jegado, Histoire de la célèbre empoisonneuse, Peter Meazey (Editions de la Plomée, Guingamp, 1999 et format poche Astoure 2006).
 
3/ Hélène Jegado, l'empoisonneuse bretonne, Pierre Bouchardon (Albin Miche4 Paris, 1937).
 
Le visuel
 
Un épisode de la série En votre âme et conscience est consacré au cas d'Hélène Jégado en janvier 1967.
 
Le chant
 
 « La Jégado » est aussi le sujet d'une complainte en langue bretonne de Jafferedo imprimé à Hennebont (1900).) Cette chanson sur feuille volante, signée de P.-M. Jafferedo et imprimée chez Normand à Hennebont, est datée d'août 1900. Elle raconte, en 57 quatrains et en un breton populaire, la vie de l'empoisonneuse Helena Jegado.
 
La chanson suit, à quelques inversions près, la chronologie des faits. P.-M. Jaffredo ne fait pas partie des compositeurs majeurs de feuilles volantes en Pays vannerais. L'écart de cinquante ans avec les événements pourrait indiquer que l'auteur n'a fait que mettre en rimes un récit populaire déjà ancien ou fait imprimer ou réimprimer une chanson restée très populaire.
Guerzen buhe H. Jegadeu
Portrait chanté d'une serial " killerez
"
Cheleuet-hui Coh a Youang
En histoer man d'oh e laran
Seauet diar Hélène Jégadeu
E buhé a zou lan a Grimeu
E Plouhinec escopty Guéned
Elarèr è ma bet Gannet
Dessauet è bet è Canton Porh-loèis
Cheleuet Breman peh è dès Groeit
E Guern, Pondy, ag èn Alré
Pluneret, Bubry, a Locgonneh
E Planvour, en Oriant, Guèned
E Roènne è ma bet areested
E Sèglien guet er person Conan
E ma bet matieh de gentan
Deu pè tri mis inou è ma bet
Mès a nehi nou Bligen Quet
E guern è ty en eutru Drogeu
E dès Comancet è oevreu
Durand tri blai è ma bet
èl ur Santès èr Vorh Caret
èn durand er puar Blai arlerh
nezè e zou bet passet treu Goueh
eih a dud e zou bet
drè z'hi èr Vorhampouisonnet
d'oh è hoer è Quemer Jalousie
hi en dès reit un drame dehi
goudè è soufranceu calet
è inean coer è dès rantet
arlehnezè moès en Drogeu
e zou bet pèl èClinhuèdeu
hi e zou marhue ar hè Gulè
èn Enquin Vras ag èn driste
en dè ma hoè madame Drogeu
ar è marhuè scan ar en treteu
Hèlene e yè hoah d'en ilis
De receu douè a d'en ofice
Goud è juste d'en eilved dè
E Croguas en tan èr Gulè
Quenaveit d'en dud devoè secouret
Er presbotoèr e hoè losquet
Nezè è hoè Kervinieu
E arangein er Gulieu
Ean en dès Cavet Cuhet Goudè
Ur podad lezeu er Gulè
Guet Hèlene ean e houlennas
Petra Senefi er lezeu Glas
Henneh e zou ur podad lezeu
E hoè è soignein moès en Drogeu
Taulet ean ar en deilleg
AGolleit ean Guet un dra benac
Kervinieu èr Hourt è sortias
Ar en deilleg ean en taulas
Er hah goudè en dès lipet
Quènteh ar lerh en dès crevet
Hi e laras de Kervinieu
Pas laret d'en eutru Drogeu
Ur Bonfam hanhuet er Maulguen
E hoè è Chom ar Hènt Quelven
E zè liès de dy er person
Aveit cavouèt en alèzon
Hi e glasque ehuè lezeu
De remedein peb sort Drougeu
Hèlene un dè e laras dehi
Me yei d'ou Cuellet dou ty
Nezè azè er Verh Hèlene
Devoè lairèt arsenic, a butun-Guen
Er Maulguen, e zou bet Cavet
En e Gulè goudè marhuet
Quènteh è Chomas Clan Deu
Kervinieu ag en Drogeu
Puar mis goudè è oè cavet
Kervinieu d'oh ur huen Crouget
Ur lingeris e zou marhuet
En dizanspoèr ampouisonnet
En eutru Drogeu en dès bet
Durand seih mis drougeu calet
Hie rè d'en dud de yvet
Ur lezenn keguit hanhuet
Hi er passè, èn hou torchon Guen
De zivir èn hur soupierenn
Marhuet è en eutru Drogeu
Ar hè hulè è soufranceu
Ean è ezou en eihved
E Parès Guern ampouisonnet
En eutru Galzain a Bondy
E ras dehon en autopsie
E Gorve a pen dè bet diguoret
Tachadeu Guerh Glas en dès Cavet
Goudè ma hoè en or Chairet
Borh Guernnezè è dès quitet
Agè ma hoeit e fantazi
D'er presbitoer de Vorh Bubry
En durand deu Vlai è ma bet
Cuisineris è ty auffrete
Tri e zou marhue ampouisonnet
Er person auffrete zou er huarved
Goudè hi e sauvas er person
A force gober dehon bouillon
Bamdè ètal Croès en Mission
Ag èn ilis èn devotion
Deu mèdicinour a bondy
E laras dehon dihoal d'oh thi
Mès er person ne gredè quet
E devehai bet hou zrompet.
Goudè meè dehoè quiteit Bubry
Ean e gavas Cuhet èn e dy
Un podad onguent Melin Glas
Ag e oè un ampouison bras
En Oriant è ma hoah bet
Guet rè Dupuy-de Lôme hanhuet
Henneh e oè un oficour
N'hur batiment Vras ar er mour
 E Planvour è ma hoah bet
Azè ê dès bet hoah manquet
Ur Belg hanhuet Julè
E oè è Planvour nezè Curè 
Hineah en dès bet manquet
A Vout drè z'hi ampouisonnet
Ean en dès liès soufret Goudè
Bed c fin a hè Vuhè
E locgoneh è ma hoah bet
E puar zy hè dès cherviget
De guetan èn un davarn cafè
Zou è Placen en marhalè
Er vestrès inou è dès soignet
Puar dè goudè è dès Marhuet
Dè marhue Madame Lorey
Hè zy quênteh é dès quiteit
Nezè è ma oeit ar hènt neigne
Hanhuet èr Vro fameille toursaint
En mestre ag en ty ag er factrice
Zou Chomet Clan èn ur stad triste
Merhiet Toursaint eg Eveneu
E zou marhue guet Droug Boelleu
E fameille rè er Bochèr
Zou marhue hoah èn disanspoer
Goudè d'en dud hi è larè
Partout er Marhuè è hèlhiè
Locgonneh nezè è dés quitet
Er houvand èn alrè è ma bet
Azè è Commancas de lairet
Trouhein dilhat pensionèred
Ag en treu sè p'ou dès gouyet
Er mez aben è ma laquet
Ne houyè quin penaus gobèr
Hi Comance troein è kèr
En un ty è rue er hastel
Guet rè hanhuet hètel
Re Hètel èr moez è laquas
E leh eral hi nehuin blacas
Hi e gavas leh èn ou ty
Anna corvec zou è hanhue hi
Soubèn dehi è dès cherviget
Hi en dès bet ur marhue calet
Nezè en alre è dès quitet
Ag è ma hoeit de Bluneret
E Pluneret è ty er fur
E ma hoah bet a dra sur
Unan è dès ampouisonnet
Quênteh arlerh e dès hum sauvet
Er guèr a Huèned è ma bet
Guet rè er joubioux hanhuet
Azè hi e lairè hileih a dreu
 
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Published by Véronique RULLPERR - dans FEMMES SERIAL KILLERS
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