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2 avril 2009 4 02 /04 /avril /2009 11:35

  

L'ADN A PARLE : COMMENT PEUT ON PERDRE DES ANNEES PASSEES SUR UNE ENQUETE ORIENTEE SUR UNE ERREUR ?

 

PREAMBULE D'UNE HISTOIRE INVRAISEMBABLE 

« L'affaire dite du Fantôme d'Heilbronn est non élucidée à ce jour et est considérée comme étant "la plus grande énigme criminelle de ce siècle". Elle s'étale à présent sur une période de 15 longues années. Le premier meurtre connu date de l'année 1993 et les derniers des années 2007 et 2008. 

L'identification et l'arrestation du Fantôme d'Heilbronn mobilisent à plein temps plus de 100 policiers en Allemagne et autant en Autriche. Plus de 1400 pistes différentes ont été suivies, plus de 2000 vérifications d'ADN ont été pratiquées, sans résultats probants à ce jour.On lui attribue à ce jour 6 victimes potentielles. »

 

Dernière Minute Mars 2009 La vérité éclate ! 

La tueuse "fantôme" soupçonnée de dizaines de crimes en Allemagne n'a jamais existé: l'ADN relevé était celui d'une employée de l'entreprise qui fournissait le matériel médical à la police! 

Le parquet d'Heilbronn (sud-ouest de l'Allemagne) a confirmé qu'une mystérieuse tueuse en série traquée depuis 16 ans baptisée le "fantôme" n'avait jamais existé et que les bâtonnets de prélèvement sur lesquels avait été trouvé son ADN étaient "contaminés". Le parquet a précisé dans son communiqué que l'ADN appartenait en fait "à une salariée d'une entreprise du sud de l'Allemagne". Il a ainsi implicitement confirmé les informations publiées mercredi par le site internet de l'hebdomadaire Der Spiegel, qui affirmait qu'il s'agissait d'une salariée d'une entreprise de matériel médical fournissant la police. 

Une fausse piste pendant des années ++>  

Par ailleurs, "l'institut de médecine légale de Homburg (Sarre, ouest du pays) a réalisé des tests démontrant que des bâtonnets non utilisés portaient l'ADN d'UWP (acronyme "officiel" du "fantôme", pour "Personne de sexe féminin inconnue")", ajoute le communiqué. 

La trace d'ADN féminin à l'origine des spéculations sur l'existence de cette "serial killeuse" avait été retrouvée sur les lieux du meurtre d'une policière de 22 ans, abattue d'une balle en pleine tête le 25 avril 2007 à Heilbronn, sans mobile apparent. Cet ADN avait également été mis en cause dans des dizaines d'autres crimes et délits en Allemagne, en France et en Autriche ces 16 dernières années.

La découverte de cette contamination qui a mis les enquêteurs sur une fausse piste pendant des mois "ne remet pas en cause la valeur probante des tests ADN" dans leur ensemble, s'est défendu le parquet. 

Outre le meurtre de la policière d'Heilbronn qui avait particulièrement ému le pays, la tueuse "fantôme" était notamment soupçonnée d'avoir tué une retraitée de 62 ans en 1993 et un homme de 61 ans en 2001, dans le sud-ouest de l'Allemagne, des affaires non résolues à ce jour. 

Son "parcours", selon l'enquête, l'avait même menée en France: en 2004, le fameux ADN avait été repéré sur une arme factice utilisée lors d'un vol avec violence impliquant des Asiatiques à Arbois, dans le département du Jura. 

La thèse d'une contamination préalable des bâtonnets avec lesquels étaient effectués les relevés avait pris de la substance après un triple meurtre de concessionnaires automobiles géorgiens à Heppenheim (Hesse, centre du pays), auquel le "fantôme" ne pouvait pas être mêlé, d'après les constatations. 

Dans un article paru en mai 2008 (source l'Express), notre correspondante en Allemagne notait d'ailleurs "le parcours chaotique" de la tueuse, "dont le profil ne semble jamais vouloir se préciser": "les «pistes de travail» partent dans toutes les directions: la personne recherchée a consommé ou vendu de la drogue, a été en contact avec des Sinti ou des gens du voyage et, à plusieurs reprises, a trempé dans le commerce de voitures. Si elle n'a sans doute pas de domicile fixe -on a retrouvé son ADN sur des gâteaux secs dans une caravane où elle a dû passer la nuit- elle a plusieurs points d'attache, où elle revient régulièrement: Heilbronn, Fribourg et Linz, en Autriche. Par ailleurs, elle a su organiser la logistique nécessaire à certains de ses crimes ou délits. Elle n'est donc pas solitaire." C'était trop incroyable pour être vrai...

 

Retraçons l'histoire invraisemblable de cette erreur, qui a amené une enquête vieille de 15 ans à repartir à Zéro !

 Ses victimes

23.05.1993. Découverte du cadavre d'une retraitée Liselotte Schlenger de 62 ans étranglée à son domicile par un lien qui sert à lier les bouquets de fleurs, dans le village d'Idar-Oberstein (Rhénanie-Palatinat). On relève plusieurs traces d'ADN notamment sur une tasse à café appartenant à la vieille dame. L'analyse de la trace génétique par la police scientifique est formel: l'ADN appartient à une femme. . De l'argent a été volé au domicile de la retraitée.

de 1994 à 2000 Pas de meurtre connu durant cette longue période. La tueuse ne fait pas apparemment pas parler d'elle (du moins pas de crime connu ou de trace d'ADN trouvée). Les policiers pensent qu'elle a peut-être décidé de se mettre définitivement au vert, ou bien qu'elle a dû faire face à une ou plusieurs maternités, qu'elle est peut-être en prison ou tout simplement morte.

2001. A Fribourg (Bade-Wurtemberg), à 500 kilomètres du 1er crime connu, on découvre le cadavre d'un biffin Josef Walzenbach de 61 ans se disant "brocanteur", à son domicile. On l'a étranglé avec sa ceinture et on lui a défoncé le crâne pour l'achever avec une sauvagerie et une barbarie peu communes, dans la ville de Fribourg...et toujours le même ADN trouvé à plusieurs endroits de la pièce où a été commis le meurtre, notamment sur un tiroir. De l'argent a été volé au domicile du retraité.

jusqu'en avril 2007 on retrouve épisodiquement la trace d'ADN du Fantôme qu'on a relevé sur 30 lieux différents, en Allemagne en Autriche mais aussi en France dans le Jura lors de cambriolages de domiciles, de bureaux, d'établissements hôteliers ou de supermarchés, de caravanes, de cabanes de jardins-ouvriers, de braquages ou de vol de voitures.

Lors d'un règlement de compte entre gens du voyages de la même famille qui ont blessé gravement une personne. A Worms (Rhénanie-Palatinat), à l'occasion d'une violente dispute par balles entre deux frères, des Tsiganes Sinti, on relève également la trace génétique de la tueuse sans visage sur l'une des douilles de balles tirées

 

L'une de ces balles a en effet été manipulée en amont par la «personne recherchée de sexe féminin», comme l'appellent les enquêteurs dans leur jargon policier, mais la piste n'aboutit toujours pas: l'un des deux frères affirme que l'arme appartenait à son père décédé et l'autre se tait.

A Gerolstein (Rhénanie-Palatinat), en 2001,un gamin se blesse en marchant sur une seringue. Les parents en font analyser le contenu. Résultats: des restes d'héroïne et toujours la même signature.  Cela pourrait laisser penser que la tueuse serait une "junkie" prête à tout pour trouver sa dose...mais pour les enquêteurs rien dans cette affaire ne semble vraiment avéré, car la tueuse est d'une rare intelligence et semble bien capable de brouiller les pistes.

La tueuse traquée par la police allemande a, au moins une fois, séjourné en France. C'était en septembre 2004, à Arbois, dans le Jura. Elle pourrait alors avoir participé à l'agression d'un couple de commerçants ambulants.

 

L'homme et la femme sont séquestrés à leur domicile et dépouillés d'une somme de 3 000 euros en liquide, de bijoux et d'un lingot d'or. Quatre suspects sont interpellés par les gendarmes. Ceux-ci saisissent chez les victimes une arme factice, un pistolet à billes sur lequel ils relèvent une trace d'ADN. C'est celle de l'inconnue. Il n'est pourtant pas certain qu'elle ait été présente au moment du «saucissonnage» des commerçants. 

Lors du procès, devant la cour d'assises du Jura, elle n'est pas évoquée par les accusés. Et le pistolet à billes portant son ADN ne semble pas être en relation directe avec l'agression, qui a été commise à l'aide d'un revolver et d'un couteau. Un mystère de plus...

25 avril 2007 Sur un parking dans la ville d'Heilbronn (Bade-Wurtemberg) deux jeunes policiers en tenue qui déjeunaient tranquillement à l'ombre dans leur BMW sur une aire de stationnement entre deux missions ont reçu chacun une balle dans le crâne tirée par surprise et sans sommation.

C'est une exécution pure et simple qui remplit les policiers d'effroi. Michèle Kiesewetter une jeune policière de 22 ans décède sur le coup. Son collègue Martin A.(25ans) est évacué entre la vie et la mort. Il ne sortira du coma que trois semaines plus tard, mais ne gardera aucun souvenir de l'attaque dont lui et sa collègue décédée ont été victimes. Sur cette place très passante du centre de Heilbronn, 120.000 habitants, des témoins ont entendu deux coups de feu mais personne n'a rien vu. Depuis, les 2400 pistes explorées n'ont rien apporté de concluant.

La mystérieuse empreinte est cette fois découverte dans le véhicule des deux policiers. Alors que, tout près de là, se trouvait un campement de gens du voyage et que l'on montait les stands d'une fête foraine, personne n'a rien vu. Ou rien voulu voir.

En février 2008 Dans une rivière proche d'Heppenheim les hommes-grenouilles de la police criminelle repêchent les corps de 3 hommes de nationalité géorgienne venus en Allemagne acheter des Mercedes d'occasion tués pour deux d'entre eux d'une balle dans le crâne. Le troisième ayant été étouffé ou étranglé. La voiture du suspect n° 1 est passée au peigne fin: 80 signatures ADN y sont relevées... dont celle du fantôme d'Helbronn.

Enquête et condamnation

Un portrait robot a même été diffusé le 09 avril 2008 mais, les traits présentés semblent très masculins. Certains policiers croient à l'hypothèse d'un transexuel.

Son ADN a été retrouvé sur trente scènes de crime. En l'occurrence des traces de salive, de la sueur, des cheveux, des particules de peau. Le tout, prélevé dans un rayon de 400 kilomètres sur trente scènes de crime et lieux d'enquête en Allemagne, en Autriche et en France (pour l'une d'entre elles), appartient à une même personne de sexe féminin.

Le Plus
 

Une récompense est offerte aux témoins ou complices qui permettront l'arrestation de "Fantôme

d'Heilbronn" , qui a été portée à 150.000 euros en mai 2008.

Profil émis par les policiers du fantôme d'Helbronn
 

La personne recherchée a consommé ou vendu de la drogue

A été en contact avec des Sinti ou des gens du voyage et, à plusieurs reprises

A trempé dans le commerce de voitures.

N'a sans doute pas de domicile fixe (on a retrouvé son ADN sur des gâteaux secs dans une caravane où elle a dû passer la nuit)

A plusieurs points d'attache, où elle revient régulièrement: Heilbronn, Fribourg et Linz, en Autriche.

Par ailleurs, a su organiser la logistique nécessaire à certains de ses crimes ou délits. Elle n'est donc pas solitaire. «Elle a toujours agi en compagnie de quelqu'un, précise Peter Lechner, de la police criminelle de Heilbronn. Mais ce n'était jamais la même personne.»

 

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22 septembre 2008 1 22 /09 /septembre /2008 16:23

Voici décrit infra, les champs d'application de la médecine légale judiciaire.
Ce tableau est issu du livre médecine légale judiciaire , tableau de SimoninC; Maloine, Paris, 1967.

 M.L. Générale  M.L. Traumatologique  M.L. Sexuelle  M.L. Toxicologique   M.L. Thanatologique  M.L. Criminalistique  M.L. Psychiatrique
 Criminologie  Blessures  Attentats aux moeurs  Empoisonnements  Réglementation  Importance médico-judiciaire des vêtements  Responsabilité pénale
 Délinquance juvénile  Fractures  Stérilisation médico-légale  Grands syndromes toxicologiques  Phénomènes cadavériques  de l'identité  Capacité civile
 Prophylaxie criminelle  Sévices  Avortements  Poisons gazeux  Date de la mort  Identification d'un cadavre  Psychopathies médico-légales
 Rôle judiciaire du médecin  Brûlures  Mariage  Poisons volatils  Mort apparente  identité judiciaire  Narco-analyse
 Mission du médecin légiste  Asphyxies mécaniques  Grossesse  Poisons minéraux  Survie  Expertise des taches, des traces, des documents  Crimes et délits pathologiques
 Valeur de la preuve médico-légale  Infanticide  paternité  Alcaloïdes  Mort subite    du suicide
 Simulation médico-légale  Expertise m.l. du domaine physique : sa justification et son estimation  Contamination vénérienne  Intoxications alimentaires  Levée de corps    
 Dissimulation médico-légale  Affections d'origine traumatique    Intoxications professionnelles  Autopsie m.l.    
         Embaumements    
         Diagnostic du suicide et de l'homicide    

Toutes ces études associées aux sciences forensiques, permettent la recherche de la vérité dans une affaire criminelle, et tout spécialiste dans chacun des domaines est souvent le bienvenu.
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23 octobre 2007 2 23 /10 /octobre /2007 07:23
Autopsie Médico-Légale
 
 
Définition
 autopsie-1970.jpg
 
L'autopsie médico-légale est effectuée par un médecin-légiste. Elle permet d'identifier un cadavre ou de rechercher la cause d'une mort suspecte, son origine accidentelle ou criminelle. Ce type d'autopsie permet la détermination des circonstances et des causes de la mort (indice de mort violente ou provoquée telle qu'une noyade, une strangulation, un étouffement, etc..). Elle recherche également des traces de viol, d'alcoolisation, d'intoxications diverses. L'autopsie médico-légale est une autopsie exigée par une autorité judiciaire, le plus souvent un magistrat du parquet ou un juge d'instruction. Quelquefois, il s'agit d'une juridiction de jugement. L'autopsie médico-légale se fait selon l'appréciation du médecin légiste mais sous le contrôle d'un magistrat ou de la juridiction qui l'a ordonnée. Il est quelquefois demandé aux praticiens chargés de l'autopsie d'effectuer des recherches particulières jugées utiles ou encore de ne pas en faire d'autres. Ce type d'autopsie doit être complet, ne laisser de côté aucune partie du corps susceptible d'être examinée. D'autre part, elle permet également d'effectuer des prélèvements qui seront analysés (histologie, biologie, toxicologie).
 
Arrivée du cadavre

 salle-de-morgue.jpgLe cadavre arrive à l’Institut médico-légal dans une housse. Le corps est radiographié dans la housse, ceci afin d’éviter qu’une manipulation (pour le transporter sur la table, par exemple) risque d’endommager ou d’égarer un indice. Le corps est alors sorti de la housse. Toutes ses caractéristiques physiques sont relevées : poids, taille, sexe, appartenance ethnique, âge approximatif, couleur des yeux, couleur et nature des cheveux, vêtements, présence d’éventuelles marques (tatouage, cicatrice, marque de naissance, etc.), relevé d’empreintes digitales, écouvillons des différentes cavités naturelles (notamment afin de vérifier l’éventualité d’un viol), etc. Une fois les vêtements retirés, les blessures sont analysées.
 
 
Déroulement d’une autopsie
 
 salle-autopsie.jpg
 
L'autopsie médico-légale commence par l'examen externe du corps à la recherche de lésions. Les orifices naturels sont également examinés. Les incisions de la peau, appelées «crevées», sont effectuées à travers le derme (couche profonde de la peau). Elles permettent la recherche d'ecchymoses (collections de sang) profondes. Les différentes cavités du cadavre (le thorax, l'abdomen et le bassin) sont ouvertes et inspectées. Les viscères sont prélevés et examinés macroscopiquement (à faible grossissement). D'autres organes du cadavre sont également observés, c'est le cas en particulier du pharynx et du larynx. Puis l'encéphale (contenu de la boîte crânienne) est prélevé après trépanation (ouverture de la boîte crânienne, plus précisément de la calotte crânienne). Différents prélèvements (sang, urines, contenu de l'estomac, bile, intestin, phanères, muscles, peau, os, etc…) sont quelquefois effectués. Une autopsie « normale » dure une à deux heures. En revanche, lorsque le légiste tente de confirmer un doute quant à l’origine criminelle d’un décès, elle peut être beaucoup plus longue (cinq à six heures).
 
 
 
 
À la suite de ces différents examens, le cadavre est reconstitué (restauration tégumentaire). Le corps reste à la disposition de l'autorité judiciaire. Après décision par la famille de la date des opérations funéraires, l'autorité judiciaire remet le corps à la famille. 
Histoire de l’Autopsie en France
(tirée des archives de l’Anthropologie Criminelle et des sciences pénales).
 
1886è Henri COUTAGNE (médecin légiste) Visiblement exercait sur Lyon. Et fort proche de LACCASSAGNE ;(P25-59)
 
A cette époque, il n’était pas rare que les autopsies se pratiquent en d’autres endroits que des hôpitaux. Toutes les grandes villes de France avaient leur propre hôpital et les autopsies se réalisaient dans des conditions honorables mais qu’en était-il des villages plus reculés ?
 
Témoignage d’Henri COUTAGNE (P25-59- Année 1886)è « Les autopsies pouvaient se réaliser à l’extérieur, sous des hangars sur des planches étayées par des tonneaux ou des chevalets. L’eau pouvait se trouver facilement, des linges beaucoup plus difficilement, l’autopsie se déroulait exposée à tous les changements de température, sans une aide quelconque, le médecin légiste trop heureux de trouver parfois un gendarme qui veuille bien servir de greffier.
 
Lorsque le froid était trop intense, ou la pluie trop drue, le corps était parfois transporté en mairie, dans une école communale , ou dans une gendarmerie où l’autopsie se pratiquait dans des salles ou rien n’était évidemment prévu à cet effet.
 
Parfois même, l’autopsie se déroulait sur la table des délibérations du conseil municipal.
 
Dans les cas d’exhumation, l’autopsie pouvait se dérouler à même le cimetière, et j’ai, une fois dû pratiquer une autopsie sur la tombe elle-même sans pouvoir sortir le cadavre de sa bière, soumis à la curiosité des habitants qui cherchaient à visualiser par tous moyens avec leurs lorgnettes, ce que faisais. »
 
Vœux d’amélioration de la situation du Légisteè
 
Nous, mes confrères et moi même, demandons, comme c’est déjà le cas en Allemagne et en Autriche d’avoir une maison mortuaire dédiée à ce genre d’examen qui serait le plus naturellement annexée au cimetière. Il faut qu’une loi soit votée en ce sens et que toute commune soit obligée d’appliquer cette décision.
 
Cette maison mortuaire aurait une salle dédiée à l’autopsie et serait munie d’une table spéciale, de conduites d’eau et de tablettes de zinc adossées aux fenêtres sur lesquelles les examens des organes et même quelques recherches microscopiques urgentes pourraient être faites.
 
Par ailleurs, la justice devrait être tenue comme c’est déjà le cas en Allemagne et en Autriche de mettre à disposition du légiste, un secrétaire pour la prise de note pendant l’autopsie.
 
De même, il faudrait que la justice détermine le déroulement de l’autopsie et ce à quoi, cette dernière est tenue de répondre afin qu’il soit assuré que l’autopsie a été réalisée dans le bon respect des règles déontologiques (par exemple en remplissant un formulaire bien précis).
 
Enfin il faut que le légiste ordonne conservation des preuves et des organes majeurs afin qu’un contre expert puisse vérifier les dires du légistes, si la justice l’ordonnait.(par des photographie, moulage, conservation dans l’alcool)
 
Le dépôt des preuves devant se faire dans les facultés ou hôpitaux se trouvant près des Cours d’Appels.            
 
 
 
 
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